Le jeune staline

MONTEFIORE, SIMON SEBAG

livre le jeune staline
EDITEUR : CALMANN-LEVY
DATE DE PARUTION : 10/09/08
LES NOTES :

à partir de
26,30 €

SYNOPSIS :

Comment devient-on Staline ? Né pauvre, ce garçon séducteur et dangereux s'essaye à la poésie romantique, se prépare à entrer dans les ordres, mais trouve sa vocation dans l'action révolutionnaire. À la fois intellectuel, gangster et terroriste, le jeune Staline avait tout pour se forger un destin hors du commun dans la Russie de 1917 : peu de scrupules et un énorme appétit de vie et de pouvoir. En s'appuyant sur dix ans de recherches, en particulier dans des fonds d'archives récemment ouverts en Géorgie et à Moscou, ainsi que sur les Mémoires de nombreux acteurs et témoins de l'époque, Simon Sebag Montefiore décape le vernis de la mythologie révolutionnaire. Il montre comment la rencontre, chez le jeune Staline, du banditisme caucasien, d'une paranoïa extrême et d'une idéologie
impitoyable lui permit de conquérir le Kremlin et l'URSS et fit de lui un des dictateurs les plus sanguinaires de l'histoire. Sont exposés ici ses liens ambigus avec la police secrète tsariste, ses nombreuses conquêtes féminines, ses innombrables crimes et délits, mais aussi le rôle qu'il joua dans la naissance du parti bolchevique et dans la révolution d'Octobre. On comprend mieux la question des nationalités, les luttes d'influence et la guerre idéologique, puis exterminatrice, entre bolcheviks et mencheviks avant et pendant la Révolution de 1917. Se trouvent aussi éclairées d'un jour nouveau ses relations avec Lénine, qu'il impressionna tant que celui-ci en fit, avec Trotski, son principal homme de main, avant de mesurer, trop tard, le danger qu'il représentait.
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L'Histoire n'a jamais rattrapé Staline. Il n'aura jamais du répondre du crime de près de 20 millions d'humains.Il ne fut même jamais « inquiété » par aucune justice. Aucun procès à son encontre. Rien. Mis à part le déboulonnage de quelques une de ses statues, la dénonciation de sa dictature par le courageux et sage Mikhaïl Gorbatchev.Une partie histoire aura retenu les exploits du petit père des peuples, qui arrêta les armées hitlérienne à Stalingrad. L'autre partie se souviendra du pacte germano soviétique qui permit aux forces hitlériennes d'envahir consciencieusement l'ouest de l'Europe à partir de 1939.Et puis l'histoire passa sous silence le viol de plus de deux millions de femmes allemandes, par les troupes soviétiques, dans des villes en ruine, livrées au pillage, et soumis à l'humiliation et aux meurtres de ses civils.Staline repose à présent dans un petit cimetière près du Kremlin. La décence « soviétique » a voulu qu'on l'éloigna un peu du tombeau de V.I, Lénine. Mais... il n'est pas très loin.On ne sépare pas ce qui est indissociable.L'enfance ou la jeunesse d'un homme peuvent expliquer parfois son destin...Mais ne les excusera jamais.Père alcoolique et violent, mère violente et hyper protectrice. Filiation douteuse, niveau social peu élevé. Géorgien jusqu'au bout des ongles.Sa mère rêvait qu'il devienne pope. Séminariste, poète, le jeune Soso ne rêvait que de prendre sa revanche. Géorgien, n'ayant appris le russe que tardivement, ses aventures de jeunesse pourraient paraître picaresques si le résultat n'avait pas été si effroyable.Mégalomane, paranoïaque, braqueur de banques, roi de l'évasion, champion du travestissement, , racketteur. Bienvenue au Far East !Il vouait à Lénine un admiration sans borne. Il vouait à Trotski une haine meurtrière.Le jeune Staline de Simon Sebag nous ouvre le monde des archives de l'histoire de cette Russie qui deviendra l'URSS, et qui a laissé son empreinte dans la Russie d'aujourd'hui, et qui a déposé dans murs du Kremlin ses larves. Dix ans de recherches pour analyser une personnalité hors du commun.Culte du secret, paranoïa du complot, exercice du pouvoir par la force, gestion anti démocratique, bureaucratie omnipotente, impunité totale des représentants de l'État, organisation mafieuse de l'économie, spoliation des terres, ostracisation des minorités, chasse ouverte aux opposants du régime, etc etc...Les méfaits de Staline reposait il sur l'idéologie d'un communisme marxiste?Non. Il avait été son terreau. Mais même la meilleure des terres peut engendrer des ronces.Staline, dit Sosso pour les intimes, alias Koba, ou le vérolé, ou le titubant, alias Besso etc....fut la main armée dont Lénine avait besoin pour que le mouvement bolchévique puisse se saisir du pouvoir.Après la mort de Lénine, Staline prend le pouvoir. 30 ans d'un despotisme absolu, d'un culte de la personnalité ahurissant, d'une dictature implacable .Le jeune Staline deviendra l'un des plus grand usurpateur de l'histoire.Un extrémiste qui se saisissant des écrits de Marx, a, de concert avec Lénine conçu une machine meurtrière, le règne de la Terreur.Police secrète, déportations, purges, exterminations, massacres. Ils ont utilisé les mêmes armes que le pouvoir qu'ils avaient renversé. le tsar avait sa police secrète, le tsar déportait en Sibérie, le régime tsariste organisait des pogroms, bâillonnait la presse, assassinait ou emprisonnait ses opposants..La dictature stalinienne ne fut pas anonyme, cette tyrannie a eu ses tyrans. Une armée de tyrans.Le bolchévisme, le mouvement auquel appartenait Lénine et Staline, et qui, lors de la révolution d'octobre 1917 était un courant minoritaire, n'aura jamais cessé de combattre le menchévisme, le trotkisme, le luxemburgisme, c'est à dire et plus largement tous les mouvements qui combattaient farouchement toutes les dictatures, ceux qui portaient le plus exactement l'idéal communiste.Mais pour l'histoire, les régimes léniniste et stalinien resteront l'illustration d'un régime communiste au pouvoir. Comme le furent ceux de Mao, et de Pol Pot. C'est bien connu, la propagande trouve ses lettres là où la censure les inventent.Le jeune Staline était charismatique, poète, enjôleur hâbleur, rebelle, séducteur, aventurier, il est devenu l'un des plus grands dictateur du 20e siècle. Et ce n'est pas le fruit du hasard.Le jeune Staline n'est pas le fruit du communisme, il est le pur produit qu'une dictature a d'elle même engendré.Pauvre, roturier, géorgien, il a tout simplement utilisé, pour se rendre maître de la Russie, les mêmes armes que le tsarisme lui avait enseignées : suprématie du plus fort, du plus puissant, établissement d'un caste dirigeante auto proclamée.Avec les pierres du Palais d'Hiver il a tout simplement construit le Kremlin.L'URSS n'est plus.Le Kremlin existe toujours.Raspoutine, Lénine et Staline eurent en commun le même cuisinier : le grand père de Vladimir Poutine.Comme quoi, c'est toujours dans le même pot qu'on fait encore la même soupe. Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
31/03/14
 

Format

  • Hauteur : 24.00 cm
  • Largeur : 15.40 cm
  • Poids : 0.69 kg
  • Langage original : ANGLAIS