Le droit a la paresse

LAFARGUE, PAUL

EDITEUR : ALTIPLANO
DATE DE PARUTION : 01/10/07
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis des siècles torturent la triste humanité. cette folie est l'amour du travail la passion maori bonde du travail, poussée jusqu'à l'épuisement des forces vitales de l'individu et de sa progéniture. au lieu de réagir contre cette aberration mentale, les prêtres, les économistes, les
moralistes, ont sacro-sanctifié le travail. Hommes ` aveugles et bornés, ils ont voulu être plus sages ,que leur dieu ; hommes faibles et méprisables, ils ont voulu réhabiliter ce que leur dieu avait maudit. moi, qui ne professe d'être chrétien, économe et moral, j'en appelle de leur jugement à celui de leur dieu ; des prédications de leur morale religieuse, économique, libre penseuse, aux épouvantables conséquences du travail dans la société capitaliste
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Lorsque j’étais en terminale, notre professeur de philosophie nous avait donné comme sujet d’un devoir « Travaillons, il n’y a que cela qui amuse » (Pasteur). Je me souviens très bien avoir écrit une « fable » qui avait désarçonné mon professeur. Il m’avait dit « Au bac, ça passe ou ça casse : 2 ou 18…. »Bref, je me suis retrouvée dans le ton enjoué de Paul Lafargue, pour nous rappeler le « droit à la paresse » (pourquoi pas un devoir de procastiner de temps en temps ?). Savoir souffler, prendre le temps, ne pas toujours vouloir rentabiliser et produire… Vaste programme… La richesse entraîne la richesse et …. Dans ce court texte, il « écorche » les bourgeois, les curés, le capitalisme etc… Et bien sûr, même si l’écrit date, c’est encore d’actualité !!!Utiliser son temps librement sans en être esclave… L’amour du travail n’a-t-il pas redistribuer inéquitablement le temps de repos ? Le progrès était censé permettre à l’homme de gagner du temps … lequel ?Lire ou relire « Le droit à la paresse », c’est se poser, prendre le temps et peut-être recevoir en pleine face des questions qu’on avait oubliées….

Cassiopea
31/01/16
 

Paul Lafargue (1842-1911) rédigea cet essai qui le rendit célèbre, alors qu’il était incarcéré à Paris pour propagande révolutionnaire, en réponse aux paroles de Thiers qui appelait l’homme à souffrir au travail et à ne pas jouir de la vie, et en réfutation du droit au travail de 1848 (sous-titre de l’essai).Rédigé en 1890, ce texte est passionnant, pamphlet très visionnaire. Paul Lafargue s’y étonne et s’insurge contre la sacralisation de la valeur travail en particulier dans une classe ouvrière alors soumise à des conditions de travail quasiment inhumaines. Il y dénonce aussi la sacralisation de la consommation, dans une époque où démarre la destruction de la quantité de travail productif disponible par la mécanisation, une mondialisation qui s’annonce destructrice, et où l’obsolescence programmée fait déjà des ravages.«Les capitaux abondent comme les marchandises. Les financiers ne savent plus ou les placer ; ils vont alors chez les nations heureuses qui lézardent au soleil en fumant des cigarettes, poser des chemins de fer, ériger des fabriques et importer la malédiction du travail.»«à Lyon, au lieu de laisser à la fibre soyeuse sa simplicité et sa souplesse naturelle, on la surcharge de sels minéraux qui, en lui ajoutant du poids, la rendent friable et de peu d’usage. Tous nos produits sont adultérés pour en faciliter l’écoulement et en abréger l’existence. Notre époque sera appelée l’âge de la falsification, comme les premières époques de l’humanité ont reçu les noms d’âge de pierre, d’âge de bronze, du caractère de leur production.»Paul Lafargue met ici en avant ce qui reste aujourd’hui voire devient encore plus d’évidentes nécessités : réduire le temps de travail pour le répartir entre tous, consommer sur place les marchandises produites, freiner la folie et la fascination pour la consommation.Evidemment certains aspects sont ici dérangeants – on ressent par endroits l’antisémitisme latent de la société française, et puis la référence aux philosophes antiques, qui avaient sans doute plus de facilités à vanter la paresse, grâce aux esclaves qui travaillaient pour eux. Mais l’essentiel reste, dans ce court pamphlet à relire au soleil.«Paressons en toute chose, hormis en aimant et en buvant, hormis en paressant.» (Lessing)

MarianneL
04/07/13
 

Le droit à la paresse… Tout de suite d’aucuns songent à Epicure, et ne croient pas si bien penser, car voici les paroles d’Adolphe Tiers contre lesquelles Paul Lafargue va s’élever dès la première phrase de son pamphlet, écrit en 1893 alors qu’il se trouvait en prison : « Je veux rendre toute-puissante l’influence du clergé, parce que je compte sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l’homme qu’il est ici-bas pour souffrir et non cette autre philosophie qui dit au contraire à l’homme : « Jouis » » (Discours prononcé au sein de la Commission sur l’instruction primaire de 1849).

CarnetsdeSeL
04/04/11
 

Format

  • Poids : 0.04 kg

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