Le monde selon garp

IRVING, JOHN

EDITEUR : POINTS
DATE DE PARUTION : 15/12/98
LES NOTES :

à partir de
8,80 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Jenny Fields ne veut pas d'homme dans sa vie mais elle désire un enfant. Ainsi naît Garp. Il grandit dans un collège où sa mère est infirmière. Puis ils décident tous deux d'écrire, et Jenny devient une icône du féminisme.
Garp, heureux mari et père, vit pourtant dans la peur : dans son univers dominé par les femmes, la violence des hommes n'est jamais loin. Un livre culte, à l'imagination débridée, facétieuse satire de notre monde.
9 personnes en parlent

"Le monde selon Garp" est l'histoire d'un grand écrivain, pétri de talents, mais aussi bourré d'incertitudes, de complexes et de peurs. Garp insère dans le récit tragico-burlesque de sa vie des extraits de son œuvre, mêlant ainsi la réalité à la fiction au sein même de la fiction. Ce procédé révèle que le monde est pour Garp un univers où c'est l'imagination qui règne. "Le monde selon Garp" montre un univers où les références sont inversées sans tabous : la mère a une virilité d'homme, Robert devient Roberta, les hommes mordent les chiens... Cependant, il reste quelque chose de sacré, un havre de paix : la famille."Le monde selon Garp" est donc le roman d'un romancier, mais un romancier fréquemment atteint de leucoselophobie chronique qui l'empêche d’écrire. Alors, de quoi donc peut parler un roman dont le personnage principal est un écrivain qui n’arrive pas à écrire ?De la "concupiscence" d'abord... Dans "Le monde selon Garp" les personnages (surtout les hommes) sont malades de concupiscence et la concupiscence mène à peu près tous les personnages à une triste fin. Qu’ils en soient coupables ou victimes, ils en perdent des yeux, des bras, des langues, quand ce n’est pas le pénis. Discours hautement répressif de l’auteur sur la concupiscence ? Non. Plutôt discours totalement décalé, légèrement déjanté, à la fois burlesque et jubilatoire !Ce roman traite aussi du "Crapaud du Ressac", métaphore de cette angoisse sourde qui rode toujours dans nos vies, qui se fait oublier parfois, dans un moment heureux, pour mieux ressurgir et nous nouer les tripes... Cette peur de la mort ou plus précisément cette peur de voir mourir ceux que l’on aime. Tout, jusqu'au détail le plus infime, dans ce roman, est une expression de la peur. Alors, comment s’étonner que Garp définissent le romancier comme un médecin qui ne voit que des incurables ? Dans "Le monde selon Garp", nous sommes tous des Incurables.Si "Le monde selon Garp" m'a autant marqué, c'est sans doute parce que, à grand renfort de péripéties facétieuses et d'incidents rocambolesques, Irving nous y montre une réalité toute simple, pétrie d'espoir, de rêve et de désillusion, tout ce qui fait grandir les hommes dans le monde d'aujourd'hui. Ce réalisme s'accompagne souvent de sexe, de violence, d'amour et de haine, de tendresse et de poésie aussi, le tout enrobé d’un humour irrésistible, teinté de dérision et d’un petit grain de folie. Les personnages sont singuliers, subtils et complexes, les sentiments qu’ils expriment, simples et exacts, l'histoire est drôle, touchante et déchirante en même temps. Bref, une fois le livre finit, "Le Monde selon Garp" vous trotte encore longtemps dans la tête... Signe d'un grand roman !

Kara
14/01/09
 

Toute la vie d'un écrivain, de la façon dont il a été conçu (oui oui!) jusqu'à quelques temps après sa mort (il a fortement marqué les vivants). Quel régal !Des personnages hauts en couleurs, des situations abracadabrantesques, de l'humour et de la littérature. Voilà tout ce qu'a à offrir Le monde selon Garp. Rarement un roman m'aura procuré autant de plaisir à la lecture ET après l'avoir terminé...

NickCarraway
13/08/14
 

Incroyable, j'ai été engloutie par la vie de cet écrivain torturé, complètement séduite par cet humour décalé et cynique, par cette mère hors de tout stéréotype.bref je suis vraiment surprise qu'un seul livre semble condenser les paradoxes d'une vie, ses détresses et ses joies. le monde selon garp fait partie des rares livres que j'ai lu d'une traite sans pouvoir décrocher

pondypondy
15/09/12
 

Ce n’est pas souvent que j’abandonne un roman en cours de lecture. Mais ici je n’ai pas supporté l’impression de déjà-lu. On retrouve les mêmes situations familiales, les personnages qui ont plus ou moins les mêmes traits psychologiques. Autant Je te retrouverai m’avait intéressé, autant Garp m’a déçu. Malgré le fait d’avoir lu 250 pages du roman, à aucun moment je n’ai eu la sensation que le récit allait décoller. Cela peut-être dû au fait que John Irving apprécie de submerger le lecteur de détails qui à force semblent bien peu utiles.Alors je ne me suis pas acharné, j’ai laissé tomber pour me tourner vers d’autres lectures.

Chiwi
28/11/15

Comme j'ai découvert John Irving tardivement (en fait, je l'ai découvert quand j'avais vingt ans mais j'ai totalement oublié de le relire pendant presque quinze ans), j'alterne désormais les romans récents et les plus anciens. Je sais que celui-ci est le chouchou de nombreuses blogueuses et j'attendais donc beaucoup de cette lecture. Je dois avouer que je suis un peu déçue et que ce roman n'entrera pas dans mon top 3 des romans de John Irving. En fait, à part L'oeuvre de Dieu, la part du Diable, je préfère ses derniers romans et je comprends parfaitement que l'auteur soit un peu agacé qu'on ne remarque pas que ses derniers romans sont mieux construits que les premiers. J'ai tout de même apprécié cette lecture parce qu'on y retrouve les thèmes favoris de l'auteur mais le personnage de Garp ne m'a pas paru très sympathique. Ce roman dénonce les extrémismes du féminisme mais aussi les pulsions masculines qui font basculer le roman dans l'horreur plusieurs fois, pour Garp ou pour des jeunes filles comme Ellen James:Le viol, songeait Garp, donne aux hommes le sentiment d'être coupable par association. C'est d'ailleurs à cause des hommes que Garp ne voulait pas de fille. A cause des hommes mauvais, bien sûr, mais même, songeait-il, à cause d'hommes tels que moi.Il y a une sorte de faute collective masculine que l'auteur semble vouloir endosser. Ce roman traite donc de la concupiscence, un mot sur lequel John Irving insiste et qui finit par tout détruire et de la culpabilité. On y retrouve bien sûr Vienne, des lutteurs (avec une scène sanginolente qui m'a rappelé celle de son dernier roman), de travestie. On y retrouve aussi ce qui semble être le prénom féminin préféré de John Irving pour ses personnages féminins, Helen ou Ellen , en fait ici, les deux. Je crois que ce qui m'a manqué dans ce roman, c'est un personnage "larger than life" comme le sont Ketchum ou Miss Frost. http://vallit.canalblog.com/archives/2012/07/25/24675519.html#comments

cocalight
08/09/13
 

Le monde selon Garp, un monde dans lequel règne le danger (le crapaud du ressac) d'où ses angoisses et peurs pour ceux qu'il aiment et pourtant la mort frappe toujours de façon "inutile" (brutale et parfaitement absurde), on sent poindre en permanence un certain cynisme et un regard désabusé sur l'homme Monsieur Irving non ? une belle écriture...

evalea
03/03/12
 

Même si au début du livre où le récit est consacré uniquement à la vie (un peu étrange) de Jenny Fields, l'ambiance est un peu chargée, au final cet opus est beaucoup moins pesant que ne l'était "l'oeuvre de Dieu, la part du Diable". On prend ici plaisir à suivre l'évolution, les émotions, les interrogations et autres préoccupations de Garp et de son entourage.Il s'y passe certes des choses vraiment très bizarres et peu plausibles (des Ellen Jamesiennes qui se coupent la langue, un amant qui se fait couper le sexe par sa maîtresse qui se fait emboutir par son mari, etc, etc) mais on se laisse emporter par l'histoire et au final même si, sur le moment, on n'a pas spécialement l'impression de lire un "grand livre", on y pense encore bien après la lecture. Maylany

Maylany
26/09/11
 

J'ai adoré. Un livre complèxe mais jamais lourd, jamais depourvu d'un ton ironique qui rend meme les denouements plus tristes quelque chose de supportables, de nécéssaire au dessein de l'oeuvre. Une réflexion sur le role de l'écrivains, sur la façon de traiter son parcours biographique et son rapport avec l'oeuvre, qui se deroule à l'interieur d'un roman plein de mises en abimes. Une oeuvre phénomenale.

Valeria82
03/08/11
 

Un livre formidable, qui crée chez le lecteur une sorte de dépendance (je dois le lire au moins une fois par an depuis plus de dix ans) et dont on ne se lasse pas. On y retrouve tout ce qui fait l'atmosphère particulière de John Irving, la complexité des rapports familiaux (j'adore ses personnages de pères paranoïaques et sur-protecteurs) et les difficultés du métier d'écrivain, avec en prime une satyre cinglante des dérives sectaires du féminisme.

sovane
12/06/10
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.35 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)

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