Le harcelement moral ; la violence perverse au quotidien

HIRIGOYEN, MARIE-FRANCE

EDITEUR : POCKET
DATE DE PARUTION : 01/12/11
LES NOTES :

à partir de
5,95 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Un mot peut tuer ! Pour déstabiliser et détruire, les armes de la malveillance, de la manipulation et de la persécution sont innombrables. La perversité ordinaire d'un conjoint, d'un parent, d'un supérieur peut briser un couple, défaire une vie, ruiner une carrière professionnelle. La loi du plus fort règne le plus
souvent dans la famille, l'entreprise, la société. L'agresseur mène patiemment son oeuvre paralysante et meurtrière. Sa victime se laisse peu à peu enfermer dans le piège prévu pour son supplice. Comment comprendre, analyser, vaincre le harcèlement psychologique ? Quelles solutions, quelles parades y opposer ?
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Cherchant la vie de Jung, je suis tombé sur ce bouquin en édition de poche et vu que je suis directement concerné par la question devenue malgré elle d'actualité par la faute de vieilles barbes pas foutues de faire leur boulot correctement (je parle aussi bien des députés qui ont pondu une loi aussi nécessaire qu'anticonstitutionnelle qu'aux membres du conseil d'Etat qui auraient pu suspendre leur décision en attente d'une nouvelle loi pour éviter un véritable carnage judiciaire), je me le suis procuré.Concerné parce qu'une plainte est en cours contre un ancien employeur... qui colle pile poil à la description qu'en fait madame Hirigoyen dans ce livre. C'est d'ailleurs son principal atout et il est tout sauf négligeable: il permet de poser des mots sur des souffrances, des personnalités, une relation. C'est essentiel parce que la victime de harcèlement est toujours dans le flou par la volonté plus ou moins consciente du pervers narcissique qui a décidé de la détruire. Cette confusion, cette incapacité à nommer, à s'y retrouver, à se décider déstabilise totalement, elle empêche de penser, de se positionner, de réagir. Elle crée une brèche dans laquelle la violence et les abus peuvent s'engouffrer. A terme, on finit par y perdre non seulement son énergie mais également sa propre identité; c'est le but: le pervers narcissique n'est rien de plus qu'un voleur d'identité.J'ai le souvenir de scènes presque surréalistes mais au moins absurdes où cet indélicat dirigeant s'acharnait à nier des évidences dans le but de me les faire nier moi-même. Au début, c'est un échange normal, on débat, on argumente même si, déjà, c'est étrange de débattre sur un sujet où il n'y a pas débat: il existait une théorie qui affirmait que le monstre du Loch Ness était un plésiosaure (je n'invente rien, cette conversation a VRAIMENT eu lieu). Au début, conversation calme, il m'explique que non, c'est autre chose. Je me met sur un PC, je lui montre qu'il se trompe. Non, c'est moi qui raconte n'importe quoi. Je lui montre plusieurs sites Internet. Il s'énerve, hausse le ton et finit par me dire "Non c'est pas ton machin, c'est un dinosaure!". J'essaie de lui expliquer... que par définition un plésiosaure EST un dinosaure, preuves à l'appui, une fois de plus, que c'est comme s'il me disait "non c'est pas un caniche, c'est un chien!", mais non, il s'énerve, hausse le ton, je ne suis qu'un con (champion olympique de natation, se justifie-t-il dans un rictus lorsque je lui reproche de m'insulter). Après avoir perdu une heure ainsi, le voyant s'énerver de plus en plus, je finis par céder: c'était pas un plésiosaure, mais un dinosaure... Après tout, qu'est-ce que ça fait que ce monstre qui n'a jamais existé ait pu ne pas être un plésiosaure ou un dinosaure? Pour éviter un conflit, des emmerdes, peut-être une volée d'insultes voire une tarte, le prix à payer n'est pas bien fort. Ben oui sauf que déjà l'heure perdue par sa faute, je l'ai regrettée. Parce que pendant qu'il discute tout seul avec moi sur un sujet complètement absurde et inutile, je ne faisais rien d'intéressant et de constructif, je n'avançais pas dans mon travail, et lui, directeur, ça ne peut pas lui convenir... Le pervers narcissique ne doit JAMAIS être considéré comme un être humain normal. C'est un monstre, un vrai, lui, avec sa propre logique. Il n'a pas sa place dans un hôpital psychiatrique, généralement ils se vantent de leur belle réussite sociale, de leur mariage, de leurs enfants, de leur bonne santé physique et mentale, mais dans un tribunal c'est autre chose. Parce qu'on ne se rend pas bien compte mais quand ce genre de scène se répète, quand une autorité qu'on prend pour un être humain, en qui on a fait confiance, à qui on doit rendre des comptes etc réussit à vous faire admettre qu'un plus un, ça ne fait pas deux, mais que ça fait exactement ce que lui veut que ça fasse, on peut difficilement s'imaginer les dégâts que ça peut produire sur le psychisme de la malheureuse victime.Voilà pourquoi ce genre de livre est nécessaire. D'autant que ce genre de monstre, de petit chef, de pervers, ne se trouve pas forcément sur le siège de son directeur, on peut aussi le trouver chez un simple collègue, dans son propre lit ou dans le lit de ses parents... Et dans ce cas les dégâts peuvent être encore plus graves, la situation d'autant plus compliqué à s'en extraire. [...] http://tutevukantalu.blogspot.com/

marcanciel
25/08/12
 

Format

  • Hauteur : 17.90 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.14 kg