Le dernier jour d'un condamne

HUGO, VICTOR

EDITEUR : POCKET
DATE DE PARUTION : 18/01/06
LES NOTES :

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1,55 €
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Ebook

SYNOPSIS :

« Encore six heures et je serai mort. Est-il bien vrai que je serai mort avant la fin du jour ? » Bientôt, sa tête roulera dans la sciure. Jugé, emprisonné, enchaîné, il attend dans l'épouvante. « J'ai peur » - et notre peur grandit avec la sienne. L'aumônier viendra, puis les assistants du bourreau. Il montera dans la charrette, traversera
la foule hideuse. Au bout de la marche au supplice, l'apparition de la guillotine. On dit qu'on ne souffre pas, que c'est une fin douce, mais qui le sait ? Avec lui, nous vivons ce cauchemar, cette absurdité horrifiante de la peine capitale que, personne avant Victor Hugo n'avait songé à dénoncer. @ Disponible chez 12-21 L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE
17 personnes en parlent

Ce livre je l’avais depuis quelques années dans ma bibliothèque à vrai dire depuis mes années lycées mais chut !!!Sur la couverture nous y voyons un homme condamné qui se fait apporter par deux hommes en haut de forme et au fond nous voyons des soldats alignés devant eux.Il y a que des petits chapitres tout au long de ce livre et cela m’a incitée encore plus à le lire.Pour ce qui est de l’histoire : Dès le début nous nous laissons emporter dans le calvaire que le condamné va endurer, les vingt quatre heures les plus longue et les plus douloureuses de la vie d’un homme.L’auteur nous fait voir ce qu’à pu endurer un condamné dans le XIX ème siècle, à l’époque ou la peine de mort et la guillotine existait encore.Dans un sens, nous prenons en pitié l’homme qui est emprisonné et se fera exécuté, car il se rend compte qu’il ne reverra plus son enfant et ne vivra plus éternellement. Un sentiment nous mêle entre peine et colère. La peine pour le triste sort qui attend le condamné et la colère pour ce qu’à du faire cet homme pour qu’il soit condamné.C’est un livre très bien écrit, très bien raconté dans une grande simplicité et bien détaillé. Est-ce que j'ai aimé ce livre ?Ce fut un très bon moment passé en compagnie de ce livre. J’ai beaucoup aimé tout les sentiments dans lesquels l’auteur nous plonge. C’est un joli roman n’hésitez pas à le lire. Méli

lesangdeslivres
20/07/13
 

Un livre touchant, poignant, qui fait beaucoup réfléchir sur l'horreur de la peine de mort. Durant la totalité du roman, on ne sait pas pourquoi cet homme est condamné. On ne fait que souffrir avec lui, pendant son dernier jour durant lequel il repense à sa vie passée. Quel que soit le crime que cet homme a pu commettre, il est avant tout un être humain avec une famille, une vie. Et on assiste à ses derniers souffles avec impuissance... Avec des passages quelque peu autobiographiques de Victor Hugo - d'après les notes de mon livre - il s'agit sans aucun doute d'un classique à lire par chacun de nous.

Livre4Ever
23/04/12
 

Un des rares classiques qui m'a laissé sans voix. D'une puissance émotionnelle énorme, on en vient à compatir au sort de ce condamné qui pourtant n'est pas un ange. Il faut sans contexte le lire, que ce soit votre genre ou pas ... ce livre ne vous laissera pas insensible. Lady K

LadyK
02/12/11

Récit fictif (mais qu’il semble authentique !) d’un condamné à mort dont nous ne connaissons pas le crime, ce texte rappelle combien cette peine n’est rien de moins que barbare.Le narrateur se souvient de sa vie passée, celle d’un homme normal et sans histoire, marié et père d’une petite fille. Avec ce témoignage d’un homme parmi d’autres, Hugo en appelle à notre empathie. Et c’est sans peine que le lecteur se met dans la peau de cet homme tant la plume de Victor Hugo nous le rend proche : nous vivons son angoisse et la faisons nôtre ; nous partageons sa révolte. Or si Hugo aurait pu écrire un plaidoyer contre la peine de mort en général, détaché de toute référence même fictive, parions qu’il aurait eu un impact moindre que ce monologue intérieur qui touche aussi bien la raison que le cœur du lecteur. Dire que c’est admirablement bien écrit peut paraître inutile mais ici l’écriture donne un supplément de force au fond. Avec moins de maîtrise, le texte aurait été un peu sec et moins prenant.Il est découpé en courts chapitres, ce qui en facilite d’autant plus sa lecture. Il n’est pas fait que de désolation mais aussi de colère et même d’ironie. En lisant les graffitis sur le mur de sa cellule, le narrateur découvre « Amour pour la vie » et de penser : « Le malheureux ne prenait pas un long engagement. »La description de l’hypocrisie ou de l’aveuglement des personnes qui seront en contact avec le condamné (huissier, aumônier, directeur de la prison, etc.) est fort réussie. Ces gens engourdis par le train-train ne remarquent même plus l’horreur à laquelle est confronté le narrateur. « … on ne souffre pas, en sont-ils si sûrs ? Qui le leur a dit ? Conte-t-on que jamais une tête coupée se soit dressée sanglante au bord du panier, et qu’elle ait crié au peuple : Cela ne fait pas de mal ! »En moins de cent pages tout est dit ; ni le temps ni l’espace ne peuvent avoir de prise sur ce chef d’œuvre qu’il faudrait lire et relire pour que jamais l’horreur de la peine de mort ne s’atténue. N’oublions pas qu’elle est toujours de mise dans de nombreux pays, dont l’Indonésie qui fait honteusement l’actualité. La peine de mort c’est l’obscurantisme, le meurtre institutionnalisé qui ne résout rien ; Hugo le démontre avec finesse.

mycupoftea
30/04/15
 

Certains livres sont plus que des livres, ce sont des flammes qui brillent dans la nuit et montrent au genre humain la route à suivre. "Le dernier jour d'un condamné" est une de ces flammes. Sous l'apparence modeste d'un monologue intérieur d'une petite centaine de pages, c'est en vérité un chef-d'oeuvre au message intemporel dont chaque phrase vibre d'une émotion inouïe. Que nous raconte ce bref récit? L'agonie d'un homme, tout simplement. Un homme condamné à mort, qui, dans la solitude de son cachot, regarde s'égrener les minutes qui le séparent de la guillotine. Qui est-il? Mystère. Son crime? Nous n'en connaîtrons jamais les détails. Ce qui intéresse Hugo, ce n'est pas son cas particulier, non, c'est d'explorer au contraire ce qu'il a d'universel.Dans les premières pages du livre, le narrateur décrit sa démarche comme une "autopsie intellectuelle". La formule est terrible, mais aussi terriblement juste, car c'est exactement de ça qu'il s'agit: chacun de ces 49 chapitres est un véritable coup de scalpel, une incision chirurgicale dans les profondeurs d'une âme aux abois. Un pied dans la vie, un pied dans la mort, ce prisonnier anonyme nous dissèque son calvaire mental. Cherche-t-il à nous apitoyer? Non. A nous convaincre? Même pas. Il vise simplement à la plus grande objectivité. Il veut témoigner de son "expérience" en restant au plus près de ses sentiments. Il n'enjolive rien, ne noircit rien. Il observe, constate, analyse. Ce livre est un relevé sismographique, à ceci près qu'on n'y ausculte pas les entrailles de la Terre, mais celles d'un être humain. Un être humain à qui l'on a ôté tout espoir et qui se débat vainement face à la mort qui s'approche comme la mouche prise au piège de la toile se débat face à l'araignée qui s'apprête à la dévorer.Certes, certes, me diront les partisans de la peine capitale, tout cela est fort émouvant, mais une société n'a-t-elle pas le droit et même le devoir d'être implacable envers ceux qui bafouent sans vergogne ses lois les plus fondamentales? Eh bien, que voulez-vous, moi, je pense avec Hugo qu'on ne résoud pas le problème du crime en tuant les criminels, et que la peine de mort relève moins, au final, de la justice que d'une forme de vengeance institutionnalisée. Le meurtre est une chose abominable, c'est une évidence, mais à quoi rime de punir un meurtre par un autre meurtre, fût-il légal? A rien! C'est même la dernière des absurdités!Voilà en tous les cas un livre poignant qui témoigne de la grandeur d'âme de son auteur et qui n'a rien perdu, en presque deux siècles, de son impact ni de sa pertinence.

MariePattz
14/05/14
 

"Claude Gueux" est une nouvelle publiée en 1834 et elle est inspiré d'un fait réel qui eu lieu en 1832.Dans un premier temps je n'ai pu m'empêcher de penser à Jean Valjean. Non pas que j'ai lu "Les Misérables", mais nous avons là un honnête ouvrier contraint de voler pour nourrir sa famille et qui est emprisonné. Là s'arrête la similitude.Nous avons ici, un lieu clos, "la prison", avec ses règles. Et l'une d'elle est implicite, c'est qu'on est là pour payer sa dette à la société et donc on a pas droit à un peu de bonheur, pas droit à une amitié même si elle ne perturbe pas le cours des choses. On déshumanise l'Homme.Qui est le méchant dans l'histoire le voleur ou le surveillant? Claude Gueux soulève la question :"Quoi ! je n'ai pas été provoqué ! Ah! ..." (lignes 765- 683, p. 251)La question aussi posé sur "l'échelle des peines", les proportions entre le crime et la peine.Après la conclusion tragique, Victor Hugo continue son plaidoyer contre la peine de mort et pour l'éducation du peuple.On sent qu'on a à faire à un texte écrit par un grand écrivain qui maîtrise la rhétorique. Le texte est très structuré. On a une progression dans la préparation de la condamnation de MD. C'est un récit que j'ai trouvé très argumentatif. http://ramettes.canalblog

ramettes
19/01/14
 

Victor Hugo dans ce livre souhaite plaidoyer pour l’abolition de la peine de mort. D’abord publié de manière anonyme, il reconnaitra la paternité de cet ouvrage critiqué et parodié (aussi par lui-même en préface).A la manière d’un journal de la dernière journée d’un condamné à mort, ce petit texte (140 p.) est constitué d’une alternance de chapitres très courts ou plus longs amenant un rythme saccadé alternant entre frayeur et tourment. C’est un texte beau par sa justesse, sa rudesse et sa réalité crue. Nous suivons cet homme sans en savoir beaucoup sur les causes qui l’ont conduit là. Nous sommes dans sa tête, nous sommes témoins de son introspection. Tout se passe très vite. Il évoque le jugement, la vie à Bicêtre, le ferrage et le départ des galériens, les souvenirs de ses proches, son transfert sur la Conciergerie, ses peurs, ses derniers désirs, son départ vers la guillotine.Dans ce texte court, Victor Hugo nous pousse à ressentir de l’empathie pour cet homme anonyme, ordinaire dont nous ne savons que peu de choses, qui semble cultivé et qui voit le jugement des hommes décider de lui prendre sa vie. L’auteur souhaite que les hommes de loi qui prennent la décision de provoquer une telle expérience chez un être humain se posent la question de son utilité.

Metaphore
25/05/13
 

21 e siècle - chiffres Amnesty InternationalEn 2010, quatre pays du G20 ont exécuté des prisonniers : l'Arabie saoudite, laChine, les États-Unis et le Japon.Trente-six des 53 États membres de l'Union africaine sont abolitionnistes en droitou en pratique.Quatre des 54 États membres du Commonwealth ont procédé à des exécutions en 2010 : le Bangladesh, le Botswana, la Malaisie et Singapour. Plus de 11 000prisonniers demeurent sous le coup d'une condamnation à la peine capitale dans des pays du Commonwealth.Trois des 10 États membres de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est ontprocédé à des exécutions en 2010.Vingt et un des 192 États membres des Nations unies ont procédé à des exécutions en 2010."« La peine de mort est contraire à ce que l'humanité depuis deux mille ans a pensé de plus haut et rêve de plus noble. » - Jean Jaurès Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
04/02/13
 

Dans ce court roman, on partage les pensées d'un condamné à la décapitation. J'ai dit "court" et pourtant, il fut long à lire. En effet, j'ai trouvé un peu "lourde" la plainte du héros ; elle est longue et assez confuse, part dans tous les sens (sa jeunesse, son arrivée à la prison) ; bref, on ne s'en sort plus. Aussi, je n'ai pas vraiment apprécié les paroles en argot (trop nombreuses à mon goût), rendant la lecture plus fastidieuse encore (surtout quand son compagnon de cellule à la Conciergerie lui raconte sa vie).Certains points m'ont quand même bien plus, comme les passages très touchants concernant sa fille : quand elle lui rend visite et qu'elle ne le reconnaît pas, ou quand elle n'est pas là mais qu'il parle d'elle au début de l'histoire, qu'il dit ne s'inquiéter que pour elle. On sent l'amour perler dans ses paroles. C'est beau.On ressent à peu près la même chose quand il parle de son amie d'enfance Pepita.Je mets aussi un point d'honneur à parler de la peine de mort. Au début de l'oeuvre, on a droit à une longue préface éditée en 1832 par l'auteur lui-même. Il déplore la peine de mort et la condamne. J'aurai aimé lui dire que, un siècle plus tard, elle serait abolie (je déplore cependant que la France ne l'ai abolie qu'en 1981, beaucoup trop tard à mon goût !).En bref : un classique à la forme un peu délicate mais au fond poignant et engagé.

SEcriture
18/09/12
 

Avec ce livre, vous aurez vite votre opinion sur la peine de mort.Bien que nous ne savons jamais ce que "l'auteur" de ce journal a fait pour être condamné à mort, nous ne pouvons que souffrir, désespérer avec lui...Un beau roman, qui risque de vous laisser sans voix un coup la dernière page tournée.

valentin85
03/09/12
 

L'action n'est pas vraiment le maître mot de cette nouvelle, on suit plutôt le fil des pensées du personnage principal, comme un long monologue. Le décor, les autres personnages et les évènements sont exprimés de son point de vue et ferme un peu la vision des choses.Le mystère est entier sur la personnalité du condamné, on sait juste qu'il a une femme et une petite fille de 4ans qu'on croisera en fin de lecture. Idem pour le crime commis, on suppose que l'homme a commis un meurtre mais on n'en saura pas plus... C'est un peu dommage, je pense que même un simple paragraphe sur le pourquoi du comment aurait peut-être aidé à la compréhension de la situation et à l'empathie que l'on est sensé ressentir pour lui.

RizDeuxZzZ
16/04/12
 

Dans ses quelques pages, Victor Hugo nous livre un très beau et très pudique plaidoyer contre la peine de mort, que tout le monde devrait lire, car non seulement cet écrivain et son Œuvre sont des monuments, mais également pour comprendre ce qui se passe réellement dans la tête d'un Homme qui va mourir de la main d'un autre Homme et qui le sait.

feedoll
09/07/11
 

Cela fait plusieurs années que je souhaitais lire ce livre sans jamais en trouver le courage.Au final, une lecture bouleversante comme je m’y attendais, plus que je ne m’y attendais même. Je crois qu’on ne peut pas ressortir indemne de cette lecture.Malgré le sujet terrible j’ai vraiment aimé cet ouvrage et j’en garderai longtemps le souvenir.Je crois que toute la force de cette œuvre réside dans l’opposition entre l’aspect terrible de ce qui est raconté et la beauté de la plume de Victor Hugo. Cela peut sembler bizarre mais j’ai éprouvé du plaisir à retrouver ce style, cette langue que j’aime tant, si travaillée, si belle, si poétique et en même temps si naturelle, ne « sonnant jamais faux » ; j’étais littéralement portée par les mots.Le narrateur est très intéressant et touchant. Il est coupable et le reconnait sans jamais d’apitoyer sur son sort. Au contraire il faut preuve d’une sorte de cynisme donnant encore plus de poids à sa situation et à ses paroles. On ne sait pas précisément de quoi il est coupable ; on apprend seulement à demi-mots qu’il a tué quelqu’un, mais on ne sait ni qui, ni comment ni pourquoi. Et c’est essentiel je crois, ainsi le lecteur n’est pas amené à le juger, et puis ce condamné anonyme représente tous ceux morts avant lui et après lui. Le lecteur n’étant pas face à un personnage trop précis, unique, particulier peut se focaliser sur le sujet de l’œuvre.J’ai aimé suivre le cheminement de sa pensée, il passe sans lien logique d’un sujet à l’autre, nous décrivant tour à tour, ce qu’il vit au moment de l’écriture, ses souvenirs du procès, les souvenirs plus anciens de sa vie « avant », ses espoirs, ses faiblesses. On le voit évoluer au cours de ces six semaines et plus particulièrement au cours de la dernière journée qui occupe à elle toute seule la moitié de l’ouvrage, ses pensées, ses désirs changent au fil du temps qui passe et qui le rapproche de la terrible échéance. Le tout est présenté sous forme de courts paragraphes simplement numérotés et malgré l’absence de lien logique tout s’enchaine très bien et l’on n’est jamais dérouté. Sans vouloir trop en dire pour ceux qui ne l’auraient pas encore lu, les passages où il est question de sa fille m’ont bouleversée.De même pour les dernières pages, on sait avant même d’ouvrir le livre comment tout cela doit se terminer, et pourtant on ne peut se résoudre à accepter cette fin, malgré moi, j’avais envie d’espérer, parce qu’en moins de cent pages, je me suis profondément attachée à ce personnage. J'aurais presque souhaité une lecture plus longue, pour accorder un peu de sursis, quelques heures, quelques jours encore au narrateur.Pour réellement sentir toute la puissance de ce récit, je crois qu'il faut le lire d'une traite, ce qui est tout à fait possible étant donnée sa brièveté.Outre l’engagement fort contre la peine de mort c’est tout le système carcéral qui est ici remis en cause, car au-delà de l’exécution en elle-même ce sont les conditions de détention des prisonniers et des bagnards qui sont dénoncées par Victor Hugo, cette déshumanisation physique et morale surtout que l’ont fait subir aux prisonniers bien avant leur mort et que partage avec nous le narrateur. Et finalement, sans vouloir jouer à la lectrice engagée, le plus effrayant dans cette histoire c’est que bien peu de choses semblent avoir changé en France, la peine de mort est abolie depuis moins de 30 ans, et les conditions de détentions sont toujours aussi peu reluisantes.

un flyer
13/05/11

Quelle belle manière aura utilisé Victor Hugo pour combattre cette absurdité qu'est la peine capitale encore en application dans bien des pays. Ce texte est écrit à la première personne, nous nous retrouvons à la place de ce condamné dont on ne connaît, ni son âge, bien que l'on comprenne qu'il est trop jeune pour mourir, ni son nom, ni son travail. Il a une famille, une femme et une petite fille. Au delà de sa mort, il dénonce aussi la souffrance de sa famille.De ce condamné, nous ne connaissons que sa condamnation, la peine capitale. La guillotine, inventée pour rendre à la mort sa dignité, dont l'inventeur se verra refuser le brevet par la France, encore une contradiction "à la française".Nous ne saurons pas quelle faute aura t-il commis, mais mérite t-elle la peine capitale. Qui mérite la mise à mort ?Ce dernier jour est horrible, trop vite passé. Les acteurs de cette mise à mort sont autour de ce condamné, soudain respectueux, craintif, ils vont lui voler sa vie, lui ôter ce que nous avons de plus cher.Victor Hugo nous emmène dans les geôles, sales et impersonnelles, ou les condamnés, les célèbres comme les anonymes, essayent de laisser une trace de leur passage sur cette terre.C'est poignant, mais c'est loin d'être de la fiction. La France n'a aboli la peine capitale qu'en 1981. Combien d'hommes et de femmes auront eu la tête tranchée pour un crime qu'ils auront commis ou pas. Victor Hugo nous délivre non pas une nouvelle, mais un cri de rage, de désespoir, contre la bêtise humaine. Le Rat est mort, vive le Rat

Skritt
20/04/11
 

Il est bon de temps en temps de relire (ou lire) ses classiques. Notamment ce court roman de Victor Hugo, C'est le journal des dernières semaines d'un homme, depuis sa condamnation à mort jusqu'à son exécution. On ne sait rien de lui (sinon qu'il est jeune et père d'une petite fille de 3 ans), ni rien de son crime. Mais là n'est pas l'important. Pour Victor Hugo, il s"agit de nous faire vivre le cauchemar de cet homme et de démontrer l'absurdité d'un système qui ajoute un crime au crime. Ecrit en 1829, ce roman est un formidable plaidoyer contre la peine de mort que Victor Hugo a été le premier à dénoncer. Et celà, 150 ans avant le plaidoyer de Robert Badinter en 1981 qui a abouti à l'abolition !

Ludeca
28/01/11
 

Quelles pensées peuvent donc habiter l'esprit d'un condamné à mort ? Voilà une question à laquelle tente de répondre Victor Hugo dans ce court roman. Avec sa plume légendaire, le chef de file du mouvement romantique prête sa voix à une future victime de la guillotine. Innocent ou coupable, peu importe, cette sentence suprême dont Hugo a été le témoin à plusieurs reprises, est inadmissible. Véritable plaidoyer contre la peine capitale, ce roman, publié pour la première fois en 1829, accuse un système judiciaire injuste et une religion défaillante. A l’époque, Victor Hugo défend son roman controversé en le présentant comme une "plaidoirie générale et permanente pour tous les accusés". Pour en savoir plus, jetez donc un oeil à cet article de Wikipédia.Malgré qu’il aborde une question fondammentale, ce roman ne me marquera pas plus que ça : je m’attendais à un texte plus percutant. J’ai été déçue car je n’ai pas retrouvé la verve habituelle de l’auteur. On y trouve tout de même quelques passages notables ponctués de mots jargonnants de l’époque, mais rien qui ne laisse présager à mon goût, un texte majeur. Certains reprocheront au roman de ne pas évoquer les causes de la condamnation du narrateur mais personnellement, cela ne m’a pas dérangée. Après tout, ce ne sont pas des crimes dont il est ici question mais bien de la peine de mort. Alcapone13

Alcapone
17/11/10
 

Je l'ai pour le lycée, donc je ne voulais pas le lire mais si un jour je n'ai plus de livre à lire peut être que je lirai ce livre et peut être je pourrais l'apprécier.

Bbey
28/10/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.10 cm
  • Poids : 0.06 kg

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