Le dernier souper et autres nouvelles

ENDO, SHUSAKU

livre le dernier souper et autres nouvelles
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 15/05/03
LES NOTES :

à partir de
2,00 €

SYNOPSIS :

Quel terrible secret de son passé tsukada tente-t-il d'oublier - ou d'expier - en buvant ? comment un prêtre occidental, profondément croyant en apparence et qui convertit les japonais de son entourage, devient-il un défroqué ? quelle
place notre vie laisse-t-elle à la mort ? au coeur d'un japon tourné vers l'avenir, shûsaku endô essaie de réconcilier traditions ancestrales et enseignement catholique, péché et obsession du rachat, souffrance et courage.
2 personnes en parlent

Shûsaku Endô est né à Tokyo en 1923 et lorsque ses parents divorcent il est élevé par sa mère, une femme très catholique qui le fait baptiser en 1935 sous le nom de Paul. Mais être catholique au Japon dans les années 1930 n'était pas très bien perçu et donc pas toujours facile à vivre. A leur lecture on sent que c'est de son vécu et de son expérience que Shûsaku Endô a nourrit les trois nouvelles de ce recueil dans lequel il questionne la place de la foi chrétienne au Japon, pays aux traditions ancestrales mais résolument tourné vers l'avenir.Dans le premier récit, "Les ombres", le narrateur rédige une lettre au prêtre qui a fait son éducation, une lettre entre amertume et admiration pour un homme en apparence fort de sa religion, mais qui a fauté. «Je ne sais pas si je vous enverrai cette lettre. Je vous en ai déjà écrite trois, mais ou je me suis arrêté en route, ou je les ai fourrés dans le tiroir de mon bureau sans jamais les poster.» Au final, on ne sait si le narrateur blâme ou comprend son ancien mentor, sans doute ne le sait-il pas vraiment lui-même...Dans la seconde histoire, "Le retour", le narrateur, à l'occasion de l'exhumation de sa mère, s'interroge sur la place que notre vie laisse à la mort, sur les choix qui déterminent nos vies, et sur la nécessité du retour pour les expatriés. «A droite de la pierre étaient gravés le nom et la date du décès de ma mère et, à côté, ceux de mon frère. Je contemplai avec émotion les deux inscriptions et remarquai qu'il restait un grand vide sur la gauche... Oui, un jour, mon nom gravé près des leurs.»Enfin dans la troisième nouvelle, "Le dernier souper", on se demande quel secret Tsukada tente d'oublier – ou d'expier – dans l'alcool. «Etre médecin ne constitue pas une profession, c’est la même chose qu’être prêtre, avec la mission de porter la misère du monde.» Malheureusement son épilogue mélodramatique a ôté tout l'intérêt que j'avais retrouvé pour ce livre grâce à cette nouvelle.L'écriture sobre de Shûsaku Endô mêle fiction et introspection mais n'évite malheureusement pas l'écueil du pathétique dans ces trois nouvelles, marquées par la souffrance d'un catholicisme vécu tel un fardeau par le narrateur, entre péché et obsession du rachat.

Kara
14/01/09
 

Ce livre, je l'ai choisi sur un coup de tête. Je cherchais quelque chose de court avant les fêtes et j'avais envie de relire de la littérature japonaise. Je n'avais pas lu la quatrième de couverture, c'est donc avec surprise que j'ai découvert des nouvelles traitant du catholicisme au Japon. Avec un peu de naïveté, je n'imaginais pas l'association du catholicisme avec la culture japonaise. Après la lecture de ce recueil, j'en connais à peine plus. En effet, les deux premières nouvelles ont bien comme sujet principal la religion catholique. Mais la première, Les ombres, traite du sentiment de trahison qu'éprouve un fidèle lorsque le prêtre qui a toujours suivi sa famille rompt ses vœux. La nouvelle est rédigé sous la forme d'une lettre de ce fidèle au prêtre. C'est intéressant mais pas passionnant. La deuxième nouvelle, Le retour, a pour thème le deuil "catholique" et ses contradictions par rapport à la vie japonaise du milieu du XXème siècle. Plutôt quelconque, cette nouvelle se laisse lire.Une troisième nouvelle vient conclure ce livre : Le dernier souper. Dès ses premières pages, on comprend qu'on a affaire à un texte d'une toute autre envergure. La religion n'y est pas le thème principal, on effleure à peine le sujet à la fin de l'histoire. Le dernier souper parle de l'homme et de ses tourments, comme le font souvent si bien les auteurs japonais. L'histoire de Tsukada et la révélation de son passé sont passionnants. L'auteur dose parfaitement les révélations jusqu’à un final très réussi. Un texte fort qui ne laissera personne indifférent.Le Dernier souper et autres nouvelles est un recueil assez hétérogène avec deux textes plutôt quelconques et un troisième excellent. Pour ce dernier texte et en raison d'un prix très abordable, je vous conseillerais tout de même cette lecture.Note : 7/10 Les Mondes Imaginaires

mondesimaginaires
20/01/14
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.08 kg
  • Langage original : JAPONAIS
  • Traducteur : MINH NGUYEN-MONTVINOFF

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