Le feu

BARBUSSE-H

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 05/10/88
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Henri Barbusse Le Feu Les années 1915 et 1916 ont été, pour Henri Barbusse, décisives. C'est en 1915 qu'il a vécu Le Feu dans les tranchées du Soissonnais, de l'Argonne et de l'Artois, comme soldat d'escouade, puis comme brancardier au 231e régiment d'infanterie où il s'était engagé. C'est en 1916, au cours de son évacuation dans les hôpitaux, qu'il a écrit son livre. Celui-ci, publié par les Editions
Flammarion à la fin de novembre, remporta aussitôt après le prix Goncourt. Considéré dans le monde entier comme un des chefs-d'oeuvre de la littérature de guerre, c'est un des témoignages les plus vrais et les plus pathétiques des combattants de première ligne. Le Feu est suivi du Carnet de guerre qui permet de remonter aux sources mêmes de la création du roman épique d'Henri Barbusse.
7 personnes en parlent

Dans le cadre de l'opération " un éditeur se livre" , Libfly nous permet d'entrer plus avant dans l'univers des Editions IVENIT. La qualité de cet ouvrage m'incite à réaffirmer mon attachement à cette maison d'édition.Le choix de cette rencontre entre les textes extraits du "Feu " écrit par Henri Barbusse et les illustrations de François Boucq donne à cet album une tonalité juste.Le carnage de 14-18 a marqué pour un siècle le monde. Le traumatisme fut si grand qu'il marqua à jamais les hommes, les familles, les paysages et cela pour plusieurs générations.Après cela rien ne put jamais être comme avant. Les portes de l'enfer venaient d'être ouvertes. Nous avons appris, là, l'indicible.Invenit nous offre la possibilité de redécouvrir le témoignage d'Henri Barbusse. BOUCQ nous accompagne dans cette lecture. Un travail important.Un ouvrage qui doit absolument trouver sa place dans les bibliothèques des collèges et des lycées.Merci à Libfly et à Invenit pour cette découverte. Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
05/09/11
 

Il y a quelque temps le site communautaire lancé une opération qui visait à découvrir de nouvelles maisons d’édition. C’est dans ce cadre-ci que j’ai pu découvrir les éditions Invenit dont la principale action était de promouvoir le patrimoine culturel de la région du Nord. J’avais ainsi pu lire deux titres de leur collection Ekphrasis qui propose de magnifiques livres tant au niveau de l’objet lui-même que du contenu. L’action se poursuit avec un nouveau titre, Le Feu d’Henri Barbusse et François Boucq.Cet ouvrage n’appartient pas à la collection dont j’ai déjà eu un aperçu. Toutefois, nous pouvons retrouvez, à nouveau, le désir de mettre en avant des œuvres d’art (au sens large du terme) mais également la beauté de l’objet en lui-même. En effet, le livre peut être pris comme un objet de collection. La couverture est sublime même si terrible, les pages sont toutes très bien travaillées. Je reviendrai un peu plus tard sur ce dernier point.Le Feu traite de la Première Guerre Mondiale mais d’une manière toute particulière. En effet, le livre allie les mots d’Henri Barbusse à travers son roman, ou plutôt des extraits, du même nom et les dessins à l’aquarelle de François Boucq. Ce mélange fonctionne à merveille et je crois qu’on ne peut pas mieux le qualifier que par les mots de Karim Belkrouf : « L’idée de cet ouvrage est née d’une rencontre, une rencontre presque fortuite entre deux hommes. Un siècle les sépare, mais pourtant tout les rapproche. A François Boucq le trait ciselé, percutant. A Henri Barbusse les mots crus, justes, claquants de précision ». Les deux se complètent à la perfection pour donner un livre magnifique qui ne cache rien de ce que fut cette guerre.L’ouvrage est divisé en plusieurs parties qui évoquent chacune d’entre elles un thème précis. Par exemple, Un drame humain s’attache à montrer l’évolution de la Première Guerre Mondiale en commençant par la mobilisation puis les tranchées, la vie des soldats, … La vie en ruine aborde plutôt les destructions engendrées, … Chacune des parties, des pages mêmes est réalisée à la perfection. Il y a toujours un ou plusieurs passages du roman de Barbusse, les dessins à l’aquarelle de Boucq et, parfois, des images d’objets de la vie quotidienne des soldats comme des objets qu’ils fabriquaient mais également des photographies. Finalement, il est aussi complet qu’un manuel d’Histoire. A la différence près qu’il ne crée pas une froide distanciation. Au contraire, il cherche véritablement à toucher le lecteur.Je n’ai jamais lu le roman de Barbusse avant de commencer cet ouvrage et j’avoue que, désormais, je suis curieuse de le lire. J’avoue que la Première Guerre Mondiale est une période historique que je connais « peu ». J’ai suivi les cours d’Histoire mais d’un point de vue littéraire, je suis plutôt ignorante sur ce point-là.Encore une fois, je suis vraiment heureuse et flattée de pouvoir connaître cette maison d’édition et de la faire découvrir. C’est une excellente maison qui mérite véritablement d’être plus connue car, pour le moment, je n’ai jamais été déçue.

Avalon
24/08/11
 

Ce roman, prix Goncourt en 1916, est le récit fortement autobiographique de l'expérience de Barbusse dans les tranchées durant la Première Guerre mondiale.L'auteur écrira le livre à partir de ces carnets, annotations prises durant son séjour au front.Bouleversant de bout en bout. Le lecteur vit au côté des poilus, fait connaissance avec leurs pénibles conditions de vie. Henri Barbusse nous livre tout sans fioritures. Les soldats sont comme des spectres qui errent sans comprendre réellement ce que c'est que cette guerre."renoncement à comprendre, et renoncement à être soi-même; espérance de ne pas mourir et lutte pour vivre le mieux possible"Et les époques se superposent lorsqu'un homme déterre, en creusant, une hache préhistorique. Les batailles qui opposent les hommes existent depuis toujours.Toutes les générations sont touchées par cette guerre mais pas toutes les couches sociales. Et les hommes apparaissent déjà comme des statues sur un monument aux morts. Toute la France est là présente avec les accents et les patois.A chaque instant et sans relâche, le soldat doit lutter: contre la faim, le froid, l'humidité, la mort, la vermine, l'ennemi... Et l'attente est longue, que l'on soit en première ligne ou que l'on soit au repos, à l'arrière.Lorsque Poterloo passe en zone ennemie pour voir sa femme, on se rend davantage encore compte de toute l'absurdité de la guerre.Et Henri Barbusse multiplie les anecdotes au milieu de ces journées qui se ressemblent.Et le temps continue à s'écouler comme cette montre qui tourne toujours au poignée d'un soldat mort, adossé à la tranchée."... Non, on ne peut pas se figurer. Toutes ces disparitions à la fois excèdent l'esprit. Il n'y a plus assez de survivants. Mais on a comme une vague notion de la grandeur de ces morts. Ils ont tout donné; ils ont donné, petit à petit, toute leur force, puis, finalement, ils se sont donnés, en bloc. Ils ont dépassé la vie; leur effort a quelque chose de surhumain et de parfait.""Et là où il n'y a pas de morts, le terre elle-même est cadavéreuse."Le roman est suivi d'extraits des carnets de Barbusse, qui permettent de comparer les notes prises sur le vif et le résultat composé lors de la convalescence de l'auteur. Maltese

Maltese
11/03/09
 

Un témoignage pour démentir la version officielle abondamment alimentée par des journalistes aveugles ou soucieux d'abonder dans le sens des politiques. Henri Barbusse s'est porté volontaire pour partir au front, malgré sa santé précaire et son âge, refusant de faire partie des embusqués, "ceux de l'arrière". Il décrit avec minutie le quotidien des poilus, les journées interminables, si semblables dans l'attente et ces nuits terribles qui fauchent, l'un après l'autre, les compagnons. Les dialogues sont savoureux et riches du vocabulaire propre à cette guerre : inventif, ironique, imaginatif pour mieux tromper l'ennui. Disputes, découragement, quelques rayons de soleil, parfois de franches rigolades animent tous ces soldats aux traits presque caricaturaux. De multiples aspects de la guerre sont abordés, par chapitre. C'est avant tout un plaidoyer contre la guerre, contre toutes les guerres, un réquisitoire contre les nationalistes et contre tous ceux qui "alimentent la vanité nationale et l'amour de la suprématie par la force", un regard visionnaire sur le ressenti et l'accueil qui sera réservé aux "sacrifiés" après la guerre. Comment imaginer qu'une autre guerre puisse encore être possible après celle-là ?

michouk
16/10/14
 

Barbusse s'est engagé volontairement pour partir au Front en 1914 alors qu'il avait déjà quarante et un ans et qu'il était pacifique. Des années traumatisantes passées dans les tranchées, il rapportera ce témoignage terrible qui lui vaudra le Prix Goncourt en 1917. Un témoignage indispensable.

fashiongeronimo
11/08/12
 

Encore une excellente découverte de l'opération "Un éditeur se livre". J'avais déjà eu la chance de recevoir deux volumes de la collection Ekphrasis, petits bijoux de critique d'art, c'est donc le troisième volume des éditions Invenit que je reçoit. Ce livre est le fruit d'une rencontre entre deux hommes qu'un siècle sépare. "Le Feu" est la chronique d'une sale guerre, le texte révèle le drame humain quotidien. Journal d'un ancien pacifiste (le sous-titre indique " journal d'une escouade"), parti au front plein d'espoir pour l'avenir, ce livre obtient le prix Goncourt en 1917. L’intérêt de cette édition est d'ajouter aux extraits du texte original les dessins de Boucq, mais aussi des documents d'archives, des photographies de ces hommes ou des objets qu'ils fabriquent dans leur demeure de boue. L'alternance du texte et de l'image, des documents, impriment à l'album un rythme lancinant. A mesure que les jours passent, ces hommes, terrés dans leurs tranchées, retrouvent une humanité primitive et ressemblent de plus en plus à leurs lointains ancêtres préhistoriques. Entre décors apocalyptiques, visages ravagés, descriptions parfois insoutenables, les extraits de la correspondance du soldat Barbusse font état de ce jeu de massacre, dans lequel sont entrainés les hommes

sovane
30/09/11
 

Henri Barbusse a écrit Le feu pour témoigner de ce qu'il a vu dans les tranchées. Sa différence est de parler vrai des hommes qui l'accompagnent. Il refuse que l'on modifie ses mots. Les hommes existent avec leur nom, leur patois.Boucq, illustrateur lillois, image ses propos. Il y a une juxtaposition des légendes réalistes et des textes métaphoriques de Barbusse.La réunion de ces extraits constitue un témoignage complet sur l'horreur de la guerre des tranchées, mais aussi sur les débuts de l'aviation, les occupations artistiques des poilus, du rôle des chiens, des progrès de l'industrie et de la recherche médicale.C'est un récit violent, mais humain qui souligne la proximité des combattants ennemis lors des fêtes, des hommages aux morts ou des prières.Les dessins sont en adéquation avec le texte de Barbusse. Ils sont parfois simplistes mais le regard des hommes est assez évocateur, leurs blessures atroces, leurs allures sont conformes au récit. L'illustrateur reproduit parfaitement les paysages fantomatiques décrits par Barbusse.Le choix des extraits est pertinent et permet une vision réaliste et ouverte de ce conflit.

jostein
13/09/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.19 kg

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