Le jour avant le lendemain

RIEL, JORN

livre le jour avant le lendemain
EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 02/01/03
LES NOTES :

à partir de
6,60 €

SYNOPSIS :

Dans le nord-est du groenland, la tribu de katingak est sur le point de rejoindre le camp d'été. Pour ninioq, le temps sera venu de faire ses adieux au monde des vivants. mais tornarssuk, le maître de tout, en a décidé autrement. comme après chaque saison de chasse, il faut aller faire sécher le poisson et la viande sur la petite île de neqe. et c'est à elle, la doyenne de la tribu, et à son petit-fils manik qu'échoit cette mission. sur cette
terre hostile et malgré son grand âge, ninioq doit prendre soin de l'enfant. Jour après jour, elle apprend au fils de son fils les gestes de la vie et lui transmet les traditions et les légendes de la tribu. mais quelque chose s'est passé ninioq le sent. depuis quelques semaines déjà, ils auraient dû revenir les chercher. un malheur est-il arrivé ? il faut qu'elle sache, qu'elle aille à leur rencontre, qu'elle retrouve les siens...
10 personnes en parlent

Ninioq est devenue une vieille femme, elle sent que bientôt ce sera le moment d'aller seule sur la glace, conformément à la coutume de son peuple. Mais pour l'instant elle a encore une mission, elle doit surveiller la viande en train de sécher sur une petite île en compagnie de l'un de ses petits-fils. C'est l'occasion de transmettre toutes les histoires qu'elle connaît, d'enseigner à Manik un tas de choses qui lui serviront dans sa vie d'homme. Mais depuis quelques temps Nimiok est inquiète, le matin cette sensation la réveille et la perturbe, elle sent que quelque chose va arriver....Ce trop court roman possède une magie puissante. Considéré comme l'un des livres majeurs de Jorn Riel au sommet de son art, il est tout à la fois une extrapolation imaginaire à partir d'une découverte fortuite de l'auteur, un conte familial où la transmission générationnelle prend tout son sens, et un documentaire sur la vie des Inuit. Je ne m'attendais pas à cet épilogue, bien qu'il soit dans la droite ligne du reste du roman. J'ignore pourquoi je suis aussi fascinée par cet univers esquimau, je passe par plusieurs étapes quand je m'enfonce dans leur histoire, de l'admiration devant leurs valeurs essentielles à une espèce de dégoût devant la brutalité de certaines coutumes. Sylvie Sagnes

SagnesSy
03/07/12
 

Si vous ne lisez pas le résumé de 4ème de couverture, vous pourriez vous croire à la préhistoire quand vous lisez ce roman : il raconte le quotidien de la tribu de Katingak, à travers ce qui arrive à sa doyenne, Ninioq. Avant l'hiver, elle se rend sur une île proche du campement, avec son petit-fils, pour y sécher la viande et le poisson récoltés pendant l'été (mais ça caille quand même, vu qu'on est au Groenland). Sauf qu'au moment où l'on doit revenir les chercher, personne ne se pointe, et là, c'est l'horreur.J'ai adoré ce livre ! D'abord, il est rose (désolée Isil). Mais la couleur de ses pages n'attenue en rien l'épreuve que va devoir affronter la vieillarde. Il m'a beaucoup fait penser au Cadeau du Ciel, de Velma Wallis. Le problème est quasi identique, si ce n'est que l'écriture et l'histoire de Riel est beaucoup plus glauque. On y croise un détachement certain sur les malheurs que peut affronter une tribu, la vie est faite ainsi là-haut. Mon tout petit côté féministe s'est d'ailleurs pas mal de fois rebellé, à lire certains passages sur les coutumes de la tribu : les hommes enlèvent leurs futures femmes en cassant la figure aux pères et aux frères de celle-ci, l'emmène dans un coin isolé, une île par exemple, la prennent et lui taillade la plante des pieds pour qu'elles ne puissent s'enfuir, et les femmes sont très fières de montrer leurs blessures à leurs famille (ouai, youpi !).Mais en dehors de ces besoins terre à terre, la logique de ces tribus est tout à fait géniale. S'il n'ont pas de dieu attitré, il respectent tout de même une puissance au-dessus d'eux, ainsi que tout ce qui les entoure. Ninioq explique d'ailleurs simplement des choses importantes à son petit-fils :"- Pourquoi est-ce qu'on se fatigue d'un goût qu'on aimait beaucou avant ?- C'est parce qu'il y a tant de sortes d'animaux à chasser. Si l'on ne se lassait pas de ce que l'on préfère, on ne chasserait sans doute rien d'autre et un jour ou l'autre, cet animal-là, justement, disparaîtrait."C'est cette manière et cette façon de parler simplement de la vie, qui m'a touché dans ce récit. La fin n'en paraît que plus normale et simplement touchante...

Emmab666
29/01/16
 

Le jour avant le lendemain Ninioq, vieille femme inuit et son petit fils Manik ont fini de sécher viandes et poissons. Ils attendent avec impatience le retour des hommes avant le départ pour le campement d’hiver. Mais les jours passent et personne ne vient les chercher sur leur île pour les ramener dans la tribu. Lorsque leurs provisions sont achevées, Ninioq et Manik décident de rejoindre seuls le campement. Une découverte terrible les attend.Un texte fort, magnifique et sans pitié comme peut l’être parfois la vie…A partir de 14 ans

beraud@archimed.fr
13/12/15
 

Une belle histoire d'amour filial, de transmission et de sagesse. Nos lecteurs ont aimé ce conte poétique et ont découvert avec beaucoup d'intérêt la vie quotidienne de cette tribu.

Roman magnifique où tendresse et violence alternent. L’auteur nous emmène dans les années 1860 au Groenland au milieu d’une tribu qui vit avec ses rituels et ses croyances. On assiste tout d’abord à la vie du campement, les tâches quotidiennes, les relations entre les membres de la tribu qui sont souvent violentes dans ce territoire hostile. La vie y est rythmée par les saisons. Pendant l’hiver on vit avec les réserves emmagasinées en été. Pendant l’été on chasse et on pêche pour engranger la nourriture du prochain hiver. Puis l’histoire bascule. L’auteur nous raconte alors la relation touchante et pleine de tendresse entre Ninioq et son petit-fils Manik. C'est un roman sur la jeunesse et la vieillesse, sur la vie et la mort. D’ailleurs la mort est vécue avec sérénité par ce peuple, comme une étape naturelle de la vie. Les vieux lorsqu’ils deviennent une charge pour la famille s’en vont mourir dignement en allant s’allonger seuls sur la glace Cette histoire est dure. L’écriture est dépouillée, souvent lyrique. Un roman qu’on n’oublie pas.

Ludeca
26/05/13
 

Voilà un court roman que j'ai trouvé bouleversant. Autant je n'avais pas été emballée par ma précédente lecture de Jorn Riel (La maison des célibataires), autant j'ai trouvé ce Jour avant le lendemain excellent et touchant. C'est un roman âpre comme la banquise râpeuse et dur comme la nature sauvage et blanche. Dans un décor terrible (qui prouve encore une fois l'extraordinaire adaptabilité de l'humanité, car survivre dans ce milieu profondément hostile paraît a priori impossible), se déroule en finalement peu de pages une histoire d'une incroyable richesse, créée par Riel suite à une découverte fortuite qu'il a faite lors de ses voyages au Groenland. A travers le personnage de Ninioq, c'est tout un pan de l'histoire des Inuits qui apparaît, déroulé par elle pour transmettre à son petit-fils les coutumes et les croyances de la tribu. On fait ainsi connaissance avec un peuple ingénieux et parfois étonnant tant ses rituels et sa façon d'appréhender l'existence sont éloignés des nôtres, un peuple pour qui l'existence est difficile mais joyeuse, et pour qui la principale occupation est la chasse, puisque la survie de chacun en dépend. L'histoire est extrêmement bien construite et instille un sentiment progressif de fatalité, que vient renforcer la fin, qui était inéluctable. La narration par les yeux de Ninioq est incroyable de fluidité, on a vraiment l'impression de suivre le déroulement des pensées et des inquiétudes de la vieille femme, ce qui est assez impressionnant, tant Riel a trouvé un ton juste.

fashiongeronimo
15/07/12
 

Une belle histoire touchante et sensible qui traite des traditions chez le peuple inuit, de l'amour filial, de la transmission, sur fond de paysages glacés du Groenland.

Le jour avant le lendemain Récit allégorique et roman de société, peinture ethnographique et poème, cette histoire singulière vous plongera dans le monde fascinant des Inuits du Groenland, à la fin du dix-neuvième siècle.Univers à la fois hostile et magnifique, violent et paisible, marqué par un profond sens du sacré et par le respect de l’individu, tout ici, est régie par les règles de la survie, dans un environnement où les rigueurs climatiques et les conditions de vie sont extrêmes mais dont l’humanité et la solidarité entre les hommes ne sont jamais absentes.N’hésitez pas à plonger dans ce roman d’un autre monde, pour un dépaysement bouleversant. Laissez-vous séduire par un récit empreint de tendresse et de ce sens aigu de la vie dont le courage ne saurait jamais être absent.

Le jour avant le lendemain Ninioq, vieille femme inuit et son petit fils Manik ont fini de sécher viandes et poissons. Ils attendent avec impatience le retour des hommes avant le départ pour le campement d’hiver. Mais les jours passent et personne ne vient les chercher sur leur île pour les ramener dans la tribu. Lorsque leurs provisions sont achevées, Ninioq et Manik décident de rejoindre seuls le campement. Une découverte terrible les attend.Un texte fort, magnifique et sans pitié comme peut l’être parfois la vie…A partir de 14 ans

Conte familial Ninioq est une vieille femme qui vit avec son peuple dans le Nord du Groenland ; elle sent qu’elle atteint la fin de sa vie. Mais avant de s’isoler sur la glace dignement comme le veut la coutume elle veut transmettre son savoir à son petit fils. Ils partent sur une petite île pour surveiller la viande qui sèche. Le temps passe et l’apprentissage du petit Manik progresse, mais personne ne revient les chercher…Ce récit intense et cruel, poétique et triste, est l’œuvre majeure de Jorn Riel.

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.10 kg
  • Traducteur : INES JORGENSEN

Dans la même catégorie