Le meilleur des mondes

HUXLEY, ALDOUS

EDITEUR : POCKET
DATE DE PARUTION : 04/11/02
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SYNOPSIS :

Voici près d'un siècle, dans d'étourdissantes visions, Aldous Huxley imagine une civilisation future jusque dans ses rouages les plus surprenants : un État Mondial, parfaitement hiérarchisé, a cantonné les derniers humains sauvages dans des réserves. La culture in vitro des foetus a engendré le règne des « Alphas »,
génétiquement déterminés à être l'élite dirigeante. Les castes inférieures, elles, sont conditionnées pour se satisfaire pleinement de leur sort. Dans cette société où le bonheur est loi, famille, monogamie, sentiments sont bannis. Le meilleur des mondes est possible. Aujourd'hui, il nous paraît même familier...
19 personnes en parlent
A lire absolument à notre époque où on s'interroge sur le clonage et sur la procréation assistée. Comment un auteur du XIxème a-t-il pu se projeter ainsi? Bien sûr il y a peu de chances que cette société tri partite voie le jour mais cela ouvre la réflexion et c'est bien écrit.
aurore Mme

Voici un grand classique du roman d'anticipation. Ecrit dans les années 30, "Le Meilleur des mondes " de Huxley, nous plonge dans un état mondial où les humains se reproduisent en flacons et le soma (petites pilules de drogue) est distribué à tour de bras. "Communauté, identité, stabilité" est la devise de cet état mondial où parler de pères et mères est considéré comme un blasphème. Le système de caste est de rigueur et tout le monde est heureux, sauf Bernard...Vingt ans après la publication de son roman, Huxley revient sur son oeuvre en déclarant qu'un tel cas de figure n'aurait sûrement pas lieu dans le siècle qui suit. Pourtant, cette oeuvre n'aurait peut être pas eu le même succès, s'il n'y avait pas là-dedans une quelconque part de vérité.

Alcapone
27/02/09
 

J'avais dévoré ce livre au lycée il y a plusieurs années et j'en gardais un très bon souvenir. Celui d'un livre de science fiction certes, mais si proche de notre réalité. Un monde vers lequel nous nous dirigions certainement, ou peut être pas du tout. Plusieurs fois en regardant les actualités scientifiques, je me suis dit "On dirait le livre d'Aldous Huxley". Et j'avais très envie de le relire pour vérifier que ma mémoire ne me jouait pas des tours. Aujourd'hui, mes années lycées sont loin, notre monde tend de plus en plus vers ce monde "meilleur" que nous décrit Aldous Huxley. Serait-ce de la mélancolie que je ressent ? En tout cas, un léger goût d'amertume. J'ai trouvé qu'il était difficile à relire. Peut-être trop réaliste ou dirais-je plutôt effrayant de voir que plus le temps passe, et moins je pourrais classer ce livre dans la science fiction. A méditer, et à lire surtout.

clara065
21/12/11
 

J'ai lu ce livre au lycée, je me suis ennuyer , je l'ai trouver long et embêtant . Mais, je me dit que c'est peut-être tout simplement parce que ce n'est pas dans mes habitudes littéraires. MaevaLecture / http://maevalecture.blogspot.comProfiter d'un bon de réduction de 7€ sur un achat de 10€ minimum => http://www.priceminister.com/p/Bmaeva50

MaevaLecture
30/12/15
 

1. En l’an 632 de la n.f., la terre n’est plus qu’un état mondial dont la devise est « Communauté, Identité, Stabilité ». C’est au centre d’incubation et de conditionnement de Londres que la société prend ses sources, le directeur fait visiter son établissement à quelques étudiants en prenant garde de ne s’attacher qu’aux détails, les généralités étant dangereuses pour la stabilité sociale. Le directeur explique aux jeunes gens le système des fécondations in vitro, d’où sortent aussi bien Alpha et Bêtas (castes les plus élevées de la hiérarchie) que Gamma, Deltas et Epsilon, dont les embryons sont retirés plus tôt afin d’être soumis au procédé Bokanovsky, qui permet à l’œuf de se subdiviser jusqu’en 96 bourgeons, donc 96 humains parfaitement identiques : La lumière, le froid arrêtant la croissance au profit du bourgeonnement. Cette technique est un des instruments majeurs de la stabilité sociale, comme le définit le directeur qui regrette seulement que ce procédé se limite au nombre de 96 humains. M. Foster fait son entrée et cite quelques chiffres aux étudiants : Le centre est parvenu à obtenir 16012 individus à partir d’un seul embryon, mais s’attache à améliorer ce record. Le groupe continue sa visite, traversant la salle de mise en flacon, la salle de prédestination sociale, puis celle du dépôt des embryons. Pendant 277 jours, ceux ci sont nourris, conditionnés aux mouvements ; seul trente pour cent des femelles sont conservé, le reste étant transformé en neutre. Chaque embryon est ensuite prédestiné à une fonction sociale et conditionnée : Plus la caste est basse moins il reçoit d’oxygène, ce qui perturbe son développement et atrophie son cerveau. M. Foster se laisse gagner par l’enthousiasme au fur et à mesure que se poursuit la visite et se prend à rêver à la possibilité de créer des individus adultes à six ans, donc aptes à travailler plus tôt. Les flacons d’embryons sont ensuite conditionnés à la chaleur, l’objectif avoué étant de conditionner l’individu de façon à lui faire aimer sa destination sociale. Le groupe observe une infirmière, Lénina, immuniser les embryons contre les maladies. Foster donne rendez-vous à la jeune femme avant de poursuivre ses explications. 2. Le directeur conduit les étudiants à la pouponnière, ou des infirmières disposent fleurs et livres, qui, quand ils sont touchés par les enfants, délivrent une décharge électrique : Cela provoque chez eux une haine instinctive pour ces objets, qui peuvent être compromettant et distrayant pour toutes les castes. Les individus sont conditionnés pour aimer les sports en plein air afin qu’ils consomment appareils et transports. Le directeur raconte l’histoire du polonais Reuben, (il fait un aparté pour expliquer l’ancienne méthode de reproduction que tous considèrent comme répugnante) qui endormis devant la télévision, répètera le lendemain un discours entièrement en anglais : c’est le principe de l’hypopedie (l’enseignement pendant le sommeil) qui est découvert, on ne peut cependant l’utiliser que pour l’enseignement moral car celui-ci n’est pas rationnel. Le groupe pénètre dans le dortoir, ou sont passées des cassettes sur le sexe élémentaire ou sur le sentiment des classes sociales : Le cours d’aujourd’hui porte sur différence entre Alpha (la caste la plus haute, elle est vêtue de gris), Bêtas, Gamma (vêtus de vert), Deltas (vêtus de kaki) et Epsilon (qui sont illettrés). Le directeur se laisse gagner par l’enthousiasme devant la puissance des forces de suggestions qui conditionnent l’esprit. 3. Le groupe arrive dans la cours de récréation, ou les enfants ne jouent qu’avec des instruments compliqués afin d’accroître la consommation, ou à des jeux sexuels qui, au grand étonnement des étudiants, étaient réprimés dans le passé : Un des enfants, refusant d’y participer, est conduit chez le psychologue. L’administrateur mondial, Mustapha Menier ( une des dix personnes les plus influentes au monde) fait son entrée en prononçant ces phrases de Ford : « L’histoire c’est de la blague », et «chacun appartient à tous les autres », avant de parler aux étudiants de ce qu’était une famille avec dégoût. Pendant ce temps, Henry Foster parle avec l’un de ses collègue du cinéma sentant, ou il doit se rendre se soir là en compagnie de Lénina. Dans le vestiaire, celle ci s’étonne de ce que son amie Fanny ne sorte pas, mais cette attitude s’explique par le fait qu’un médecin à prescrit à la jeune fille un traitement de succédané de grossesse. Fanny blâme Lénina de manquer aux convenances en ne sortant qu’avec Henry Foster, et lui conseille d’entretenir d’autres relations. L’administrateur, quant à lui, explique aux étudiants qu les hommes avaient dans le passé trop d’états d’âme pour bien travailler, alors que tout est fait à présent pour bénéficier d’une vie émotionnellement facile. Dans les vestiaires, Lénina confie à Fanny qu’elle va accepter de sortir avec Bernard Marx, malgré sa mauvaise réputation (on le soupçonne d’avoir reçut de l’alcool dans son pseudo-sang)et son individualisme. Celui-ci, pendant ce temps, est outré de la façon dont Foster parle de Lénina, dont il est amoureux. L’administrateur parle de la guerre de 9 ans, qui à finalement aboutit à la destruction de tous les monuments historiques et de tous les livres, à la création du soma, drogue hallucinogène sans danger (que Foster propose en vain à Bernard Marx) et à l’abolition de la vieillesse. 4. Dans l’ascenseur, Lénina aborde Bernard et accepte son invitation à passer huit jours dans une réserve au Nouveau Mexique. Elle rejoint ensuite Foster dans son hélicoptère, tous deux se rendent au Golf-obstacle.Bernard Marx à ses congénères, qui sont parfaitement conditionnés, en horreur et souffre également de l’attitude trop normale de Lénina. Il se sent paria au sein même de sa caste, Alpha, car il est plus petit que la taille réglementaire, et se sent étranger à toute cette vie. Il se rend à la maison de la propagande afin d’être réconforter par son ami Helmohltz Watson, maître de conférence au Collège des Ingénieurs en Emotions : Helmohltz à lui aussi conscience de son moi et de sa solitude, mais c’est à cause de son excès de capacités mentales. Bernard parle à son ami de la sensation d’avoir quelque chose d’important à communiquer aux autres mais sans savoir quoi, les sujets imposés par l’administration restant toujours dans le superficiel. 5. Alors que Lénina et Henry contemplent le coucher du soleil, voyant au loin le crématorium recyclant le phosphore, tous deux tombent d’accord sur le fait que « tout le monde est heureux à présent », mots qu’ils ont entendu répéter toutes les nuits pendant douze ans. Après avoir dîné et pris quelques comprimés de soma, ils se rendent dans un cabaret ou jouent seize sexophonistes, accompagnés d’un orgue à parfum et à couleurs, avant de rentrer se coucher dans la douce euphorie du soma.Un jeudi sur deux, Bernard se rend à la Chanterie en Commun de Fordson afin d’y accomplir son office de solidarité. Au centre d’un groupe de douze personnes, le président passe la musique du cantique de solidarité, tandis que la coupe de l’amitié, emplie de soma, tourne de mains en mains. Bernard, une fois encore, ne réussit ni à libérer son esprit ni à communier avec les autres. Une voix se fait subitement entendre, annonçant la venue de Ford, tous entendent les pas du Grand Etre sauf Bernard qui se force quand même à imiter la surexcitation générale, clamant le refrain liturgique « Orginet Porginet ». N’ayant absolument rien ressenti dans cette communion, Bernard prend douloureusement conscience de sa différence et de sa solitude. 6. Lénina hésite encore à partir avec Bernard, qu’elle trouve étrange par sa manie de rechercher la solitude ou de rêvasser devant l’océan déchaîné. Tous deux vont assister à un combat de lutte féminin alors que Bernard aurait préféré bavarder, il refuse de prendre du soma et scandalise la jeune fille par son désir d’échapper au corps social et d’être libre. Après avoir finalement pris du soma, Bernard passe la nuit avec Lénina bien qu’il ait préféré attendre un peu, attitude qu’elle ne comprend pas.Bernard reçoit l’autorisation de visiter la réserve, le directeur, se laissant aller à quelques confidences, lui apprend y être allé, il y a de cela vingt ans, et y avoir perdu sa compagne : Furieux de s’être laissé aller à des révélations déshonorantes, le directeur se venge en blâmant Bernard de son manquement aux convenances. Bernard se vante de cette entrevue auprès d’Helmohltz qui est agacé par son apitoiement sur lui-même.Arrivés au Nouveau Mexique, Lénina s’extasie devant l’hôtel, puis tous deux vont faire signer leur autorisation par le conservateur de la réserve, qui les abrutis de fastidieuses et ennuyeuses informations. Bernard, qui à oublié d’éteindre son robinet à parfum avant de partir, appelle Helmohltz qui lui annonce sa mutation en Islande : Bernard, atterré par cette nouvelle, prend deux grammes de soma avant de se rendre à l’hostellerie de la réserve. 7. Lénina et Bernard, accompagnés d’un guide indien, arrivent au pueblo de Maltais, après quelques heures de marche. Lénina est dégoûtée par la saleté, les mouches, la vieillesse (qu’elle n’avait jamais vu) et les relations maternelles comme l’allaitement. Le guide les mène à une fête ou tambours et chants se mêlent aux danses rituelles, et ils assistent au sacrifice d’un adolescent, tournant autours de serpents et fouetté par un homme au masque de coyote. Un jeune homme de type occidental mais vêtu comme un indien se plaint de ne pas avoir été choisi pour le sacrifice, ce qui surprend Lénina, encore sous le choc de la violence des scènes précédentes. Le jeune homme, appelé John, explique aux deux étrangers que sa mère était l’une des leurs, qu’elle était venue visiter la réserve avec un homme dont elle était enceinte mais que s’étant perdu, elle avait été recueillie par une tribu. John leur présente sa mère, Linda, dont l’apparence répugne Lénina et qui se lamente sur ses conditions de vie avant de faire l’éloge de la civilisation. 8. John raconte son enfance à Bernard : Comment un des amants de Linda l’avait enfermé dans sa chambre, comment elle avait été chassée de l’atelier de tissage et fouetté par les autres femmes, l’état dans lequel elle était après avoir bu du mescal et la façon dont elle lui parlait de l’autre monde tandis qu’un des vieillards racontait les mythes du pueblo. Linda, persécutée car libérée sexuellement, apprit la lecture à John grâce à un manuel d’instruction pratique : L’enfant, en grandissant, mêla culture moderne et primitive. Il trouva un jour un autre livre, les œuvres complètes de Shakespeare, pour lequel il se passionne car les mots qu’il y apprend lui permettent de rendre sa haine pour Popé (l’amant de sa mère) plus réelle, au point qu’il le blessera un jour avec un couteau. A quinze ans, Mitsima lui apprend à travailler l’argile, et il assistera à seize ans au mariage de Kiakimé, dont il était amoureux.Ayant été rejeté de tous les rituels d’initiation, il avait découvert la souffrance de la solitude : il s’est décidé à accomplir tous les rites seuls, et en à même créer de nouveaux. Bernard propose au jeune homme de le ramener à Londres avec Linda, John laisse éclater sa joie, citant quelques passages de la Tempête. 9. Pendant que Lénina se repose, assommée par une dose massive de soma, Bernard se rend chez l’administrateur mondial Mustapha Ménier et le convainc de le laisser ramener Linda et John à la civilisation. John pénètre en cachette dans la chambre de Lénina, se délectant de la vue et de l’odeur des vêtements de la jeune fille, l’admirant dans son sommeil mais n’osant l’effleurer, tout en se remémorant quelques vers de Shakespeare. 10. Après une description du centre de Bloomsbury, le directeur explique à Foster pourquoi le châtiment que mérite Bernard pour son manque d’orthodoxie doit être à la mesure de son intelligence. Le directeur humilie publiquement Bernard en faisant son réquisitoire dans la salle de fécondation, en présence de toutes les ouvrières. Bernard échappe au renvoi en provoquant un scandale, faisant entrer Linda qui se jette dans les bras de son ancien amant, le directeur, et lui présente leur enfant, John. 11. Après avoir été à l’origine de la démission du directeur, John provoque la curiosité des foules tandis que Linda s’assomme de soma. Bernard, étant le seul intermédiaire entre John et les curieux, devient un personnage important et se laisse griser par le succès. Bernard rédige des rapports sur l’adaptation du sauvage à Mustapha Ménier, et à même l’impudence de prodiguer des conseils à l’administrateur. John, visitant l’usine à embryon, ne peut s’empêcher de vomir, il refuse le soma et, malgré la désapprobation générale, continue de prendre soin de sa mère. Bernard accompagne John visiter le Grand Collège, et séduit la directrice tandis que les travailleurs font la queue en fin de journée afin d’avoir leur ration quotidienne de soma. Lénina est chargée d’emmener John au cinéma sentant, et se plaint à Fanny de l’attitude du jeune homme qui l’évite soigneusement. A la fin de la séance, Lénina tente une approche mais est surprise de voir John rentrer chez lui sans même l’embrasser. 12. Le lendemain, John refuse que Bernard l’exhibe à une soirée, malgré les supplications de celui-ci. Lénina, qui espérait voir John afin de lui avouer son attirance pour lui, est chagrinée de son absence tandis que tous les convives (surtout l’Archi chantre de Canterbury), déçus, critiquent ouvertement Bernard, qui est humilié. Pendant ce temps, Mustapha Ménier fait la critique d’un livre qu’il décide de censurer car il set dangereux pour le bonheur de la population. Bernard, dont l’existence est redevenue un calvaire, se plaint amèrement à John et à Helmohltz, qui lui pardonne sa vanité passée. Ce dernier est lui aussi en froid avec l’autorité à cause de quelques vers sur la solitude qu’il à déclamé devant ses étudiants. Bernard est jaloux de l’amitié qui lit John à Helmohltz, qui ne peut s’empêcher de rire lors de la lecture d’un passage de Roméo et Juliette qu’il trouve absurde. 13. Henry Foster, venu inviter Lénina au cinéma, s’inquiète de son air mélancolique : Fanny tente de lui faire la morale mais la jeune fille n’a envie que de John et se décide à lui rendre visite. Celui-ci lui fait une vibrante déclaration d’amour, voulant accomplir des exploits pour elle et la demandant en mariage. La jeune fille, abasourdie et outrée, l’embrasse tout de même et se déshabille, elle à la regrettable surprise d’être repoussée, giflée et traitée de catin. Elle s’enferme dans la salle de bain et doit attendre le départ de John, qui part en catastrophe à l’hôpital auprès de Linda qui est entre la vie et la mort, pour s’enfuir. 14. John retrouve Linda à l’hôpital pour mourants, dans la salle de sénilité galopante, ou tout est fait pour rendre la mort agréable (télévision, parfum, soma à volonté). Il se recueille auprès du lit de sa mère endormie, se remémorant son passé quand un groupe d’enfants, tous identiques, fait son entrée et s’agglutine avec curiosité autours d’eux. John, furieux de ce manque de respect, en gifle un et exige qu’ils sortent, mais l’infirmière refuse d’interrompre leur conditionnement à la mort. La colère de John s’accroît quand Linda, qui ne le reconnaît pas, murmure le nom de Popé avant de succomber. Le jeune homme scandalise infirmières et enfants par son comportement antisocial, hurlant et pleurant de désespoir. 15. John se fraie un chemin parmi les 162 jumeaux et jumelles composant le personnel de l’hôpital, attendant que leur ration quotidienne de soma leur soit distribuée. Le jeune homme, soudain horrifié par cette humanité sans identité, prend la parole et somme la foule de ne pas toucher à cette drogue. Helmohltz, avertit de la situation, arrive avec Bernard et se précipite au secours de John qui, ayant jeté toutes les rations de soma par les fenêtres, est en proie à la fureur de la foule. La police arrive tandis que Bernard, qui ne sait quelle attitude adopter, est touché par un tir de pistolet à eau. L’émeute est apaisée par un discours synthétique et des vapeurs de soma tandis que les trois amis sont menés au poste. 16. Tous trois s’apprêtent à être jugés par Mustapha Ménier qui, à la grande joie de John, cite quelques passages de Shakespeare et lui explique pourquoi ce livre à du être censuré : ces mœurs étant trop archaïques pour être comprises par la société moderne. L’administrateur fait l’apologie de cette société aseptisée et figée, avant d’admettre que le bonheur n’est jamais grandiose et d’expliquer le système des castes et son fondement : En 473, on tenta de peupler une île d’Alpha uniquement, ce qui fut catastrophique, comme le fut l’essai d’accorder plus de temps libre aux travailleurs. Mustapha arrive à la conclusion que l’art, comme la science, est incompatible avec le bonheur ; c’est après la guerre de neuf ans que les hommes ont pris conscience que le savoir devait être bridé. Quand Bernard apprend qu’il va être envoyé en Islande, il fond en larme et supplie l’administrateur : celui-ci lui fait remarquer qu’il y sera très bien car entouré de gens qui, comme lui, ont conscience de leur moi. Mustapha laisse à Helmohltz le choix de l’île ou il sera envoyé. 17. John reste seul avec l’administrateur qui lui montre sa bibliothèque secrète, ou se trouvent la bible et d’autres livres religieux censurés eux aussi car en décalage avec la société moderne. Mustapha lui lit un passage d’une œuvre du cardinal Newman : « L’indépendance n’à pas été faite pour l’homme, elle est un état antinaturel », et lui explique que le sentiment religieux est superflu dans une société qui n’a rien à désirer. Tous deux ont une conversation théologique, Mustapha assurant que tout le monde peut être vertueux grâce au soma et John ne comprenant pas comment on peut tout simplement éradiquer les choses désagréables, ce qui est le comble de la lâcheté. Mustapha réplique que chaque semaine, toute la population fait une cure de Succédané de Passion Violente, qui leur donne les avantages de la peur et de la colère sans en avoir les inconvénients. John réclame le droit d’être malheureux, de vieillir, de souffrir, ce que lui accorde Mustapha. 18. John, souillé par la civilisation, se purifie en buvant un mélange de moutarde et d’eau tiède et en vomissant, à la stupeur de Bernard. John veut partir avec ses amis mais Mustapha refuse car il préfère continuer à analyser son acclimatation. John s’installe dans un phare désaffecté, ou il passe ses nuits à prier et à se purifier car il pense ne pas mériter son logis : Il y jouit en effet de la solitude et du paysage. Il espère, grâce à son jardin pouvoir bientôt vivre en autarcie, alors qu’il s’attache à tailler un arc, il se laisse aller à chanter tant son travail lui procure de plaisir : il boit aussitôt de la moutarde en représailles. John est aperçut se flagellant, ce qui attire quelques reporters qui se font violemment expulser du phare et finissent par se lasser. Il est un jour envahit par une pensée malsaine mettant en scène Lénina, il se flagelle avec une branche de genévrier puis avec un fouet sans savoir qu’un reporter filme le moindre de ses mouvements. Le film sur le sauvage remporte tant de succès qu’une foule de curieux envahit bientôt le phare et s’impose, n’étant même pas effrayer par le fouet. Un hélicoptère se pose, Foster et Lénina en sortent, John, la voyant, entre dans une grande fureur et fouette la jeune fille avant de se flageller lui-même. Tous les badauds, conditionnés à la collectivité, se mettent à l’imiter, tout en scandant Orginet Porginet : John, se réveillant le lendemain de cette nuit d’orgie, ivre de soma, ne trouve réconfort que dans le suicide.

sovane
16/04/15
 

Aldous Huxley, tout le monde connait. Tout le monde a lu « le meilleur des mondes ».Eh bien non, moi je suis passée à côté. J’ai toujours, pour je ne sais quelle raison repoussé cette lecture à plus tard.Grâce à Masse Critique, j’ai pu réparer cette négligence.Bien que n’étant pas, mais alors, pas du tout, amatrice de science-fiction, je suis obligée de reconnaître que j’ai été étonnée par le talent d’écriture d’une part et de visionnaire d’autre part de l’auteur.« Le meilleur des mondes » paru en 1932 peint une société d’individus clonés et formatés en fonction des besoins, où seul le sommet de la pyramide connaît des plaisirs illimités (l’amour libre étant la norme et la fidélité prohibée), mais où la base est également satisfaite de son sort grâce à une drogue relaxante dépourvue d’effets secondaires, le Soma.J’ai eu je dois dire, plus de mal avec les autres textes de ce livre qui en compte quatre.Une très bonne idée en tous cas qu'ont eu les éditions Omnibus de réunir ces textes qui raviront les amateurs.

isabelleisapure
20/12/14
 

Oui, encore une dystopie que voulez-vous, il faut lire les livres de cours. Encore une fois j'ai donc dû lire ce livre pour mon cours de Littérature Comparée et j'ai eu un véritable coup de coeur malgré un début extrêmement laborieux ! Dois-je faire un résumé de l'histoire, réellement ? Le meilleur des mondes narre une société parfaite gouvernée par le bonheur absolu. Il est interdit d'être malheureux et cela est même impossible grâce au conditionnement des gens dès l'état d'embryons. Et pourtant, certains hommes comme nos héros sortent de tout cela, ils savent que qu'est être soi-même, ils ressentent leurs "moi" profond et cela va les mener vers de nombreux ennuis. Bien que mon résumé fasse une sorte de promesse d'actions, je peux dire clairement qu'il y a en a très peu. Ce livre est surtout un récit de fait et d'actions assez banales des personnages, il faut le dire. Il n'y a pas vraiment de bagarres, de guerres ou que sais-je non, tout ce qu'il y a - et c'est déjà beaucoup - c'est l'immersion dans un univers soit disant parfait où <<tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil>>. C'est un monde - pour nous, personne avide de liberté et de culture - atroce. Les enfants sont faits par des machines et sont conditionnés selon leurs futures classes sociales (par exemple : ceux qui sont tout en bas de l'échelle sociale ont de l'alcool dans leurs pseudo-sang nourriciers pour atrophier le cerveau pour que ainsi ils obéissent sans réfléchir). Ils sont souvent fait par groupe ainsi il n'est pas rare de voir 70 personnes être l'exacte représentation de la même personne, les 70 personnes seront des jumeaux. Il n'y aucune possibilité de pouvoir s'élever dans l'échelle sociale, le pire : les personnes sont heureuses d'être dans la classe sociale où elles sont. Ainsi à cause du confort extrême (il n'y a plus de maladie, plus de malheurs, la mort est dédramatisée dès le plus jeune age) les gens ne pensent plus par eux même, ils se laissent couler dans le bonheur absolu... Personnellement je trouve cela assez effrayant. D'accord ce monde a l'air assez parfait, on pourrait penser que c'est génial de ne plus connaitre la maladie, le malheur, la souffrance et pourtant ... Si nous n'avions pas tout cela, comment pourrions nous sentir que nous sommes vivants ? Voila mon avis. Selon moi le malheur qui peut nous arriver à tous et que l'on arrive à surmonter nous aide à nous sentir vivant. Attention, je ne souhaite du malheur à personne bien évidemment mais je pense que vous comprenez ma pensée. Les personnages sont assez agaçants au début, on sent très bien leur conditionnement les phrases toutes faites apprises durant leur sommeil ... J'ai eu envie de les secouer plusieurs fois pour leur dire de réfléchir par eux-même mais dans cette société, cela est hors de question, ils ne savent plus ce que c'est. D'ailleurs, le grand régisseurs de la zone européenne, déplore cela même si c'est la condition du bonheur parfait dans lequel vivent les gens. Sans le confort, le soma, le conditionnement il y a aurait - comme de nos jours - des guerres, des complots pour prendre la place du chef ... Très sincèrement j'ai été bluffé par ce raisonnement. Sérieusement, comment ne pas se dire durant ne serait-ce que 5 secondes "Ah oui, et si c'était vrai ? Et si c'était ça qu'il fallait faire ?" Et pourtant au fur et à mesure du livre on se rend compte que c'est une question très ambiguë Monsieur le Sauvage réclame le droit d'être malheureux, on peut se dire que c'est absurde et pourtant, quand on lit ce livre on se rend compte qu'être malheureux c'est réfléchir par soi-même pour faire face à l'adversité. Quand on voit la place du livre dans le récit on comprend bien en quoi la culture est une arme ! Les gens n'ont pas le droit de lire car cela les amène à penser par eux même, à se déconditionner ! Franchement, ça, on peut dire que cela se passe réellement de nos jours, malgré le fait que nous ne le voyons pas nous sommes conditionnés discrètement et la lecture qui conduit vers la culture, je le pense, nous aide à nous libérer un peu. Le point faible du livre est, selon moi, l'écriture de l'auteur. Elle est terriblement dense, il faut un certain temps d'adaptation pour se mettre parfaitement dans le livre mais après avoir passé cette barrière on pénètre entièrement dans l'histoire pour en ressortir changer ! Les mots choisis par l'auteur, les citations multiples des oeuvres de Shakespeare tout cela fait l'univers du livre, un univers édulcoré pour les habitants mais terriblement noir pour nous quand on y réfléchi bien ! Un livre passionnant à bien des égards ! Lisez-le, un classique oui, un livre à lire pour comprendre beaucoup de choses aussi ! Appelez moi, Love ... Love-of-book :P

Loveofbook
29/10/14
 

En cette période où les romans "dystopiques" ont un franc succès, où Le Meilleur des Mondes est au programme de ma fille en 3ème, je me suis lancée confiante dans la lecture du roman d'Aldous Huxley, datant certes mais tellement actuel.J'avoue avoir été déçue par le style littéraire, beaucoup trop de développements alambiqués à mon goût... et pourtant, le fonds de l'histoire est captivant et donne à réfléchir à notre société

viwa
18/03/14
 

Publié en 1932, Brave New World (Le meilleur des mondes) est un roman d'anticipation dystopique plutôt complexe. L'auteur nous plonge sans détour dans un monde très codifié en attaquant son roman avec la visite du laboratoire où sont incubés puis conditionnés les enfants. Après un début très laborieux, l'intrigue se met peu à peu en place et j'ai eu moins de peine à suivre l'évolution des protagonistes... sans toutefois être passionnée par leurs aventures.Une lecture en demi-teinte donc, avec une intrigue qui ne m'a de loin pas tenue en haleine à chaque page et des personnages avec qui j'ai eu de la peine à accrocher. Mais, une fois le livre refermé et avec un peu de recul, impossible de nier la force de la dystopie imaginée par Aldous Huxley. L'enfer de cette société règlementée - aseptisée - homogène - déterministe - consumériste à l'extrême, le tout mis en place pour assurer le bonheur, ou du moins l'absence de malheur des hommes et des femmes. Cela fait froid dans le dos!Une lecture qui ne m'a donc pas emballée en elle-même mais des idées fortes qui font bien cogiter, même 80 ans après écriture. Cela suffit, à mon avis, à en faire une lecture indispensable.

zarline
22/01/14
 

Sachez d'abord que la science-fiction n'est pas du tout mon genre de prédilection même si ado, j'ai dévoré Barjavel. Dès le début, je me suis noyée dans les tubes à essai, il y en avait partout. Aldoux Huxley a beau citer Shakespeare en permanence (comme dans le titre original), ça ne m'a pas suffi pour me raccrocher au texte. Je comprends que le but est de dénoncer des dérives mais je ne parviens pas à y trouver l'intérêt de lire ce type de roman. http://vallit.canalblog.com/archives/2012/07/25/24675519.html#comments

cocalight
01/12/13
 

Je n’avais encore jamais lu ce chef-d’œuvre de la littérature de science-fiction, voilà mon erreur réparée. Difficile de croire que l’auteur ait imaginé tout cela dans les années trente ! L’univers créé est extrêmement complet et terrifiant de réalisme ; les personnages qui tentent désespérément de se rebeller contre l’ordre établi mais qui finissent par renoncer devant l’ampleur de la tâche sont passionnants. Le personnage du Sauvage étant bien sûr le clou du spectacle, avec ses tirades de Shakespeare. Pour ma part, les deux choses que je trouve les plus effrayantes sont la compartimentation des êtres humains dont des castes dès l’embryon, dont on rend l’émancipation impossible par le conditionnement lié à l’hypnopédie ; et l’invention des Réserves à Sauvages, qui nous montrent notre univers contemporain à travers le prisme de la « civilisation », laquelle nous trouve répugnants et obscènes alors même qu’elle s’abandonne à l’hédonisme. L’analyse que nous livre Huxley concernant l’accès au bonheur et à la stabilité au détriment de la démocratie, de l’art, de la religion, etc. est proprement affolante. A mettre entre toutes les mains ! http://blue-imaginarium.eklablog.com/

Shirayukihime
13/08/13
 

De notre culture, de notre passé, il ne reste rien, si ce n’est des légendes et une réserve de sauvages, qui fascinent et font frémir chaque nouvelle vague d’étudiants en apprentissage. Tout a été détruit, perdu au profit d’une toute nouvelle civilisation créée par un certain Ford, dont on célèbre à présent le culte. Une civilisation complètement aseptisée, où l’on produit des individus en masse, en fonction des besoins et grâce à des procédés chimiques et physiques étroitement contrôlés. Des êtres qui seront ensuite répartis en différentes catégories, en castes, et auxquels il sera attribué un rôle bien spécifique. Dans ce monde meilleur, une chose est sûre, mieux vaut être un Alpha qu’un Epsilon ! Même si, au final, chacun semble satisfait de son sort puisque tous sont complètement dénués d’émotions fortes et conditionnés dès leur plus jeune âge par un lavage de cerveau intensif et implacable réalisé sous forme de leçons hypnopédiques. Et si, par malheur, un sentiment négatif tente de s’immiscer, il suffit de prendre un comprimé de soma pour planer et retrouver sa bonne humeur. Tout semble couler de source dans ce monde parfait, où l’esprit individuel s’efface au profit du collectif, sauf peut-être pour Bernard Marx, en proie aux états d’âme… Sa rencontre avec un Sauvage assoiffé de connaissances pourrait bien venir perturber ce système si bien huilé…Enfin, enfin, enfin, je me suis lancée dans ce classique de la littérature d’anticipation ! Alors oui, classique, « Le meilleur des mondes » l’est incontestablement, par la forme, comme par le fond. Notamment avec cette figure du sauvage qui débarque dans une civilisation qui lui est étrangère et apporte un regard neuf et innocent, mais toujours très juste et lucide sur ses déviances. Je n’ai pu m’empêcher de penser à Voltaire, à Diderot ou à Montesquieu en lisant ce discours moraliste et philosophique digne des Lumières. En même temps, Aldous Huxley réalise la performance d’être extrêmement moderne et avant-gardiste dans l’univers qu’il met en place et pour lequel il fait preuve d’une imagination incroyable ! Rappelons que le texte a été écrit en 1931 ! Sa portée n’a en rien perdu de sa force et le message qu’il veut faire passer est toujours aussi percutant et pertinent ! C’est drôle, cynique, angoissant et redoutablement efficace. Voilà une œuvre majeure de la littérature dont je suis bien contente d’avoir fait la découverte !

Mokona
30/07/13
 

Dans un futur proche, la face de l'humanité aura changé. Les modes de procréation ont changé : l'homme vivipare n'existe plus. La société est divisée en castes plus ou moins évoluées. Celles- ci sont conditionnées dès la naissance grâce à l'hypnopédie : la répétition de phrases pendant le sommeil afin de créer des vérités dans l'esprit des gens. La nouvelle société est basée sur le principe du tout appartient à tout le monde. C'est une société fondée sur le plaisir, où la réflexion n'existe pas. Bien sûr au sein de cette société il existe des ratés. Ainsi un jeune homme né hors du système découvrira la civilisation. Il tentera de changer les choses mais les gens ne comprendront pas son attitude ce qui le poussera à se suicider.   Ecrit au début des années 30, il est impressionnant de voir que certains aspects fictionnels sont devenus plus que réels. L'hypnopédie pourrait être rapproché du matraquage publicitaire qui existe dans nos sociétés d'aujourd'hui. Cette société a pour principe de jeter tout ce qui est usé, de ne pas chercher à réparer quand cela est possible : il faut consommer car cela est bien. Cela est proche de ce qui existe maintenant.Cependant je regrette que ce qui concerne la direction de cette société mondialisée et abêtie ne soit pas plus abordé. A qui cela profite-t-il ? Il doit y avoir quelqu'un qui profite de cette humanité conditionnée et obéissante. Car on n'a pas transformé l'humanité uniquement dans un souci de paix.

Chiwi
14/12/12
 

Un monde que l’on adore détestait. Mais est-il si différent du nôtre... ? « Chacun appartient à tout le monde »Ce Brave New World décrit par Aldous Huxley est effrayant : bâti autour d’une société dénuée de tout sentiment, de toute sorte d’amour, où le profit et la surconsommation sont de mises. Il n’est ni question d’humanité, de sincérité ; chaque être est conditionné pour coller au moule, dans une hiérarchie établie : les Alpha, Bêta, Gamma, Delta et Epsilon sont les groupes qui nivellent ce monde (chacun est à sa place, chacun a sa tâche précise, les Alpha étant les dirigeants, les Epsilon les subalternes).Le simple fait d’avoir une famille est risible, écoeurant, voire interdit. Les gens ne savent même pas ce que les mots « famille » et « parents » signifient réellement : ils sont conditionnés à ne pas comprendre, ne pas aimer cette idée, et pire que tout, ils le sont à ne pas vouloir en fonder une. Le mot « mère » est même une obscénité !L’amour n’a donc pas sa place, mais le sexe par contre, c’est une autre affaire. La polygamie est conseillée (le fait d’être monogame est d’ailleurs considéré comme n’étant pas en accord avec la « morale »...). C’est ainsi que les plus jeunes enfants jouent à des « jeux érotiques » et que les femmes sont jugées plus ou moins « pneumatiques ».Cependant les gens sont heureux. Réellement heureux. Là encore, ils sont conditionnés à l’être. Dès le berceau, des sortes de maximes sont répétées en boucle, et deviennent ainsi de véritables règles de vie. Et si le moral retombe un peu, il suffit de prendre du soma. De quoi s’agit-il ? Une sorte de drogue qui est comme « le christianisme et l’alcool mais sans les effets négatifs ». Il permet de tout oublier, et de se retrouver dans un état second, heureux.Un roman... des personnagesCe roman s’articule autour de divers personnages. Chacun évolue en parallèle et on découvre chaque histoire petit à petit, alternativement, au fil des chapitres. Le début du roman est assez descriptif ; la deuxième moitié – véritable descente aux enfers – s’accélère progressivement, pour finir en apothéose.Voici un petit tour d’horizon des personnages récurrents :- Lenina Crowne est une femme très appréciée de la gente masculine (notamment parce qu’elle est pneumatique – ni trop, ni pas assez) appartenant à la classe Alpha. Elle prend grand soin de son apparence et peut paraître quelque peu superficielle (mais n’est-ce pas le lot de toutes les femmes de cette société ?). Son conditionnement est des plus réussi, puisque peu importe les situations, elle ne s’écartera jamais des doctrines enseignées dès l’enfance.- Bernard Marx, Alpha +, est un homme à part. Il est différend des autres Alpha, et donc rejeté pour cette raison. Quand il a l’occasion de se faire bien voir des autres, il n’hésitera pas une seconde, cependant la modestie lui fait cruellement défaut. Il est malheureusement trop peureux pour aller jusqu’au bout de ses idées.- Mustapha Menier, dit Le Ford,(substitut d’une divinité en qui croire ? peut-être bien) règne en grand manitou sur tout le monde. On ne sait pas grand-chose de lui, mais toutes les grandes décisions semblent émanées de lui.- Et enfin, Le Sauvage. Il n’apparaît pas tout de suite dans le roman, mais il se trouve être le personnage – je dirais presque – le plus important. Déraciné de sa réserve de « sauvages » par Bernard Marx, il va bientôt se voir expliquer le fonctionnement de la société « civilisée ». Il ne comprend pas le système de groupe, de bébé-éprouvette, ni l’absence de parents. Today’s society...Nous sommes conditionnés à être meilleur que les autres : une sorte de compétition existe bel et bien entre chacun d’entre nous. Une étiquette est attribuée à chacun, selon divers critères : l’argent, l’apparence physique, l’intelligence, etc. La technologie, tout comme dans Le meilleur des Mondes, occupe une grande place dans le développement de notre société : toujours plus vite, toujours plus loin...Cependant, est-ce comparable au monde créé par Aldous Huxley ? Peut-on dire que nos personnalités soient formatées et toutes semblables ? Evidemment que non. Cela n’est pas à mettre sur la même mesure : Huxley a créé une société où rien n’est possible, où la liberté de pensée n’est qu’un ancien mythe... Les gens ne peuvent croire en rien : ni magie, ni Dieu, di humanité, ni amour,... ni aucune autre croyances, mises à part les préceptes et morales dictés inlassablement par le gouvernement.J’espère donc sincèrement que jamais, jamais, Aldous Huxley n’aura vu juste ! Il disait lui-même qu’il avait peint la société future (la nôtre, présente). Heureusement, il n’a pas visé dans le mile... Qu’en sera-t-il pour les générations à venir ? Une excellente lecture, que je recommande à tous les mordus de SF ! Séverine

SEcriture
21/09/12
 

Bref, c'est bien écrit, même si je n'ai pas trop apprécié l'ensemble au cours de la lecture, je dois reconnaitre que l'auteur est bourré de talent. Une œuvre à découvrir, pour la vision effrayante d'un avenir probable ! Les chroniques postée ici sont de courts extraits... les véritables articles sont sur le blog !

nanet
20/09/12
 

Aldous Huxley était un visionnaire! Le meilleur des mondes a été écrit en 1931 et est une réflexion sur notre société moderne et notre tendance apprenti-sorcier. Dans le monde dépeint, les hommes naissent par catégorie : les Alphas, les plus intelligents, les bêtas… Le classement va jusqu’aux Epsilons, les moins considérés. Tous sont conçus par éprouvettes et vivent en prenant des pillules de soma, sorte d’anesthésiant des humeurs, des pensées… L’art et la religion ont disparu et ont laissé la place à un régime totalitaire où la libéralisation de la sexualité est de mise.Aldoux Huxley nous dépeint un monde où toute rebellion interne est impossible puisque que tout le monde est heureux grâce au soma. Ce régime totalitaire sans violence physique utilise l’endoctrinement. Tout être hors de ce monde est considéré comme un sauvage et devient une attraction que l’on visite lors de safari.En résumé, Huxley nous livre un roman d’anticipation sur l’antagonisme liberté/bonheur dans lequel le peuple (à part une poignée de personne) est heureux de sa condition même si leur liberté d’agir et de penser est annihilée. Le plus impressionnant est la faculté de Huxley à se projeter dans l’avenir : la génétique, la télévision, l’évolution de la société…. Cette vision est aussi saisissante qu’inquiétante lorsque l’on voit l’évolution de notre société.

AlteaAitana
23/08/12
 

Certains verront en Huxley un pessimiste, d'autres un visionnaire. Pour moi il est un peu des deux mais surtout un brillant auteur qui signe ici son livre le plus abouti. Le lecteur est captivé du début à la fin.

Rush
29/07/12
 

Ce livre est réellement visionnaire, du genre à effrayer gentiment. Quand on le referme, on se pose plein de questions en "Et, si... ?". C'est un livre troublant, presque magique, un peu inquiétant. C'est totalement le genre de livre qu'on aime ou non, en tout cas, il ne laisse pas de glace !Le meilleur des mondes est totalement le genre de livre de science-fiction abordable par globalement n'importe qui, terriblement réaliste et c'est sans doute pour ça qu'il marque autant ses lecteurs ! C'est typiquement le genre de livre que j'aimerais découvrir plus souvent !Les personnages ne sont plus vraiment humains, bien qu'ils appartiennent à la même "espèce" que nous. C'est assez troublant de voir que des gens qui nous ressemble peuvent avoir une mentalité totalement différente de la notre et se juger "normaux".Ils sont contrôlés, surveillés, on leur implante ce qu'ils doivent penser dans leur tête : ils ont atteint la perfection, et quelle perfection ! Personnellement, je suis bien contente de ne pas être parfaite après avoir lu Le meilleur des Mondes !L'histoire bien que négative à eu un impact positif sur moi. On se rend bien compte des dangers de la manipulation et du clonage, et qu'à souvent vouloir trop bien faire, et bien, on se rate ! Ce n'est pas vraiment le thème du livre mais c'est ce que j'en découle.C'est un livre qui nous pousse à avoir un œil critique sur notre monde actuel, et ça, ça ne peut pas nous faire de mal !

MademoiselleLuna
06/06/12
 

A l'égal de 1984 d'Orwell, ce livre est passionnant et sa lecture permet d'entrevoir quelle pourrait être l'évolution du monde si l'on continue sur la voie actuelle .. sa lecture fait alors froid dans le dos ! Dans l'excellent "Se distraire à en mourir" Neil Postman compare ainsi les deux ouvrages : "Orwell craignait l'écrasement de l'humanité par une force oppressive quasiment externe. Huxley voit les gens dépossédés de leur autonomie, de leur histoire et en venant à aimer leur oppression, à adorer les technologies qui détruisent leur capacité de penser".A suivre ... Michelle Mouton

MichelleMouton
10/01/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.15 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : JULES CASTIER