Le faste des morts

OE, KENZABURO

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 09/11/05
LES NOTES :

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6,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

« Les trois nouvelles rassemblées dans ce recueil appartiennent à la première période littéraire de Kenzaburô Ôé. Elles ont pour protagonistes de jeunes ou très jeunes gens confrontés à une situation extrême, exprimée en termes métaphoriques ou réalistes, sexuels, psychologiques ou politiques. C'est dans une morgue, une maison de redressement, une famille en décomposition, un lycée et un groupuscule d'extrême droite que se développe cette violence, sous des formes diverses : la mort, la nausée, la mauvaise foi, la manipulation, la culpabilité règnent et brouillent l'univers mental des jeunes anti-héros. Publié en août 1957, "Le faste des morts" a lancé la carrière de son auteur qui n'avait alors que vingt-deux ans et faisait
preuve d'une maîtrise surprenante, associée à une véritable vision du monde : à ce titre, il est resté comme un repère essentiel de son oeuvre. "Le ramier" fut publié quelques mois plus tard, en mars 1958. Il met en scène un groupe d'adolescents incarcérés dans une maison de redressement et décrit les rapports de force, d'humiliation, de fascination et de domination sexuelle qui se tissent entre les jeunes délinquants en milieu clos. Enfin, "Seventeen" parut en janvier 1961. Décrivant la psychologie d'un tout jeune homme que la frustration sexuelle et les complexes conduisent à s'engager dans l'extrême droite, cette nouvelle au ton parodique eut des conséquences politiques importantes. » Ryôji Nakamura et René de Ceccatty.
4 personnes en parlent

La lecture japonaise du mois de juin, toujours dans le cadre du Challenge Écrivains Japonais d'Adalana. Ce mois-ci est consacré à Kenzaburô Ôé, prix Nobel de littérature en 1994. Et comme souvent avec ce challenge, je découvre l'auteur via un recueil de nouvelles. Le faste des morts en comporte 3 : Le faste des morts, Le ramier et Seventeen. Trois nouvelles qui font partie des premiers écrits de Kenzaburô Ôé, et qui se regroupent autour de deux thèmes majeurs : la jeunesse et la violence.Le faste des morts, outre d'être le titre du recueil, est aussi le nom de la première nouvelle. Elle raconte la journée d'un étudiant, dont le petit boulot d'un jour est de déplacer des cadavres dans une morgue (c'est pas vraiment une morgue, mais l'idée est là). Il va être troublé par cette présence de la mort, d'autant plus que l'étudiante qui l'accompagne est elle enceinte. L'idée peut sembler bonne, l'opposition vie/mort, sauf qu'au final il ne se passe pas grand chose.[la suite sur 233°C] Baroona - 233°Chttp://233degrescelsius.blogspot.fr/

Baroona
29/10/15
 

Un écrivain qui marque et se démarque !Ces 3 histoires ne laissent pas indifférent, c'est le moins qu'on puisse dire. Le sordide, le glauque, nous attrapent et ne nous lâchent pas, tant on se sent à la fois fasciné et écoeuré par les situations décrites. L'écriture est grandiose et l'on se reconnaît dans certains détails. Lisez-le, il gagne à être connu !

NickCarraway
29/07/14
 

Il s'agissait de ma première lecture de l'oeuvre de Kenzaburo Oé, et je dois avouer que j'ai été un peu surpris par ces trois nouvelles. La première, qui donne son nom au recueil, témoigne en effet d'une grande maîtrise, mais je trouve tout de même cette ambiance un peu trop morbide à mon goût. Ces descriptions presque trop exhaustives des cadavres qui flottent dans des cuves de formol m'ont assez rebuté. La deuxième, intitulée Le Ramier, se déroule dans un univers aussi peu charmant que la première : les personnages évoluent dans un centre de redressement, où ils élaborent une sorte de rituel macabre qui consistent à pendre de petits animaux. Là encore, pas très réjouissant mais bien écrit. Je considère que la troisième, Seventeen, est la plus intéressante des trois. Etant donné qu'elle est plus longue, l'auteur a eu plus de marge de manoeuvre pour conter l'histoire d'un adolescent frustré sexuellement qui devient membre d'un groupuscule d'extrême-droite. Les descriptions du début sont assez rebutantes mais la suite est tout de même assez intéressante. Simplement, la "parodie" des slogans et principaux thèmes de l'extrême-droite me parait assez ténue... En résumé, trois nouvelles assez déroutantes, qui démontrent le talent précoce d'Oé mais dont le sujet est un peu trop subversif et provocateur à mon goût.

Shirayukihime
16/04/14
 

Le faste des morts (死者の奢り Shisha no ogori), nouvelle parue en août 1957 a lancé la carrière de l'auteur.Le narrateur, un étudiant en littérature française, et une étudiante en littérature anglaise, descendent pour la première fois à la morgue de l'université de médecine. Ils ont tous deux répondu à une petite annonce pour un « travail de manutention de cadavres destinés à la dissection ». Effectivement des corps flottent dans une solution alcoolisée laiteuse et servent aux étudiants en médecine mais certains sont là depuis des années et sont inutilisables...Que veut dire l'auteur avec ce récit ? Que l'on est prêt à faire n'importe quel travail pour un peu d'argent ? Que l'on s'habitue à tout même au pire ? Que le travail est une violence ?J'ai lu cette nouvelle de façon distraite... L'auteur écrit très bien, oui, ou du moins c'est bien traduit, mais je n'ai pas ressenti la petite étincelle qui m'aurait permis d'accrocher. Pourtant, en fin de livre, les traducteurs parlent, au sujet de cette nouvelle, de « maîtrise surprenante » et de « véritable vision du monde »...Les autres nouvelles de ce recueil sont Le ramier et Seventeen. Coccinelle

Catherine2
26/06/13
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.24 kg
  • Langage original : JAPONAIS

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