Le docteur pascal

ZOLA, EMILE

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 03/11/04
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SYNOPSIS :

Collection « Classiques » dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety Zola Le Docteur Pascal A Plassans, berceau provençal de sa famille, tandis que le Second Empire est tombé depuis deux ans, Pascal Rougon vit auprès de sa nièce Clotilde qu'il a élevée et qu'il adore. Ce sont moins ses patients qui l'occupent que ses recherches médicales, largement tournées vers l'hérédité, et l'histoire des Rougon-Macquart dont il a constitué l'arbre généalogique. Mais ces papiers, sa vieille mère voudrait les voir détruits pour qu'enfin disparaisse toute trace de la honteuse naissance de la famille, et Clotilde commence
par prêter la main au complot. Récit de la chute de l'Empire et de la guerre, La Débâcle marquait la première fin du cycle des Rougon-Macquart. En1893, Le Docteur Pascal constitue la seconde, puisque ici se conclut l'histoire de la famille. Si ce dernier volume met en miroir ceux qui l'ont précédé, c'est aussi un roman scientifique où Zola exalte une médecine qui pourrait tout savoir afin de tout guérir, et un roman d'amour largement autobiographique que l'écrivain ne se résout pas à clore sur l'évocation de la mort : il choisit d'en appeler à la vie et d'ouvrir à l'avenir. Edition de Jean-Louis Cabanès.
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Comment ne pas être ému après avoir lu l'ensemble de la saga, la terminer ainsi? C'est un roman très personnel, et l'émotion, encore une fois, nous prend avant même qu'i ne commence, quand Zola le dédie à sa femme et à sa mère, alors qu'il n'en avait dédicacé aucun. 10 ans avant sa mort, c'est donc la fin de sa saga qu'il clôture, mais aussi l'oeuvre de sa vie, et l'on sent tout cet aboutissement dans ces simples mots. C'est une histoire d'amour qui aujourd'hui serait traînée devant les tribunaux, salie par la morale et la bien-pensance, et l'on peut aisément comprendre pourquoi car Pascal et Clotilde ont un lien de nièce et d'oncle. Et pourtant, on l'oublie. On oublie qu'il est vieux, qu'elle est jeune, qu'ils sont parents, qu'il la élevée. On frémit avec lui, à tous les instants de cette histoire d'amour qui a mon sens vaut toutes les histoires tragiques jouées au théâtre. Il y a comme un sentiment de fin, d'accomplissement, et pourtant, de suite, avec tous les personnages que nous avons abandonné dans les tomes précédents, et qui meurent, ou vivent, se marient, ont des enfants, le tout sous l’œil expert du Docteur Pascal qui jusqu'au bout restera homme de science. Le message de ce livre, et encore une fois, je pense que la mort de l'auteur 10 ans plus tard, et donc l'écriture de ce roman a la fin de sa vie, ce dont il avait peut être conscience tout de même, c'est que la vie continue, quoiqu'il se passe, qu'on le veuille ou non et qu'elle est plus forte que tout, l'amour, la mort, l'hérédité, les tares, les guerres, les triomphes, défaites et grandeurs passées. Merci Zola, de nous rendre, encore aujourd'hui, par delà la tombe et les siècles, par delà les époques, les moeurs, plus intelligents, plus ouverts d'esprit !
Amelie116 Mme

Avant de me lancer à corps perdu (oui, carrément) dans la lecture de la saga, j'avais lu plusieurs tomes de façon indépendante au collège et au lycée, dont le Docteur Pascal. Ma première lecture remonte à plusieurs années (je devais avoir 15 ou 16 ans), mais je me souviens avoir déjà beaucoup aimé à l'époque. Et c'est également le cas avec ma relecture.Ce que j'aime dans ce livre, c'est le juste dosage entre l'histoire d'amour de Clotilde et Pascal (par ailleurs très touchante, une bouffée d'air frais dans une saga parfois morose) et le travail de recherche de Pascal. Les deux sont intimement liés, et on va de l'un à l'autre sans problème: du coup, ils sont bien travaillés, importants sans être lourds, bref, un bon point pour moi. Je me suis passionnée autant pour l'histoire d'amour que pour le thème de l'hérédité.En parlant de ce thème, j'ai été ravie de le retrouver dans ce dernier volume: je pense que c'est une très bonne façon de conclure la saga, d'autant plus qu'on a droit à un retour sur tout ce qui s'est passé. Si cela donne du sens au travail de Pascal, j'ai trouvé ça agréable de pouvoir replacer les choses dans l'ordre de la saga, ayant lu tous les tomes. Même si on peut évidemment les lire de façon indépendante, ce roman assure ici le lien entre tous, ce que j'apprécie particulièrement.J'ai aussi eu un coup de coeur pour le personnage de Pascal: jusqu'à présent, mes personnages préférés des Rougon-Macquart étaient majoritairement des femmes, même si certains, comme Octave Mouret, ont su me séduire. J'ai trouvé Pascal très touchant, très humain, et son côté "dévoué à son travail"... Bref, il rejoint le club de mes personnages préférés! En ce qui concerne les personnages secondaires, rien à redire, la terrible grand-mère Félicité est décidément incroyable...En bref, je n'ai pas grand-chose à relever de de négatif dans ce livre, il est, pour moi, un très bon roman et surtout une très bonne conclusion à la saga. J'ai passé un bon moment de lecture, qui se termine "à la Zola", et je le recommande chaudement!

WarsawSnow
16/04/14
 

"Je n'ai qu'une faim et qu'une soif, être aimée, être aimée en dehors de tout, par-dessus tout, comme tu m'aimes."Retour à Plassans pour le tome final des RM, Le Docteur Pascal. Pascal Rougon ne l'a jamais quitté, se consacrant à l'exercice de son métier (docteur, donc) et à la recherche. Sa mère lui ayant de tout temps seriné qu'il "était en dehors de la famille", il l'a étudiée toute sa vie, se sentant effectivement tout à fait étranger, épargné par les tares et comportements déviants. Pascal est un homme doux, bon, gai, serein. Il nous prend par la main pour nous raconter ces Rougon et ces Macquart et leurs évènements terribles, et c'est déjà très émouvant d'effectuer ainsi cette rétrospective.Ensuite il y a Clotilde, sa nièce, la fille de son frère. Il l'a élevée, il s'en découvre épris. Elle a 25 ans, il en a 59, qu'importe, ces deux-là s'aiment, s'en aperçoivent et s'autorisent à le vivre. Avant de céder à la pression sociale et familiale, et de connaître la perte. Mais un enfant a été conçu, qui termine tout le cycle. Que sera-t-il, qui sera-t-il, nul ne le sait, il est la vie qui toujours gagne...C'est curieux comme l'accueil critique de l'époque s'est attaqué aux grandes notions exposées dans ce tome final des RM, sans laisser sa chance à l'émotion. Le Docteur Pascal est un roman extrêmement touchant, au point, selon ma lecture tout au moins, d'emporter tout le reste. Oui, on croit à l'amour de Clotilde pour Pascal, oui, on s'enflamme nous aussi pendant leurs conversations philosophiques sous les étoiles, oui il y a une grande tristesse à l'idée que ce sont les dernières pages de ce cycle incroyable, et oui, c'est bien de terminer par une naissance.J'ai un peu de mal à comprendre, en revanche, que personne (dans l'étude critique de La Pléiade) ne dise quoi que ce soit quant à l'inceste flagrant et manifeste, et surtout couronné d'un enfant, représentant le nouveau rameau RM : pas exactement l'idéal comme auspices, et en soi pas super clean non plus.Zola aimait Jeanne Rozerot, cet amour est palpable partout dans ce roman. Je n'ose dire qu'en Martine j'ai vu Alexandrine, pourtant cette dévotion étroite qui saigne en permanence, et cette reconnaissante affection en retour m'y ont fait terriblement penser. Alors évidemment il y a quelque chose d'un peu faiblard dans cette façon de raccrocher aux branches tout ce fatras sur l'hérédité, cet optimisme fataliste défendu avec une certaine candeur et quelque maladresse, mais il y a aussi une formidable sincérité qui s'en dégage. Il y a de la douceur et de la nostalgie, il y a un espoir insensé que tout soit encore possible, il y a, je trouve (vraiment !) un élan, une vitalité qui m'ont saisie et ne m'ont plus jamais lâchée.Je suis très heureuse d'avoir lu ce cycle en entier, sur 6 mois, dans l'édition de La Pléiade. 1. La fortune des Rougon2. La Curée3. Le Ventre de Paris4. La Conquête de Plassans5. La Faute de l'abbé Mouret6. Son Excellence Eugène Rougon7. L'Assommoir8. Une Page d'Amour9. Nana10. Pot-Bouille11. Au Bonheur des Dames12. La Joie de Vivre13. Germinal14. L'Oeuvre15. La Terre16. Le Rêve17. La Bête Humaine18. L'Argent19. La Débâcle20. Le Docteur Pascal Sylvie Sagnes

SagnesSy
07/07/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.31 kg

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