Le grand livre

WILLIS, CONNIE

livre le grand livre
EDITEUR : J'AI LU
DATE DE PARUTION : 24/03/04
LES NOTES :

à partir de
9,00 €

SYNOPSIS :

Quoi de plus naturel, au XXIe siècle, que d'utiliser des transmetteurs temporels pour envoyer des historiens vérifier sur place
l'idée qu'ils se font du passé ? Kivrin Engle, elle, a choisi l'an 1320, afin d'étudier les us et coutumes du Moyen Age.
3 personnes en parlent

Un petit mot sur l’ouvrage en lui-même qui est magnifique : grand format, titre en relief, de belles illustrations de couverture et un papier de belle qualité ! Deux récits nous sont donc proposés dans ce beau volume :« Le grand livre » : Ce récit nous entraîne sur les paradoxes des voyages dans le temps que les professeurs d’Oxford ont réussi à réaliser grâce à une extraordinaire machine ! Le premier candidat désire se rendre au Moyen Age mais il ne se doute pas que ce voyage va lui faire découvrir une époque où la peste règne en maître…« Sans parler du chien » : En 2057, les voyages dans le temps sont possibles mais rien ne doit être rapporté du passé ou changé ! Mais une riche dame s’est mis en tête de reconstruire un splendide bâtiment détruit durant la guerre 40 et une série de voyages dans le temps pour reconstruire à l’identique est mis en place… Des récits bien faits, bien écrits et originaux !Les voyages dans le temps ont toujours fasciné l’imagination des lecteurs et ici on est en plein dedans mais on découvre aussi les revers de ces voyages… Une très belle édition pour des romans à découvrir absolument !

madoka
02/01/16
 

De Connie Willis, j'ai lu l'excellent diptyque Blitz (Black-Out et All Clear) dans le même univers que Le Grand Livre et Sans parler du chien (et la nouvelle Les Veilleurs du feu). Dans ce cycle, qui a pour point de départ 2054, les historiens et étudiants en Histoire d'Oxford utilisent une machine à voyager dans le temps pour vivre les grands événements historiques. Une toute autre façon de voir l'Histoire ! Ils sont préparés, reçoivent des implants pour les langues, apprennent les us et coutumes, se font vacciner, etc... puis sont envoyés dans l'époque qu'ils étudient.Kivrin, pour son premier voyage, n'a pas choisi la facilité : elle convoite le Moyen-Âge, en 1320. Dunworthy, son professeur, pense que c'est trop dangereux (entre les bandits, le manque d'hygiène et la façon dont étaient traitées les femmes à l'époque) et la prévient. Elle part tout de même. Dunworthy s'en veut beaucoup de l'avoir laissée partir, et s'inquiète à juste titre lorsque le tech qui s'est occupé du transfert vient le voir en disant que quelque chose cloche...C'est parti pour plus de 400 pages entre deux époques : le Moyen-Âge avec une Kivrin affaiblie, et 2054 avec une... épidémie et une quarantaine ! Comme à son habitude, Connie Willis déroule son récit presque en temps réel, privilégiant les personnages et leurs relations, et les émotions des narrateurs. Ce type d'écriture permet de ressentir la frustration (essentiellement !) des personnages, et de les comprendre. On s'y croirait, quel bonheur !Le roman est centré sur le thème de la religion, celle-ci étant omniprésente au Moyen-Âge. Ce n'est pas ma tasse de thé, cependant Connie Willis a réussi à en parler sans m'en dégouter, ce qui est plutôt fort. Il est ici question d'apocalypse. D'ailleurs le titre VO : Doomsday Book permet à l'auteure de jouer sur les mots : c'est d'un côté le nom du registre fiscal cadastral de l'époque qui sert aux historiens, mais littéralement, c'est aussi le "Livre du jour du jugement dernier". Car Le Grand Livre, de prime abord gentillet, permettant de découvrir la vie d'une famille aisée au XIVè siècle, et de faire la connaissance de Colin Templer (Les lecteurs de Blitz le connaissent), devient de plus en plus dur, jusqu'à une apothéose qu'on pourrait qualifier d'horrible et qui, on l'imagine, donne réellement une sensation d'apocalypse aux personnages.Pour l'anecdote, le roman a été écrit au début des années 90. Connie Willis n'a pas intégré les communications sans fil, ce qui fait que ses personnages, en 2054, passent leur temps à courir d'un téléphone filaire à l'autre (mais en visio-conférence, c'est déjà pas mal !). Cela dit ce serait comme reprocher le fax à Retour vers le futur 2 ("Vous êtes viré !"), alors que c'est tellement savoureux. Et puis elle utilise un "localisateur" manifestement ancêtre du GPS. C'est toujours sympa de lire un livre de SF qui date un peu (et oui, 23 ans déjà), et de découvrir comment l'auteur imaginait le futur à l'époque !Je termine sur l'objet-livre, que j'ai reçu pour Noël. Il est superbe, avec sa couverture cartonnée et son titre brillant. Un très bel ouvrage !Pour résumer, Le Grand Livre de Connie Willis, réédité chez J'ai Lu en grand format, est un excellent roman de voyage dans le temps, plus dur qu'il n'y parait de prime abord. L'écriture de l'auteure met en avant les émotions et les relations inter-personnages plutôt que l'action (somme toute presque absente). Cela n'empêche en rien le roman d'être prenant et remuant, et je me suis rappelée le plaisir éprouvé à la lecture du Diptyque Blitz l'année passée. Veinarde que je suis, il me reste encore Sans parler du chien à lire ! LuneCe n'est pas parce que je dis n'importe quoi que j'ai tort.

LunePapillon
08/02/15
 

Un roman qui mêle Histoire et Science-Fiction ? Assurément, c'est pour moi ! Car si je ne suis pas une grande lectrice de SF, j'apprécie d'en lire de temps en temps. En revanche, les romans historiques, j'adore ça !!L'histoire c'est donc celle d'une historienne qui va aller faire un tour dans le passé, au Moyen-Âge précisément, afin de voir au plus près comment ça se passait à l'époque. Parce que même s'il y a des écrits et tout ça, le voir en vrai, bah c'est quand même mieux. Et tant qu'à faire, autant choisir une période calme. Car comme chacun le sait, le Moyen-Âge ce n'est pas que beauté, prospérité et gloire. Au Moyen-Âge, il y a aussi des périodes plutôt douloureuses. Sauf qu'évidemment, tout ne se passe pas comme prévu.Il s'agit d'un roman à double point de vue. D'un côté il y a Kivrin qui se situe au Moyen-Âge, et de l'autre l'équipe de technicien, à notre époque actuelle. Chacun de son côté va lutter afin de comprendre ce qui a cloché dans le système au moment du transfert. Et si vous avez l'habitude de lire mes critiques, vous savez que je suis friande de ce genre de livre.Nous découvrons à travers le regard de Kivrin une époque très sombre. L'auteur a bien pris le temps de nous décrire cette époque troublée, et l'on suit le quotidien de ces gens, en même temps que Kivrin. S'il y a bien des moments légers, l'ambiance se fait de plus en plus pesante, angoissante. J'ai rit lors de petites anecdotes marrantes, j'ai été émue par le destin des personnages auquels j'avais fini par m'attacher. Alors évidemment, lorsqu'on voit ce que le sort leur réserve, bah ça fait un ptit quelque chose.J'ai beaucoup aimé le personnage de Kivrin, qui s'avère à la fois très forte mentalement, et en même temps pleine de fragilité. On devine qu'elle fait tout pour ne pas se laisser dépasser par les évènements, mais que la lutte est ardue.En parallèle, nous avons à faire à notre époque contemporaine, où la science est omniprésente. Et la technologie très avancée a donc pu envoyer Kivrin à une époque antérieure. Sauf que lorsqu'une épidémie survient, bah la jeune fille devient secondaire pour la plupart des gens. Pas pour tous, heureusement. Et donc, le professeur Dunworthy va faire tout son possible pour la ramener à notre époque. Chose qui va s'avérer bien difficile, quand on sait à quelles personnes il est confronté.Si comparé à l'époque Médiévale la contemporaine est plus légère, elle nous présente tout de même son lot d'angoisse. On se pose des questions sur cette épidémie, on se demande comment tout cela va se terminer…Les personnages, hauts en couleur, apportent souvent pas mal d'humour. Entre la trop envahissante Mme Meager et le jeune Colin au parler très… contemporain, nous avons droit à des instants pas piqués des vers.Le roman fait 700 pages, c'est donc ce qu'on peut appeler un bon pavé. Dedans, il y a certes quelques redondances, des moments d'intrigue qui auraient pu être raccourcis. Mais finalement, ces redondances ne m'ont pas dérangées. Dire qu'elles étaient utile, non, mais disons qu'elles s'intègrent bien à l'histoire.Le Grand livre fut pour moi une très bonne découverte, et je le conseille sans hésiter à celles et ceux qui auraient envie de découvrir le mélange Histoire et Science-Fiction.

Nelcie
03/02/14
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.33 kg