Le dieu dans l'ombre

LINDHOLM-M

livre le dieu dans l'ombre
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 21/03/07
LES NOTES :

à partir de
7,10 €

SYNOPSIS :

evelyn a 25 ans. un séjour imprévu dans sa belle-famille avec son mari et son fils de cinq ans tourne au cauchemar absolu. une créature surgie de son enfance l'entraîne alors dans un voyage hallucinant, sensuel et totalement imprévisible, vers les forêts
primaires de l'alaska. compagnon fantasmatique ou incarnation de pan, le grand faune lui-même... qui est le dieu dans l'ombre ? une relecture du pansexualisme fabuleux, par l'auteur des célèbres cycles l'assassin royal et les aventuriers de la mer.
5 personnes en parlent

Evelyn, déménage avec sa famille, Tom, son époux et Teddy, son fils, depuis l'Alaska jusque dans une petite ville près de Seattle afin que Tom puisse aider provisoirement son père à la ferme familiale.Bien que faisant de son mieux pour s'acclimater, ses différences l'excluent d'elles-même du cercle familial de sa belle-famille.Étouffée par le mode de vie et les convenances imposées par ce milieu rural, les étendues sauvages et la liberté dont elle profitait en Alaska lui reviennent sans cesse à l'esprit.Peu à peu, elle devient une étrangère, non seulement aux yeux de sa belle famille, mais aussi aux yeux de son époux, puis à ceux de son fils.Perdue dans sa solitude et persuadée de son inutilité, des souvenirs de la forêt, qu'elle pensait avoir enterré avec son enfance, resurgissent.Son ami Pan, le faune, le partenaire de ses jeux d'enfants, revient la hanter, l'incitant à revenir à son ancienne vie, celle de son enfance.La fantasy, loin d'être omniprésente, est saupoudré légèrement sur le récit et ne nous permet pas de nous suffisamment détacher de la réalité pour ne pas être touché.Le roman est écrit à la première personne, dans lequel la narratrice nous présente sa vie actuelle, entrecoupée de scènes de son enfance.Deux types de narrations nous décrivent la vie d'Evelyn : Celle de son enfance rebelle en Alaska, dans une nature sauvage, accompagné par Pan et celle de la femme généreuse en concessions suivant son mari dans une nature domestiquée par l'homme.Le personnage de Pan, qui représente la seule touche de fantasy du roman, est une énigme. Le lecteur est perpétuellement laissé dans le doute quant à son existence réelle. Est-il le descendant d'un dieu de la Grèce antique, ou simplement le fruit de l'imagination d'une femme blessée et qui se réfugie dans une enfance protectrice en y retrouvant son ami imaginaire.C'est le roman le plus "dérangeant" des romans de Robin Hobb (enfin de Megan Lindholm) que j'ai lu.Certains passage sont très déstabilisants et décrit de façon trop très personnelle.Le style de l’écriture est plus approfondi et singulièrement féminin que celui de Robin Hobb.Je pense que ce roman (au risque de me faire jeter des pierres) serait peut être plus accessible à un public féminin.Bref, une très belle plume et une histoire originale mais qui me laisse un avis assez mitigé.

SkarnSha
04/03/12
 

Coup de coeur Evelyn vit en Alaska avec son mari et leur fils de 5 ans, Teddy. La famille de Tom, son mari, installée du côté de Seattle aurait besoin d' une aide temporaire pour la boutique et les travaux de la ferme. Au début, ça ressemble à des vacances : c' est dépaysant, on fait connaissance avec toute la famille, Teddy découvre les animaux de la ferme... Mais le temps passe et Evelyn se sent de moins en moins à sa place.C'est à ce moment que Pan réapparait dans sa vie ; Pan, l' ami d'enfance aux pieds de chèvre, Pan qui la comprend si bien. Mais existe-t-il réellement ou n'est-il que le fruit de son imagination ?Les rapports d'Evelyn avec son entourage sont analysés avec beaucoup de finesse.Quant à Pan, nous sommes très loin du satyre jouisseur et insouciant tel que décrit habituellement. Même si Megan Lindholm dévoile tout (ou presque) du mode de vie de Pan, il reste malgré tout auréolé de mystère. On ne démystifie pas un faune !

Pour résumer, Le Dieu dans l'ombre de Robin Hobb a été une expérience de lecture peu agréable pour moi : je me suis ennuyée, et quand je ne m'ennuyais pas, c'était pour m'énerver ou être triste. En bref, tout ce que je n'attends pas d'un livre ! J'en retiens que ce n'est pas ma tasse de thé, je suis complètement passée à côté. LuneCe n'est pas parce que je dis n'importe quoi que j'ai tort.

LunePapillon
10/03/14
 

Le dieu dans l'ombre est un roman atypique et bouleversant. Je l'ai rangé dans la catégorie fantasy pour des raisons de commodité, mais c'est en fait un récit fantastique. Evelyn a 25 ans, un mari, un enfant. Cette petite famille quitte l'Alaska pour se rendre du côté de Seattle, dans la ferme des beaux-parents. Le séjour, qui devait être court, s'éternise et tourne au cauchemar pour la jeune femme, ignorée, humiliée, parfois brimée par sa belle-famille puis par son mari, qui, graduellement se retrouve sous la coupe de ses parents et retourne dans le giron familial. C'est alors que ressurgit de son passé une créature de la forêt, un faune, incarnation du dieu Pan, qui était son compagnon de jeu lorsqu'elle était enfant et qu'elle se forçait à considérer comme un être sorti de son imagination. Sa vie bascule alors...Ce roman raconte la lente construction d'une jeune femme, sa lente acceptation d'elle-même, qui passe par des souffrances et des renoncements. Le roman est construit dans sa première moitié dans une alternance passé/présent qui permet d'éclairer le personnage d'Evelyn : une enfance atypique et libre au milieu des bois, en osmose avec la nature, une forme d'incompréhension par rapport aux "autres" (ses soeurs, ses camarades de classe), des parents tôt disparus, une volonté de "rentrer dans le rang" en faisant comme si, en imitant ses semblables... Tout cela fait qu'Evelyn est une jeune femme qui a bâti sa personnalité sur des sables mouvants, par peur d'affronter qui elle est vraiment. Les scènes qui se déroulent dans la belle-famille décortiquent avec une précision cruelle la façon dont les relations peuvent se dégrader au sein d'un couple jusqu'à l'irréparable et servent de catalyseur à l'évolution de la jeune femme.La deuxième partie raconte de façon linéaire la fuite de la jeune femme et du faune, fuite qui la mènera au bout d'elle-même. Le lecteur bascule alors avec l'héroïne dans une espèce de fantastique onirique qui est un réinvestissement du mythe de Pan, satyre sensuel, mi-homme, mi-bête, mi-dieu (je sais qu'il y a une moitié de trop, mais c'est un dieu, il peut tout faire), dépositaire d'une vieille mémoire collective et incarnation de la forêt. Cette dernière est d'ailleurs un personnage à part entière et le roman fait la part belle aux descriptions sublimes d'une nature à la fois sauvage et familière. C'est vraiment un récit fantastique car l'héroïne (et donc le lecteur, car la narration est menée à la première personne), hésite constamment entre deux interprétations des faits : rêve ou réalité ? J'ai fait mon choix et, à ce titre, j'ai trouvé la fin superbe!

fashiongeronimo
13/08/12
 

Le bonheur est dans les bois....Ecrit en 1991, Le Dieu dans l'ombre n'a rien de commun avec les sagas écrites par la suite par Robin Hobb. Evelyn Poter a 25 ans, elle est née et a vécu en Alaska, et part pour quelques temps dans la famille de son mari à Washinton avec leur fils de 5 ans. S'adapter et se faire accepter lui sera impossible, et lorsqu'une tragédie arrivera elle rompra les amarres pour replonger dans le monde de son enfance, avec Pan, son Dieu dans l'ombre...Le roman est écrit à la première personne, et toute la première partie est psychologiquement imparable. On assiste à la plongée dans soi d'une personne différente, en alternance avec des flash-back dans l'enfance nous expliquant comment elle en est arrivée là. La peinture de l'amérique rurale de années 70 est elle aussi parfaite, on vit avec Evelyn, ressentant cruellement comme elle toute la cruauté de sa belle-famille.Le seconde partie est tout aussi intéressante, mais à mon sens plus difficile à appréhender. Il faudrait pouvoir s'immerger complètement dans l'animalité, retourner à ses sens primitifs pour tenter la symbiose avec la nature... Faute de quoi on reste sur sa faim, se contentant d'être spectateur et prenant fatalement le risque de poser un regard lassé sur l'aventure...J'ai beaucoup aimé la suggestion des hypothèses explicatives, Pan existe-t-il en dehors de sa tête, pourquoi, comment, aussi j'ai eu du mal à accepter la fin de l'aventure, comme un goût de trop facile.Malgré tout on trouve ici une écriture différente pour Robin Hobb, indéniablement plus personnelle et féminine. Comme une sorte de Stephen King pour la qualité de conteuse, avec déjà les prémices du vif, les thèmes de prédilection qui seront développés plus tard, mais avec une offrande de sincérité qui fait mouche.Un roman intéressant, troublant, mais qui n'a pas atteint complètement les promesses de son début. Sylvie Sagnes

SagnesSy
21/07/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.26 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : CLAUDINE RICHETIN

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