Le loup des steppes

HESSE, HERMANN

EDITEUR : CALMANN-LEVY
DATE DE PARUTION : 29/09/04
LES NOTES :

à partir de
4,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Venu d'ailleurs, Harry Haller, surnommé Le Loup des steppes, s'installe dans une ville européenne des années vingt pour se consacrer à de vagues travaux littéraires. Très vite, son existence tranquille se lézarde. Profondément déprimé, hostile au monde moderne, en révolte contre la société bourgeoise mais attiré par le confort et l'ordre, il flirte avec l'idée du suicide. Sa rencontre avec une prostituée lui redonne goût à la vie. Avec quelques personnages de son monde interlope, elle semble lui offrir la possibilité de réconcilier les deux extrêmes de son être : son côté loup solitaire, ascète et antisocial, et sa faim de sensualité. Si le conflit de personnalité de Harry
(alter ego de Hermann Hesse) n'est sans doute pas résolu à la fin du roman, son monde se transforme, le temps d'une hallucination, en un extraordinaire "théâtre magique". Expérience spirituelle, récit initiatique, délire de psychopathe, Le Loup de steppes multiplie les registres. Salué à sa parution en 1927 (entre autres par Thomas Mann, qui déclare : "Ce livre m'a réappris à lire"), interdit sous le régime nazi, roman culte des années soixante et soixante-dix, c'est une des oeuvres phares de la littérature universelle du XXe siècle. Il méritait une nouvelle traduction. Le voici enfin rendu avec tout l'éclat de ses fulgurances, la troublante obscurité de ses zones d'ombre.
5 personnes en parlent

Ainsi parlait Hermann Hesse Considéré comme un chef d’œuvre de la littérature, sorti en 1927 et interdit sous le régime nazi, Le Loup des steppes ne déçoit pas. L’histoire de Harry Haller - racontée par le neveu de la femme qui l’héberge, lequel découvrira ses carnets, qu’il publiera - est celle d’un tiraillement, et même, d’un déchirement. Haller est en effet confronté à deux sentiments et besoin paradoxaux : l’isolement de toute humanité, les manifestations quasi sauvages ou associables d’un individu désabusé et solitaire, misanthrope, effondré par la décadence culturelle et intellectuelle de la civilisation dans laquelle il est obligé de vivre - cette partie de lui-même qu’il nomme « le loup des steppes » : comme un animal qui ne trouve pas sa place parmi les hommes ; et la nécessité, malgré tout, de communiquer et d’être dans son temps – aspect de sa personnalité qui sera favorisé par la rencontre d’Hermine qui parviendra à l’éveiller à la vie.Harry Haller est un homme sérieux, cultivé et lourd de son savoir ; il ne demandera, au fil du temps et au seuil d’une mort qu’il sent venir et qu’il sait inéluctable, qu’à vivre plus légèrement, qu’à se détacher de cette lucidité qui l’encombre et l’empêche de profiter de la vie ; car il a cette impression d’être un mort traînant son mal-être dans une société aussi morte, simplement préoccupée de son propre divertissement et sans le savoir de son extinction. Le livre, contre toute attente - par son cynisme, sa dérision - est souvent drôle : c’est bien ce rire qui nous permet, à nous aussi, de relativiser nos expériences, et, à la fin, de ne pas trop nous prendre au sérieux ! Il y a du Nietzsche chez Hesse, indéniablement : on crève d’être trop lourd, trop sérieux. Comme Hermine avec Harry, il faut apprendre à danser, c’est-à-dire à être léger : simplement pour rendre la vie supportable. Apprendre à danser puis rêver. Ainsi parlait Hermann Hesse…

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Ainsi parlait Hermann Hesse Considéré comme un chef d’œuvre de la littérature, sorti en 1927 et interdit sous le régime nazi, Le Loup des steppes ne déçoit pas. L’histoire de Harry Haller - racontée par le neveu de la femme qui l’héberge, lequel découvrira ses carnets, qu’il publiera - est celle d’un tiraillement, et même, d’un déchirement. Haller est en effet confronté à deux sentiments et besoin paradoxaux : l’isolement de toute humanité, les manifestations quasi sauvages ou associables d’un individu désabusé et solitaire, misanthrope, effondré par la décadence culturelle et intellectuelle de la civilisation dans laquelle il est obligé de vivre - cette partie de lui-même qu’il nomme « le loup des steppes » : comme un animal qui ne trouve pas sa place parmi les hommes ; et la nécessité, malgré tout, de communiquer et d’être dans son temps – aspect de sa personnalité qui sera favorisé par la rencontre d’Hermine qui parviendra à l’éveiller à la vie.Harry Haller est un homme sérieux, cultivé et lourd de son savoir ; il ne demandera, au fil du temps et au seuil d’une mort qu’il sent venir et qu’il sait inéluctable, qu’à vivre plus légèrement, qu’à se détacher de cette lucidité qui l’encombre et l’empêche de profiter de la vie ; car il a cette impression d’être un mort traînant son mal-être dans une société aussi morte, simplement préoccupée de son propre divertissement et sans le savoir de son extinction. Le livre, contre toute attente - par son cynisme, sa dérision - est souvent drôle : c’est bien ce rire qui nous permet, à nous aussi, de relativiser nos expériences, et, à la fin, de ne pas trop nous prendre au sérieux ! Il y a du Nietzsche chez Hesse, indéniablement : on crève d’être trop lourd, trop sérieux. Comme Hermine avec Harry, il faut apprendre à danser, c’est-à-dire à être léger : simplement pour rendre la vie supportable. Apprendre à danser puis rêver. Ainsi parlait Hermann Hesse…

Choisir un qualificatif pour situer ce livre sans pareil est vain ; vouloir donner une idée de l’effet qu’il m’a fait l’est tout autant (mais je vais essayer).Selon la quatrième, Thomas Mann aurait déclaré : « Ce livre m’a réappris à lire. » Je dirais, pour ma part, que ce livre m’a confirmé que je savais lire et que j’étais, justement, avide de telles rencontres ; que ce roman représente ce que j’attends de la littérature. Rares sont les livres de cette trempe, où l’on a le sentiment que l’auteur a écrit pour vous, qu’il a vu en vous, qu’il vous parle personnellement. C’est d’ailleurs ce qui arrive à Harry Haller (HH, comme Hermann Hesse), notre Loup des steppes, qui tombe sur un prospectus décrivant ce qu’est un Loup des steppes, c’est-à-dire parlant de lui. Cette description le laisse déchiré car, s’il ne se reconnaît que trop bien dans ce portrait, il souffre de ce qu’il y voit. Il devine qu’il lui faudrait « s’engager dans un nouvel accomplissement de lui-même… ».Je ne crois pas que le choc que m’a procuré ma lecture soit purement cérébral, car ce livre s’adresse à la personne entière du lecteur, à ce qu’il est ; il l'oblige à décortiquer ses convictions, à les considérer sous leurs angles les plus obscurs pour, ensuite, proposer une autre façon d’appréhender le monde, une manière de le supporter en déchirant le rideau qui nous cache les possibilités qu’offre la vie, notre propre vie.S’il est évident que je rends compte de cette lecture affreusement mal, il est encore plus manifeste que ce livre est un chef d’œuvre. Il y a désormais, pour moi, un « avant » et un « après » ma lecture du Loup des steppes. Voilà une de ses haches dont parlait Kafka.

mycupoftea
24/02/13
 

Publié pour la première fois en 1927, ce roman qui a été interdit sous la période nazie, est l'une des oeuvres essentielles de Hermann Hesse. En partie autobiographique, Le loup des steppes est un roman intitiatique qui emprunte son style à l'écriture romantique. Il raconte la crise existentielle que vit Harry, un cinquantenaire tiraillé entre son humanité et son animalité. Cette édition proposée par le Livre de poche est introduite par une lettre de Hermann Hesse (1931) à l’un de ses détracteurs qui lui reproche que l’on ne peut vivre d’après les principes dont il s’est fait le défenseur, à quoi il répond que sa "Tâche ne consiste pas à donner aux autres ce qui est objectivement le meilleur, mais à leur donner ce qui m’appartient en propre (ne sarait-ce qu’une douleur ou une plainte) et à le faire d’une manière aussi pure et aussi sincère que possible."Le ton est donné et Hesse ne cherche pas à convaincre le lecteur : il propose une vision purement personnelle et ne l’impose pas comme une vérité. Largement introspectif, ce roman est marqué par une profonde détresse liée à une vision pessimiste du monde. En fait, la lecture de ce livre m'a évoqué une longue complainte qui aurait servi d'autoanalyse à l'auteur. La démarche est légitime et la comparaison avec le loup des steppes pertinente, malheureusement, Harry m'a ennuyée. Bien que Harry/Hesse défende des convictions parfaitement louables (fervent adversaire de son époque par rapport à la guerre, aux industriels et aux politiques...), l'histoire du loup des steppes ne m'a pas interpellée : je l'ai trouvée un brin moraliste malgré quelques passages intéressants. Pourtant le roman initiatique prend ici tout son sens : à travers la mise en scène de son théâtre magique, Hesse travaille des thèmes qui lui sont chers tels la philosophie et notamment le bouddhisme dont son roman est fortement imprégné (dualité omniprésente : homme/animal, vie/mort, amour/haine...). On retrouve également Goethe et Mozart pour qui l’auteur voue une admiration certaine et qui jouent le rôle de guide. Même si j’ai trouvé ce roman naïf, je l’ai aussi apprécié pour cette même raison. Non pas que j’aie aimé le personnage de Harry (celui-ci subit ce qui lui arrive et ne maîtrise aucunement les événements survenus) mais plutôt que j’ai saisi le malaise de Hesse à travers le roman et que je me suis davantage attaché à la personne qu’à l’auteur. Au final, voici un roman très personnel qui, je le conçois peut déplaire. Pour ma part, cette « expérience spirituelle » n’a pas eu le même impact sur moi que sur Thomas Mann qui déclarait en 1927 que « Ce livre m’a réappris à lire » . Ce n’est pas pour moi un roman culte mais il faut l’avoir lu. Alcapone13

Alcapone
28/01/13
 

Le loup des steppes est un roman initiatique, roman culte de la Beat Generation. C'est de ce roman que vient le nom du groupe Steppenwolf, célèbre notamment pour le titre "Born to be wilde".L'histoire de vie, l'introspection d'Harry nous fait partir à la rencontre des turpitudes de l'âme l'humaine ... Le traité sur le loup des steppes, j'ai eu l'impression qu'il parlait un peu de moi .. un peu de nous tous .. C'est vraiment la force d'Hermann Hesse, ce que j'adore chez cet auteur, sa façon de savoir mettre en mot les questions, les sensations, les sentiments enfouis au fond de nous, nous faire découvrir notre part d'universalité, et nous amener à y penser tout en se divertissant par la lecture d'un bon livre.

MichelleMouton
08/11/11
 

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.29 kg
  • Langage original : ALLEMAND
  • Traducteur : ALEXANDRA CADE

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition