Le moine

ARTAUD, ANTONIN

livre le moine
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 04/10/75
LES NOTES :

à partir de
8,80 €

SYNOPSIS :

« Le Moine de Matthew Lewis existe en français sous deux formes : la traduction littérale, mais déjà ancienne, de Léon de Wailly, et la "copie" qu'en fit Antonin Artaud au début des années 1930. Plus encore que les traductions de Poe par Baudelaire, Le Moine d'Artaud constitue une oeuvre personnelle, revendiquée comme telle : "C'est assez différent de tout ce que j'ai fait à ce jour", écrit-il à Jean Paulhan le 16 septembre 1930, "et cela demeure,
je crois, très personnel, et même assez curieusement personnel" (VI, 317). Il est d'autant plus curieux, alors, qu'à la différence de l'énorme quantité de textes critiques générés par le livre original, le seul roman qu'Artaud ait jamais écrit - ne fût-ce qu'en en "copiant" un autre - n'a retenu l'attention d'aucun des spécialistes de son oeuvre. La présente étude devra contribuer à résorber ce vide critique. » Jonathan Pollock.
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Ne vous méprenez pas sur l'histoire, car il s'agit d'un texte écrit par un anglais (Lewis) en 1794....et remis au goût du jour par les surréalistes et Antonin Artaud. Pour quelle raison? Parce qu'il est sulfureux tout comme le fut en son temps La Religieuse de Diderot. Il est tellement rare de voir un moine défroqué, faisant un pacte avec le diable pour pouvoir jouir de ses sens coûte que coûte! C'est aussi un des textes fondateurs de la littérature fantastique dans son aspect gothique: ambiance crépusculaire, décors religieux, personnages ambivalents. Cependant, çà et là, même si Artaud ne fit pas de ce texte une traduction exacte (en effet il l'a énormément réduit et s'en est plus ou moins inspiré), on sent quand même la marque "très 18ème siècle" dans ce qui est l'expression des sentiments amoureux et les descriptions sur la société espagnole. Ce récit a aussi des aspects grand-guignolesques surtout vers la fin lorsque Satan apparaît et emmène Ambrosio...ce qui a pour objectif de donner une fin non seulement fantastique mais aussi symbole des pages précédentes. Il faut lire ce livre comme une curiosité littéraire. Certaines pages paraitront longues mais ne gâcheront en rien la qualité de l'ensemble. vivi

vivicroqueusedelivres
16/02/12
 

Un excellent livre du XVIII, étrangement d'actualité dans cette période de trouble pour l'église catholique. M.G. Lewis décrit avec détails le basculement d'Ambrosio dans la perversité, et le grand écart qu'il fait entre sa vie publique, faite de renoncement et sa vie privée, baignée d'excès et de sang.

kayhman
18/04/10
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 11.20 cm
  • Poids : 0.23 kg