Le liseur

SCHLINK, BERNHARD

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 23/02/99
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Ebook

SYNOPSIS :

À quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l'un de leurs rites consiste à ce qu'il lui fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain. Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de ses études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée
à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l'insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais. Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : « Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération (...) que j'aurais moins bien su camoufler que les autres ? »
39 personnes en parlent
Un livre qui traite des horreurs de la guerre, mais sans trop s'appesantir dessus. Une belle histoire d'amour qui n'en est plus vraiment à certains moments. Captivant. On a presque pitié pour l'héroïne.
Emilie Mlle
Je n'ai pas l'habitude de lire ce genre de livres. Je suis plutôt du genre à lire des livres où tout se finit toujours bien et où l'on sait toujours comment ça va se passer. Mais ce livre est mystérieux car les réactions des personnages le sont parfois. Je l'ai dévoré en ayant hâte de connaître la fin de l'histoire. Je n'ai qu'une envie c'est de voir l'adaptation en film pour comparer !
Amandine Mlle

Loin de l'amour léger. Une ambiance pesante tout au long du roman. Et puis toujours ce questionnement sur la responsabilité, sur l'histoire. Et pourtant, une histoire d'amour... Consultez le commentaire complet sur www.mondalire.com

un flyer
29/10/08

Ce roman est une histoire à multiples facettes. On y parle d'amour, de trahison et d'un fantôme qui vient hanter chacune des histoires futures de Michaël, d'une histoire qui ne s'est finalement jamais vraiment terminée. On y parle d'Histoire aussi, avec cet héritage qu'il faut apprivoiser, et les procès qui viennent rappeler les actes terribles posés sans qu'on les comprenne parfois par des hommes et des femmes. On y parle de honte, que ce soit celle des jeunes Allemands, ou celle d'Hanna qui se cachera bien longtemps.Voilà un livre qu'on m'avait prédit beau, et qui l'est réellement. Un nouveau coup de coeur pour 2014 ! Miss Alfie

MissAlfie
14/02/14
 

J’avais déjà lu Le Liseur, il y a quelques années, dans un exemplaire sur lequel ne figuraient pas encore Ralph Fiennes et Kate Winslet, à un moment où les visages de ces acteurs ne m’apparaissaient pas encore derrière les mots de Bernhard Schlink. De cette première lecture, j’avais gardé un souvenir assez marquant de l’intrigue, mais avais tout oublié des sentiments suscités par celle-ci. J’avais oublié à quel point la narration de l’auteur pouvait me plaire et surtout à quel point ce roman était riche de questions plus ou moins dérangeantes. J’avais oublié à quel point ce récit me touchait et avais tout de même laissé une trace – même discrète – dans ma vie de lectrice. Le Liseur, c’est tout d’abord l’histoire d’un jeune homme qui s’éprend d’une femme plus âgée, avec qui il vivra une relation de quelques mois. Au delà des très belles scènes d’amour, écrites de façon suggestive, tout en maintenant un mélange de brutalité et de délicatesse maladroite, j’ai été frappée par le regard très subjectif posé sur la femme aimée. Tout comme dans La nuit bengali de Mircea Eliade, elle apparaît à plusieurs reprises mystérieuse, comme vue à distance, et déroutante pour cette raison. La différence d’âge, ainsi que d’autres éléments propres à la personnalité du personnage féminin, semble maintenir une barrière entre les deux amants et laisser de même le lecteur dans une part d’inconnu. Celle-ci sera levée au cours du récit, mais partiellement seulement et subsistera dans les interrogations du narrateur vieillissant. Ces questions, parfois formulées en tant qu’annonces, m’ont davantage marquées lors de cette relecture, puisque je savais ce qu’elles cachaient, comme celle-ci : "Pourquoi suis-je triste, quand je repense à ce temps-là ? Est-ce le regret du bonheur passé ? Car je fus heureux les semaines suivantes, durant lesquelles je me suis vraiment abruti de travail, réussissant à ne pas redoubler, et durant lesquelles nous nous sommes aimés comme si rien d’autre au monde ne comptait. Est-ce de savoir ce qui vint ensuite, et que ce qui se révéla ensuite était déjà là ? Pourquoi ? Pourquoi ce qui était beau nous paraît-il rétrospectivement détérioré parce que cela dissimulait de vilaines vérités ?" [p. 48] La part la plus connue de ce roman – ou du moins celle dont j’avais gardé le souvenir le plus fort – est plutôt contenue dans la seconde partie, lorsque s’amorce une réflexion sur la seconde guerre mondiale et la Shoah, perçue du coté allemand et par la « seconde génération », les enfants de ceux qui ont vu, voire participé, aux atrocités de cette période. Sans le savoir, le narrateur a été le représentant du sentiment général, de cette honte mêlée de culpabilité et de soif d’accusation, qui a caractérisé tous les jeunes de cette époque. J’ai personnellement du mal à comprendre les questionnements qui les ont agité, du fait du recul de quelques générations encore, mais cela ne m’interpelle pas moins : comment les « coupables » et les héritiers de ce fait historique – c’est-à-dire ceux qu’on a tendance à ne pas voir vraiment derrière les victimes – l’ont-ils vécus ? Enfin, ainsi que je le disais ci-dessus, je me souvenais d’une narration linéaire d’un point de vue chronologique et avais oublié le regard du narrateur plus âgé, qui surgissait parfois dans le récit de sa jeunesse. Si le procédé n’est pas neuf, il me semble bien exploité par Schlink, de façon intelligente et à interpeller le lecteur, par quelques réflexions, questions ou prises de recul. C’est aussi ce regard qui a participé à mon émotion, l’a suscitée même.

AmandineMM
23/03/13
 

Le liseur est un étrange roman dans lequel je n'ai jamais réussi à rentrer, certainement parce qu'il est construit sur la distance, que ce soit celle entre Hanna et le narrateur, qui ne sera jamais comblée et qui induit à son tour une distance stylistique, le ton restant tout du long froid et analytique et celle, difficile à cerner, entre les Allemands et leur passé. En effet, l'histoire d'amour et d'incompréhension entre Hanna et Michaël n'est qu'un prétexte pour tenter de cerner les rapports étranges et forcément conflictuels que les Allemands de la génération de Michaël, celle d'après-guerre, entretiennent avec les exactions nazies. Avec un tel parti pris initial, rien d'étonnant à ce que j'aie trouvé la première partie, qui met en scène les émois égocentrés de Michaël, plus réussie que les deux suivantes : celle qui met en scène le procès et la découverte du secret d'Hanna (secret que j'avais pour ma part éventé depuis belle lurette), peine à retranscrire le choc du jeune homme et ses atermoiements et la dernière achève l'histoire de façon pour le moins expéditive (du moins à mon goût). Le style clinique, le ton détaché, l'impossibilité de trouver que le personnage d'Hanna sonnait juste à aucun moment : tout a concouru à mon ennui.

fashiongeronimo
10/07/12
 

Dans une petite ville d’Allemagne, Michael lycéen de 15 ans devient l’amant d’Hanna, une femme âgée de vingt ans de plus que lui. Lors de leurs rendez-vous, il passe de longues heures à lui faire la lecture. Mais après une liaison de quelques mois, Hanna disparaît sans explication.Des années plus tard, alors qu’il fait ses études de droit, Michael assiste à son procès. Elle est accusée d'avoir envoyé à la chambre à gaz des dizaines de femmes. Michael devinera alors le secret qui a hanté toute la vie d’Hanna et qu’elle n’a pas voulu avouer au tribunal; Ce secret insoupçonnable qu’elle a réussi à cacher ne l’innocente pas de ses crimes mais il explique sans doute sa destinée.Ce roman, au travers du comportement d'Hanna par rapport à son passé, reflète l'attitude ambiguë de beaucoup de ses compatriotes durant la guerre.Bernhard Schlink, que je découvre au travers de ce roman, est surtout un auteur de romans policiers. Cela se sent dans ce roman où il met le suspense au service de l'Histoire.

Ludeca
05/04/12
 

J'avais acheté Le Liseur après avoir été le voir au cinéma, il doit maintenant y avoir bien un ou deux ans. Le film m'avait totalement percuté, et j'espérais pouvoir mieux décortiqué l'histoire à partir du livre.Le Liseur est beaucoup plus prenant que le film, car il se base quasiment essentiellement sur les sentiments de Michaël, ce qui est difficile à faire dans un film (mais plutôt bien réussit dans celui ci !).Le thème est difficile, très difficile même. On parle du nazisme, de la culpabilité des gens dans ces histoires : ont-ils été forcés ? étaient-ils d'accord ? L'intrigue est prenante, on veut que Michaël viennent donner ses preuves de l'innocence d'Anna, mais il ne le peut pas moralement. Du coup, on le déteste.Anna est un drôle de personnage, on ne sait pas vraiment ce qu'on doit penser d'elle. C'est un personnage très controversé. On a envie de lui pardonner ses erreurs à cause de sa faiblesse, mais on ne peut pas, c'est bien trop grave, trop impardonnable. Mais d'un autre côté, qu'est ce qu'on aurait fait à sa place ?Bref, c'est un personnage bizarre. A la fois sympathique et repoussant.L'autre thème difficile du livre Le Liseur, c'est l'amour. Celui entre un gamin de 15 ans et une femme d'environ 35 ans. Moi, ça me dérange, mais bon, peut-être pas vous... D'un autre côté, ils semblent vraiment s'aimer, alors j'ai envie d'y croire. Dommage que ça se finisse comme ça.En bref, c'est l'un de mes livres préférés. Il est parfaitement bien écrit, chaque mot est parfaitement dosé, c'est un vrai plaisir de le lire. Et puis, ça permet aussi de se poser des questions...Il serait dommage de ne pas lire Le Liseur de Bernhard Schlink.

MademoiselleLuna
26/10/11
 

Un livre que j'attendais depuis longtemps, et ca y'est ouf il est à moi !Le liseur est un roman traitant d'un sujet pas très courant dans la littérature, la relation entre un jeune âgé de 15 ans et une femme de 35 ans, bon j'avoue que si toute l'histoire du livre avait été basée sur cette relation, cela m'aurait un peu rebuté d'autant plus que comme vous le savez bien, la romance n'est pas mon genre préféré, mais c'est sans compter la suite du livre qui m'a beaucoup intéressée, en effet deux autres sujets figurent dans ce roman le nazisme et l'analphabétisme.L'histoire se déroule en Allemagne et elle est composée de trois parties. Dans la première partie Michaël le narrateur nous raconte comment il a fait la connaissance de Hanna 35 ans qui va devenir son amante, pendant 6 mois il va la rejoindre chez elle pour lui faire la lecture, une relation instable avec une femme mystérieuse qui va lui donner du fil à retordre pour au final disparaitre du jour au lendemain..La deuxième partie quant à elle se déroule 7 ans plus tard, pour ses études Michaël doit assister à un procès, mais par n'importe lequel, le procès en cours d'assises condamnant des gardiennes et des bourreaux de camps de concentration, elles sont cinq à comparaître et quelle ne fût pas la surprise de Michaël lorsqu'il s’aperçoit que l'une des condamnées est Hanna. A travers ce procès le narrateur va découvrir le secret d'Hanna ce qu'elle lui a caché tout au long de leur relation, des choses qu'il n'aurait jamais imaginé mais qui cependant expliquent certaines situations qu'il a vécu avec elle, ou qu'elle a vécu dans sa vie professionnelle.La troisième partie parle de l'après, Hanna a été condamnée à perpétuité, Michaël lui se marie, devient juriste se sépare, il décide d'envoyer des cassettes enregistrées à Hanna dans lesquelles il lui fait la lecture, il sera amener à la revoir lors d'une visite à la prison ou la sortie d'Hanna approche,au fond de lui il espère mais malheureusement la fin est tragique...Il est difficile de parler de ce récit sans spoiler, mais il a très bien été construit. L'auteur a tapé juste et a su parler de sujets qui ne peuvent que nous intéresser et nous toucher. L'histoire d'Hanna est tragique mais ne l'excuse en aucun cas, le nazisme est une idéologie politique terrifiante qui a engendré beaucoup trop de monstruosité et de souffrances et je ne pense pas que les personnes qui ont contribué à tout cela puissent se justifier de tous ces drames, c'est pourquoi je ne me suis pas du tout attachée au personnage d'Hanna.Cependant ce roman met en avant les difficultés que l'analphabétisme entraînent, pour se défendre et nous montre les pires des situations ! Benebooks

Benebooks
03/10/15
 

Ce livre se compose en 3 parties, la première partie qui nous parle de l'histoire d'amour entre Michael et Hanna que j'ai beaucoup apprécié, suivre le rituel "lecture" de se couple était intéressant.La deuxième partie : 7 ans après au procès, et la partie que je n'ai pas apprécié, car je ne m'attendais pas à ce qu'on parle de la seconde guerre mondiale, je l'ai trouvé longue et j'ai lu cette partie en 1 semaine ( énorme ! ) j'ai hésité à l'abandonné mais en me renseignant j'ai vue qu'il avait était beaucoup apprécié par ce qui l'avais lu j'ai donc insisté et j'ai bien fait..La troisième partie : 10 ans plus tard nous montre l'amour qui peut durer, le pardon qui peux arriver. C'est une partie magnifique rempli de beauté que j'ai adoré. blogueuse et booktubeuse passionnée :)

lalectricedyslexique
27/11/14
 

Michaël Berg n'a que quinze ans lorsqu'il fait la connaissance d'Hannah, de vingt ans son aînée, qui travaille comme receveuse dans les tramways. Nous sommes en Allemagne dans les années 60-65. Une étonnante histoire d'amour se noue entre les deux, sensuelle, sexuelle, ponctuée de rites immuables : douche, lecture, amour. Les sentiments ne sont guère manifestes, on est un peu gêné de cette éducation plus sensuelle que sentimentale, bizarrement nourrie de lectures à haute voix par Michaël, écoutée religieusement par Hannah. Au lycée, on taquine sans trop savoir, à la maison, on ne voit rien. Jusqu'au jour où, sans trop comprendre ce qui se passe, Michaël s'aperçoit qu'Hannah a tout quitté, logement, travail, lui aussi, sans un mot. Il va, encore une fois, s'interroger sur ce qu'il a fait de mal. Car la communication verbale est à peu près inexistante entre eux.Des années plus tard, devenu étudiant en droit, Michaël découvre lors d'un séminaire au tribunal que parmi les cinq accusées se trouve son ancienne amante. Accusée d'horreurs pendant la guerre, ancienne nazie, ancienne surveillante de camp. Il découvre aussi le secret d'Hannah, celui qui la poussait à recruter de jeunes déportées à lui tenir compagnie avant de les pousser vers la chambre à gaz.Condamnée à perpétuité pour avoir été la plus coupable des cinq surveillantes, elle va enfin être libérée. Michaël, pendant des années, lui a envoyé des colis et doit s'occuper d'elle à sa libération. Mais rien ne se passe comme prévu/Le livre pose des problématiques intéressantes : le regard posé par la nouvelle génération d'Allemands sur ses parents, nazis actifs, complices silencieux, ignorants ou ayant choisi de l'être ? Comment savoir ? Et de quel droit juger ? Dans les années 60-65 a été programmée la série « Holocauste » à la télévision, qui a profondément bouleversé la jeune génération en Allemagne. Michaël en fait partie, un peu perdu, indigné ou désemparé. Et du côté des victimes de l'holocauste, comment regarder ces Allemands qui n'étaient pas nés à cette époque ? Encore aujourd'hui je connais des amis juifs qui, âgés de plus de soixante ans, n'ont jamais pu mettre un pied en Allemagne...L'auteur dénonce ces années où les livres d'histoire passaient rapidement sur les années 40, sur la résistance allemande et l'émigration. Le travail de mémoire a mis du temps à se mettre en place.L'autre thème essentiel sera cher au cœur des fidèles d'un site de lecture : peut-on vivre sans livres, sans lire, sans écrire ? Comment pallier le manque ? Michaël va jouer un rôle décisif en ce sens.Un livre qui pose de multiples questions, intéresse et émeut par moments, mais renvoie le lecteur à ses propres analyses et à l'éternelle question : et moi, dans une telle situation, qu'aurais-je fait ?Un livre utile. Hebelin

hebelin
03/07/14
 

J'avais beaucoup aimé ma première lecture de ce roman, et j'ai été très heureuse de le relire. L'histoire centrale, celle d'une femme qui ne sait pas lire et qui le cache à tous, est une très belle histoire. Ceux qui, comme moi, aiment lire comprendront pourquoi cette histoire est touchante. On a tous fait la lecture dans notre vie, que ce soit en classe, à une petite soeur, ou d'une autre façon, et, quelque part, nous sommes tous des "liseurs". Ce roman joue beaucoup sur cette notion de lectures, d'histoires racontées, lues. Un vrai bijou!J'ai beaucoup aimé la simplicité du récit: l'auteur ne se perd pas dans des détails inutiles, et nous livre une belle histoire sans fioritures ni chichi. Tout est centré autour de deux personnages, Michael et Hanna, et les quelques personnages secondaires tiennent plus de l'apparition que du vrai rôle. J'ai vraiment apprécié lire un roman qui ne joue pas sur un histoire abracadabrante, mais plutôt sur la simplicité, la pureté. En gros: lisez ce roman. TOUT DE SUITE!

WarsawSnow
16/04/14
 

Comme ce roman est encore très présent, je suis passé directement au visionnage du film. Trois parties, la première raconte l'histoire d'amour entre Michael et Hanna, la seconde parle du procès des femmes gardiennes de camps, dont Hanna et la dernière de l'après procès. Pour être franc, j'ai trouvé la première partie un peu longuette. Je dis longuette, parce que c'est un peu moins fort que "longue" -enfin, c'est mon ressenti très personnel. D'aucuns lui trouveront au contraire une intensité plus forte que "longue". Tout ça pour dire que sur ce film qui dure presque deux heures, quelques minutes auraient pu être gagnées -par le spectateur- pour aller aux toilettes, pour se faire un sandwich, que sais-je ? Tout cela à condition bien sûr de voir le film en DVD, je déconseille de se faire un sandwich au cinéma ou d'aller aux toilettes en pleine séance sous peine de ne pas retrouver son siège.Par contre les deux autres parties sont passionnantes, le procès montre bien le dilemne de Michael et d'Hanna. La difficulté à surmonter pour l'une sa honte et pour l'autre l'affection, l'amour qu'il a pour cette femme la manière dont elle a chamboulé sa vie.Excellents acteurs, Kate Winslet en tête, mais aussi David Kross ( Michael jeune) ou encore Ralph Fiennes (Michael moins jeune). Des jeux d'acteurs tout en finesse et en pudeur pour montrer des sentiments forts et réels. Néanmoins on ne tombe pas dans la larme facile.Un film, qui comme le livre, bouleverse. Et même s'il est un peu différent dans la forme, dans la narration de son modèle écrit, il réussit à faire réfléchir sur la nature humaine, sur la responsabilité, sur la culpabilité. Enfin, sur plein de thèmes importants et graves. Film et livre intelligents. A voir, à lire, à faire voir et à faire lire. Yv

Lyvres
22/03/14
 

Michaël a quinze ans lorsqu’il rencontre Hanna. Tous les soirs pendant six mois, il sera son amant et son lecteur. Plus tard, à un procès pour ses études, il revoit Hanna sur le banc des accusés…Michaël lit à voix haute pour Hanna, une auditrice prise par les intrigues, passionnée par les personnages qui sont comme des êtres humains pour elle. Ce couple lit dans le bain ou dans le lit avant ou après l’acte, mêlant le sexe à la littérature.C’est bien plus tard que l’on apprend que Hanna est analphabète, qu’elle fait lire d’autres gens car elle n’a pas appris. Elle transforme cet handicap en honte, le cachant au point de s’accuser d’un crime qu’elle n’a pas commis (la lettre qu’elle n’a pas pu écrire).Michaël, c’est l’homme maudit aimant une ex-SS. Un personnage emblème d’une génération, la génération de l’après guerre,ne pouvant pas connaître et comprendre les horreurs de la guerre, elle est en partie coupable. Comme il le dit lui-même : "Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération que j’aurais moins bien su camoufler que les autres ?".Michaël est sur le banc des jurés, Hanna celui des accusés. Mais le jugement de celui-ci est biaisé par sa relation avec Hanna. Il ne manifeste pourtant pas ce détail crucial. Hanna a une défense faible, elle se laisse presque accusée, elle donne une image de monstre à l’audience.L’histoire entre Hanna et Michaël est la découverte de la sexualité pour ce dernier, son premier amour, un amour étrange, passionnel qui le marquera à vie. Du côté de Hanna, on ne sait pas ce qu’elle ressent pour ce jeune homme, on peut seulement imaginer…L’après-guerre, le choc des révélations, le destin d’une génération ? Poignant et plein de questionnements…Je regarderai bien l’adaptation avec Kate Winslet et Ralph Fiennes, vous en avez pensé quoi ? LOUISE Novelenn

Novelenn
17/03/14
 

Le liseur de Bernhard Schlink restera l'une des lectures les plus marquantes. Il laissera une marque dans mon coeur et j'aurai toujours une pensée émue pour ces deux amoureux de la lecture: Michaël et Hanna.

Will2106
06/03/14
 

J'avais beaucoup aimé mais mes souvenirs sont trop vagues.La seconde Guerre mondiale est finie, on est en Allemagne de l'ouest Michaël a 15 ans; Hanna en a 35; il lui lira des textes à haute voix et ils deviendront amants mais Hanna est mystérieuse et disparaît avec son lourd secret berthe

afbf
17/02/14
 

Lu puis vu dans la foulée . Une fois n'est pas coutume , la version cinématographique très fidèle m'a beaucoup plus enthousiasmé que la version papier...Winslet y est juste éblouissante !Une fois de plus , la 4e de couv' balance allègrement les ¾ du récit ! Pénible , limite énervant ! Ça commençait mal...Contrairement à Michael qui , du haut de ses 15 ans , rencontrait Hanna , de 20 ans son ainée – cougar avant l'heure - et par la même , l'amour . Leurs rendez-vous prendront tres rapidement la forme de rituels immuables . La lecture avant le plaisir . Hanna , étrangement , ne concevant pas l'acte avant que celui qu'elle ne cessera d'appeler « garçon « ne lui déclame quelques pages de grands classiques . Education sentimentale versus enseignement . Chacun semble y trouver son compte , laissant l'attachement et l'affection les lier un peu plus chaque jour jusqu'à ce qu'Hanna ne disparaisse , sans crier gare , vouant Michael au désespoir le plus total...Un bouquin en trois actes équilibrés et intenses . De la rencontre à l'abandon , des retrouvailles au dénouement final , ce court roman se tient parfaitement en allant à l'essentiel . Ce qui m'a véritablement laissé sur le carreau , spectateur passif - voire parfois ennuyé - d'un récit initiateur de réflexions incontournables , c'est cette narration descriptive et distanciée de l'auteur . Hermétisme le plus complet au style Schlink . Un récit pourtant narré à la première personne mais qui ne m'a jamais permis d'adhérer , d'intégrer , de m'enthousiasmer plus que de raison ! Des faits cliniques manquant profondément de chaleur , de sentiments tout simplement . Alors , bien sur , difficile dans cette Allemagne d'après-guerre , de demander aux protagonistes d'effectuer un numéro de claquettes tout en balançant des confettis en jouant le Petit Bonhomme en Mousse au gazou mais quand même... Bon , le style de l'auteur est affaire de bon goût et je suis très , très loin d'en avoir le monopole . Par contre , si la narration émeut peu , les multiples questionnements suscités font mouche ! Quid du degré de responsabilité de l'éxecutante tortionnaire zélée , aussi aveugle et inculte soit-elle . Peut-on se relever , se reconstruire suite à une histoire d'amour qui vous a marqué au fer rouge ? Est-on à même de comprendre , de pardonner quelqu'un jugé et condamné pour avoir perpétré les pires horreurs qui soient et ce , sans éprouver ce sentiment de honte prédominant d'avoir indirectement participé à tout cela ? Par ricochet , difficile d'appréhender , d'assumer ce que firent nos parents , nos ainés durant cette sale guerre sans en devenir les témoins dépositaires taraudés par la légitimité des exactions commises au nom du sacro saint National Socialisme . Et que dire de l'opprobe concernant Hanna ? De ce terrible secret qui aura gouverné toute sa vie , orienté malheureusement tous ses choix , la poussant même au sacrifice suprême en la forçant à endosser des faits qu'elle n'engendra jamais ...Plutot mourir que se dévoiler ! L'abnégation suprême plutôt que la déshonorante confession ! Glaçant...Au final , des thèmes forts portés par une écriture qui l'est beaucoup moins...The Reader , digeste !

TurnThePage
02/11/13
 

C'est son histoire que Michaël Berg nous raconte, plus précisément sa première histoire d'amour quand il avait quinze ans pour une femme de trente cinq ans. Un amour passion qui durera six mois, pendant lequel il la rejoint chez elle et où il lui fera la lecture a voix haute. Jusqu'au jour où elle disparaît sans lui laisser aucune explication. Sept ans plus tard, Michaël, qui a poursuivi des études de droit, assiste au procès de cinq gardiennes de camps de concentration parmi lesquelles il reconnaît Hanna. Elle sera condamné a la détention a perpétuité. Michaël ne prendra pas contact avec elle mais il comprendra au cour des auditions son secret . Un secret qui ne l'absout pas mais qui éclaire différemment son existence .Ce roman est divisé en trois partie. La première partie raconte la rencontre puis la passion entre les deux protagonistes jusqu'à la disparition brutale et sans explication de Hanna. La seconde partie nous conte le procès d'Hanna et sa condamnation. La troisième partie c'est la captivité d'Hanna et les relations sporadiques entre Michaël et Hanna.C'est le genre de livre dont on sort sonné. J'ai eu du mal, comme le héros, a démêlé tous les sentiments que j'ai ressenti pour Hanna. Et la question qui m'a taraudé tout le long de la lecture: "puis je ressentir de la compassion pour quelqu'un qui a fait de telle chose?", "Est ce que je ressens les bons sentiments?". On se sent déstabilisé et perturbé.C'est l'intérêt de ce livre de nous laisser avec toutes ces interrogations et ce malaise car la littérature est là pour que l'on se remette en question. Il nous fait réfléchir a des notions comme le pardon, la culpabilité. C'est un livre qui risque de me hanter longtemps et ça c'est un signe qui ne trompe pas.Livre a lire et je pense a relire (et aussi a voir au cinéma puisqu'un film a été tiré du livre : The Reader . C'est écrit sur la couverture!). Une bonne note :8/10.

Zembla
12/10/13
 

Une histoire dense et intense. Pesante. Passionnante. Intimiste. Une histoire d'amour. Une histoire d'impossible, une belle écriture, simple et fluide. On vit au coeur de ce récit. Entre elle et lui..

Lisons
30/05/13
 

Un roman assez court qui se lit presque d'une traite. Très bien écrit mais sans surprise, le récit éveille dès les premières pages lacuriosité. J'ai plutôt bien aimé et pourtant je me suis senti éloigné du propos, je n'ai été ni captivé, ni fasciné. Je suis resté en dehors malgré sa densité et les nombreux questionnement qui foisonnent. J'ai été déçu par les personnages dont les portraits, trop superficiels, sont pas suffisamment fouillée et travaillé à mon goût. La fin également s'inscrit dans les déceptions.

Lacazavent
28/05/13
 

Je l'ai lu presque d'un traite. Mais je ne peux pas dire que j'y trouvai un plaisir particulier.L'histoire est simple: un jeune homme de 15 ans rencontre une femme de 20 ans son aînée. Il l'aime et lui fait la lecture. Un jour elle disparaît. Des années plus tard, l'homme assistera au procès de gardiennes de camp de concentration, parmi lesquelles il retrouvera son amour de jeunesse.Je n'ai pas ressenti le coup de coeur de certaines, emportées et bouleversées par l'histoire. J'ai lu ce roman de façon très "cérébrale" (oui, je sais, un livre ça se lit avec le cerveau...): ce que je veux dire par là, c'est que pour moi, cette lecture s'est apparentée à celle d'un documentaire et non d'un roman dans le ressenti. Le style de l'auteur, froid, clinique, distancié, n'a pas aidé à me rapprocher des personnages. Ni le narrateur, ni Hanna. Mais si je n'ai pas été touchée par cette lecture, pas prise aux trippes, j'ai par contre été très intéressée par les questions posées là par l'auteur.Rapport au passé, mémoire, culpabilité, des thèmes qui ont traversés la société allemande après la tragédie de la seconde guerre mondiale. Ces questionnements amènent le lecteur à chercher ses propres réponses.Ce roman m'a bien entendu fait penser au superbe travail d'Hannah Arendt sur la bureaucratie, ou comment, étant un "rouage" d'une énorme machine, ne connaissant de ses victimes que les numéros, les fonctionnaires ont pu évacuer (occulter) tout sentiment de culpabilité, de compassion envers les déportés et autres victimes du régime nazi.Ici, on ne parle pas de fonctionnaires dans des bureaux, mais de femmes gardiennes de camps. Cependant, le questionnement reste le même: que faire dans ce contexte? Quelle culpabilité pour ceux qui n'ont pas agi directement mais ont gardé le silence? Comment vivre ensemble après de tels actes? Quel devoir d'une Nation dans son entièreté dans ce cas-là vis-à-vis des morts et des survivants? Peut-on sauver quelqu'un en dépit de lui/elle? Comment la honte peut-elle pousser à de telles extrémités?Le liseur est-il un roman nécessaire? Assurément. Un livre qui fait ainsi réfléchir, pose les questions essentielles, doit être lu. Ce n'est pas un coup de coeur mais bien une lecture enrichissante intellectuellement.

Choupchoup
09/04/13
 

En bref, un drame profond et intéressant mais l'auteur n'a pas su me donner les réponses à mes questions... Il a réussi à créer un personnage plein de secrets mais ne le développe pas assez à mon goût. Une partie où Michaël reste en retrait pour qu'Hannah s'épanouisse un peu dans cette histoire qui est la sienne ne m'aurait pas déplu !

RizDeuxZzZ
20/03/13
 

Michael, adolescent, découvre l'amour avec une femme plus âgée que lui d'une vingtaine d'années (Hanna). L'un de leurs rituels, avec le passage obligatoire par le bain, est la lecture à haute voix que doit faire Michael à Hanna. Au bout de quelques mois, Hanna disparaît sans laisser de traces. Quelques années plus tard, Michael est devenu étudiant en droit. Alors que s'ouvre un procès retentissant où d'anciennes gardiennes d'Auschwitz doivent être jugées, Michael, menant un stage d'étude sur cet événement, reconnaît parmi elles Hanna. Lors des audiences, Hanna est montrée par les co-accusées comme la principale responsable des morts dont elles sont accusées. Mais celle-ci se défend mal et se trouve condamnée à être emprisonnée à perpétuité. Michael comprend alors qu'Hanna est analphabète. Sans parvenir à comprendre ses actes passés, il lui enverra pourtant, tout au long de sa détention, des cassettes où il enregistre des lectures de romans.Je me rappelle qu'en lisant cet ouvrage, j'avais été émue par le personnage de Michael, bouleversé à jamais par cette histoire d'amour interdite. L'adaptation filmique m'a semblé juste, montrant à la fois l'incompréhension de Michael face au lourd passé d'Hanna, mais aussi l'énigmatique femme qu'elle est, à la fois rude dans ses gestes et un peu simple d'esprit (?) quant au monde qui l'entoure.

emilieclaudon
02/03/13
 

A 15 ans Michael fait la connaissance d'une femme de 35 ans dont il deviendra l'amant. Pendant 6 mois il la rejoint chez elle tous les jours pour lui faire l'amour et aussi la lecture. Mais Hanna disparaît du jour au lendemain sans laisser de trace. Sept ans plus tard alors qu'il assiste à un procès d 'assises il reconnaît sur le banc des accusées Hanna. Accusée de crime pendant la guerre  quand elle était surveillante dans un camp, ses coaccusées l'accablent et elle se défend mal. Elle sera finalement condamnée à perpétuité.   La rencontre de Michael avec Hanna va conditionner sa vie entière, sa vie de couple sera un désastre, il aura du mal à se lancer dans sa vie professionnelle. Il est facile de parler de la honte d'Hanna quand elle ne veut pas avouer son illettrisme, aveu qui pourrait alléger sa peine . Michael n'est il pas lâche quand il rencontre le président de la cour et qu'il ne dit rien à ce sujet alors qu'il sait pertinemment la vérité ? Le roman permet de s'interroger sur le rapport que doit avoir la génération d'après guerre avec ses aînés, sur le pourquoi obéir à un ordre qui pourrait être normalement condamnable.

Chiwi
04/01/13
 

Le liseur est un livre magnifique qui nous raconte l’histoire d’un jeune garçon, Michael le narrateur, qui va rencontrer Hannah. Ils vont alors développé une relation très forte et charnelle. Elle va alors lui demander de lui faire la lecture de classique. Quelques années plus tard, on apprendra qu’Hannah est une SS qui sera donc accusé pour avoir participer aux massacres de Juifs. Pour protéger le faite qu’elle ne sache pas lire elle acceptera de se faire accuser seule. On apprend beaucoup sur la guerre et sur les SS ce qui est rare dans la littérature. En bref, un bon ouvrage qui nous apprend beaucoup.

clem73
25/12/12
 

Je suis tombée sur ce livre par hasard et la quatrième de couverture m'a séduite.J'ai trouvé cette lecture agréable. Elle raconte une histoire d'amour un peuparticulière du fait de la différence d'âge entre les protagonistes, mais aussi de l'époque où se situe l'histoire.Grâce à cette lecture, on en apprend un peu plus sur la vision que les allemandsavaient après la guerre sur les personnes qui ayant participé au génocide.La façon dont l'auteur raconte le roman m'a intrigué : on croirait que cette histoire c'est la sienne. Après m'être renseignée, il s'agirait apparemment d'un roman semi-autobiographique...En revanche, je trouve que le gros regret de cette lecture, est que l'on devine un peu tôt le secret d'Anna.Mais, une fin inattendue.Ce livre restera donc un bon souvenir. Neheteni

Neheteni
04/10/12
 

Un livre qui marque.Avec ce roman, l'auteur revient sur le pan le plus hideux de l'histoire de l'Allemagne, celui qu'il est toujours difficile d'évoquer en tant qu'Allemand parce que c'est toute une nation qui doit tenter de se relever d'un évènement qui la désignée comme un monstre aux yeux du reste du monde.Schlink choisit de relever le défi en passant par une histoire d'amour, un personnage mystérieux et finalement une révélation effarante pour l'un des deux amants.L'approche est originale ; le style froid (ce qui ne brime pas pour autant les émotions).Bernhard Schlink nous invite à réfléchir sur des notions aussi capitales que l'interprétation de la vérité, la responsabilité de nos actes ou la confrontation avec le passé nazi. La démarche de Bernhard Schlink fait preuve de beaucoup de pertinence et d'humilité.

mycupoftea
13/09/12
 

En Allemagne de l'après-nazisme, Michaël tombe amoureux à 15 ans de Hanna, 36 ans. Leur amour est fortement charnel, et enrichit des lectures que Michaël fait à haute voix à Hanna. Petit à petit au bout de 6 mois des distances se créent entre eux, et un jour Hannah disparaît purement et simplement.7 ans plus tard, ils se retrouvent au tribunal, où Hannah est jugée ....Je pense que pour tous ceux et celles qui n'ont pas encore lu ce livre, il ne faut surtout pas en dire plus pour leur laisser la découverte, qui est ici extrêmement importante.C'est un livre fort et percutant, qui interroge et s'interroge ouvertement et clairement sur l'Allemagne d'après la guerre. Il n'apporte aucune réponse, mais permet vraiment de se placer dans la situation où on tente de comprendre ceux qui ont vécu l'holocauste de l'autre côté, les "méchants".Un petit passage très significatif :"En même temps, je me demande, et je commençais déjà à me demander à l'époque ce que devait, ce que doit faire en vérité ma génération, celle de gens vivants à une époque ultérieure, des informations sur les atrocités de l'extermination des Juifs. Nous ne devons pas nous imaginer comprendre ce qui est inconvevable; nous n'avons pas le droit de comparer ce qui échappe à toute comparaison; nous n'avons pas le droit de questionner, car celui qui le fait, même s'il ne met pas les atrocités en doute, en fait néanmoins un objet de communication, au lieu de les prendre comme une chose devant laquelle on ne peut que s'imposer le silence de l'horreur, de la honte et de la culpabilité. Est-ce que nous n'avons qu'à nous imposer ce silence de l'horreur, de la honte et de la culpabilité ? A quelle fin et jusqu'à quel terme ? Non que le zèle qui m'avait poussé à participer à ce séminaire, pour affronter et élucider le passé, se soit tout simplement perdu au cours du procès. Mais enfin l'on condamnait et châtiait quelques rares individus, tandis que nous, la génération suivante, nous nous renfermions dans le silence de l'horreur, de la honte et de la culpabilité : et voilà, c'était tout ?" Sylvie Sagnes

SagnesSy
25/07/12
 

Merveilleux ! Superbe ! Un roman d'amour , d'éthique avec ce rapport entre comprendre et juger qui est très fort. Beaucoup de points d'autobiographie Un vrai coup de cœur.

BMJACOU
15/06/12
 

Ce roman foisonne de thèmes et de questions centrales: la passion, l'analphabétisme, le jugement qu'on porte sur les générations précédentes et donc sur nos parents... Voilà donc deux cent pages bien remplies. Commençons par ce que j'ai moins aimé. Cette histoire d'amour entre une adulte de trente-cinq et un garçon de quinze ans m'a un peu gênée. Comme toute mère d'ado sans doute, je ne pouvais m'empêcher de trouver que quand-même, quinze ans, c'était bien jeune pour vivre ça et tout à fait immoral de la part de la femme. Et je n'ai pas ressenti véritablement la passion qui aurait dû éclairer ces pages. L'autre moment que je n'ai pas trouvé crédible, c'est la visite que Michaël fait au camp de Struthoff quand il décide de comprendre ce qui a pu se passer. Pour l'avoir visité, en avoir été bouleversée au point de ne plus pouvoir arrêter mes sanglots, je ne comprends pas qu'on puisse rester de marbre. Mais il y a surtout dans ce livre les moments magiques où Hanna apprend à lire et écrire, les lectures enregistrées par Michaël plus belles que tous les serments d'amour et toutes ces questions sur le fonctionnement de la justice, le poids du passé et cette facilité qui consiste à juger les actes des autres, ceux d'une autre époque ou de ceux qui plient sous d'autres fardeaux que les nôtres et la question centrale pour le narrateur, celle de la responsabilité et de la liberté: ce qu'il sait d'elle peut la sauver mais doit-il le dire alors qu'elle ne le souhaite pas? Si Hanna fait de Michaël un homme, ce n'est pas en lui faisant découvrir l'amour physique mais en l'obligeant à se poser des questions essentielles. Un livre qui marque, qui fait réfléchir, qu'on n'oublie pas.

cocalight
24/04/12
 

Allemagne, fin des années 50. Michaël, jeune lycéen de 15 ans, devient l'amant d'Hanna qui a 20 ans de plus que lui. Peu prolixe, sujette aux sautes d'humeur, c'est elle qui fixe les règles de leur liaison et très vite un rituel s'instaure: d'abord il devra lui faire la lecture, ensuite ils prendront une douche et enfin feront l'amour. Pendant 6 mois Michaël passe tout son temps libre avec Hanna. Mais, un beau jour, elle disparaît sans laisser de trace.Sept ans plus tard, Michaël, étudiant en droit, assiste aux procès de cinq criminelles de guerre nazies. Parmi elles, il reconnait Hanna accusée d'avoir gardé des femmes juives dans un camp de la mort et de les avoir laissées mourir lors d'un incendie. Empruntée, maladroite, son ancienne amante se défend mal et est condamnée à la perpétuité. Au fil du procès et de ses réflexions, Michaël prend conscience du fait qu'Hanna semble tout accepter dans le seul but de protéger un secret.Belle réflexion sur l'Allemagne et sur la culpabilité des allemands après la guerre, Le liseur aurait pu être un très beau roman mais il manque de souffle, de grandeur, de sentiments. Le ton est froid et monotone et souvent j'ai eu l'impression de lire un rapport plutôt qu'un roman. Michaël relate les faits avec tellement de distance qu'on a du mal à imaginer qu'il a aimé, haï, eu honte...bref qu'il a tout simplement ressenti quelque chose. Par ailleurs, je ne vais pas ici révéler le secret d'Hanna mais il ne faut pas être terriblement futé pour le découvrir. Mettons sur le compte de son jeune âge que Michaël soit si long à la détente. Je dois dire que ce livre m'a laissée sur ma faim. J'en attendais plus, j'en attendais trop sans doute. Je crois que je vais me laisser tenter par le film à la recherche d'un peu de chaleur, d'autant que Ralph Fiennes est un acteur que j'adore.

un flyer
04/04/12

Je viens de terminer ce petit livre sans prétention, mais qui livre beaucoup de choses.Dans un premier temps, c'est une histoire d'amour insolite, presque banale, d'un adolescent qui s'énamourache d'une femme plus âgée que lui. La lectrice que je suis a rapidement éprouvé un malaise face à cette relation : Hanna est plutôt froide avec Michaël qui lui, l'idolâtre. Puis sa disparition qui laisse le jeune homme désemparé. La première impression que j'ai eu est un peu d'antipathie pour Hanna.Ensuite, lorsqu'elle disparaît et que Michaël la retrouve sept ans plus tard lors de son procès d'ancienne gardienne en camp de concentration, une autre problématique s'ouvre. Evidemment, au début l'antipathie est à son comble puique tout ce qui se rattache au nazisme nous écoeure en majorité. Puis le discours du narrateur nous amène à nuancer grandement cette première impression. En effet, comme elle le dit deux fois au juge le plus sincèrement et dramatiquement possible "Mais qu'est-ce que vous auriez fait ?". Pour moi, ça a été une réelle question personnelle : qu'est-ce que j'aurais fait si j'avais vécu à la Seconde guerre mondiale ? Aurais-je été résistante ou collabo ? Est-ce qu'on peut vraiment savoir ? Quelque part, c'est une réflexion qui fait peur, car bien sûr qu'on voudrait être du bon côté mais... Michaël, quand il apprend de quoi l'on accuse Hanna, la femme qu'il a tenté d'oublier durant ces années sans nouvelles, est désemparé car il culpabilise d'avoir aimé une femme qui a envoyé des dizaines d'autres femmes vers la mort.J'ai apprécié l'importante réflexion sur les bourreaux nazis et d'ailleurs les bourreaux en général. Pourquoi exécutent-ils des gens. Et la réponse m'a fait peur car l'auteur parle d'indifférence. Et effecitvement, dans nos sociétés, ce n'est pas contre la haine qu'il faut lutter mais contre l'indifférence, qui est plus grave car on peut laisser tuer des personnes sans que cela nous touche, du bon ou du mauvais côté.Sur fond de livre mêlant amour et guerre, c'est une vraie réflexion sur les relations entre les individus, entre les générations ; mais aussi les relations de cause à effet : comment en arrive-t-on à certains agissements ?Donc un livre qui m'a beaucoup plu et que je recommande. Marylin

marylinm
11/05/11
 

Qui est coupable ? Ce livre a connu un grand succès à sa sortie. L'histoire est assez fascinante mais je ne vous révèlerai rien, la première partie sur l'amour entre ce très jeune ado et cette femme de 36 ans est très habilement narrée, avec suffisamment de mystère pour que l'on s'attache aux personnages, même si la femme n'est pas extrêmement sympathique. La suite pose de graves questions à toute une société, qui connait-on, qui est coupable, à quel degré, doit-on absoudre les sous-fifres... ? Le secret est bien gardé, le roman se lit vite, jusqu'au bout. laurence

laurence
19/04/11
 

J'ai beaucoup apprécié ce livre pour les émotions qu'il suscite.Tout d'abord, cette rencontre entre un jeune adolescent et Hanna, cette femme adulte, forte et sensuelle. C'est l'éveil des sentiments, Michaël découvre l'Amour.Puis en vieillissant, il se rend compte qu'il cache cette liaison et qu'il préfère l'insouciance des jeunes de son âge. Va naître alors la culpabilité.Lors du procès , l'auteur nous fait ressentir une autre forme de culpabilité, celle des nazis face à l'holocauste. Sans accusation, l'auteur m'a poussée à réfléchir sur ce sentiment, sur la perception des jeunes allemands vis à vis de leurs pères.Enfin j'ai ressenti la force de ce lien entre Michaël et Hanna. Cette anesthésie du sentiment puis ce refus de rencontrer Hanna. Ce qui se passe dans la tête de Michaël est complexe, mais c'est aussi très fort. Est-ce le remords, la honte de l'analphabétisme, ou la crainte de ne plus aimer une femme vieillissante. Aimer Hanna, surveillante nazie, serait-il être complice de ses crimes?En tout cas, leur rencontre à la prison est d'une grande émotion.J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre, tout en émotion et en réflexion. Je n'ai pas encore vu le film mais je vais y remédier rapidement. Certaines personnes l'ont trouvé ennuyeux. Il est difficile de faire passer autant d'émotions dans un film. La lecture est selon moi, beaucoup plus imaginative et personnelle.

jostein
24/01/11
 

Voila tout à fait le genre de livre dont j'ai beaucoup entendu parler en bien et que j'aurais du lire bien avant car je crois (et je suis même sûre) que j'en attendais trop. Alors c'est une déception, mais une petite déception. Ce livre est facile à lire, il est composé de phrases et de chapitres courts. Michaël est très amoureux d'Hanna mais je me suis demandée quels étaient ses sentiments à elle car elle paraît assez froide, notamment dans sa façon de s'adresser à lui en lui disant "garçon". On se demande si elle ne profite pas de ce très (trop?) jeune garçon. C'est une femme mystérieuse. La différence d'âge ne m'a pas gênée, elle me dérangerait plus en images je crois. En fait, je m'attendais à être plus touchée par cette histoire. J'aurais aimé avoir le point de vue d'Hanna, mais toute l'histoire est racontée par Mickaël. Mickaël est marqué à vie par sa relation avec cette femme, il se demande même s'il ne doit pas s'en vouloir d'avoir aimé une criminelle. Il m'a manqué un je ne sais quoi pour être vraiment emballée. J'ai pourtant aimé ce rapport à la lecture qu'ils ont eu l'un pour l'autre. Une bonne note pour la fin qui m'a surprise. Sandrine(SD49)

SD49
20/08/10
 

Ce livre m'a beaucoup plu. En même temps que Michaël, on découvre cette femme, Hannah, mystérieuse et plaisante à la fois. Nous suivons les deux héros dans trois grandes étapes de leur vie : leur rencontre, le jugement de Mme. Schmitz, et son emprisonnement. Néanmoins, je trouve que la première partie (la rencontre et leurs amours) est un peu tirée en longueur : pourquoi tant insister sur la relation charnelle ?

lebonsai
05/08/10
 

Voilà un livre dont on m'avait beaucoup parlé et dont j'appréhendais un peu la lecture, de peur d'être déçue.Il n'en est rien, je l'ai dévoré et adoré !Cette superbe histoire d'amour, décrite avec finesse et pudeur, débute entre un adolescent et une femme mystérieuse d'une trentaine d'années. Hanna va brutalement disparaitre de sa vie, le laissant perdu pour finalement réapparaitre quelques années plus tard lors de son procès. Et la vie antérieure d'Hanna va nous être dévoilée, sa vie de gardienne de camps de concentration, nous permettant de comprendre la succession de fuites qui constituent sa vie.Ce livre nous met face à la culpabilité du peuple allemand et face à la difficulté des jeunes générations de porter le poids de l'Histoire. Toutes ces questions sur la responsabilité, le respect, le libre arbitre sont abordées avec une grande sensibilité et beaucoup d'humanité.La lecture que fait le narrateur à Hanna sert de fil conducteur au roman et nous montre à quel point il est difficile d'arriver à la fois à comprendre et à condamner de tels actes, tout en continuant d'aimer.Je recommande vraiment ce beau texte qui, sans être difficile à lire, permet de mieux comprendre ce qui s'est passé dans l'Allemagne de l'après-guerre.

Argantel
21/12/09
 

Qui est coupable ? Ce livre a connu un grand succès à sa sortie. L'histoire est assez fascinante mais je ne vous révèlerai rien, la première partie sur l'amour entre ce très jeune ado et cette femme de 36 ans est très habilement narrée, avec suffisament de mystère pour que l'on s'attache aux personnages, même si la femme n'est pas extrêmement sympathique. La suite pose de graves questions à toute une société, qui connait-on, qui est coupable, à quel degré, doit-on absoudre les sous-fifres... ? Le secret est bien gardé, le roman se lit vite, jusqu'au bout.

Un livre que j’ai beaucoup apprécié, qui a le mérite de se lire facilement tout en abordant des problèmes profonds. Le début fait un peu cliché, mais la simplicité du style en fait aussi l’efficacité, on s’immerge progressivement dans l’histoire (je regrette que la quatrième de couverture en révèle quasiment l’intégralité) et on continue poussé par l’envie de savoir. Le livre sait jouer du mystère qu’il crée, ouvrant la réflexion sur des questions qui ont marqué la seconde moitié du XXe siècle. On en ressort troublé, touché, un peu triste que ça se termine aussi vite. A noter que ce film a fait l’objet d’une adaptation cinéma qui devrait sortir en France début avril, le réalisateur en est Stephen Daldry à qui l’on doit le superbe The Hours.Un résumé ainsi qu'un extrait de ce livre sont disponibles sur mon site.

Artsouilleurs
25/05/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.16 kg
  • Langage original : ALLEMAND
  • Traducteur : BERNARD LORTHOLARY

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