Le livre de sable

BORGES, JORGE LUIS

livre le livre de sable
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 22/04/83
LES NOTES :

à partir de
6,50 €

SYNOPSIS :

« Ce livre comporte treize nouvelles. Ce nombre est le fruit du hasard ou de la fatalité - ici les deux mots sont strictement synonymes - et n'a rien de magique. Si de tous ces écrits je ne devais en conserver qu'un seul, je crois que je conserverais Le congrès, qui est à la fois le plus autobiographique (celui qui fait le plus appel aux souvenirs) et le plus fantastique. J'ai voulu rester fidèle, dans ces exercices d'aveugle, à l'exemple
de Wells, en conjuguant avec un style simple, parfois presque oral, un argument impossible. Le lecteur curieux peut ajouter les noms de Swift et d'Edgar Allan P?. Je n'écris pas pour une petite élite dont je n'ai cure, ni pour cette entité platonique adulée qu'on surnomme la Masse. Je ne crois pas à ces deux abstractions, chères au démagogue. J'écris pour moi, pour mes amis et pour adoucir le cours du temps. » Jorge Luis Borges.
4 personnes en parlent

De Borges, je ne connaissais que le nom, la réputation et son intérêt pour les écrits de Lovecraft. C'est ce qui m'a décidé à découvrir cet auteur qui est tout de même considéré comme l'un des plus grands écrivains du XXe siècle..."Le livre de sable" est un recueil de contes. Contes ou nouvelles ? La limite est minde dans le cas de Jorge Luis Borges, érudit et auteur aux multiples facettes. Ici, 13 histoires sont réunies, de la plus autobiographique à la plus énigmatique. On y coto... Lire la suiteie Lovecraft mais aussi Stevenson, Poe, Kafka on s'y promène en Argentine, aux Etats-Unis, en Angleterre, et surtout on découvre l'amour d'un homme pour les Lettres.Poétique, intriguant, ces contes révèlent un auteur fascinant et philosophe, interrogatif, parfois critique vis-à-vis de son monde. Borges écrit pour lui mais il nous le fait partager. De ses états d'âmes à ses rêves, de ses passions à sa curiosité, ce "Livre de sable" dévoile l'art d'un homme de talent. Le fantastique y a sa place, mais pas uniquement.Un livre très court mais d'une richesse évidente, une oeuvre à juste titre classique et qui demande qu'on la lise patiemment et avec envie. Thibaut Brixtwitter.com/tiubuk

un flyer
10/09/10

Je n'ai pas compris grand chose à ces nouvelles, certes très poétiques mais un peu étranges. Mes nouvelles préférées ont été Le livre de sable et Avelino Arredondo. http://blue-imaginarium.eklablog.com/

Shirayukihime
08/09/12
 

Ce recueil de treize textes, écrits entre 1970 et 1975, Borges l’a présenté comme étant son livre préféré, « comme un exutoire qui délivre », alors qu’il était « prisonnier d’une bibliothèque de Buenos Aires », comme « un seul volume où il y a tout. » Tous ses thèmes de prédilection, toutes ses obsessions y sont, mais cette fois retranscrits de manière sobre. Mon texte préféré, L’Autre***, ouvre ce recueil :« Le fait se produisit en février 1969, au nord de Boston, à Cambridge. Je ne l’ai pas relaté aussitôt car ma première intention avait été de l’oublier pour ne pas perdre la raison. Aujourd’hui, en 1972, je pense que si je le relate, on le prendra pour un conte et qu’avec le temps, peut-être, il le deviendra pour moi.(…) » (Incipit p. 17).Dans un présent terriblement familier, au nord de Boston, sur un banc le long du fleuve Charles, le narrateur-auteur, Borges lui-même, se rencontre lui-même, 55 ans plus jeune, en train de rêver cette rencontre à Genève. Il trouve là une époustouflante variante au thème du dédoublement de la personnalité. Impuissant, le vieux Borges ne peut qu’être spectateur du jeune Borges, à qui il manque toute une vie d’expériences pour pouvoir le comprendre et apprécier sa compagnie. Même semblables, les deux Borges ne peuvent se comprendre.Suivent une brève histoire d’amour, Ulrika, puis Le Congrès*, le récit de cette société secrète qui, à sa manière, fait songer au mythe de la tour de Babel, dans son entreprise démesurée.Le conte There are more things s’inspire des histoires d’épouvante de Lovecraft : le suspens y est habilement mené, avec la terreur au bout des barreaux. Mais dans cette mesure, ce conte fantastique est-il vraiment borgien (adjectif qu’il préférait à celui plus courant borgésien) ?Après celle de la société secrète, à but philanthropique, il propose une histoire de secte, qui fait rejaillir sur l’individu qu’elle écrase sous ses commandements du poids de la culpabilité. Puis vient La nuit des dons, où le jeune narrateur connaît en une même nuit et l’amour et la mort.Le miroir et le masque constitue un conte merveilleux, mettant en scène un Roi défiant un poète de composer un poème qui sache parfaitement retranscrire une réalité, et émouvoir son auditeur. Le pouvoir des mots en devient mystérieux, et plus grand que n’importe quel pouvoir politique… Undr*, « qui veut dire merveille » dans l’histoire suivante, évoque aussi ce pouvoir du langage dans un peuple imaginaire.Dans Utopie d’un homme qui est fatigué, le fantastique se double d’un vernis science-fictif, puisque le narrateur se retrouve à un court moment projeté dans un futur lointain et y rencontre ses prochains, parlant latin, plus grands, plus sereins, moins matérialistes, plus intelligents, semble-t-il…Loin du merveilleux, du fantastique et de la science-fiction, Le stratagème évoque la stratégie manipulatrice d’un Américain d’origine islandaise pour arriver à ses fins, en comptant sur l’orgueil de son professeur américain.Qui est Avelino Arredondo ? Si vous l’ignorez, vous vous demanderez pourquoi cet homme choisit de s’isoler des mois entiers sans sortir de chez lui, coupé du monde, de sa famille et de ses amis.L’intervention de deux objets surnaturels achève ce recueil : Le Disque suscite la convoitise, tandis que Le Livre de sable , infini, sans première ni dernière page, dérobe à celui qui le possède la tranquillité de son esprits et de ses nuits. Il ne reste plus à ce dernier que de le perdre au milieu de tant d’autres livres, dans la bibliothèque de Buenos Aires, comme Borges le fit de sa propre collection de livres…A connaître absolument. Commencez par le premier et le dernier récit, continuez si vous en restez saisi. Vous ne les oublierez pas.

CarnetsdeSeL
04/09/11
 

Des nouvelles étranges, surréalistes, philosophiques écrites dans un style très poétique que j'ai eu de plus le plaisir de lire en version originale.

Loricath
07/03/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.10 kg

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