Le lion

KESSEL, JOSEPH

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 07/03/72
LES NOTES :

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5,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

« Un lion dans toute la force terrible de l'espèce et dans sa robe superbe. Le flot de la crinière se répandait sur le mufle allongé contre le sol. Et entre les pattes de devant, énormes, qui jouaient à sortir et
à rentrer leurs griffes, je vis Patricia. Son dos était serré contre le poitrail du grand fauve. Son cou se trouvait à portée de la gueule entrouverte. Une de ses mains fourrageait dans la monstrueuse toison. »
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De passage dans une réserve au Kenya le narrateur rencontre Patricia qui, à dix ans, possède un rare pouvoir sur les animaux. Bullit, directeur du parc et père de Patricia, l'admire, mais sa mère Sybil est terrorisée : sa fille passe ses journées dans la brousse en compagnie d'un lion, King. Recueilli lorsqu'il n'était qu'un lionceau perdu, King a grandi avec Patricia avec qui il entretient un lien étrange. Oriounga, un jeune guerrier Masaï, fasciné et séduit par le pouvoir que la jeune fille exerce sur le fauve, vient affronter son lion dans un combat à mort...Le lion est une histoire tragique empreinte de passion. Passion de Bullit, ancien chasseur reconverti, pour les animaux de la réserve mais aussi pour sa fille, passion du narrateur pour ce lieu d'une splendeur édénique, passion de Oriounga, libre de tout lien sur la terre des hommes. Mais surtout passion de Patricia "l'enfant lion" pour King et réciproquement. Mais dans ce monde africain cette passion va trouver, selon le pressentiment du narrateur, témoin impuissant du drame, un dénouement qui est un rite de passage.Il y a trois lions dans ce récit : à côté de King, la bête aux yeux d'or, ami et "enfant" de Patricia, deux hommes s'opposent : Bullit, le "géant roux", fauve et maître des fauves, et ce jeune Masaï à la chevelure cuivrée, voué par une loi ancestrale à affronter les lions. Patricia, qui régnait sur King et sur son père, ne peut résister à sa fascination pour le jeune homme dont elle cause la mort. Patricia, en voulant étendre sa domination, en menant trop loin un jeu dont elle ne mesure pas le danger, passe de l'univers de l'innocence à celui des adultes.Un roman d'une rare beauté, alliant douceur et violence dans une histoire d'amour magnifique et cruelle.

Kara
14/01/09
 

C'est intéressant de se replonger dans une lecture de jeunesse quelques décennies plus tard... Loin du livre scolaire qu'il semble être aujourd'hui, c'est un roman fascinant : d’abord et avant tout le récit d’une histoire d’amour aussi belle qu’improbable entre un jeune fauve et une petite fille. Mais c'est aussi une œuvre de journaliste attentif, un voyage en terre kényane, à la découverte de sa faune, de sa diversité, de sa richesse. Ethnologue, Kessel nous emmène à la rencontre des tribus composant ce grand pays. On fait la connaissance alors du peuple Masaï, on découvre son quotidien, on apprend ses rites, et parmi eux celui consistant à combattre un fauve à main nue pour entrer dans l’âge adulte. Anthropologue, Kessel étudie les hommes et leur conditionnement, leur réaction, leur adaptation dans ces milieux inhospitaliers, tâchant alors de comprendre quelle place ceux-ci peuvent y prendre sans venir pour autant troubler le subtile équilibre des choses. Écrivain, il signe un roman puissant et dépaysant servi par une vraie belle écriture. Même si on sent poindre le drame, qu'en si bel équilibre est infiniment fragile, on se laisse porter par ce récit qui résonne encore longtemps après l'avoir fini. laurence

laurence
29/09/14
 

Un classique lu, il y a longtemps et relu pour mes filles à l'école élémentaire puis avec mes collégiens...Cela donne envie d'aller au Kenya et cela fait réfléchir à notre rapport aux bêtes sauvages...personnellement j'ai toujours envie de les apprivoiser et de les nourrir...hérisson, grive musicienne et...pélican et ours!!. L'ours était dans sa cage et bondissait pour venir chercher sa dose de miel! berthe

afbf
25/08/14
 

Après avoir lu Les Mains du Miracle, mon petit chemin de lecture a de nouveau croisé la prose particulière de Joseph Kessel qui trahit toujours son étonnement au monde. Cette fois ce ne sont plus les mains mais un lion qui cristallise cet étonnement : une histoire d'amitié entre le plus grand des félins et une petite fille au cœur de la savane. Je trouve que Joseph Kessel a su mettre le doigt sur ce que la nature peut receler d'enchantement, mais aussi de sévérité : je l'ai ressenti comme une immersion au plus profond des mécanismes du vivant qui contraste avec ce que notre culture a voulu effacer et comme une éloge de la force de la nature. Une bonne lecture !

Patricia a toujours vécu avec ses parents dans une réserve au Kenya parmi les bêtes sauvages. Une sorte d'enfant sauvage qui a su apprivoiser les animaux de la jungle et vivre en intelligence avec eux. Elle a même réussie a tisser une véritable amitié, au grand désespoir de sa mère,avec le roi de la jungle, le lion King. Jusqu'au jour où arrive dans la réserve un guerrier masaï qui ne rêve que de découdre avec un lion."Le lion" de Kessel est sans conteste un classique de la littérature française mais est ce un livre jeunesse ? Si par littérature jeunesse on entend livre que l'on peut lire quand on est jeune, alors oui "le lion" est un livre jeunesse mais si l'on sous entend que l'on ne peut l'apprécier que lorsque l'on a entre 11 ans et 16 ans, alors non ce livre n'en est pas un. "Le lion" est avant tout un roman initiatique dans lequel l'auteur nous emmène dans une Afrique qui n'existe plus, une Afrique colonisée, un Kenya gouverné par les blancs et où les noirs sont appelés des nègres. C'est une formidable histoire d'amitié entre une petite fille, une enfant roi, et les animaux sauvages et surtout du lion King. Une amitié où le compromis n'existe pas, où les sentiments sont entiers et purs, dans laquelle la nature est omniprésente et le danger jamais très loin. Un formidable roman grâce a une histoire d'une grande force romanesque et par les sentiments qui le traversent et qu'il fait partager au lecteur (et cela quelque soit son age). Un livre incontournable grâce a des personnages a qui l'auteur donne une profondeur de caractère remarquable et des sentiments complexes parfaitement rendus. Un coup de coeur grâce aussi a ce formidable talent de conteur de Kessel qui en quelques phrases, quelques mots nous transportent au coeur de cette Afrique et de cette formidable histoire.Un roman que j'avais lu adolescent et que j'ai redécouvert trente ans après dans une nouvelle édition. Une relecture qui m'a conforté dans le sentiment que j'ai depuis ma première lecture que ce livre est un chef d'oeuvre. http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/

Zembla
08/12/13
 

Un joli classique à redécouvrir, qui nous parle de grands espaces , de l'Afrique, d'animaux sauvages, et d'une petite fille qui s'est construit une relation intrigante avec un lion.L'écriture bien que classique, est très poétique et il nait de cette lecture une belle émotion. dvan

dvan
15/12/12
 

Après un voyage en Afrique Orientale (Kivou, Tanganyika, Ouganda et Kénya) et avant de se rendre à Zanzibar, l'auteur s'arrête pour deux jours dans le Parc Royal au pied du Kilimandjaro. Il était « arrivé la veille, épuisé, à la nuit tombante » (page 12). Au réveil, il a devant lui un petit singe et, au milieu du brouillard, le Kilimandjaro : « Les neiges du Kilimandjaro traversées de flèches vermeilles. » (page 14).C'est en s'approchant d'un point d'eau pour observer les animaux s'abreuver ensemble qu'il rencontre Patricia. La fillette de 10 ans est la fille du responsable du parc et elle communique avec les animaux. « Et les fauves ? demandai-je à Patricia. » (page 35).Plus tard dans la matinée, l'auteur fait la connaissance des parents de Patricia : Sybil Bullit, une Anglaise plutôt citadine, et son époux, John Bullit. Ancien chasseur et même braconnier – connu sous le surnom de Bull Bullit – repenti depuis une dizaine d'années, Bullit est l'administrateur de la réserve. « On aime les bêtes pour les voir vivre et non plus pour les faire mourir. » (page 94).Sybil Bullit : « J'essaie de faire oublier qu'il n'y a pas une ville à trois cents kilomètres d'ici et qu'on trouve à la porte de cette maison les bêtes les plus dangereuses. » (page 51).John Bullit : « Pour une fois que j'avais un visiteur convenable. […] Les touristes... Vous ne connaissez pas cette espèce. » (page 87).Dans la journée, l'auteur découvre la réserve avec un ranger : « La Réserve était immense » (page 99) et « Les bêtes étaient partout. » (page 100) mais il est déçu car la voiture ne sort pas de la piste et il ne peut approcher les animaux : « J'avais le sentiment d'être puni, privé, frustré, volé. » (page 101).Au retour de cette excursion, il croise deux Masaï, un vieux (Ol'Kalou) et un jeune (Oriounga), un morane c'est-à-dire un Masaï qui deviendra adulte dès qu'il aura tué un lion (même si c'est maintenant interdit par le gouvernement).[...] Catherine de La culture se partage

Catherine2
21/05/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.16 kg