Le misanthrope

MOLIERE

livre le misanthrope
EDITEUR : NEL
DATE DE PARUTION : 19/05/43
LES NOTES :

à partir de
6,00 €

SYNOPSIS :

Placé dans une situation sociale comique, amoureux d'une coquette, Alceste voit défiler tous les types humains qu'il réprouve. Molière
a enfermé toute une époque dans un salon mondain et fait le portrait d'un milieu où le misanthrope fait figure d'attardé..
7 personnes en parlent

Alceste rêve d'un monde d'honnêteté, ne supporte plus les petites mesquineries et les mensonges de ses congénères. Amoureux de la vile Célimène, il tente de la convertir à sa façon de voir le monde (et les choses) et exige d'elle un engagement plus affirmé à son égard. Mais Célimène n'en a cure et semble bien décidée à aller voir ailleurs si l'herbe est plus fraîche (et assurer ses arrières tant qu'à faire). Parallèlement, un édile royal, Oronte, recherche les faveurs et l'amitié d'Alceste. Imbu de sa personne et relativement caricatural, il lui déclame une prose d'une affligeante platitude : Alceste, logique avec lui-même, lui assène ses quatre vérités et vérifie là que ce n'était pas ce que souhaitait entendre Oronte.Cette pièce de théâtre classique hyper bien écrite quoique bavarde (à mon goût) et d'un sombre, aux personnages peu attachants, soulève les différentes problématiques : Peut-on toujours dire la vérité ? Doit-on toujours l'avancer ? Quelle est la différence entre morale et éthique ?Le Misanthrope présenté comme une comédie dramatique, en devient tragique avec son héros détaché de tout et de tous au nom d'une pureté virginale et avec des personnages amoraux qui manipulent ou dénoncent la réalité (Célimène, Oronte, Arsinoé) pour arriver à leurs fins (une position sociale plus assurée, le rêve de gloire, l'amour d'Alceste). Éliante et Philinte tentent le contrepoids en vain. Intransigeant et entier, l'atrabilaire s'éloigne de ce monde qu'il honnit malgré la parade de ces derniers, tel un dépressif s'enfonçant dans sa maladie, en tournant sur lui-même.

Cave
15/05/13
 

J'avais eu à lire il y a quelques années une pièce de Molière, les fourberies de Scapin. J'avais plutôt bien aimé, même si sans plus. Quand on découvre le théâtre à 12 ans en général on n'est pas plus attiré que ça. Je ne sais pas exactement si cette fois l'expérience a mieux marché, je pense que j'arrive à apprécier la pièce avec "l'âge". Cette pièce a au moins un mérite : elle m'a fait réfléchir à la notion d'hypocrisie et au ridicule du personnage d'Alceste. C'est ce côté critique que j'aime dans l'écriture de Molière, et on le retrouve bien ici. Par contre j'ai eu parfois un peu de mal avec sa manière de tourner ses phrases, même si ce n'était pas en soi un obstacle très difficile à surmonter. Je n'ai pas grand chose à dire sur l'intrigue en elle-même ; ça m'a plu mais c'est vraiment particulier. Je ne suis pas sûre d'avoir toujours réussi à saisir l'ironie de l'auteur, mais j'ai passé un moment pas mauvais, et j'aimerais bien retenter l'expérience, avec Dom Juan par exemple. Une pièce dont je n'arrive pas encore à tout saisir la complexité, mais Molière est indéniablement un auteur à découvrir et je vous invite fortement à le faire ! (en plus ça se lit vite...) Ninon !

nilale
04/03/15
 

Molière, toute mon adolescence. Je suis passionnée par l'écriture de cet auteur, par sa capacité à me faire rire, par ces pièces à la fois simples, mais où il en ressort du génie. Bien sûr, c'est subjectif, si l'on n'adhère pas à Molière, ma chronique ne peut pas vous ravir davantage.Le misanthrope, un trait de caractère qui autrefois faisait rire. Aujourd'hui, je ne sais pas comment sont vus les misanthropes par la société, mais à l'époque de Molière, on les tournait en dérision. Le résumé est bien fait, Alceste est franc, peut-être un peu trop, et de ses vérités, bien des gens s'en passeraient ! Tandis que Célimène est son contraire, elle représente la frivolité et l'hypocrisie dans sa splendeur. Alors que j'adore le premier et que je n'apprécie guère la seconde, l'époque veut que le premier soit ridicule et la deuxième « normale ».Toutefois, Molière ne se moque pas uniquement du caractère bourru d'Alceste confronté à la légèreté de Célimène. Il critique avec élégance beaucoup de traits de la vie mondaine, celle de son époque. Les personnages qui s'opposent tour à tour à Alceste sont son opposé, lui est asocial, les autres démontrent trop leur enthousiasme. Néanmoins, il n'oublie pas de placer dans ce tumulte des protagonistes plus doux, plus sages, ce sont généralement vers ceux-là que mon cœur penche.Ce que j'aime chez Molière, c'est sa capacité à faire passer des messages implicites. J'ai senti qu'à de nombreuses reprises, il se moquait de Célimène tout comme il se moque de l'excès de franchise pour Alceste. La comédie aide à jouer sur les quiproquos, les sous-entendus et Molière excelle dans cet art, j'ai bien ri des aventures de ce pauvre Alceste qui va de mal en pis. La plume de l'auteur est belle, fluide et agréable à la lecture, les vers sont joliment tournés et la pièce se lit très vite, car elle est courte.J'ai beaucoup d'affection pour Philinte, honnête et sage, il conseille au mieux Alceste, mais ses avis sont laissés de côté par ce dernier. J'aime la joute instaurée entre Célimène et Arsinoé, deux mondaines, presque médisantes, coquettes, elles sont différentes dans leur manière d'être, mais l'une comme l'autre sont futiles et parfois désagréables. Pour preuve, le final ne sert pas de leçon à Célimène, elle ne veut pas changer, elle aime trop son mode de vie pour en changer. J'adore Eliante, une femme extraordinaire, juste et si sincère, elle est touchante et gentille, bienveillante, c'est un vrai bonheur de la voir... dommage qu'elle apparaisse si peu.Oronte m'a tellement amusée, il remplit à merveille « beaucoup de bruit pour rien » ; il est courtois et sympathique, mais sa vanité lui coûte cher, il se prétend grand poète et refuse catégoriquement qu'on lui fasse la moindre critique négative. Quant à Acaste et Clitandre, deux marquis, il était obligé vu l'aversion connue de Molière pour ce titre, qu'il raille leurs travers. Leur manque de délicatesse m'a souvent fait sourire. En somme, les personnages de Molière sont très bien écrits, humains, leurs travers comme leurs qualités sont dépeints de manière à nous toucher, à nous faire rire autant qu'à nous interroger.En conclusion, cela faisait des années que je n'avais pas remis le nez dans une pièce de Molière et je m'aperçois que même si ce titre n'est pas mon préféré, il est drôle et bien écrit. Les personnages sont amusants, certains sont attachants, la plume est fluide et agréable à la lecture. J'ai passé un très bon moment à rire en compagnie d'Alceste et de ses amis, ma lecture fut courte et rapide, mais j'ai su l'apprécier.

Ewylyn
10/03/14
 

Cette pièce relate à Paris un jeune homme qui souhaite à tout prix épouser une veuve noble. Cette critique de l'hypocrisie augmente au fur et à mesure du texte qui insiste grossièrement sur les mariages arrangés. Cemella

Cemella
23/12/13
 

Alceste est un homme d’intégrité. Il aime l’honnêteté, quitte à ce qu’elle blesse, car selon lui, mieux vaut avoir un avis franc et sincère qu’un avis erroné par soucis de ne pas blesser l’autre. Mais Alceste est épris de la belle Célimène qui est tout son contraire. Avant toute chose, il faut savoir que j’ai adoré ! J’ai beaucoup aimé le style de Molière, mais ce qui m’a surtout marqué, c’est que le thème est toujours actuel aujourd’hui (vous comprendrez un peu plus bas), et que cette pièce de théâtre pose des questions intéressantes. Mais commençons d’abord par les personnages, histoire de mieux comprendre.Alceste est donc un homme intègre, très franc et honnête. Mais de par cette honnêteté sans faille, il s’attire bien des ennuis auprès des autres. L’homme est également épris de Célimène, son opposée. Celle-ci est ce qu’aujourd’hui on appellerait une garce. Elle a plusieurs amants, les manipule tous, adore casser du sucre sur le dos des absents mais leur faire des courbettes lorsqu’ils sont en face d’elle. Bref, tout le contraire d’Alceste. Oronte, quant à lui, l’un des amants de la belle, est incroyablement naïf, trait de caractère qu’on retrouve d’ailleurs dans pas mal de personnages de pièces de théâtre. Je vous le disais avant, le thème est actuel dans le sens où l’on retrouve cette frivolité chez plus d’une jeune femme de nos jours, et ces médisances à travers les ragots entre autres. Et puis, il y a cette question de la vérité et du mensonge. Que doit-on faire ? Être honnête en permanence quittes à agacer ? Ou mentir pour ne pas froisser ? Est-il vraiment possible de trouver un juste milieu ? Et quand bien même ce serait le cas, comment savoir quelle option choisir dans telle ou telle situation ? Bref, j’ai beaucoup aimé ce questionnement là. En somme :Du grand art, voilà tout ! Askmetoread

askmetoread
19/10/12

Le Misanthrope est encore une fois une pièce type de Molière, une de celle qu'on lit les yeux fermés car on a terriblement confiance en l'auteur et en son univers. Pas de surprise : on rit d'un bout à l'autre de la pièce et pas qu'un peu. Le livre nous fait des abdo' en fer, on ne peut pas le nier. Pas de mauvaises surprises avec cette pièce en somme. Le Misanthrope diffère pourtant sur un point des autres pièces de Molière : elle est plus difficile que les autres pièces de l'auteur que j'ai lu. Le sujet est moins évident que pour les autres, mais cela n'empêche pas pour autant la lecture. C'est juste que je conseillerais plutôt cette pièce à un collégien, voir lycéen, plutôt qu'a un enfant de primaire. J'aime le fait que les personnages ne soient pas crédibles : on ne les imagine vraiment pas en train de descendre d'un bus. D'un autre côté c'est vrai qu'à l'époque où Molière à écrit Le Misanthrope les bus n’existaient pas. De plus, on voit encore une fois tous les genres de comiques imaginables : rien ne peut nous empêcher de rire en la lisant. C'est vraiment que du bonheur ! Mais comme toujours, on doit surement encore plus apprécier la pièce quand on la voit jouée : les didascalies ne peuvent mettre en valeur le jeu d'un acteur.

MademoiselleLuna
17/02/12
 

Acte 1. Sc.1 : Deux amis, Alceste (le misanthrope) et Philinte débattent sur le comportement a adopter en société. Philinte s'étonne qu'un homme comme son ami soit amoureux d'une coquette, dont Alceste, par ailleurs engagé dans un procès, est venu obtenir une déclaration définitive.Sc.3 : Arrive Oronte, qui cherche l'amitié mondaine d'Alceste et demande son avis sur un sonnet qu'il vient d"écrire. Alceste, contraint de dire ce qu'il pense, critique le poème, offense Oronte et s'emporte contre Philinte. Acte 2. Sc.1 : Alceste rencontre Célimene : Le misanthrope exige de la coquette qu'elle cesse de l'être. Sc.2 : S'annonce alors un importun de marque pour Célimène, le marquis Acaste.Sc.3 : Arrive un second importun, le marquis Clitandre.Sc.4 : Les convives jouent au jeu du portrait, Célimène brille devant un parterre de marquis et de familiers (sa cousine Eliante, Alceste et Philinte). Alceste s'emporte contre ce divertissement, ce qui fait rire les autres.Sc.6 : L'ambiance retombe à l'annonce du durcissement de l'affaire d'Oronte. Acte 3.Sc.1 : Acaste et Clitandre parient sur les sentiments de Célimène, dont chacun se croit aimé.Sc.3 : La prude Arsinoé, amie de Célimène, perd son combat verbal contre la coquette.Sc.5 : Déçue, elle expose alors à Alceste tous les avantages qu'il aurait à se détourner de Célimène à son profit.Sc.6 : Arsinoé propose à Alceste de lui prouver l'infidélité de Célimène. Acte 4. Sc.1 : En parlant d'Alceste, Eliante avoue à Philinte qu'elle l'aime. Après avoir relaté la réconciliation entre le misanthrope et Oronte, Philinte déclare son inclination pour Eliante.Sc.2 : Se croyant trahie par Célimène, à cause d'un billet qu'elle à écrit à Oronte, Aalceste offre sa main à Eliante.Sc.3 : Mais, exigeant des explications, il se laisse à nouveau séduire par Célimène, tous deux se réconcilient.Sc.4 : L'arrivée de Dubois, valet d'Alceste, met fin à cette réconciliation : Il annonce que le procès mentionné dans l'acte 1 tourne mal et qu'il faut fuir. Acte 5. Sc.1 : Alceste et Philinte débattent à nouveau sur le sens de la vie en société, malgré l'urgence de la situation imposée par la perte du procès et le persiflage des intrigues menées par Arsinoé et les marquis.Sc.2 : Alceste veut avoir une ultime explication avec Célimène, Oronte aussi. Elle est sommée de choisir, en présence de Philinte et d'Eliante.Sc.4 : Lors d'une grande réunion finale, les marquis accompagnés d'Arsinoé, arrivent pour confronter Célimène à ses propres lettres, dans lesquelles elle se moque de tous. Les adversaires se retirent les uns après les autres, laissant le quatuor Philinte, Eliante, Alceste et Célimène. Alceste exige de Célimène qu'elle renonce au monde pour se retirer avec lui : Elle refuse. Alceste annonce qu'il fait retraite dans un désert (ce qui signifie à la campagne) et qu'il ne souhaite plus épouser Eliante, laquelle accepte alors Philinte. Le nouveau couple tente en vain de retenir Alceste.

sovane
16/12/11
 
  • Auteur : MOLIERE
  • Éditeur : NEL
  • ISBN : 9782723399616
  • Date de parution : 19/05/43

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  • Poids : 0.07 kg

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