Le livre de ma mere

COHEN, ALBERT

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 25/04/74
LES NOTES :

à partir de
5,90 €

SYNOPSIS :

Peu de livres ont connu un succès aussi constant que Le livre de ma mère. Ce livre bouleversant est l'évocation d'une femme à la fois « quotidienne » et sublime, une mère, aujourd'hui morte, qui n'a vécu que pour son fils et par son fils. Ce livre d'un fils est aussi le livre de tous les fils. Chacun de nous y reconnaîtra sa propre mère, sainte sentinelle, courage et bonté, chaleur et
regard d'amour. Et tout fils pleurant sa mère disparue y retrouvera les reproches qu'il s'adresse à lui-même lorsqu'il pense à telle circonstance où il s'est montré ingrat, indifférent ou incompréhensif. Regrets ou remords toujours tardifs. « Aucun fils ne sait vraiment que sa mère mourra et tous les fils se fâchent et s'impatientent contre leurs mères, les fous si tôt punis. »
7 personnes en parlent

Il y a des livres dont on a tellement entendu parler comme incontournables qu'ils déçoivent un peu; cela m'est arrivée avec Belle du seigneur et le livre de m mère...Je préfère la relation de Pagnol à sa mère ou celle de Gary dans la Promesse de l'aube berthe

afbf
01/12/14
 

Ce livre a été lu il y a quelques années, sans pour autant rédiger de billet, et m’avait laissé une impression mitigée sans trop en connaitre les raisons.Après une relecture, l’impression est la même, à ceci près, est que je peux mettre un mot sur ce qui me gêne : excessif.Ce livre est excessif en tout ; tant dans les sentiments qu’un homme peut exprimer à propos de sa mère, dans l’évocation de ceux de sa mère à son en encontre, que dans le lyrisme outrancier qu’il peut prendre parfois.Le style prend trop de place, à mon avis, sur le sujet. En dépit d’affirmations répétitives de l’amour maternel et filial, ces derniers sont finalement assez peu creusés. Ils sont trop dits, mais pas assez argumentés.Pour comparer d’autres ouvrages dans e même registre, l’ouvrage de Roman Gary La promesse de l’aube, pour lequel j’avais trouvé un lyrisme parfois irritant, me semble plus étayé, et plus construit.J’ai une affection toute particulière pour l’ouvrage de Philippe Claudel, Quelques-uns des cent regrets, nettement plus dans le registre de l’intime, du subtile, et dans lequel la pudeur finit par être plus expressive que le débordement de sentiments. http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
01/12/14
 

J'ai voulu découvrir ce livre qui était dans ma bibliothèque et dont j'avais beaucoup entendu parler. J'ai d'abord aimé le ton très personnel qui me donnait l'impression d'avoir le privilège de lire un texte intime. J'ai cependant quelquefois été lassée par des envolées lyriques qui ne me semblaient pas toujours appropriées. De nombreux passages m'ont néanmoins émue. Le portrait que l'auteur fait de sa mère nous rappelle la nôtre et l'on retrouve les formes parfois anodines mais tellement belles que peut prendre l'amour maternel, la manière parfois maladroite mais tellement touchante par laquelle elles expriment leur incommensurable amour. J'ai arrêté ma lecture à la 72e page car ce livre nous donne une entrevue de ce que peut représenter la perte de la mère et, en cela, sa lecture est très douloureuse. Amerrante

Amerrante
14/10/14

Magnifique texte!Surement thérapeutique pour l’auteur, ce livre est un gage d’amour envers sa mère disparue. Il évoque les regrets, les remords, ces petites choses qu’il a fait dans le quotidien de la vie ayant à la conscience que sa mère sera prête à tout accepter et qu’elle sera toujours là.Le style est simple et adapté au vécu du deuil. Les nombreuses répétitions sont autant de témoignages de l’assimilation que représente la perte d’un être cher. Passant du déni à l’acceptation petit à petit, ce fils éprouve de multiples souffrances et les partage. C’est un sublime témoignage d’un amour vécu comme naturel, essentiel et immortel. Un cadeau à s’offrir à la fête des mères. Oui, à s’offrir à soi-même pour mieux prendre conscience de la chance d’avoir une mère aimante, qui ne vit que pour nous. Profiter de cet être à l’amour inconditionnel avant que sa vie ne s’arrête. Un livre déchirant mais rempli de tendresse. A lire et relire…

Metaphore
25/05/13
 

J’ai déjà eu l’occasion de dire à quel point Albert Cohen constituait pour moi un Pygmalion littéraire. Le récit dont je vais vous parler me paraît incontournable pour tout prétendant à la beauté littéraire du XXème siècle. Il se place sur mon podium juste derrière Belle du seigneur – l’œuvre maitresse et fondatrice – et gagne à être connu.Il s’agit en effet d’un bel hymne à la mère, celle qui nous a fait naître et nous comble d’amour chaque jour, nous aide à traverser les étapes de la vie et nous soutient lorsque les coups sont plus rudes.Cohen livre ainsi un roman autobiographique tout dédié à sa propre mère. Arrivés de l’île de Corfou et livrés à la cité fosséenne, ils se retrouvent en branle et reclus à ce seul huis-clos familial angoissant et réducteur. L’auteur nous assène des anecdotes incisives, des fragments volés à cette mère envolée qu’il a longtemps mis de côté. Quel plus bel hommage que ces passages touchants où nous sentons, à travers sa plume, se profiler cette petite dame menue et replète déambulant fièrement au bras de son fils !Ce qui m’impressionne dans la prose de Cohen c’est son esprit de synthèse, son langage vrai et sensiblement épuré. Parallèlement, le texte est bourré de figures de style, d’images, de tournures de phrases suggestives. Je suis personnellement toujours avide de ses bons mots, de ses trouvailles qui me font dire « je ne l’aurais jamais formulé ainsi mais effectivement c’est pensé très justement ». Et il faut bien avouer que Cohen a une écriture empreinte de lyrisme, pleine d’emphase et de révolte.Ce qui est stupéfiant et m’a saisi dans ma seconde lecture récente de ce livre est le parallèle que l’on peut faire avec Romain Gary. En effet, tous deux émigrent dès l’enfance vers la Mère patrie française, tousdeux s’éprennent de la langue, des richesses nationales et lui vouent une sorte de culte. Face à la mère – la leur dans le sang et les gènes - qui a plus de mal à s’intégrer, le fils – et surtout Cohen – a du mal à rendre grâce à celle qui tour à tour lui fait honte, pitié… et finit par lui inspirer une tendre compassion.C’est privé de la présence corporelle que la prise de conscience fait son chemin. Cohen semble bien penaud face à celle qu’il pensait éternelle. Parfois criant de chagrin, le roman alterne avec des épisodes plus gais qui nous renvoient à notre propre mère et à l’attachement certain qui nous pouvons lui porter.Un témoignage à picorer et à transmettre !« Somptueuse, toi, ma plume d’or, va sur la feuille, va au hasard tandis que j’ai quelque jeunesse encore, va ton lent cheminement irrégulier, hésitant comme en rêve, cheminement gauche mais commandé. Va, je t’aime, ma seule consolation, va sur les pages où tristement je me complais et dont le strabisme morosement me délecte. Oui, les mots, ma patrie, les mots, ça console et ça venge. Mais il ne me rendront pas ma mère. Si remplis du sanguin passé battant aux tempes et tout odorant qu’ils puissent être, les mots que j’écris ne me rendront pas ma mère morte. Sujet interdit dans la nuit. Arrière, image de ma mère vivante lorsque je la vis pour la dernière fois en France, arrière, maternel fantôme. » (pp. 10-11) "Aux âme bien nées la valeur n'attend pas le nombre des années" (Rabelais)

Melopee
04/06/11
 

Un livre émouvant et drôle, magnifiquement écrit.Albert Cohen était ami d'enfance de Marcel Pagnol (ils étaient en classe ensemble... sacrée cuvée ! ). On retrouve chez eux la même tendresse lorsqu'ils évoquent leurs mères.

cbarbaz
16/07/10
 

Albert Cohen a un style d’écriture assez emphatique qui peut paraître surprenant au début. Mais j’ai aimé cet éloge rendu à sa mère, empreint de tendresse et parfois de douce moquerie. La perte de cet être, plus cher que tous les autres, entraîne la résurgence de nombreux souvenirs, mais aussi de regrets, ainsi que la prise de conscience de la finitude de tout être. A certains moments, le style un peu trop grandiloquent est lassant, mais ce qui domine dans ce livre, c’est la douleur du deuil qui s’exprime dans un vibrant éloge d’amour et la volonté de l’auteur de continuer à parler de sa mère, ainsi que du lien unique et privilégié qui existe entre une mère et son fils. Pour avoir déjà lu Belle du Seigneur de cet auteur, - chef d’œuvre dont, au passage, je vous recommande fortement la lecture - on trouve déjà dans Le livre de ma mère des thèmes chers à l’auteur : ici à l’état embryonnaire une réflexion sur l’amour et la beauté, l’obsession de la mort et aussi l’évocation de la culture juive qui imprègne profondément Albert Cohen.Un résumé ainsi qu'un extrait de ce livre sont disponibles sur mon site.

Artsouilleurs
28/05/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.12 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition