Le fait du prince

NOTHOMB, AMELIE

EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 20/08/08
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Ebook

SYNOPSIS :

" Existe-t-il vacances plus profondes que de prendre congé de soi-même ? " Baptiste Bordave voit mourir sur le seuil de sa porte un inconnu dont il décide de prendre l'identité. Même âge, même aspect physique, mais le mort est riche, possède Jaguar, villa de luxe, épouse blonde et superbe... Devenu Olaf Sildur sans état d'âme, Baptiste espère couler des jours heureux à boire du champagne avec la veuve qui admet sa présence avec un naturel confondant. Un conte moral (ou amoral, selon la lecture qu'on en fait) qu'il faut appréhender comme
une sorte de fantasme universel, un conte de fées pour grandes personnes puisque le héros, de banal et commun, devient une sorte de maître du monde, de maître de son monde (richesse, ivresse, beauté...). Maniant paradoxes, assertions et semi-vérités, Amélie Nothomb nous livre sa vision de l'utopie à deux où la liberté, le non faire et l'imprévisible sont rois, et le champagne le meilleur remède pour vivre heureux ! Il y a un instant, entre la quinzième et la seizième gorgée de champagne, où tout homme est un aristocrate.
19 personnes en parlent
Plat, très plat, très très plat... Mais le style nous ravit.
Diversion

Mais où est-elle passée cette Amélie Nothomb qui faisait des romans palpitants avec des histoires si bien ficelées ? J’appréciais beaucoup Nothomb avec ses premiers livres (notamment “Hygiène de l’assassin”) mais la déception est grande avec ses derniers romans. Cette fois encore l’histoire est plate et manque cruellement de réalisme. Pourtant l’idée de base n’est pas mauvaise, mais tout de même il y a des passages qui ne tiennent vraiment pas debout, on reste sur notre faim, tout au long du roman on s’attend à apprendre LE secret qui se cache derrière le mystérieux Olaf mais la réponse ne nous est apportée qu’à demi-mot et n’a rien de surprenant. C’est donc vraiment très décevant. Quand on sait que Nothomb écrit plus de trois livres par an et qu’elle sélectionne le meilleur des trois à publier, j’avoue être assez inquiet quant à la qualité des deux livres mis de côté…La version complète de ce commentaire est disponible sur mon site.

Artsouilleurs
23/01/09
 

Petits picotements agréables pour les premiers verres mais un grand manque de pétillant pour terminer la bouteille.Le sujet pouvait alors la saveur d'enivrer jusqu'au bout.Peut-être un défaut à faire toujours si court. Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux.Jules Renard

lucky44
26/09/10
 

Un rêve de champagne, un rêve de bulle où si on trouve la légereté d'un style on la retrouve malheureusement aussi dans l'intrigue et le portrait des personnages. Mais cette bulle craque vite pour les lecteurs, lecteurs qui ne partagerait pas un univers de pur délire sans réel argument en sa faveur qu'on y peut vivre en sybarite et sans soucis de rien, même de la réalité mais qui n'a pas dit que le bonheur illimité des autres n'interresse pas ? L'un des pires Nothomb pour moi, je regrette de ne pas avoir attendu la sortie en poche, mais bonne leçon à retenir de cette auteur le pire comme le meilleur est à redouter !Virgule,...

Meandnothim
01/06/10
 

Je n'avais encore jamais lu un Amélie Nothomb, et je dois reconnaître que cette première expérience m'a beaucoup plu. Une histoire efficace, bien ficelée, écrite dans un style plaisant... Je renouvellerai l'expérience.

manupe
27/04/10
 

Comme toujours Amélie sait trouver une situation banale qu’elle transforme en quelques pages en une situation un peu moins courante, ne serait ce rien que par le contenu des propos échangés par les protagonistes.Il s’agit toujours de conversations plus ou moins enlevées et menées avec entrain. C’est extrêmement vivant et j’aime beaucoup ces joutes verbales qui semblent n’avoir ni queue, ni tête par instants et qui pourtant sont d’une logique imparable. On y pousse l’absurde jusqu’au bout, tant est si bien qu’il n’est plus tout à fait absurde… Navrée, je crois que c’est la plume d’Amélie qui déteint sur moi. Vous arrivez quand même à me suivre ?Alors oui Amélie Nothomb, c’est avant tout un style d’écriture particulier. On aime ou l’on déteste, mais l’on est rarement indifférent. Personnellement, il m’a fallu du temps pour m’y faire et surtout plusieurs tentatives pour devenir une lectrice assidue de ses romans.Au départ, j’ai trouvé cela carrément nul (non, je n’ai pas peur des mots que j’emploie). Et puis bien des années après, j’ai essayé de nouveau (histoire de ne pas mourir idiote quand même) et là, j’ai trouvé cela plutôt tordu. Un troisième essai m’a convaincu. Oui, le dicton ne dit-il pas : jamais deux sans trois ? Trois tentatives, c’est ce qu’il m’a fallu pour apprécier le style Nothomb. La moralité, je crois qu’il faut essayer et si cela ne vous plait pas, surtout ne pas insister. Il faut laisser venir à vous les récits d’Amélie. Ce sera rarement l’inverse, car alors, le plus souvent c’est la chronique d’un échec annoncé.Dans « le fait du prince », Amélie joue encore avec les mots, mais moins sans doute qu’avec les situations. L’auteur s’amuse avec une suite de hasards et noie l’ensemble dans les crus de champagne millésimés. Les quipropos sont assez nombreux, mais renforcent l’absurdité de cette situation romanesque. Les habitués savent combien elle apprécie cela et ses inconditionnels également.Notre vrai faux suédois (Baptiste Bordave) va devoir aller jusqu’au bout de sa supercherie s’il veut avoir la moindre chance que son usurpation d’identité réussisse. Il sera aidé généreusement par le sort car à vrai dire, il est peu probable qu’une telle histoire soit véridique (hier, aujourd’hui ou demain). On se demande même comment l’intrigue peut se tenir parfois et c’est sans doute cela, la petite faiblesse de ce cru 2008.Le ton est franc, direct, mais là encore, c’est un peu la signature même d’Amélie Nothomb Son écriture est efficace, mais toujours emprunte d’une certaine délicatesse, un peu comme les bulles du champagne qui coule à flot à travers les pages du roman.Il y a si peu de changement de lieu qu’une pièce de théâtre pourrait en être aisément inspirée. L’avenir me dira si cette impression se confirmera ou pas.Un petit mot sur la couverture qui est très belle, assez liturgique et qui correspond si bien à l’auteur excentrique qu’est Amélie Nothomb. Elle est réalisée par Pierre et Gilles et c’est une première en littérature.Un livre qui se lit vite, comme toujours. Dans son édition grand format, il ne se compose que de 170 pages, ce qui est court, mais les récits d’Amélie sont rarement très longs, ce qui n’empêche pas qu’ils soient délectables pour le lecteur.Cela en freinera sans doute beaucoup car le prix reste de 15 € 90. À moins d’être fan, l’essentiel des lecteurs attendra la sortie en format de poche ou l’empruntera en bibliothèque. Pour ma part et comme je le disais en introduction, voilà un livre qui va connaître pas moins de trois lecteurs dans le cercle familial proche qui aime beaucoup qui plus est cet écrivain. La question ne se posait donc pas vraiment. L’ouvrage sera largement rentabilisé car en prime je compte bien le prêté à une ou deux personnes qui en échange m’en feront découvrir d’autres. C’est aussi cela l’échange de la culture, mais là j’aborde un tout autre sujet. http://espace-temps-libre.blogspot.com/

emeralda
23/09/09
 

Ce livre est semblable à l'ivresse. J'ai aimé, je m'en suis délectée. C'est certes plat, mais ce vide maîtrisé avec talent nous enivre.

Zadig
24/01/09
 

L'histoire se lit d'une traite. On veut savoir qui sont les personnages et ce qu'ils vont devenir. Je regrette la fin que j'imaginais beaucoup plus "explosive". clodette

clodette
29/11/10
 

Super livre Super livre lu en une seule fois. Le suspense tient jusqu'au bout.

beraud@archimed.fr
17/11/15
 

J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre. L'intrigue est plutôt tiré par les cheveux, cependant on suit avec plaisir le personnage principal qui, il faut bien l'admettre, est complètement immoral. Il prend de façon assez subtile la place d'un homme mort dans son appartement. Étrange atmosphère et quelques petites longueurs, mais c'est un livre qu'on a pas envie de lâcher. Jessye

Jessye
28/09/14
 

« - Si un invité meurt inopinément chez vous, ne prévenez surtout pas la police. Appelez un taxi et dites-lui de vous conduire à l'hôpital avec cet ami qui a un malaise. Le décès sera constaté en arrivant aux urgences et vous pourrez assurer, témoin à l'appui, que l'individu a trépassé en chemin. Moyennant quoi, on vous fichera la paix. - Pour ma part, je n'aurais pas songé à appeler la police, mais un médecin. - Cela revient au même. Ces gens-là sont de mèche. Si quelqu'un à qui vous ne tenez pas a une crise cardiaque à votre domicile, vous êtes le premier suspect. » Voilà comment ce livre débute. Voilà les lignes que j’avais lues il y a cinq ans, lors de la sortie du livre en grand format, et qui m’avaient instantanément donné envie de lire la suite. Je les trouve tout simplement géniales. Et c’est bien là le problème de ce livre. Le début est grandiose, mais le reste ne suit pas. J’ai eu une impression de decrescendo. Je ne peux pas dire que le livre est devenu inintéressant, mais il a pris une tournure tout à fait inattendue et pas forcément passionnante.Quand on y réfléchit, le développement choisi par l’auteur est tout à fait logique… mais je ne sais pas. Je m’attendais à autre chose, à quelque chose de plus imposant, de moins bateau. J’avais peut-être trop d’espoirs. Certes, l’idée est originale mais il n’y a rien de transcendant. C’est donc pour moi une petite déception. Le plus frustrant étant que l’auteur soulève tout un tas de questions sur les actes de son personnage, sur l’histoire… et qu’au final on n’a aucune réponse !En conclusion, peut-être que les fans de l’auteur adoreront ce roman, mais moi je n’y ai pas trouvé mon compte. Lady K

LadyK
19/12/13
 

Bon, à force, vous me connaissez, et vous savez combien je suis une grande fan de cette grande dame qu’est Amélie Nothomb, non ? Aussi, vous ne verrez rien d’étonnant à ce choix de lecture. J’apprécie énormément de lire un petit Nothomb de temps en temps, surtout après une phase de mou.Je ne vais pas vous parler du style, puisque celui de Nothomb est particulier, et que j’en lis beaucoup. Inutile de me répéter à ce sujet, nous sommes d’accord ? Ceci dit, je tiens quand même à préciser qu’elle à ce petit truc en plus, qui fait d’elle une grande auteure, d’ailleurs, et qui fait qu’on aime ou qu’on déteste. C’est soit l’un soit l’autre, il n’y a jamais de juste milieu. J’ai trouvé cette histoire originale, et c’est ce qui me plaît chez l’auteure. Elle a toujours le don de nous écrire des romans originaux, loin de tout ce qu’on a pu lire jusqu’avant. Ici, c’est le cas. Bon, d’accord, c’est spécial. Un homme qui dit à un autre ce qu’il faut faire si jamais quelqu’un vient claquer chez lui, et pouf, le lendemain c’est ce qui arrive. Mais c’est aussi très intriguant, et finalement, c’est avec une curiosité malsaine que le lecteur tourne les pages de ce roman afin d’en connaître la fin.J’ai beaucoup aimé Baptiste, le narrateur, auquel on s’attache assez rapidement, et qui va entrer dans une spirale du mensonge, dans l’usurpation d’identité. Si ses choix sont assez déconcertants au début, plus on avance dans la lecture, plus ce drôle de sentiment s’efface. Et puis, il y a Sigrid, cette jeune femme qui m’a plu tout autant que le narrateur. Une jeune femme au passé difficile qui va se retrouver embarquée dans cette drôle d’histoire, qui va passer du temps avec Baptiste, et qui va se réveiller, et se révéler, surtout. Le seul bémol que j’aurais à faire concerne la fin. Connaissait Nothomb, je m’attendais à un final grandiose, surprenant, inimaginable, insoupçonné. Mais non. Rien de tout cela n’est arrivé. Je dois admettre que ce final surprenant est arrivé, d’une certaine façon, suite à cette absence de final ahurissant dans le roman, si vous voyez ce que je veux dire. J’ai été surprise que la fin ait été aussi bateau, sans gros bouleversement qui laisserait le lecteur bouche bée. Et ça, je viens de m’en rendre compte maintenant, en écrivant cette chronique. Décidément, Nothomb m’épatera toujours ! En somme :Si vous aimez l’auteure, je pense que c’est un incontournable puisqu’une fois encore, Amélie Nothomb nous fait part de son imagination débordante en traitant un sujet important. Askmetoread

askmetoread
07/10/13
 

Amélie crée une situation invraissemblable et nous transporte dans son "trip". On y croit pas longtemps à cette histoire. Cette appropriation de l'identité n'a rien à voir avec celle de Monsieur Ripley de Patricia Highsmith.Un homme terne, un employé de bureau, va prendre un peu de vernis. Non vraiment ce roman ne m'a pas convaincu. On y sent pourtant l'univers d'Amélie. Les conversations élaborées et un petit côté sexuellement pervers (ou asexué !)ça arrive que l'on passe à côté d'un roman... ce qui ne m'empêchera pas de tenter un autre roman d'elle dès que je l'aurais acheté http://ramettes.canalblog

ramettes
15/09/13
 

Chez Amélie Nothomb, on est souvent plongé dans des histoires où le personnage central se retrouve dans une situation absurde, un peu perturbée et perturbante, à son image peut-être. Ici, c'est Baptiste Bordave qui voit s'effondrer un inconnu chez lui, alors qu'il tente de téléphoner car, dit-il, sa voiture est en panne et la cabine téléphonique du carrefour aussi. Mensonges, comme le constatera Baptiste un peu plus tard.Mais alors pourquoi, bizarrement, ce type est-il venu mourir chez lui, d'une crise cardiaque apparemment, précisément le lendemain du jour où un autre type l'a sensibilisé au risque qu'il y a à se retrouver dans cette situation, lui suggérant d'embarquer le mort dans un taxi et de s'en débarrasser au premier hôpital : coïncidence, complot ?Toujours est-il que notre Baptiste s'enfuit de chez lui, y laissant le mort dont il s'empare de l'identité. Suédois, domicilié dans une somptueuse ville de Versailles, marié à une étrange jeune femme sans prénom, peu importe, Baptiste adopte le tout, y compris le chat Biscuit et se gave de champagne millésimé et de nourriture stockée dans le frigo. Cellier et frigo sont inépuisables apparemment, tout comme la carte bleue du mort, Olaf Sildur. La vie est belle mais un peu répétitive jusqu'au moment où les deux presque-époux se voient surveillés par des inconnus, des sbires d'un réseau du vrai Olaf, peut-être ? Agents secrets ou mafieux, on n'en saura jamais rien. Les deux personnages s'enfuient tranquillement par un souterrain, dévalisent une banque, roulent en Jaguar jusqu'en Suède où dans un anonymat retrouvé (pour combien de temps ?), ils vivent tranquilles, amateurs d'art contemporain, criblés de dettes mais tout le monde s'en fiche puisque, selon l'auteur, les banques ne s'inquiètent pas de clients qui ont été très riches et connaissent un « petit »  découvert, car ils vont certainement réinvestir et redevenir riches. On aime bien cette analyse... !C'est étrange, absurde, enlevé comme une coupe de champagne et on ne sait pas le mot de la fin, ce qui n'a aucune importance finalement. Hebelin

hebelin
20/04/13
 

C'est l'histoire d'un gars qui, en voyant mourir sous ses yeux un autre, s'empare de son identité, comme ça, hop, sans plus de manières. Il déboule à son domicile, fait ami-amie avec l'épouse, et commence à vivre comme un chat : la villa est étrange, on y dort plus que de raison et on y trouve une piscine de glaçons sans cesse renouvelés qui contient des bouteilles de Champagne à faire pâlir d'envie (que des merveilles). Dormir, manger, boire, la vie est belle et simple, pourquoi chercher midi à quatorze heures ? L'épouse tente bien de résister à l'indolence en se forçant à sortir chaque jour, mais bientôt, l'usurpation étant découverte, il la somme de rester à l'intérieur. Alors...Alors c'est un (petit, le livre est court, une novella) moment de plaisir brut, léger, pétillant, incongru et original. L'histoire est étrange, l'écriture toute simple, avec des clins d'oeil (la putréfaction est ennuyeuse...). On y boit de l'excellent Champagne (on le mange, en fait), on se laisse porter, c'est tout, on ne cherche rien d'autre que le bon moment offert. Ou alors on ne se lance pas, on est prévenus... Sylvie Sagnes

SagnesSy
05/07/12
 

Un livre intéressant dans le sens où le sujet est original.Une discussion entre deux hommes qui entraîne un petit débat sur leurs opinions, savoir ce que chacun ferait si quelqu'un venait à mourir chez lui. Puis l'un de ces deux hommes va pouvoir vivre ce débat. Un homme meurt sous ses yeux, chez lui. Que doit-il faire ? Appeler la police, les secours ? Ne rien dire à personne ? Il vole l'identité du mort & essaie de vivre sa vie. Plongé dans l'inconnu, il tente le tout pour le tout sans savoir qui était vraiment cet homme & ce qu'il faisait dans la vie.Je suis déçue parce que l'idée était bonne mais très loin d'être assez développée. Les questions que se posent Baptiste, le personnage principal, par rapport à la vie & à la mort de Olaf restent en suspens. J'aurai bien aimé savoir, moi aussi, pourquoi il est mort chez lui, le lendemain de cette fameuse discussion, surtout que ses excuses pour entrer dans son appartement ne tiennent pas la route, donc il y a forcément une raison précise ! Coïncidence ou coup monté ? Si coup monté, pourquoi ? Que des questions qui resteront toujours sans réponses & je trouve ça dommage.Je trouve qu'il se finit trop vite aussi. On a envie d'en découvrir plus, de rester dans l'histoire mais ça se termine quand ça devient vraiment intéressant.J'aime beaucoup le style d'écriture de l'auteur pour ce roman, très simple & très fluide, on ne décroche pas si facilement. C'est juste dommage qu'elle n'aie pas approfondie l'histoire au maximum, ça aurait pu être un très bon roman.Jusque-là, le peu de livres que j'ai lu d'Amélie Nothomb m'a permis de constater qu'elle n'entre que rarement dans les détails, elle est plutôt évasive. Mais elle n'a pas choisi la bonne histoire pour être évasive, celle-là demande plus de détails & plus d'intérêt.

gr3nouille2010
24/01/12
 

"Le Fait du Prince" avait toutes les clés en main pour faire un très bon livre. Tout commence lors d'une réception, Baptiste, le personnage principal, discute avec l'un des invités. Ce dernier lui explique la conduite à avoir lorsque quelqu'un meurt chez vous. Selon lui, il ne faut surtout pas appeler les urgences, car nous serions tout de suite mis dans la catégorie des "possibles meurtriers". Au contraire, il faut enmener le mort dans un taxi, expliquant qu'il a perdu connaissance et demander à être conduit dans l'hopital le plus proche. On pourra alors découvrir dans les journaux "L'individu est mort pendant qu'on le conduisait à l'hopital" et vous serez exempt de tout doute.Le lendemain, Baptiste est seul chez lui, lorsqu'un homme demande à entrer afin de téléphoner, expliquant que sa voiture est en panne et qu'il n'a pas trouvé de cabine téléphonique. Une fois le combiné en main, son interlocuteur a à peine le temps de dire "Allo" que cet inconnu tombe raide mort. Baptiste repense alors à sa discution de la veille. Il tourne et retourne toutes les possibilités qui s'offrent à lui. Finissant par conclure que ce cadavre dans son appartement doit être vu comme une chance. En effet, l'homme et Baptiste ont la même corpulence et la même couleur de cheveux. Une fois la putréfaction entammée, il serait difficile de faire la différence entre l'un et l'autre.Baptiste décice alors de changer d'identité. Dorénavant il sera "le mort", un suédois nommé Olaf Sildur. Jusque là, l'histoire, certe complètement folle, tiend la route. Qui n'a jamais révé changer de vie. Baptiste abandonne tout et rien à la fois. Sans réelles attaches, il est heureux de recommencer à vivre.Il embarque dans la sublime Jaguar d'Olaf, et réalise qu'elle n'est pas du tout en panne, et qu'une cabine téléphonique était juste à coté. S'en suit des tas de réflexions sur l'identité du mort. Baptiste se rend chez lui à Versailles, et découvre un train de vie peu ordinaire. Une piscine remplie de champagne, des passages secrets et de l'argent en masse. Il rencontre la femme (et nouvellement veuve, sans qu'elle le sache) d'Olaf. Une sublime brune de 25 ans, ancienne toxico, et au comportement très étrange.Arrivée à ce moment là de l'intrigue, des tas de questions tournent dans notre tête : Qui est Olaf ? Sa mort était elle un accident ? Que va t'il arriver à Baptiste ? Malheureusement les réponses sont baclées, voire inéxistantes. Une fin qui ne m'a donc pas satisfaite. L'intrigue prend des chemins invraisemblables, et nous laisse un sentiment de déception. JACOBINETTE

Jacobinette
10/01/12
 

Le fait du prince est le premier roman d'Amélie Nothomb que je lis. L'histoire était bien ficelée et intéressante. Mais j'attendais qu'une chose c'est la chute de l'histoire : qui était donc Olaf ? Pourquoi cela ne choque pas plus que cela la femme d'Olaf lorsque Baptiste s'installe chez eux ?Malheureusement, aucune réponse. Pour moi l'histoire est bonne mais la fin tue le livre.

alison29
07/12/11
 

J'adore les réflexions d'Amélie Nothomb sur le champagne et la mort de nos hôtes. J'ai lu ce livre d'une traite dans mon bain et j'ai bien rit, comme toujours. Bien sûr, je reste toujours sur ma faim, à en vouloir toujours plus sur les personnages ou à me poser des questions. En tout cas, après plusieurs classiques littéraires, on peut dire que ça détend !

TristanaErato
10/09/11
 

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.24 kg