Leviathan

AUSTER, PAUL

livre leviathan
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 01/02/96
LES NOTES :

à partir de
6,10 €

SYNOPSIS :

Paul Auster Léviathan Comment et pourquoi Benjamin Sachs, jeune écrivain talentueux des années Reagan, est-il devenu le poseur de bombes qui plastique l'une après l'autre les multiples statues de la Liberté ornant les villes américaines oe C'est à cette question que cherche à répondre son ami Peter Aaron dans ce récit traité à la manière d'une biographie, réponse anticipée aux enquêteurs du FBI, à la légende médiatique qui s'est déjà emparée de Sachs. Et le romancier du Voyage d'Anna Blume de nous donner, dans le sillage des écrivains prophètes que furent Whitman ou Thoreau, le portrait d'une Amérique
déboussolée, qui a renié sans même s'en apercevoir ses valeurs fondatrices. Un récit d'une limpidité rigoureuse, aux personnages - notamment féminins - d'une remarquable vérité. Peu importe que tous les genres littéraires se confondent dans cette fiction gigogne ; peu importe qu'on oublie tout pourvu qu'au détour d'un alinéa, d'un paragraphe, se lise en filigrane le mal américain. Alfred Eibel, Le Quotidien de Paris. Aussi net qu'une lumière d'hiver, palpitant comme un polar et retors comme un roman à tiroirs, Léviathan est une des plus belles réussites de son auteur. Catherine Argand, Lire.
6 personnes en parlent

Auster nous emporte dans une Amérique en perte de repères à travers des personnages hauts en couleurs où la question de l’identité est placée au centre. Un vrai travail a été fait sur eux, tous ont un rôle très important et un comportement particulier qu’Auster s’attache à disséquer pour mieux comprendre pourquoi et comment ils agissent ainsi. L’histoire est en outre très bien étudiée, rien n’est laissé au hasard et les monologues parfois assez longs en deviennent très prenants. Ce livre est un grand mélange, à mi chemin entre le roman, l’enquête policière, la réflexion sur le monde, sur l’identité… Tout y est ! Très gros coup de cœur pour ce livre qui m’a beaucoup plu. La version complète de ce commentaire est disponible sur mon site, rubrique littérature :http://art.souilleurs.free.fr

Artsouilleurs
17/01/09
 

Le roman commence par la mort de Benjamin Sachs, tué par sa propre bombe. Car Sachs, ex-écrivain prometteur, a tout abandonné pour devenir le Fantôme de la Liberté, personnage devenu célèbre dans tous les Etats-Unis des années Reagan en dynamitant l'une après l'autre les multiples statues de la Liberté ornant les villes américaines. Mais comment et pourquoi cet écrivain plein de promesses en est-il arrivé à devenir un terroriste ? C'est à cette question que cherche à répondre son ami Peter Aaron, lui-même écrivain (et double littéraire de Paul Auster), dans ce récit traité à la manière d'une biographie.Mais "Léviathan", ce n'est pas seulement l'histoire de Benjamin Sachs, c'est aussi une réflexion sur le métier d'écrivain au travers du couple Peter/Benjamin, deux visions complémentaires de l'écrivain.D'un côté Peter, écrivain qui a réussi et veut croire aux valeurs de la création littéraire. Il veut trouver et écrire la vérité à propos de Sachs avant que le FBI ne découvre qu'il était le Fantôme de la Liberté et que la réputation de Sachs ne soit entachée à jamais. Aaron se trouve alors confronté à la tentation de la fictionnalisation, la tendance qu'il pourrait avoir à déformer l'histoire, à changer certains faits pour les conformer à SA réalité.De l'autre côté Benjamin, celui qui n'y croit plus et cesse d'écrire pour se lancer dans l'action. Des actions un peu dérisoires (attenter aux statues de la Liberté, sans pouvoir s'en prendre à la principale) mais courageuses et d'une grande portée symbolique. Sachs cherche ainsi à éveiller les consciences, à mettre en garde son pays qui a perdu de vue ses valeurs.Dans "Léviathan" nous assistons donc à un double combat : celui de Sachs contre son pays, et celui d'Aaron contre lui-même.J'ai trouvé ce roman parfois très lent (surtout dans les deux premiers tiers) mais aussi généreux, le second aspect faisant que l'on poursuit sa lecture en dépit du premier.

Kara
14/01/09
 

Peter Aaon, écrivain, vient d’apprendre dans le journal la mort pour le moins explosive de son ami Ben Sachs, écrivain lui-aussi. Ce dernier, dont le cours de la vie s’est trouvé brutalement bouleversé le jour où il a tué un homme, s’est engagé dans une action terroriste destinée à détruire les reproductions de la Statue de la Liberté pour remettre en cause le système américain. S’attendant à recevoir la visite de FBI et afin d’éviter tout détournement de la réalité, Peter décide de reconstituer le plus fidèlement possible la vie de Sachs et de le consigner dans un livre auquel il donnera le titre de l’oeuvre inachevée de Sachs : Leviathan.J’ai raccourci autant que faire ce peut le synopsis de ce pavé de 400 pages. Aaron, en racontant la vie de Sachs, nous parle aussi de lui, de la difficulté d’écrire, et d’une myriades de personnages tous plus étranges les uns que les autres mais surtout de l’évolution d’une société américaine en perte constante de repères. Si l’on ne saura jamais ce qui se cache derrière le titre de Leviathan de Sachs, celui d’Auster renvoie sans doute au monstre institutionnel, à cet Etat gigantesque et monstrueux que représentent les Etats-Unis (ce titre nous rappelle forcément Hobbes dans son ouvrage éponyme qui évoquait l’Etat despotique en reprenant le nom du monstre mythologique du Livre de Job) On retrouve dans cette oeuvre foisonnante, bien que moins complexe que bien des romans du célèbre auteur américain (toutes mes chroniques concernant cet auteur sont à retrouver ici), le procédé de la mise en abîme puisque le narrateur est en train de rédiger le livre que nous lisons. Le récit est, comme d’habitude, mené d’une main de maître et nous sommes jusqu’aux toutes dernières pages curieux d’apprendre comment ce brave écrivain a bien pu se retrouver mêlé à une telle histoire. On comprendra que chaque personnage est à voir comme une pièce d’un immense puzzle, non seulement celui d’une vie mais celui d’une nation. Un grand livre donc, qui avait reçu le prix Médicis étranger en 1993. http://leslecturesdenaurile.wordpress.com

Naurile
18/11/14
 

Première incursion chez Paul Auster. Recommandé, et l'auteur et le livre, par une amie. Alors que dire ? Je suis quelque peu restée sur ma faim. le début est prometteur. Quelqu'un se fait exploser à côté de sa voiture par accident et le narrateur reconnaît dans ce fait divers l'acte de son meilleur ami, dont il entreprend ne nous narrer l'histoire et de nous justifier ce qui apparaît de prime abord inexplicable. Tout un lot d'intervenants étoffe le récit, mais ne lui donne pas pour autant beaucoup de chair. L'auteur m'est apparu rester en surface de ses personnages, beaucoup de choses semblent invraisemblables et puis, et puis, la langue et le style, mais j'ai lu en version traduite, m'ont paru plats, banals. En un mot, je n'ai pas été emportée. Une bonne lecture, certes, mais ni un chef d'oeuvre, ni de la grande littérature. Je reconnais quand même avoir du mal avec beaucoup d'auteurs américains, à part Faulkner et Kingsolver pour ceux que j'ai lus. Ceci vient peut-être de cela.

Plumedouce
06/02/16
 

Ce roman qui dénonce une Amérique qui perd les pédales (et l'action se déroule dans les années 70-80) est, d’une certaine façon prophétique. Auster, toujours centré sur les symboles en choisit ici un de taille : la statue de la liberté. Il reprend une anecdote personnelle sur la visite de la statue quand il était enfant et, à partir de ce point de départ, il déroule son fil. Il prend pour héros un homme ordinaire qui, par un enchaînement de circonstances, finit par devenir un éveilleur des consciences mettant en garde un pays qui a perdu de vue ses valeurs. Comme dans la plupart de ses livres, il construit une intrigue où le destin du héros est presque entièrement soumis au hasard, au point que l’on peut parfois être perplexe sur les directions que prend la vie de Sachs. Au-delà de cette trajectoire peu commune, on croisera des personnages, essentiellement féminins, tous très travaillés, qui nourriraient à eux seuls un roman (je pense notamment à Lilian Stern, l’intrigue devenant réellement intéressante à mes yeux à partir du moment où Sachs la rencontre). En bref, un livre majeur dans l’œuvre d’Auster en dépit de son aspect trop dispersé.

mycupoftea
04/09/12
 

Attention, lire du Paul Auster rend accro !Et oui, à peine sortie de Brooklyn Follies, j’ai eu envie de continuer ma découverte austerienne et je me suis attaquée à Léviathan.Une chose qui m’interpelle beaucoup avec cet auteur, c’est que ses livres, pourtant très différents les uns des autres, sont tous aussi captivants. Auster parvient à se diversifier de façon impressionnante et à chaque fois, je suis conquise lors de ma lecture.Léviathan ne déroge pas à la règle et j’ai dévoré mes 400 pages, adorant lire ce livre dans le roman, suivant les pas de Ben (racontés par Peter). J’avoue que je ne sais comment parler de ce livre, dense et très riche, pleins de personnages sombres, de thèmes actuels, de prises de conscience collective ou individuelle.D’habitude, j’essaie de ne pas m’emballer (et j’évite de me pâmer en public) mais là, je l’avoue, j’ai succombé et j’en redemande (d’ailleurs, j’ai déjà 3 livres en attente dans ma PAL, histoire de ne pas être prise au dépourvu !).

Argantel
16/12/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.15 kg

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