Le journal de mon pere

TANIGUCHI, JIRO

livre le journal de mon pere
EDITEUR : CASTERMAN
DATE DE PARUTION : 23/11/07
LES NOTES :

à partir de
25,00 €

SYNOPSIS :

Contrairement à l'impression suggérée par son titre, Le Journal de mon père n'est pas un récit autobiographique. Jirô Taniguchi a simplement «planté» son scénario à Tottori, sa ville natale, où il a tant de repères et de souvenirs. Le héros de cette histoire s'appelle Yoichi Yamashita et travaille à Tokyo dans une agence de design. Apprenant la mort de son père, il revient après une très longue absence à Tottori, la ville qui l'a vu grandir. Au cours d'une veillée funèbre très arrosée,
le passé des années 50 et 60 ressurgit : l'incendie qui a ravagé la ville et la maison familiale, le dur labeur pour la reconstruction, le divorce de ses parents, ses souffrances d'enfant. Lors de cette veillée, chaque membre de la famille apporte un éclairage nouveau sur la personnalité de ce père que Yoichi tenait jusque-lâ pour responsable du désastre familial. Le fils réalise finalement, mais trop tard, qu'il a sans doute été le seul responsable de leur douloureuse incompréhension.
11 personnes en parlent

Le Journal de mon père écrit par Jirô Taniguchi qui est un auteur de manga. Yoichi apprend la mort de son père qu'il n'a pas vus de plus de 15 ans. Yoichi vas donc retourner dans la ville de son enfance Tottori au Japon pour retrouver les membres de sa famille qu'il n'est pas aller voir à cause du travail, il n'avait pas le temps, mais se libère pour assisté aux funèbres de son père. A la suite du récit il vas révoquer des souvenirs avec sa famille et se rendre conte qu'il aimer son père et qu'il n'était pas assez présent.Le graphique est très joli, le noir et blanc était la couleur idéale pour ce récit. Une histoire qui est presque autobiographique donc cette situation peux arriver souvent dans notre monde. Ce qui est plaisant c'est la nostalgie de Yoichi tout au long du livre. Taniguchi porte aussi un message dans le journal de mon père : Ne pas trop s'éloigner de sa famille, ont le regrette dans le futur. Pour terminer je conseille se livre à tout types de lecteur un livre très accessible.

iDeadSauce
05/01/14
 

Il y a quelque chose, dans ce récit très classique, qui m'a profondément remuée. Jirô Taniguchi aborde les liens qui nous lient à la famille, les fausses perceptions que l'on peut avoir d'elle, les regrets qui nous assaillent avec le temps qui passe. Il raconte tout cela grâce à l'histoire de Yoichi qui revient dans sa ville natale après une vingtaine d'années d'absence pour assister aux funérailles de son père. Lors de la veillée funèbre, les personnes présentes le font se replonger dans son passé. Il découvre alors une autre facette de son père et de cette famille qu'il a à tout prix chercher à fuir et cela l'emplit de regrets.Peut-être est-ce parce que l'histoire a fait écho à une situation personnelle proche, mais j'ai refermé le livre avec la gorge noué et les larmes aux yeux. Les personnages, l'atmosphère assez lente, la nostalgie, les regrets qui hantent les pages de ce récit m'ont énormément touchée. Ladilae

Ladilae
06/04/12
 

Une œuvre unique tant par la lenteur du récit, que par l'émotion qu'il suscite, un auteur à part dans l'univers de la BD (manga ?) japonaise. Une ligne claire, un héros toujours contemplatif, une découverte du quotidien du japon d'aujourd'hui non sans une pointe de nostalgie. Un grand moment de lecture... laurence

laurence
25/02/12
 

L'album débute alors que Yochan apprend le décès de son père. Convaincu par sa femme de partir rapidement pour la veillée funèbre, il va faire le voyage vers sa ville natale de Tottori, ville qu'il n'a pas vue depuis de nombreuses années, un voyage qui le replongera dans ses années d'enfance.Une oeuvre sensible sans aucune sensiblerie, qui accorde une part importante à la famille et à la question de la relation entre un père et son fils. Yochan va découvrir un père qu'il ne connaissait pas et portera ainsi un regard totalement différent de celui qui était le sien jusqu'à présent, et qui l'avait fait s'exiler loin de ses racines. <p>Maltese</p>

Maltese
15/12/11
 

Je continue mon exploration de l’oeuvre de Jiro Taniguchi, après la lecture de Quartier lointain, son manga le plus connu. Et je dois dire que j’ai été très touchée.L’auteurJirô Taniguchi est un scénariste et illustrateur de mangas seinen et gekiga, né en 1947 à Tottori (Japon). Dans les années 80, il publie des mangas aux styles divers : aventures, policiers et historiques tel Au temps de Botchan, sur la littérature et la politique de l’ère Meiji.Dès les années 90, il s’oriente vers l’évocation de situations de la vie quotidienne et des relations entre êtres humains. Récemment, sont parus des mangas traitant de l’attachement à la famille et du souvenir dl’enfance comme Quartier lointain ou Le Journal de mon père.L’histoireCelle de Yochan qui retourne dans son village d’origine Tottori pour assister aux obsèques de son père. Il n’est pas retourné depuis de nombreuses années et y retrouve toute sa famille. Lors de la veillée funèbre, son oncle lui raconte ses souvenirs. Le lecteur part ainsi dans les souvenirs de Yochan qui se rappelle son enfance et pourquoi il est parti et s’est autant éloigné de sa famille.On saura à la fin qu’à travers ce manga Taniguchi nous parle aussi un peu de lui, puisqu’il est né également à Tottori.Ce que j’en ai penséC’est un livre qui parle des liens, de l’importance des racines, mais aussi des incompréhensions qui peuvent surgir entre un père et son fils. Les dessins sont extrêmement fins et précis et empreints d’une grande douceur.Taniguchi sait incroyablement faire passer ses idées, avec beaucoup de sensibilité et de justesse. Magnifique !

delphinesbooks
26/03/11
 

Je découvre Tniguchi avec cette histoire rès personnelle. Et je suis sous le charme. Sa narration très lente, est toute en émotion vive. Il y a beaucoup de retenue, des silences, et une façon très pure de raconter les vies qui somme toutes sont assez banales, mais derrière la banalité, se cachent les sentiments, les non-dits, les questions, les regrets... Du gand art !

Lisons
13/10/13
 

Yoichi Yamashita travaille à Tokyo et retourne dans sa ville natale pour l'enterrement de son père qu'il avait perdu de vue. Au cours de la veillée funéraire, il va rouvrir les plaies de son enfance et les différentes personnes présentes vont lui permettre de voir différemment son père que des yeux d'enfants avaient rendus froids et distants. On retrouve dans ce manga énormément de sensibilité et de nostalgie. Parfois nous avons tendance à juger sévèrement les personnes qui nous sont proches juste parce que nous n'avons pas tous les éléments ou que nous manquons d’empathie. L'oeuvre de Jirô Taniguchi est d'un intérêt incontestable

milca
22/05/13
 

Yoichi, un homme moderne travaillant dans une société de design à Tokyo reçoit un jour un coup de fil l'informant du décès de son père. Il n'était pas revenu dans sa ville natale depuis plus de dix ans et les obsèques de son père vont être pour lui l'occasion de se remémorer son enfance ...C'est une histoire particulièrement émouvante. Yoichi est bouleversant dans sa souffrance de petit garçon car l'auteur se livre là à une incroyable introspection des sentiments d'un homme par le biais de ses souvenirs. Il relate magnifiquement le poids des non-dits et ses conséquences sur un enfant que l'on cherche à préserver,cette impression de se sentir en marge, la souffrance de l'abandon, sa solitude, ... mais un enfant qui ne baisse pas les bras qui se bat et qui choisit comme système de défense de s'éloigner des siens commettant lui aussi l'abandon qui l'a tant fait souffrir... Surgit alors la figure du père immuable, le rocher sur lequel tous s'appuient et qui ne flanche pas malgré les coups du destin. Un homme que sa ligne de conduite a toujours tenu debout. Cet homme que Yoichi prenait pour un travailleur acharné, ennuyeux et triste était en fait un homme d’exception, bon qui n'a jamais abandonné mais qui a aimé et attendu toute sa vie le retour de son fils. Ce père a qui il en voulait tant se montre sous des facettes qu'il avait refusé de voir et maintenant il était trop tard. Loin d'être triste cette prise de conscience va enfin permettre au héros de se réconcilier avec lui même et de s'ouvrir enfin...Taniguchi a su restituer ces sentiments avec une grande pudeur et une finesse qui font de lui un grand maître de cette littérature. Il a dévoilé une grande part de lui même dans ce livre. En effet, il a lui même délaissé ses parents plusieurs années pour vivre dans la capitale. Ce qui sous tend ce livre est un drame intérieur qu'il vivait : le ressentiment d'un fils pour son père. Il s'est servi de la BD pour dévoiler ses sentiments mais aussi demander pardon à ses parents ayant pris conscience de son ingratitude.Un livre à lire absolument ! Cristie

cristie
21/04/13
 

"Le journal de mon père" est l'histoire d'un fils qui a reçu dans son enfance des blessures d'amour lesquelles ne se sont jamais cicatrisées. Il a depuis nourri une rancune tenace envers son père. Devenu adulte, absorbé par sa vie de famille et professionnelle, il apprend la mort de ce dernier et revient sans grand enthousiasme dans sa ville natale après 16 ans d'absence.Tiré d'un évènement autobiographique, le roman n'est pas pour autant l'histoire de vie de Jirô Taniguchi. Et c'est aussi bien ainsi. Lectrice depuis peu de cet auteur, je vois dans "Le journal de mon père" un prolongement de "Quartier lointain". En effet, selon moi, le roman s'intéresse à une thématique bien particulière: l'histoire familiale. Dans les deux productions, il s'agit d'un fils qui cherche désespérément à saisir la complexité d'un père souvent dépeint comme inacessible. Aux yeux de l'enfant, le père d'alors revêt d'un aura négatif. C'est un bourreau de travail. Il est taciturne et parfois rude dans son approche de la vie. Le personnage du fils Yoichi accuse son père d'être responsable du départ de sa mère. Se sentant abandonné, dépassé par le conflit parental et les non dits, il s'éloigne peu à peu de sa famille et de sa ville natale. Par ce fait, bien qu'il ait réussi sa vie d'homme, il n'empêche qu'en reniant ses origines, il se renie lui-même. Du moins, c'est ce que semble vouloir dire Jirô Taniguchi. Par cette position, l'auteur est bien dans la lignée conservatrice et traditionnaliste, branche de pensée majoritaire en Asie. Il prône comme dans toute l'Asie la prédominance de la famille et la filiation sur l'individu. D'ailleurs, la soeur est la parfaite fille du père. De plus à plusieurs reprises, le lecteur parçoit de façon très directe les reproches de l'oncle maternelle de Yoichi qui le voit comme un individualiste et un égoïste. Le texte soulève donc les difficiles relations entre les êtres lorsque ceux-ci placent l'intérêt de l'individu au-dessus de l'intérêt collectif. La mère de Yoichi en est l'exemple typique. Elle est la victime de cette société où la femme est encore un être soumis et non doué de pensées et de désirs propres. Mais le roman a aussi selon moi une dimension psychologique. Il s'agit de la quête du parent idéal. La mère est ici fantasmée par l'enfant. Il la met sur un piédestal avant que le principe de réalité ne la fasse chuter dans son estime. C'est une histoire mélancolique du temps qui passe et qui fait déliter les sentiments. Le fils arrive trop tard pour pouvoir reconstruire son histoire avec le père. La veillée funèbre sera alors l'unique occasion pour l'enfant devenu adulte de connaître l'ultime vérité de ce père devenu cadavre. Contrairement à l'Occident, où l'enfant doit tuer symboliquement son père pour devenir à son tour un homme, ici il ne peut y avoir de parricide. Il ne peut y avoir que la "négociation avec le réel" et son acceptation. L'histoire du père racontée par l'oncle maternelle lors de la veillée est doublement importante. D'abord, en Asie, l'oncle maternel et la tante sont des figures d'initiatrices. En Asie, ils sont les gardiens de la mémoire d'un clan. Dans les familles nobles ou de la classe bourgeoise, l'enfant ne vit pas dans les jupes de sa mère. Il est élevé par l'oncle maternel. Enfin, l'oncle symbolise ici la puissance de la parole vraie qui libère Yoichi des non dits . Il peut désormais vivre sans le voile du mensonge.C'est un livre sublime, poignant et mélancolique. Jirô Taniguchi nous dit tout simplement que l'on perd toujours quelque chose en grandissant. Que les parents nous trahiront forcément. Que les liens se délitent mais on peut toujours construire avec ce qui reste pour qui veut bien l'entendre. C'est le principe de réalité qui prime... Victoire

tran
12/02/13

Un magnifique opus de Jiro Tanigushi. Un bel hommage à un père qui a sacrifié sa vie pour ses enfants au départ de sa femme sans laisser d'adresse. L'histoire de ce petit garçon qui fera toute sa vie, tout ce que son père, lui n'a pas fait. Partir de sa ville natale, travailler ailleurs & être loin des siens. Un coup de crayon fin et précis comme on a l'habitude et l'agréable sensation de connaitre chez cet auteur. Filiation, abandon, fraternité... autant de thèmes bien traités.

deedoux
02/02/12
 

Emouvant Tout commence par la mort d'un père. Yoichi, le narrateur, retourne à Tottori pour assister à la veillée funèbre de son père. Le retour est difficile puisque le narrateur à couper tout lien avec son père depuis une quinzaine d'années.Une oeuvre splendide empreinte d'émotion, de générosité et de sensibilité.

Format

  • Hauteur : 24.00 cm
  • Largeur : 17.30 cm
  • Poids : 0.77 kg
  • Langage original : JAPONAIS

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