Le garcon dans la lune

O'RIORDAN, KATE

livre le garcon dans la lune
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 04/06/09
LES NOTES :

à partir de
8,20 €

SYNOPSIS :

Mariés depuis dix ans, Julia et Brian traversent une crise conjugale en demi-teinte. S'ils restent ensemble, c'est peut-être à cause de Sam, leur fils de sept ans, un enfant enclin à la rêverie qui voit dans la lune un petit garçon qui pleure. Mais lors d'une visite au père de Brian en Irlande, un drame affreux survient, qui se soldera par l'échec de leur union. Julia décide d'aller vivre chez son beau-père, un homme taciturne et
tyrannique qui se sert d'elle comme femme à tout faire. En lisant des carnets dérobés, rédigés par la mère de Brian depuis décédée, elle ressuscite le secret qui étouffe les membres de la famille. Dans ce roman troublant et inoubliable de sensibilité et d'amour, construit comme un suspense, Kate O'Riordan s'impose de nouveau dans une magistrale fresque sur l'ambiguïté des sentiments et la fragilité de la nature humaine.
8 personnes en parlent

« Ils n'avaient aucune notion de l'accoutumance qu'engendrait la culpabilité. »Me voilà bien empruntée. Je ne sais pas comment parler de ce livre. J'aimerais trouver des mots délicats, doux, forts, adéquats mais j'ai peur d'arriver avec mes gros souliers et de tout gâcher. Certains livres sont comme un château de cartes, comme une grosse bulle de savon dont on est fier, une partie de Jenga interminable, un papillon posé sur la main, une biche aperçue dans les bois. On retient sa respiration pour retenir ce moment le plus longtemps possible. Un instant de grâce.Vous l'aurez compris, j'hésite à vous raconter cette histoire bouleversante qui vous tient en haleine et cette sublime écriture qui rend poétique un simple détail. La quatrième de couverture la raconte avec justesse mais en dit malheureusement un peu trop. Je vais, non pas faire mieux, mais tenter d'être plus laconique.Julia et Brian sont mariés, leur fils Sam est un doux rêveur de sept ans. Le couple est en crise, ils se cherchent, se demandent si l'amour est toujours présent. Un drame survient et les anéantit. Ils se séparent et iront chacun là où le lecteur ne les attend pas. Ce n'est ni triste, ni glauque, ni drôle mais perçant, puissant et éblouissant. Une auteure que je vais suivre doucement, sans faire de bruit, pas à pas de peur de rompre le charme.Tellement de pages cornées...« C'était une douce soirée de septembre – le ciel bas et granuleux lestait la lune gonflée et quelque peu prédatrice ».« La problématique de la classe moyenne, se dit-elle : travailler plus, maison plus grande, travailler plus, maison plus grande, travailler plus, très grande maison – la mort. Grande maison vendue par le fils pour s'acheter de la drogue ».« Corny avait l'aspect de ce hommes tout sourire, capables d'envoyer des baisers à votre bébé tout en fouillant d'une main votre sac. Elle se demanda s'il avait eu des aspirations politiques ».« Les parents espéraient toujours qu'un moment viendrait où ils pourraient rattraper leur retard. Et leurs enfants adultes, qui soignaient le sentiment d'injustice de leur enfance, faisaient tout leur possible pour leur refuser cette chance. »« La famille était une entité impitoyable. Et très souvent, contrairement aux idées reçues, en général le survivant était le plus indigne ».« Julia était stupéfaite. Vingt ans à essayer d'apprendre aux gens à parler, alors que tout ce qui se disait dans les conversations se trouvait dans les silences ».

Theoma
25/09/09
 

Terre de brume Un couple tente un temps de survivre à la perte tragique de leur enfant. Mais la souffrance est trop vive et chacun se retranche dans sa solitude et le silence. Julia, l'épouse, décide alors de retourner en Irlande sur les traces du passé et tente de percer l’effroyable secret de famille.Le récit âpre, souvent caustique, nous plonge au cœur de l’Irlande, de sa beauté et sa rudesse. Un beau roman d’amour sur fond d’enfance tragique.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Vérité vraieTout commence par la soirée d'une famille qui ne va pas trop bien. Julia et Brian sont mariés depuis dix ans, et leur couple subit une lente érosion; A première vue, on ne donne pas cher de sa longévité, mais bien évidemment, les choses sont plus complexes que leurs apparences. Lors de leur visite au père de Brian, en Irlande, un drame se produit, et fout en l'air jusqu'à la plus infime particule de leurs existences. Brian sombre dans un isolement maladif, et Julia, contre toute attente, débarque chez son beau-père mutique et plus que particulier, pour s'abrutir de travail manuel et tenter d'ajouter un jour après l'autre. Par petites bribes de passé et de présent, on apprend peu à peu à faire vraiment connaissance avec toute cette famille, aux secrets bien gardés et aux plaies très à vif...Ce roman frappe bien fort comme il faut; on le débute presque dans l'allégresse, parce que le début est drôle, méchamment observateur du fonctionnement universel d'un couple ronronnant, et puis assez vite l'horreur absolue survient. La scène affreuse est décrite presque négligemment, ça tourne un peu autour mais le lecteur sait, sent, pressent, et c'est une sensation réellement physique qui vient le glacer : un vertige, un flash, l'expression de ce qu'il redoute le plus au monde et qu'il croyait être le seul à avoir osé imaginer pour l'exorciser, que ça ne lui arrive jamais, jamais, à lui ! A partir de là, on suit le reste en se distanciant de plus en plus, en saisissant toutes les occasions pour se dire qu'on ne peut absolument pas s'identifier à rien ni personne (ouf).Peine perdue, bien sûr, on termine les yeux tout mouillés et on s'est fait bien mal. Mais quand c'est fort comme ça... Moi j'en redemande ! Sylvie Sagnes

SagnesSy
19/07/12
 

Il y a quelque chose de pourri dans le couple que forment Julia et Brian depuis maintenant dix ans. Le début du Garçon dans la lune est d'une acidité réjouissante car chacun des personnages traverse une mini crise existentielle, se demandant comment il est perçu par les autres."Il se dit: je me demande pourquoi je ne vais pas baiser un mouton mort à l'abattoir du coinil cligna des yeux. elle se contracta. Il bâilla. Elle éternua. Il jouit. Pas elle.(...)il se dit: je pourrais divorcer pour moins que ça.Elle pensa:en plus , il faut changer les draps."Cette crise latente, car non-dite, risque de s'exacerber car le couple, accompagné de leur fils, Sam doit partir en Irlande chez le père de Brian, ce que Julia envisage comme "un long purgatoire".Ce sera pire que cela car un terrible accident va survenir ...Kate o'Riordan à partir de là aurait pu faire sombrer le récit dans le mélo le plus larmoyant, tirant partie des paysages et de tous les clichés embusqués dans un coin de notre tête sur l'Irlande. Balayant tout cela d'un revers de main, elle lance ses personnages défricher le passé de l'autre, jusqu'à ce que la vérité éclate. En effet, tant Julia que Brian se sont forgé une image qui ne correspond pas forcément à la réalité. "Elle se demanda pourquoi Brian, contrairement aux autres, trouvait si nécessaire de réécrire le passé, et quelle part de leur vie les autres couples gardaient cachée. Elle éprouva une pointe de remords pour toutes les fois où elle l'avait sciemment blessé par ses mots, où elle avait intentionnellement tenté de l'humilier parce que tant qu'il continuait à sourire de ce sourire exaspérant, si désinvolte, ses piques ne pouvaient atteindre leur cible."Violence des mots, violence des émotions violence tout court, l'auteure ne nous épargne pas et montre bien l'ambivalence des sentiments qui agitent ses personnages. Il serait tellement plus simple que les bons soient entièrement bons et inversement pour les autres...Le poids du passé, le poids des non-dits qui taraudent les générations suivantes sont aussi au coeur de ce roman, bien plus que la mort d'un enfant.Kate O'Riordan sonde les reins et les coeurs,elle fouille les plaies, jouant avec les peurs de ses lecteurs (qui n'a jamais paniqué , ne serait-ce que quelques secondes, après avoir perdu de vue son enfant dans un magasin?) dosant savamment l'espoir et la désespérance...Un livre qui vous colle une grosse boule d'angoisse , qui vous poursuit longtemps, mais qui est une expérience magistrale.Un livre qui brûle. cathulu

cathulu
11/07/12
 

J'ai été dérouté au début de ma lecture par les phrases concises et précises, sujet verbe complémentrien de trop cela ne collé pas trop avec l'idée que je me faisais de la poésie dans ce texte et pourtant on en perçoit . Et puis peu à peu, à la fois, les phrases se sont allongé et moi je m'y suis habitué à ce style presque sec. Nous nous sommes retrouvé à mi chemin. Par la suite j' ai eu un mal fou à reposer ce texte, je ne savais pas à quel endroit arrêter ma lecture. Je l'ai donc dévoré malgré l'histoire parfois un peu bancal bien peu crédible.Kate O'Riordan évite de tomber dans le pathos, elle garde le lecteur à distance tout en lui permettant de lire cette histoire triste, de malheur sans éprouver un malaise de voyeur. On ne se repait pas du malheur de cette famille, on le côtoit simplement le temps de lire les 352 pages. J'ai découvert une écrivain qui possède une écriture et un univers bien à elle. Un lecture magnifique...

Lacazavent
11/08/11
 

Mariés depuis dix ans, le couple de Julia et Brian bat de l’aile. Ils sont parents d’un petit garçon Sam âgé de 7 ans. En se rendant en Irlande pour passer quelques jours chez le père de Brian, Sam trouve la mort. Contre toute attente, Julia décide de reste chez son beau-père Jérémiah alors que Brian retourne en Angleterre et sombre dans la dépression. Julia travaille à la ferme familiale en se soumettant à son beau-père, un homme taciturne et tyrannique. Elle va découvrir un carnet rédigé par la mère de Brian qui va éclairer le passé et bousculer le présent.Un livre magnifique ! Dès les premières pages, j’ai été happée par l’écriture de Kate O’Riordan et par l’histoire. Car il s’agit d’un livre à tiroirs multiples qui traite de nombreux thèmes : le couple, la mort, la famille, l’enfance, la culpabilité…Dès les premières lignes, on ressent la tension entre Julia et Brian. Julia est autoritaire et très protectrice envers Sam, elle décroche des remarques incessantes à son mari. Lui encaisse les reproches. Et le drame le plus affreux se produit : la mort accidentelle de Sam. Un accident dont Brian est responsable. Avec les souvenirs de Brian, on replonge dans son enfance : élevé « à la dure » par Jeremiah, l’impuissance de sa mère face à son mari et la mort de son frère jumeau. Le poids de la culpabilité écrase Brian. Julia se réfugie dans des travaux de la ferme pour échapper à son chagrin. Petit à petit, elle découvre la personnalité de son beau-père et en apprend davantage sur lui. On remonte le fil de l’histoire Brian et de sa famille, une histoire pas jolie qui cache un lourd secret. La psychologie des personnages est saisissante, remarquable. Une histoire de famille dure, violente mais superbement traitée. L’écriture de Kate O’Riodan nous prend par la main, il n’y a qu’à se laisser guider... Un coup de cœur ! http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
19/10/10
 

Terre de brume Un couple tente un temps de survivre à la perte tragique de leur enfant. Mais la souffrance est trop vive et chacun se retranche dans sa solitude et le silence. Julia, l'épouse, décide alors de retourner en Irlande sur les traces du passé et tente de percer l’effroyable secret de famille.Le récit âpre, souvent caustique, nous plonge au cœur de l’Irlande, de sa beauté et sa rudesse. Un beau roman d’amour sur fond d’enfance tragique.

Il est très dur et m'a fait beaucoup souffrir comme peu de livres l'ont fait. Peut-être est-ce dû à la justesse du ton qui accentue le côté bouleversant de l'histoire et le côté touchant des personnages. Que ce soit le cynisme du début de l'histoire ou le tragique de la suite des évènements, tout est bien retranscrit.

Catoche24
14/03/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.18 kg

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