Le libraire

MOREIRA, REGIS DE SA

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 13/09/06
LES NOTES :

à partir de
4,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

- Vous l'avez lu ? - Oui, dit le libraire. - Moi aussi, répondit le jeune homme. Le libraire lui sourit. Le jeune homme prit confiance : - Mais je l'ai offert à quelqu'un à qui je n'aurais pas dû l'offrir. - C'est difficile d'être sûr de ces choses-lâ, répondit le libraire. - Oui, dit le jeune homme.
- Ne désespérez pas, dit encore le libraire. Certains livres sont à retardement... « Un coup de coeur, pur concentré de poésie et de tendresse, façon Amélie Poulain. " Erwan Desplanques, Télérama. « Ne pas lire trop vite, pour faire durer le plaisir. » Bernard Plessis, Le Bulletin des Lettres.
18 personnes en parlent

Un libraire, légèrement ermite, un brin taciturne et misanthrope vit 24 heures sur 24 dans sa librairie, y attend -ou pas- le client et fait d'étranges rencontres. Sa librairie est le lieu de visite de gens étonnants : la plus belle femme du monde cherchant un fiancé, la mort venant reprendre goût à la vie grâce à la lecture, un témoin de Jéhovah qui revient dans plusieurs chapitres, ...Le livre démarre bien : une écriture simple, limpide, poétique. Un soupçon de logique absurde y ajoute du charme. Et puis, finalement, malgré cela, ce roman tourne un peu à vide. Certains y trouveront des métaphores, des paraboles ou toute autre signification. Pour moi, qui ne suis pas doué dans ces choses là, j'ai pris certes du plaisir à lire les rencontres de cet homme très décalé, mais je n'ai pas franchement adhéré. Peut-être le côté absurde n'est-il pas assez poussé pour moi ? Toujours est-il qu'il ne me restera probablement que peu de souvenirs de ce livre -on verra bien dans quelques mois, les présages en ce domaine ne sont pas toujours exacts !-, bien que j'aie lu Le libraire sans ennui et avec un certain intérêt. Yv

Lyvres
25/03/14
 

Bon, ce que j’ai aimé c’est le fait de parler des livres mais à part ça c’est tout. Je n’ai pas adhéré au coté loufoque, à l’humour décalé, à la soi-disant poésie, à cet hermite qui vit en huis-clos dans sa librairie. C’est quand même dommage de faire passer un amoureux des livres comme un fou qui ne sort pas de sa cellule. J’ai commencé à me faire à cette lecture vers la fin, mais après analyse j’ai compris pourquoi : j’allais refermer ce bouquin ! Allez, je file vers ma PAL en chercher un autre.Poudoupoudoupoudou…

Metaphore
25/05/13
 

Visite d’une exposition au sein de la bibliothèque…. Bien sûr, certains livres sont mis en évidence par la bibliothécaire, bien sûr, j’ouvre un ouvrage et….. je m’envole, je ne suis plus avec les autres, je suis dans la boutique du libraire.« Poudoupoudoupoudou », je suis entrée. Ah oui, ne pas confondre : « Pompompidou » susurré par la grande Marylin et « Poudoupoudoupoudou » bruit que fait la porte du libraire. Je suis entrée, je me suis fondue dans le décor, j’ai regardé vivre le Libraire, je l’ai écouté.Les livres et les tisanes nourrissent notre homme et les livres se nourrissent de son atmosphère, l’un ne va pas sans les autres. Chaque « Poudoupoudoupoudou » annonce l’entrée d’un client singulier, les clients pluriels, c’est-à-dire les couples « coupli, coupla !» ne sont pas admis dans son antre. Il se refuse à eux et peut se cacher sous son bureau pour ne pas les affronter. Il faut dire que c’est un tri-amoureux. « De toutes les femmes qui étaient tombées dans le piège de sa librairie, le libraire n’en avait aimé que trois qui lorsqu’il pensait à elles n’en formaient plus qu’une qui était devenue l’amour perdu du libraire ».Les livres pour enfants sont disposés à leur hauteur, un microclimat règne au rayon des livres philosophiques, plusieurs éditions d’Anna Karina remplissent une seule étagère, un seul guide de voyage existe chez lui, le Dalaï lama vient lui rendre visite pour trouver le livre sur la vie. A la dame en noir avec sa faux, il donne un livre de poésie et elle devient la dame en blanc, mais hélas le « Poudoupoudoupoudou » de sortie lui rend sa couleur première. Les témoins de Jéhovah passent souvent chez lui proposer la joie et le bonheur, Dieu entre ou sort selon les invectives ou les mots gentils du Libraire. Le Libraire s’offre une tisane après chaque client, il en choisit la plante selon humeurS’il vous dit : « Il y a beaucoup de choses intéressantes à apprendre sur les icebergs », fuyez vous n’êtes pas ou plus le bienvenu !!Régis de Sá Moreira, par l’absurde parle de l’amour du livre, de la lecture, de la mort, de Dieu…. Sa librairie me rappelle un sujet vu à la téloche. Une petite librairie où aucun livre n’était jeté et où il n’y avait qu’un passage entre deux murs de livres ; le libraire me fait penser à celui du bouquin.Je ne sais pas comment parler de ce livre déjanté, qui n’a ni queue ni tête, seulement des pages, des livres, des clients, beaucoup d’empathie et de poésie. Un seul conseil, LISEZ-LE, relisez-le. Encore un livre que je vais rendre à regret à la bibliothèque !

zazy
05/04/13
 

Les libraires constituent un peuple un peu particulier. Passionnés de livres, ils vivent en dehors de la réalité, dans leur monde. C’est aussi ainsi que vit Le libraire de Régis de Sa Moreira. Être solitaire, il tient une boutique dans une grande ville qui compte déjà nombre de librairies. Mais le libraire (ainsi nommé dans le roman, il n’a pas de nom) n’est pas un commerçant ordinaire car il a choisit un créneau particulier : il « refusait de vendre de la merde ». En conséquence, notre ami lit tous les livres qu’il vend. D’ailleurs, certains rayons sont moins fournis que d’autres, comme celui des guides de voyages par exemple. Il faut dire que le libraire ne voyage pas beaucoup, tout occupé à garder sa librairie ouverte jour et nuit (vous imaginez si un client désespéré trouvait porte close en pleine nuit ? Quelle catastrophe !). En parlant de clientèle, on peut dire que la boutique attire une faune un peu particulière, notre libraire n’hésitant d’ailleurs pas à fuir les clients qu’il ne veut pas voir ou à les expulser volontairement.Voilà posé le cadre de ce roman original. Sans véritable histoire, chacun des chapitres aborde un aspect de la personnalité du libraire ou s’attarde sur une catégorie de clients. En fait, ce roman me fait penser à une série télévisée où chaque épisode, s’il met en scène les mêmes protagonistes, n’en est pas moins différent et sans lien avec le précédent.L’auteur nous immerge dans un monde magique où les livres ont une vie propre : ils dorment, se nourrissent et réagissent aux comportements des clients. Mais il semble que les rêveries du libraire ne sont qu’un prétexte pour parler de sujets qui nous touchent tous : Dieu, la religion, l’amour, l’amitié, la solitude ou la place de la littérature dans notre vie. Le libraire, sans véritable attache, s’est construit un monde dans lequel les étagères de livres sont des remparts contre la solitude, où les devises et règles le rassurent et lui permettent de faire face à un monde qui lui est étranger.J’attendais beaucoup de ce livre, je pensais que l’on y parlerait littérature et que je me retrouverais dans ce libraire passionné de livres. Pas du tout. Les quelques titres cités n’ont aucun intérêt et il est surtout question du rapport entre le libraire et sa clientèle extravagante. De plus, je n’ai pas réussi à sortir de la lecture au premier degré et le coté décalé/irréel de ce roman n’a pas réussi à me toucher. Cette lecture m’a placée dans une certaine tension, une attente qui n’a finalement pas été comblée par manque d’action.Le premier chapitre du roman vous permettra de vous faire une idée personnelle…(sur le blog) Carnet de lecture

Carnetdelecture
03/04/13
 

Pas une histoire mais des moments de la vie d'un libraire "loufoque" parfait rat de bibliothèque très particulier qui pourrait être sympathique. N'a dans sa librairie - ouverte 7 jours sur 7 - que les livres qu'il aime. Il classe ses clients. Cocasse mais je n'accroche pas à mon goût trop absurde.

BMJACOU
15/06/12
 

Un libraire surréaliste ? Oui, mais comment ne pas être hors du temps quand on vit au milieu des livres, quand on se nourrit d'eux et de tisanes, et que le quotidien est seulement rythmé du «poudoupoudoupoudou» de la porte d'entrée?Cette histoire est très drôle, poétique, triste aussi, un peu. En tout cas habilement écrite, à savourer délicatement, comme une fine tisane.

philit
09/08/15
 

"Le libraire" de Régis de Sa Moreira raconte la vie d'un libraire dans son magasin ouvert 24 heures/24. Nous le voyons avec ses clients pour les conseiller ou en train de boire une tasse de tisane dont il est friand. Je suis désolée pour l'amie qui m'a gentiment prêté ce roman mais je n'ai pas du tout aimé ce livre. Je m'y suis beaucoup ennuyée, j'ai trouvé le temps long (heureusement que ce roman est court !), à mon avis il ne se passe quasiment rien dans ces pages sauf des répétitions de "Poudoupoudoupoudou" et des caricatures de personnes. Je ne retiendrai pas ce livre car son ton décalé, fantaisiste, parfois complètement loufoque, ne m'a pas plu du tout.

prune42
02/01/15
 

Assez partagée sur ce livre : même si je l'ai lu sans effort et avec un certain plaisir, je n'y ai pas trouvé quand même de profondeur, malgré de rares instants de grâce et de poésie. Le répétitif des situations, les allusions un peu lourdes à mon goût sous forme de métaphores filées, tout autant que les ellipses m'ont laissée hermétique. L'écriture est plutôt agréable, des phrases courtes, simples, faciles, peut-être trop. C'est un texte qui bégaie un peu, mais sans charme ni vraiment d'émotions. Un point positif, ça se lit vite. laurence

laurence
31/03/14
 

Très poétique. L'histoire d'une librairie ouverte 24h/24 et 7j/7 et surtout l'histoire de son libraire, de ses clients... poudou poudou poudou poudou poudou ... Un client entre ! Et il se passe quoi ? Quelle seras la question du client ? Quelle seras la réponse du libraire ? Quelle seras l'humeur du libraire ? Quelle seras l'arôme de la tisane du libraire ? Dieu passe parfois la porte de la librairie du libraire, la mort aussi y fait sa visite... Le libraire a ses clients préférés et d'autres (les couples) qu'il déteste...Ce libraire a ses blessures : il envoi par courrier que des pages de livres à ses frères et soeurs qu'il ne voit plus, les femmes qu'il a aimé ou plutôt "La femme" regroupant ces 3 amours qu'il a perdu, il ne voit plus ses amis pour ne plus être leur sujet de conversation...Un libraire qui ne vit qu'avec et pour ses livres...Ce libraire est attachant, il protège ses livres, il lit tous ses livres et ne vends que des livres de qualité dans sa librairie... il se nourrit de livres et de tisanes... il écoute Mozart, il lit à longueur de journée, caché derrière ses livres, dans son grand fauteuil et sous son chapeau...Ce libraire déteste parler si cela n'a pas de sens, alors il lit à voix haute, reclus dans la solitude, ce libraire lit le livre de sa vie, le livre de la vie...Que de symbolisme dans ce petit livre agréable à lire, j'ai aimé la folie de ce libraire si philosophe. une jolie découverte, j'ai beaucoup aimé ce libraire et sa librairie. http://dutempspourlire.blogspot.fr/2013/03/le-libraire-de-regis-de-sa-moreira.htmlDu temps pour lire

sybelline
12/07/13
 

Ce livre est une espèce d'extraterrestre étrange comme le Libraire dedans. Ce libraire tout particulier, vit pour ses livres, dans une librairie qui ne ferme jamais.Et il reçoit sans cesse des clients, parfois tout à fait logique pour une librairie (les couples, l'habitué, etc...) et d'autre fois, assez particulier (Dieu ou encore la mort). J'ai énormément aimé ce livre, qui semble tout simple, doux, fluide et qui à chaque chapitre raconte une partie du libraire et de sa librairie.C'est légèrement irréaliste, vu les visites de Dieu ou encore "de la question". Mais c'est assez joli, et ça m'a un peu fait penser à l'aspect étrange de l'Alchimiste de Coelho.Le libraire était vraiment adorable et j'ai aimé sa réaction et sa façon de penser, j'ai aimer sa librairie qui se remplit de tous les livres qu'il lit, sa façon d'avoir aimer trois fois, et sa façon de parler à ses clients. Il avait vraiment un aspect étrange, et je l'ai trouvé vraiment mignon comme personnage.C'était tout doux comme livre, c'est le genre qui détend, qui n'est pas prise de tête, une tranche de vie par ci par là, irréaliste mais si jolie qu'on a envie que ça continue. Sauf que voilà le principal défaut de ce livre : Il est trop court. Vraiment. J'en redemande, j'aurais voulu en savoir plus sur ce libraire si étrange, sur ces trois amours, et j'aurais aimé aussi peut-être qu'il évolue en un sens, mais non. Quand ce livre fut fini, il fut fini, point final, et c'est un peu triste.Mais j'ai passé un excellent moment, et j'en ressors pas déçu du tout.

yuukichanbaka
22/12/12
 

J'avoue, le titre(Le libraire de Régis de sà Moreira) et la couverture du livre de poche m'ont incitée à faire un achat d'impulsion que je ne regrette pas ! Le prologue est un peu déroutant mais le contenu dul ivre est à savourer à petites gorgées...On entre en effet progressivement dans un univers qui de "normal" bascule progressivement dans la poésie, l'humour, un univers suspendu entre rêve et réalité où l'on croise des clients bizarres (Dieu, une femme nue, Jacques le Fataliste...) et surtout un libraire qui vit de lectures et de tisanes(d'où la couverture) et qui ne dort jamais...Un grand amour des livres se dégage de cet "olni"(objet littéraire non identifié), qui peut dérouter les amateurs de littérature "classique"mais séduira les esprits fantasques... cathulu

cathulu
29/08/12
 

Ce libraire est un petit conte philosophico-humoristique, un pied-de-nez aux idées reçues, un libre délire sur la liberté et les livres. Il y a plusieurs choses qui m'ont beaucoup plu, comme cette merveilleuse idée de déchirer les pages des livres qui nous font penser à quelqu'un, pour les leur envoyer, sans autre forme de dialogue... Comme le bar-tabac en face, remède universel à tout ce que les gens peuvent chercher que le libraire ne peut proposer... Enfin, j'aimerais assez le trouver, moi, ce libraire fantasque et allumé, qui ne vendrait pas ce qu'il considère comme de la merde, qui "élirait" ses clients et clôturerait la journée en m'offrant une tisane, que je ferais semblant de trouver bonne, malgré l'ombre qui passerait sur mon visage pour essayer de balayer ma sympathie naturelle.

SagnesSy
23/07/12
 

C'est un roman qui raconte l'histoire d'un libraire et de sa librairie. Le thème m'attirait mais je ne suis pas du tout tombée sous le charme de ce roman, sorte de pseudo conte philosophique aux accents vaguement poétique. En revanche, il se lit facilement et vite. Ce ne sera pas un coup de coeur pour moi et je ne crois pas que j'en garderai le souvenir très longtemps.Ce que j’ai préféré c’est le poupoupidou que fait la porte de la librairie quand quelqu’un la pousse. J’avoue dans l’ensemble avoir été déçue et ne pas avoir compris l’intérêt du roman. Peut-être les références m’ont-elles échappées… ! J’ai effectivement eu le sentiment de lire une sorte de conte philosophique. Mais je ne suis pas tombée sous le charme. Le texte est facile à lire ; Il y a un côté également parfois un côté fantastique dans ce roman ; de plus,les gens rentrent et sortent de la librairie sans trop qu’on sache pourquoi.C'est un roman nourri de certaines références littéraire qui en soi, sont intéressantes. Les trois femmes font penser aux déesses de l’antiquité, il y a quelques allusions notamment à Jacques le fataliste… mais j'ai eu du mal à voir ce que l'auteur cherchait à faire dans ce roman. Les scènes entre les clients et le libraire frôlent toutes l’absurde mais sont loin d’être drôles. K100dre

K100dre
21/10/11
 

C'est un écrit comme un conte sur la vie de ce libraire qui est seul au milieu de ses livres qui sont pour lui ses amis.Les potentiels clients entrent et sortent de la librairie comme les gens passent dans la vie.Le libraire a ses souvenirs, ses aventures, ses clients préférés, ceux qu'il évite, en particulier les couples quil lui rappellent peut-être qu'il est seul (j'ai beaucoup aimé le fait qu'il se cache sous son bureau pour ne pas avoir à affronter ces couples), ses colères, sa tisane...C'est un roman très poétique, rempli de métaphores. Sandrine

Sandrinelou
19/10/11
 

Plutôt qu'un roman, je dirais que Le libraire est un recueil d'anecdotes : dans chaque chapitre (court, 3 à 7 pages), le libraire raconte une anecdote différente, sur un client ou une cliente, un livre, un souvenir de lecture, ou sur lui et une de ses tisanes, son aversion pour les couples et pour la troisième heure de l'après-midi... Évidemment certaines historiettes sont plus intéressantes que d'autres mais le tout reste vraiment bon, agréable à lire et parfois surprenant.Mon histoire préférée est celle de la grande dame en noir qui dépose sa faux et veut lire de la poésie ! (page 107). Ah, j'ai bien aimé aussi celle où il faut choisir trois livres à emporter sur une île déserte (page 85) : quel choix difficile !Dans le prologue, il y a trois femmes, seules, sur un paquebot, à trois endroits différents et elles ne se connaissent pas mais pensent toutes les trois la même chose.Plus tard, on apprend que le libraire a aimé trois femmes dans sa vie. Y a-t-il un lien avec les femmes sur le paquebot ? En tout cas, l'univers du libraire, ce n'est pas le grand large, c'est la libraire, les livres, les clients, les lettres qu'il envoie à ses frères et sœurs éparpillés dans le monde, les tisanes qu'il boit après le passage de chaque client. Mais « seul au milieu d'un océan, d'une marée plus exactement, de livres, le libraire referma son propre livre pour s'adresser à Dieu. » (page 181).« Les clients préférés du libraire étaient ceux qui n'avaient jamais lu de livres.Ou bien très peu. » (page 70) ce qui n'est pas mon cas !Le libraire est ressorti en poche avec en couverture la tasse de tisane ; j'ai eu l'iceberg qui est tout aussi important.[...] Catherine de La culture se partage

Catherine2
21/05/11
 

En lisant "le libraire", j'ai tout de suite pensé au théatre de l'absurde sans doute en raison du côté loufoque de ce roman. Mais il y a également beaucoup d'humour, de poésie et de tendresse dans cette histoire et un brin de mélancolie.C'est l'histoire d'un libraire fantasque, ou carrément barré selon le point de vue, qui n'aime pas les couples et les groupes, qui met les livres jeunesse à hauteur d'enfants, qui ouvre sa boutique 24H/24 et 7 Jours/7, se nourrit de livres et de tisanes (une après chaque client), entretient un microclimat favorable aux livres de philosophie, écoute mozart pour réveiller ses livres après la sieste, fait semblant d'être un client, tente des classements étranges, et ne vend que les livres qu'il aime.Il entend les clients arriver, avant de les voir, caché derrière son comptoir : la fleuriste, le témoin de Jéhovah qui veut le convertir à la joie et la beauté de la vie, une jeune femme cherchant une boulangerie, le dalaï lama à la recherche du livre de la vie, une femme nue, des enfants, la mort avec sa faux, la tristesse, la question, un groupe dont tous les membres finissent par vouloir le même livre, Mme la Baronne, un voyageur, la plus belle femme du monde, Jacques le Fataliste et des femmes qui commencent les romans par la fin. D'une disponibilité sans faille, il répond à toutes les demandes même les plus farfelues.190 pages qui nous donne à voir un libraire qui refuse d'affronter la réalité, qui a perdu tous ses amis et correspond avec les membres de sa grande famille (10 frères et soeurs) via des pages de romans qu'il arrache (arrghh ! mon coeur a failli lacher à ce moment de la lecture, sacrilège ! moi qui ai déjà du mal à corner les pages...)et leur envoie.Il ne vit qu'au travers des livres...alors que sa librairie, aux yeux des autres, est un vrai "piège à filles" !Un rien nostalgique, le libraire feuillette son propre livre, celui de sa vie. Les livres sont un refuge contre les blessures de l'existence, une muraille qu'il erige pour ne pas se frotter aux gens. En croyant se protéger ainsi de la souffrance, ce libraire finit profondément seul.Au moment de vous livrer un extrait, j'hésite, j'ai corné (oui cette fois j'ai corné) tant de pages !!!"Dès qu'il ouvrait un livre, le libraire était heureux. Ou du moins, il se sentait bien. C'était presque une joie d'enfant. C'était aussi une faiblesse. Il avait l'impression que l'on s'occupait de lui, qu'on prenait soin de lui. Pour tout dire, lorsque le libraire lisait un livre, il avait le sentiment d'être aimé. "L'avis de théoma, lilly, esther, Tamara, Emeraude, Kali. Toutes ont aimé cette folie douce dont est atteint notre libraire...

lucie38
12/03/11
 

Le livre de Régis de Sa Moreira rompt avec beaucoup de « codes romanesques » ; difficile à qualifier l’ouvrage est une agglomération de texte au lyrisme certain, qui sans discorder forme un cœur délivrant une ode au libraire.Un autre fait qui peut surprendre à la première lecture ; le prologue qui semble à l’instant assez éloigné du sujet principal. Même si finalement elle s’accorde avec l’épilogue livrant le dernier indice à la compréhension du « roman ».Le contenu du livre se trouve finalement aussi étonnant que sa couverture -l’iceberg. Balayant d’un roman, les idées reçues et par la même occasion le réel l’auteur laisse ainsi libre place aux livres et à leur gardien. Quelle vie surprenante que mène ce libraire dévoué corps et âmes à ses pensionnaires, qu’il ne peut pas toujours se résoudre à vendre. Les livres, reconnaît le libraire, ne sont pas d’un grand recours mais ils deviennent plus attachant et ainsi la phrase « Il n’y a pas d’ami plus loyal qu’un livre » d’Hemingway prend tout son sens face à cet homme qui a été oubliés par tout ces amis d’autrefois et qui a vu les amours de sa vie envolés. Les ouvrages de sa librairie lui prêtent alors leurs mots qu’il extrait du livre pour envoyer la page à un membre de sa famille qui lui a été rappelé. Lien original qui unit également le naufragé à la société. Mais n’en est-il pas devenu un depuis des années où il vit dans ses livres. A travers ses clients, aussi hétéroclite que les tisanes qu’il consomme, des portraits pleins d’humour et parfois de tendresse. Comme tous, ce libraire a des habitués et des personnes qu’il ne peut supporter, comme les couples et leur double poudoupoudoupoudoupoudou et ce qui le rend peut-être unique c’est qu’il ne vend pas de la « merde », comme il le déclare, mais des livres qu’il a lu (et aimé). Ainsi s’ébauche la description peut-être pas physique, que le héros exècre, mais au moins fantasque, psychologique et humainement probable d’un personnage imaginaire. Dans ce livre, on trouve une certaine chaleur et une poème qui donnent l’impression de se trouver soi-même dans une librairie et de sentir le papier que nul mal n’a encore frôlé et que seul l’encre à taché.

Meandnothim
01/03/11
 

A mon avis ce petit roman est à lire en une fois (une bonne heure) car il faut rentrer dans le monde du libraire pour mieux le comprendre. Histoire absurbe et fantasme littéraire se mélangent dans la tête de cet homme qui ne vit que pour et par les livres. Un intégriste du mot ! Des petites scènettes se suivent au rythme des entrées et des sorties des clients. J'ai beaucoup aimé le passage sur les couples (coupli coupla couplicoupla ) ou alors de cet homme qui ayant offert un roman censé délivrer un message se trouve déçu. Le libraire lui dit que certains livres sont à retardement ... Un livre agréable à lire, poétique et drôle à réserver aux amoureux des livres et à ceux qui apprécient les histoires décalées (ou qui le sont eux mêmes ...)

milca
19/03/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.13 kg