Le martyre des magdalenes

BRUEN, KEN

livre le martyre des magdalenes
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 06/11/08
LES NOTES :

à partir de
8,20 €

SYNOPSIS :

Lessivé, rincé par sa dernière enquête, Jack Taylor tente d'en faire passer le goût amer en éclusant des pintes de Guinness au comptoir de son pub préféré. Alors qu'il répète à qui veut bien l'entendre qu'on ne l'y reprendra plus, Jack est sommé par un caïd local de retrouver « l'ange des Magdalènes ». Contraint et forcé d'accepter afin de s'acquitter d'une dette d'honneur, Jack se retrouve au coeur d'un fait divers des années 1960, et croise bientôt les fantômes des « Magdalènes », des filles-mères reniées par leurs familles, exploitées dans des
couvents catholiques où elles lavaient leurs péchés en travaillant comme blanchisseuses. Hanté par ses échecs passés, poursuivi par une police locale qui lui cherche constamment des crosses, Jack va tenter de retrouver cet « ange », une mystérieuse femme qui serait venue en aide à ces pauvres filles mises au ban de la société. Cependant, comme l'alcool, la vérité est bien souvent trompeuse. Gare au retour de flamme. Ce qui s'annonçait comme une mission rédemptrice va vite se transformer en chemin de croix. Le martyre de Jack Taylor ne fait que commencer...
5 personnes en parlent

J’attendais depuis longtemps la toute récente sortie en poche de ce 3e volume des aventures de Jack Taylor et je n’ai pas été déçu. Après Delirium Tremens et Toxic Blues, l’ancien flic reconverti en détective nous revient fidèle à lui-même. Car dans cette série, et contrairement à d’autres livres policiers, l’enquête passe au second plan. Ce qui fait toute la richesse de l’histoire c’est ce personnage, tiraillé par son passé, par ses pensées et ses lectures. Il est le stéréotype même de l’ex-flic alcoolique et brutal que l’on détesterait dans la vie. Pourtant, Bruen nous montre qu’il est bien plus que ça. Il devient attachant et dès lors que l’on commence une de ses histoires, une seule envie : la suite ! Notons aussi que Bruen agrémente ses livres d’une multitude de citations et références littéraires toujours bien choisies. Bref tout est là pour en faire un très très bon livre.La version complète de ce commentaire est disponible sur mon site.

Artsouilleurs
20/01/09
 

Jack Taylor a replongé de plus belle dans l'alcool et les drogues, ce qui ne le rend pas très performant pour mener de front deux enquêtes. L'une sur "l'ange des Magdalènes", une femme qui, contrairement aux Soeurs du couvent du même nom, faisait preuve de compassion pour ces jeunes filles mises au ban de la société, que les religieuses torturaient à loisir. L'autre sur une jeune épouse dont le vieux mari aurait un peu trop précipitamment passé l'arme à gauche.Même s'il met davantage de conviction à se fiche en l'air qu'à enquêter, notre détective amateur de littérature préféré survivra à la destruction de sa bibliothèque et bouclera son boulot de manière brutale et efficace. De la belle ouvrage.A noter le travail de bénédictin du traducteur, Pierre Bondil, qui, non content de nous fournir les références culturelles ainsi que celles des ouvrages mentionnés tout au long du roman, éclaire aussi notre lanterne sur les allusions littéraires ! Grâces lui soient rendues ! cathulu

cathulu
21/07/12
 

C'est le troisième opus de la série des Jack Taylor, et c'est regrettable que j'aie commencé par celui-ci parce qu'il me manque des pans de l'histoire intime de Mister Jack, mais en même temps ça n'a aucune espèce d'importance : en dix pages, j'étais foutue, accro, irrémédiablement tombée en amour, coup de foudre, paillettes, petites étoiles et sonneries divines.Pourquoi donc ?Parce que Ken Bruen est foudroyant de talent. Parce que sa plume est incroyablement irlandaise, mêlant avec bonheur ces milles et une choses qu'il me serait tout à fait impossible de détailler, cette façon de mêler cynisme et naïveté la plus pure, ce désespoir sautillant, ces litres de bière, ces changements de narration abrupts et cet humour si particulier, ah traiter de l'âme irlandaise, je ne m'y risquerai pas.La trame, sinon, oui, la trame, donc, c'est une espèce de double enquête que doit mener Jack, sommé de rechercher une ancienne religieuse qui officiait dans les blanchisseries Magadalène, et de prouver qu'une riche veuve ne l'est pas devenue innocemment.Le hic c'est que Jack toque.Oui, d'accord, ceci ne veut rien dire, mais il faut se faire plaisir dans la vie aussi.Le problème de Jack c'est qu'il les a tous, les problèmes : drogue, alcool, tabac, médicaments, dépression sévère et solitude extrême : ça va mal, mal, mal.Dans une sorte de brouillard médicamenteux arrosé de Jameson, il va pourtant démêler les fils de ces deux enquêtes. Tout en gardant sa morale très personnelle...Jack Taylor est un lecteur insatiable, qui donne une foule d'envies lectures, en nous parlant longuement et souvent de ses auteurs fétiches (ainsi "mon" Matt Scudder de l'excellent Lawrence Block, par exemple). J'y ai aussi trouvé de quoi me faire penser à Gregory House, donc Hugh Laurie, mon engouement du moment, avec une apologie (très anti politiquement correcte) de la Vicodin.Pour lire les enquêtes de Jack Taylor dans l'ordre (ce qui est toujours préférable, même si jamais indispensable !!) :1. Delirium Tremens (Mai 2006 en Folio)2. Toxic Blues (Mai 2007 en Folio)3. Le martyre des Magdalènes4. Le dramaturge (Oct 2007) Sylvie Sagnes

SagnesSy
04/07/12
 

Depuis Delirium tremens Jack Taylor, ex-flic viré pour abus en tous genres reconverti en privé, n'a pas dessoûlé. Il écluse les pintes de Guinness au comptoir de son pub préféré tout en s'interrogeant sur le sens de sa vie : qui suis-je ? Où vais-je ? ... Il faut dire que pour lui, la vie, c'est dur. Plus de famille, peu d'amis, et des affaires plutôt foireuses. Car Taylor a le chic pour exhumer des crimes crapoteux. Le voilà sommé par un caïd local de retrouver "l'ange des Magdalènes", la femme qui aurait aidé sa mère à fuir le couvent des Magdalènes. Ce couvent de la très catholique Irlande accueillait dans les années 1960 des filles-mères reniées par leurs familles et leur faisait laver leurs péchés en nettoyant les sols et en travaillant comme blanchisseuses. Sévices compris.Narquois et raffiné, Ken Bruen prend un malin plaisir à tordre toute intrigue classique. La narration est décousue, entrecoupée des délires éthyliques et euphoriques de Jack, et l'enquête tourne court, se résolvant quasiment sans l'intervention de Jack. Mais l'enquête en soi n'est pas le principal. Le principal, c'est Jack. Et le lecteur est happé dans les affres de Galway (ville irlandaise où se croisent dealers et touristes) et les tourments de Jack : insomnie, solitude, dépression, alcool, drogues, excès, tentative de rédemption, échec. Si ce n'est pas du désespoir, ça y ressemble... « Le mot irlandais qui correspond à la tristesse est "bronach". Mais il signifie tellement plus. Il est voisin de la désolation, et mon cœur en était transpercé. »

Kara
25/01/12
 

Ce livre nous plonge dans un univers irlandais très noir. Le personnage principal, Jack Taylor est un ancien policier irlandais qui a sombré dans l’alcool, la drogue et la déprime à la suite d’une précédente enquête. Dans ce troisième épisode de la série Jack Taylor, il se trouve sur deux enquêtes : en premier lieu, un caïd, dont il est redevable, lui demande de retrouver une ancienne religieuse qui appartenait au couvent des Magadalènes et en second lieu, il doit prouver qu'une riche veuve a tué son mari. Le côté très sympathique de Jack Taylor, c'est son amour pour les livres et la littérature. Il est toujours près à citer un extrait de roman ou de poème et presque chacun des chapitres du livre est introduit par une citation. J’ai eu un peu de mal à rentrer dans le livre car j'ai trouvé l’histoire un peu décousue. Il n'est pas toujours aisé de suivre l'intrigue au milieu des délires et digressions de Jack Taylor dû à l'alcool, à la drogue. A travers ce livre, l'auteur évoque un pan douloureux de l’histoire Irlandaise, il nous raconte abominable sort réservé aux Magdalènes. Des jeunes femmes qui avaient eu des relations sexuelles hors mariage, des femmes dites « perdues » qui étaient envoyées dans des couvents sous le prétexte de réhabilitation. Les pénitentes étaient abusivement mises au travail dans des blanchisseries. Finalement, en fermant ce livre j'ai mieux comprise la personnalité de Jack Taylor et je l'ai trouvé attachant et surprenant. Si l'occasion se présente, je lirai avec plaisir les premiers épisodes de la série.

Aproposdelivres
02/06/11
 

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.70 cm
  • Poids : 0.18 kg
  • Langage original : ANGLAIS (IRLANDE)
  • Traducteur : PIERRE BONDIL

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