Maitre a de plus en plus d'humour (le)

MO YAN

livre maitre a de plus en plus d'humour (le)
EDITEUR : POINTS
DATE DE PARUTION : 20/04/06
LES NOTES :

à partir de
5,20 €

SYNOPSIS :

Lorsque maître Ding, à un mois de la retraite, est licencié de son usine pour cause de faillite, c'est toute sa vie qui s'effondre. Mais un autre monde se profile, celui d'une Chine moderne, régie par l'initiative, les projets, les idées individuelles. Il retrouve alors l'enthousiasme porté par une idée géniale mais assez peu orthodoxe, et par l'infaillible soutien de son fidèle apprenti. Dans un bus abandonné, il installe une « chambre

d'amour », qu'il loue en échange de quelques yens. Ce projet audacieux connaîtra un succès inespéré. Dans cette fable douce-amère, l'auteur porte un regard décapant, plein d'humour et de tendresse sur la société chinoise contemporaine. Né en 1956 dans une famille de paysans pauvres du Shandong, Mo Yan a commencé à écrire dans les années 1980. Son génie singulier est désormais largement reconnu, tant en Chine qu'en Occident.

7 personnes en parlent

Le hasard d'une foire au livres m'a fait tombé sur ce petit roman. Il se lit très rapidement avec entrain et légèreté. La fable est très simple. Un ancien ouvrier d'une usine agricole chinoise se retrouve au chômage mais pas encore à la retraite avec des soucis de santé. Bref, comment survivre. Ce "maître" tel qu'on l'appelle dans l'usine va s'associer avec son "disciple" pour mettre au point une manière de gagner de l'argent singulière. Je n'en dis pas plus. L'humour grinçant est au rendez-vous. J'y vois une parenté avec les comédies d'Arto Paasilinna, mais version chinoise. Bonne découverte ! Tmor

Tmor
08/06/13

Après 43 ans de bons et loyaux services dans l'Usine de fabrication de matériel agricole de sa ville, Maître Ding est licencié à un mois de la retraite. Les larmes ou la colère n'y changent rien, l'usine a fait faillite et il lui faut désormais trouvé une nouvelle source de revenus. Mais Maître Ding est un vieil homme, usé par son dur labeur et les opportunités s'en trouvent réduites. après des jours d'errance désespérée dans les rues de la ville, le salut arrive lors d'une promenade entre le cimetière et le lac artificiel. Maître Ding trouve l'idée qui, sans efforts physiques, pourra lui assurer un revenu suffisamment confortable pour assurer ses vieux jours. Mais saura-t-il faire taire ses scrupules et dépasser le sentiment de honte qu'il ressent?Sous ses airs faussement naïfs, ce petit conte sans prétention cache une critique acerbe du néo-capitalisme chinois. Il décrit cette nouvelle société où l'Etat n'est plus providence, où c'est le profit qui commande, où les patrons s'enrichissent sur le dos des ouvriers. Rude constat pour Maître Ding, vieux communiste, ouvrier exemplaire plusieurs fois médaillé qui s'est voué corps et âme à son usine et qui n'a aucune valeur au regard du profit et de la productivité. Pour les ouvriers comme lui, c'est désormais le règne de la débrouillardise. Les salaires et les pensions sont versés de façon aléatoire et pour vivre décemment on trouve un petit boulot plus ou moins légal. Maître Ding qui avait placé toute sa confiance en son patron découvre les nouvelles lois de la société où l'individualisme a pris le pouvoir. Pour lui, c'est un choc mais il ne se révolte pas, il a honte d'être un poids et finalement il s'adapte. Ce court récit plein de tendresse, d'humour et d'optimisme est une ode à ce peuple chinois si souvent opprimé mais qui ne baisse jamais les bras et, de petites combines en bouts de ficelle, se construit un avenir qui se veut radieux.Ecrit par le Nobel de littérature 2012, c'est un petit livre abordable et plaisant que je conseille pour qui veut appréhender l'oeuvre de Mo YAN en douceur.

un flyer
05/11/12

Très court roman du nobellisé Mo Yan, ce récit met en scène un vieil ouvrier, licencié un peu avant la retraite, qui doit trouver un moyen de survivre, dans une Chine capitaliste et sauvage... C'est un prétexte pour caricaturer la société chinoise, à contester son évolution économique et sociale, tout en pourfendant ses personnages, pleutres, amoraux, et intéressés... Un roman à découvrir, plein d'humour et de fantaisie. laurence

laurence
02/01/15
 

Un roman qui se lit d'une traite, drôle et surprenant, il donne une image acerbe de la société chinoise. Un humour plutôt noir mais franchement quel régal ! Jessye

Jessye
01/10/14
 

Voilà un court roman, que j'ai pour ma part trouvé fort drôle! En une petite centaine de pages est dressé un portrait de la Chine capitaliste (le roman date de 1999) ma foi bien troussé et assez acerbe : les usines font faillite mais leurs directeurs et autres managers roulent dans des voitures européennes de luxe, le maire promet d'aider tout le monde mais le dicton favori de ses adjoints est "Aide-toi et le ciel t'aidera", chacun tente de survivre en contournant les lois et la police ferme les yeux par commodité... L'histoire en elle-même est très amusante, surtout que le pauvre Ding a l'impression de commettre un terrible méfait en ouvrant cette chambre dans les champs, mais il se trouve vite ravi de l'aubaine, sans compter les retombées inattendues sur sa libido...

fashiongeronimo
15/07/12
 

Où quand il faut nourrir sa famille …C'est un petit texte qui vous met le sourire aux lèvres pour le reste de la journée. Au travers d' un conflit de génération, Mo Yan nous livre ici une critique déguisé de la société chinoise.Le style est totalement différent des autres textes que j'ai pu lire de lui, plus simple, plus épuré, les mots servent avec précision pour illustrer l' histoire. Agréable et facile, il peut se lire au premier comme au second degré..

Lacazavent
21/10/11
 

le maître a de plus en plus d'humour Maître Ding vient d’être licencié de l’usine de matériel agricole dans laquelle il travaillait depuis plusieurs décennies. A un mois de la retraite, le choc est vif ! Mais Maître Ding est un battant : il choisit de réagir et de s’adapter à cette nouvelle Chine qui galope. Il s’engage alors dans la voie de l’initiative privée et monte une petite affaire qui va devenir un véritable cas de conscience. Un petit récit du « Maître » Mo Yan, un des grands noms de la littérature chinoise contemporaine.

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.07 kg

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