Le grand sommeil

CHANDLER, RAYMOND

livre le grand sommeil
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 23/10/98
LES NOTES :

à partir de
6,50 €

SYNOPSIS :

Le vieux général sternwood, à demi paralysé, est affligé de deux filles. Vivian et carmen, qui sont absolument dépourvues de sens moral et se livrent à leurs vices avec une fureur maladive. vivian se saoule et joue à la roulette. carmen
se drogue, a des crises d'épilespsie et d'érotomanie. des gangsters chevronnés s'en mêlent aussi, mais le sympathique marlowe fonce dans le tas et ne va pas tarder à remettre un peu d'ordre dans cette maison de fous. il était grand temps.
4 personnes en parlent

On ne peut pas être un lecteur de Polars sérieux si l'on ne remonte pas aux origines du genre. Le détective Marlowe est sans doute le personnage qui a le plus influencé les vendeurs de torchons professionnels (Douglas Kennedy, Harlan Coben, Mo Hayder...) dont les oeuvres sont à la littérature ce que la Vache qui Rit est au fromage. Marlow, dis-je, est sans doute la plus belle réussite de ce roman plutôt confus, il boit, fume, baise, râle sans cesse, il est asocial... Bref, un génie.Chandler peint la ville de Los Angeles avec cynisme, il dénonce le puritanisme tout en maudissant la modernité... C'est un livre en noir et blanc, enfumé, violent et dramatiquement drôle.

un flyer
28/03/15

C'est vrai que l'intrigue de ce roman, rendu célèbre par Hawks et Boggart, est un peu sinueuse, complexe, et qu'on en perd le fil assez vite. Mais l'essentiel n'est pas là : Chandler décrit une ville comme une personne, Los Angeles, une époque bien particulière, celle des années trente, après la fin de la prohibition en Californie (le roman est paru en 1939), une critique sans concession d'une société puritaine mais corrompue. Marlowe est le type même du détective : séducteur mais macho, homophobe,alcoolique, malin, mais qui prend beaucoup de coups...Il a quelque chose qui résiste au mal, à l'argent, à la corruption, même si son humour ne le fait pas échapper à la noirceur du désespoir. laurence

laurence
26/03/14
 

Ce livre attendait patiemment son heure sur mes listes mais il a un peu raté son test de passage car il n’a pas eu l’effet que j’escomptais. Chandler nous propose une critique de tout un pan de la société se nourrissant de la corruption sous toutes ses formes. En effet, il n’y a pas que l’argent qui pervertit cet univers mais aussi une dégénérescence généralisée qui met très mal à l’aise. Or Marlowe porte un regard désabusé, détaché sur tout cela, vraisemblablement pour rester à l’abri, pour préserver les quelques illusions qui lui restent, mais lui en reste-t-il vraiment ? Il semble si déshumanisé, comme tous les personnages du roman d’ailleurs, personnages inconsistants. L’intrigue en elle-même n’est pas passionnante. C’est peut-être l’atmosphère qui sauve le livre, aussi délétère soit-elle, son côté désuet a un certain charme. Pour le reste, je n’ai pas été conquise. Ca se lit vite, ça comble un trou de sa culture littéraire. C’est (presque) tout.

mycupoftea
12/09/12
 

Ce policier est sorti en 1939 ( traduction par Boris Vian au passage ), mais ça ne se voit pas. Les détectives étaients toujours autant désabusés, provoquants, les gangsters étaient déjà là, les filles étaient allumés et le langage était toujours brut, sans tourner dans le vulgaire. Mais ce policier n'est pas un policier parmi tant d'autres, c'est un des tout premiers, un de ceux qui ont inspiré les auteurs futurs. Chandler étant un des auteurs "classiques" du roman noir américain et ce livre est son premier roman.

BambiSlaughter
12/04/10
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.17 kg

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