Le dieu des animaux

KYLE, ARYN

livre le dieu des animaux
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 19/03/09
LES NOTES :

à partir de
25,40 €

SYNOPSIS :

À treize ans, Alice semble vivre dans un monde enchanté : le ranch de son père, qui élève des chevaux de concours. Mais la réalité est plus âpre et plus précaire : les affaires vivotent ; la soeur aînée d'Alice s'est enfuie avec un cow-boy ; quant à sa mère, elle garde la chambre depuis sa naissance. Alors la jeune fille s'invente des amitiés avec des camarades mortes ou vivantes, et quête l'affection des clientes de son père ou d'un professeur et confident, cherchant des
réponses à la cruauté d'un monde qui affecte les bêtes comme les hommes. Rarement aura-t-on vu mieux évoqué le trouble de l'adolescence, sa quête d'un sens et d'un rapport harmonieux avec l'autre. Mais ce vibrant récit d'apprentissage se double d'une puissante évocation d'un univers méconnu, évoqué avec une précision lyrique et un amour lucide, en une succession de scènes paroxystiques. Entre innocence et expérience, on n'oubliera pas de sitôt la voix singulière d'Alice.
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La vie au ranch Inutile d'être fan des courses hippiques, du saut attelé ni même de la série Grand Galop pour être emporté par ce très beau roman d’Aryn Kyle.Avec une rare intensité, d’autant plus troublante qu’il s’agit d’un premier roman, l’auteur dresse le portrait d’une jeune adolescente extrêmement ciselé et juste.De sa vie au ranch, ses corvées quotidiennes, ses cours au collège, ses amours balbutiantes et sa famille dysfonctionnelle, Alice nous émeut, irrite parfois mais demeure magnifique et si vraie.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

La vie au ranch Inutile d'être fan des courses hippiques, du saut attelé ni même de la série Grand Galop pour être emporté par ce très beau roman d’Aryn Kyle.Avec une rare intensité, d’autant plus troublante qu’il s’agit d’un premier roman, l’auteur dresse le portrait d’une jeune adolescente extrêmement ciselé et juste.De sa vie au ranch, ses corvées quotidiennes, ses cours au collège, ses amours balbutiantes et sa famille dysfonctionnelle, Alice nous émeut, irrite parfois mais demeure magnifique et si vraie.

J'ai craint l'ennui en parcourant les premières pages de ce roman, perdue dans l'univers des chevaux, au coeur d'un ranch en plein désert du Colorado, où une vie rude et proche de la misère est racontée en des termes simples mais captivants. Il faut dire que l'histoire d'Alice Winston, treize ans, devient vite attachante. La jeune fille est coincée avec son père depuis la fugue de sa soeur aînée, qui s'est mariée avec un cowboy. C'était elle, Nona, le bras droit, la cavalière émérite, la star locale. Leur mère aussi a connu son heure de gloire, mais elle a sombré dans un état léthargique qui la cloue au lit du matin au soir. Et Alice n'est pas tendre avec la maladie de sa mère, avec l'odeur que son corps dégage, ni envers sa mollesse, ses idées folles. Tout ennuie Alice, même de travailler comme une acharnée dans les écuries. Elle rêverait d'une vie d'ado ordinaire, elle envierait presque Sheila Altman, une fille à maman qui vient prendre des leçons d'équitation, et qui mène une vie précieuse et confortable. Très loin de ce que connaît Alice. Un jour, la disparition d'une camarade de classe, Polly Cain, et la découverte de son corps dans le canal voisin par le propre père d'Alice, vont l'amener à se créer une autre vie. Elle va rencontrer son professeur d'anglais, prétendre être la meilleure amie de Polly, inconsolable et terriblement seule, lui téléphoner très régulièrement en lui racontant mensonges sur mensonges. A partir de là, Alice va s'enfermer dans un univers qui l'éloignera de sa réalité, alors même qu'elle aspirait déjà fortement à partir, dans sa tête ou pour de vrai. Tout, plutôt que croupir dans ce ranch qui la rend folle. Folle d'ennui et de désespoir. C'est un roman troublant, qui n'est pas tendre, et où l'espoir n'a pas droit de cité, et pourtant quel roman envoûtant ! On y ressent toute l'âpreté des personnages et des décors. Car c'est un roman violent, terrassant, captivant et suffocant. D'une beauté sombre et poignante. Un peu lourd avec ses passages sur le monde des chevaux, il n'en demeure pas moins habile à dévoiler une peinture du tragique sur l'adolescence et la difficulté de se tailler une part dans un monde où on ne trouve pas sa place. Brillant, et singulièrement fascinant !

Clarabel
23/07/09
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.42 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : ANNE-LAURE TISSUT