Le montespan

TEULE, JEAN

EDITEUR : POCKET
DATE DE PARUTION : 05/03/09
LES NOTES :

à partir de
6,95 €
nos libraires ont adoré le montespan

SYNOPSIS :

Tout le monde connaît La Montespan, illustre favorite de Louis XIV. Mais son mari, personnage pourtant haut en couleur, est trop longtemps resté dans l'ombre. D'époux comblé, le Montespan devient la risée des courtisans lorsque le roi prend sa femme

pour maîtresse. Il n'aura de cesse de braver l'autorité de Louis XIV et d'exiger de lui qu'il lui rende sa femme. Il fut en cela l'une des premières figures historiques à oser contester la légitimité de la monarchie absolue de droit divin.

Jean Teulé rend hommage à ce personnage méconnu mais tellement drôle avec beaucoup de talent.
Divertissement garanti!
Dorothée (Maubeuge)
9 personnes en parlent

Chacun de nous, qui a encore quelques souvenirs de son histoire de France, se souvient de La Montespan, illustre favorite de Louis XIV. Mais personne n'a jamais, avant d'ouvrir ce nouvel ouvrage de Jean Teulé, entendu parler de son mari...Cet homme tout d'abord comblé par son mariage avec Françoise de Rochechouart est devenu le cocu le plus célèbre de l'histoire, quand son épouse bien aimée, attirée par le pouvoir et le rayonnement du roi soleil, le luxe et la vie facile, lassée de leur vie désargentée, en est devenue la maîtresse en titre, adulée, enviée, jalousée puis détestée par les courtisants. Un régal que cette lecture ! Monsieur de Montespan, le plus célèbre cocu de France, drapé dans sa fierté d'homme trompé, enhardi par son amour inaltérable pour son épouse infidèle est un personnage haut en couleurs. N'acceptant pas de se soumettre au désir royal, refusant les cadeaux achetant son silence et sa bénédiction à un adultère dont rêvaient pourtant les autres courtisants pour leur propre épouse, il a, sa vie durant, au mépris des conventions de l'époque, risquant sa vie même, perdant sa fortune, tout fait pour ne pas perdre au moins son honneur et croire encore que son épouse lui reviendrait un jour. Il y a du Don Quichotte en cet homme, qui se bat contre le pouvoir et jamais ne renonce. Son sang gascon ne connaît que la révolte, assortie de beaucoup d'humour, de courage, d'opiniâtreté, mais aussi de folie...Suite sur Les lectures de Lili Liliba

liliba
22/12/09
 

Quand j'ai commencé à lire ce livre, j'étais persuadée que je n'allais pas aimé. Mes craintes se sont confirmées car je n'ai pas aimé le début. En effet je trouvais le style d'écriture de Teulé trop crue, trop sexuel et cela me dérangeait beaucoup mais petit à petit ça c'est amélioré. Il faut dire que l'histoire est passionnante ! Dans le Moyen-Age il était rare de se marier par amour et encore plus de rester amoureux et fidèle de sa femme ; et bien c'est ce qu'il arrive au Marquis de Montespan qui rencontra sa femme dans une situation assez particulière et qui l'aimera toute sa vie. Tout le monde connait la célèbre maitresse de Louis XIV, La Montespan mais personne ou du moins peu de personnes connaissent son mari et j'ai trouvé qu'il était vraiment intéressant de faire un livre sur l'amour du marquis de Montespan pour sa femme et de ce qu'il a fait pour que le roi lui rende sa femme.J'ai trouvé ce marquis très courageux, il était rare de braver un roi en ce temps-là et encore plus de ne pas être content de son sort car avoir sa femme dans le lit du roi était une promesse de richesse et de réussite sociale. Vous pouvez donc imaginer que la cour du roi fut surprise et peut-être même choqué que quelqu'un se plaigne... De plus il m'a beaucoup ému et attendrit car toute sa vie il a espéré que le roi lui rende sa femme mais d'un autre côté il m'a un peu exaspéré dans certaine situation. Il arrivera un malheur à sa fille et La Montespan ne viendra même pas au chevet du lit de sa fille trop occupé à tailler des pipes au roi (je vous jure ça se passe vraiment dans le livre et c'est dit comme ça...) alors que sa fille ne vivait que pour elle car la petite aimait énormément sa mère et j'ai eu l'impression qu'elle est décédé de tristesse de ne plus la voir, cela m'a énormément ému mais aussi révolté contre cette femme ! Parlons donc de cette femme, la plus célèbre maitresse de Louis XIV. Au début je l'aimais bien elle me faisait assez rire bien qu'elle était assez dévergondée mais quand elle a commencé à aller dans les salons tout s'est écroulé. En effet, à partir de ce moment elle ne vivait que pour le luxe et avait des ambitions démesurées alors que son mari n'était qu'un pauvre marquis ... A la fin du livre, elle était devenue une femme vénale totalement détestable qui criblait de dettes la France avec ses extravagances ... Il y a aussi d'autres personnages qui auront une certaine importance mais je ne peux parler de tout le monde même si j'ai adoré les domestiques du Montespan quand il est retiré dans son château.Venons-en au style de Teulé. Comme dis plus haut au début son style me dérangeait et cela m'a surprise car quand j'ai lu Le magasin des suicides son style n'était pas aussi cru même s'il est vrai ce n'était pas le même sujet. Je trouvais qu'il parlait trop de sexe et qu'il donnait des détails parfois déplacés mais petit à petit je m'y suis habitué si je puis dire et cela ne m'a plus dérangé. Il faut tout de même dire que Teulé à du talent. En effet il dépeint réellement bien la cour du roi de France, les mœurs et la misère et cela m'a énormément plus ! Appelez moi, Love ... Love-of-book :P

Loveofbook
03/11/14
 

"Avoir une chance de cocu" Eh bien ce n'est pas le cas pour le marquis de Montespan.... Quand sa sublime femme est faite favorite du Roi, Louis-Henri le prends très mal... Il essaye par tous les moyens de récupérer sa femme et ruine, pas seulement sa fortune, mais aussi sa vie... J'ai bien aimé, mais je ne recommanderai pas forcément ce livre, parce que j'ai trouvé les scènes .. disons "déplacées" un peu trop décrites et explicites à mon goût. Sinon, j'ai bien aimé le côté historique, avec Racine, Louis XIV et tout ... Malgré tout, je ne le relierai pas une deuxième fois et je ne vais pas cacher que j'étais bien contente de le finir !

Plumange
15/05/14
 

Dans l'imaginaire collectif, forcément lié en partie à l'enseignement de l'histoire à l'école, Louis XIV, c'est le Roi-Soleil, la magnificence, le raffinement, le mécène des arts (Racine, Boileau, La Fontaine, Molière, Lully, Le Brun, Le Nôtre, Le Vau...), le créateur de manufactures (Gobelins, Sèvres...), mais l'envers du décor est tout autre.La cour de Louis XIV, c'est aussi le règne de l'hypocrisie, de l'apparence, d'une monarchie absolue certes mais qui s'étend jusque dans la vie personnelle de ses sujets. Et Monsieur de Montespan en fut l'une des victimes. Jean Teulé retrace ici l'histoire de ce personnage oublié de l'Histoire, celle d'un homme qui aime sa femme au point d'affronter avec le courage du désespoir le pouvoir absolu de son époque. En effet, lorsqu'on évoque le nom de Montespan, on songe immédiatement à Madame de Montespan et à Louis XIV, mais jamais à son mari et à ses enfants.À cette époque, le mari cocufié par le roi devait s'estimer heureux lorsque ce dernier jetait son dévolu sur son épouse. À la clé : prestige, honneurs, promotions, argent... Mais Monsieur de Montespan aime véritablement et éperdument sa femme, d'un amour rare à cette époque, exclusif. Il ne supporte pas de la voir dans d'autres bras, même s'il s'agit de ceux du roi.Il va tout faire pour récupérer son épouse : après avoir tenté d'attraper la vérole auprès de prostituées, il entrera au château de Versailles déguisé en femme pour tenter de transmettre la maladie à sa femme dans le but qu'elle transmette elle-même la maladie au roi (mais il n'a pas la vérole), il dénoncera l'absolutisme du roi déclenchant un tapage inimaginable dans tout Paris, il se déplacera dans une berline peinte en noir, coiffée de gigantesques ramures de cerfs ainsi que des cornes dessinées sur les portières, il organisera le simulacre des funérailles de son amour (une tombe avec une simple croix en bois)... Mais ses tentatives se solderont par des échecs et lui vaudront d'être emprisonné à la prison de Fort-L'Êvêque (quai de la Mégisserie), puis exilé dans son château familial, croulant sous les dettes.Ce roman est si original et passionnant que j'aurais aimé qu'il soit plus long. Pourtant Jean Teulé a eu la bonne idée de ne pas se focaliser uniquement sur l'histoire de l'adultère, il nous raconte l'histoire de cet amour depuis le début, depuis la rencontre de Louis Henri de Pardaillan de Gondrin et de Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart à la suite d'un duel dans lequel le frère du marquis se retrouve décapité et le futur mari de Françoise en exil. Il nous présente les deux enfants nés de cet amour, Marie-Christine de Pardaillan de Gondrin (1663-1675, morte à 12 ans) et Louis Antoine de Pardaillan de Gondrin (1665-1736), futur duc d'Antin, et leur destin ; on assiste au début de leur vie de jeune couple...Le style de Jean Teulé, que certains lui reprochent parfois, fait ici merveille, car il n'en abuse pas. Langage cru, direct et parfois anachronique : j'aime cette modernité quand elle est présente à bonne escient, à la bonne dose et qu'elle sert l'histoire ! Le roman historique est vivant et actuel, il ne doit pas user jusqu'à la caricature d'un langage passéiste et poussiéreux. Tout est affaire d'équilibre et Jean Teulé l'a ici atteint.Oui, Versailles, c'est la splendeur, le raffinement, mais c'est aussi le mensonge, les complots, l'hypocrisie, les vilenies (un peu comme aujourd'hui !) et Jean Teulé restitue très bien cette Cour où personne n'ose élever la voix, contredire le roi, s'élever contre les inégalités et les injustices.Un roman passionnant donc et touchant, mais pas seulement en raison de Monsieur de Montespan et de son combat. On y voit aussi un autre personnage oublié de l'Histoire : Marie-Christine de Pardaillan de Gondrin qui meurt à l'âge de 12 ans, privée de la présence et de l'amour de sa mère...Un roman révoltant aussi parfois quand on voit le comportement hautain et méprisant du fils, Louis Antoine de Pardaillan de Gondrin... Juste un exemple extrait du roman : à la mort de sa mère, il refuse de s'occuper du corps, le roi de même... La marquise avait laissé des instructions pour qu'après son décès ses entrailles et son coeur soient légués au prieuré de Saint-Menoux. Les entrailles sont déposées dans une urne mal scellée et données à un homme, à charge pour lui de les porter au prieuré. En route, l'odeur émanant de l'urne l'écoeure tant qu'il en jette le contenu dans un fossé. Les cochons et les chiens se précipitent sur les entrailles de Madame de Montespan. Je pense que Jean Teulé s'est appuyé sur une documentation historique solide, mais je n'ai pas réussi à trouver d'informations à ce sujet à part le fait que Madame de Montespan est morte en 1707, lors d'une cure à Bourbon-l'Archambaul, et qu'elle est inhumée dans la chapelle des Cordeliers de Poitiers. J'essaierai d'approfondir cette histoire un jour...Pour finir sur une note un peu plus gaie, saviez-vous que la rue de la Chaussée d'Antin fut ainsi nommée par le roi en l'honneur de ce fameux fils : Louis Antoine de Pardaillan de Gondrin duc d'Antin ?

Hypatia
02/02/14
 

J'avais beaucoup entendu parler du Montespan avant de le lire. C'est assez tardivement que je le lis et que je fais ainsi connaissance avec Jean Teulé.   Roman se déroulant au temps de Louis XIV, je m'attendais à me retrouver dans une atmosphère à la Nicolas Le Floch. Teulé utilise bien un vocabulaire, des expressions propres à l'époque mais il n'hésite pas à introduire un langage attaché à notre époque (j'ai en tête le passage de la rencontre entre le Montespan et Charles II, futur roi d'Espagne). Je trouve ça dommage, ça ne permet pas à mes yeux d'en faire un roman historique.   D'un autre côté sa description des mœurs de la Cour est assez frappante : l'absence d'hygiène, le clientélisme, le comportement moutonnier. La ténacité du Montespan à vouloir le retour de sa femme reste impressionnant. Il aura tout fait pour provoquer, il aura enduré beaucoup de choses mais peut-il vraiment faire quelque chose contre le Roi-Soleil?

Chiwi
03/02/13
 

En bref, une redécouverte de l'auteur avec qui j'ai passé un très bon moment au siècle de Louis XIV. Une histoire triste mais sûrement maintes fois vécue à cette époque, des personnages touchants. Un bon roman historique écrit avec humour noir et cynisme !

RizDeuxZzZ
24/01/13
 

Tout le monde a entendu parlé de Madame de Montespan, la plus flamboyante des favorites de Louis XIV. Athénaïs, non content d’être parfaitement belle, est séduisante, sensuelle, intelligente, piquante, amusante et très ambitieuse. Les quatre premières années de son mariage avec le marquis de Montespan furent délicieuses quoiqu’un peu ternies par le manque d’argent du couple. Le jeune mari est subjugué par son épouse, ils ont deux enfants mais… Ce que le roi soleil veut, il le prend et le mari devrait en parfait gentilhomme fermer les yeux et ouvrir ses poches pour recevoir la royale manne financière. Or le marquis a une autre vision de l’honneur et de l’amour. Il n’aura de cesse de récupérer son épouse au risque de la ruine, de la solitude et de la relégation sur ses lointaines et pauvres terres. Pot de terre contre le pot de fer, il utilise toutes les ressources de son esprit et de son affection pour brandir avec un humour noir, qui ne cesse de mettre les rieurs de son côté, le déshonneur du roi ayant dérobé l’épouse ne lui appartenant pas. Mélange d’humour et de tristesse, ce roman est un véritable enchantement : un voyage dans le temps rendu possible par la truculence du style, les portraits subtils des personnages et la parfaire documentation. http://catalogue.bibliotheque.bm-lille.fr/alswww1.dll/APS_ZONES?fn=ViewNotice&q=535936 Retrouvez ce livre sur le catalogue de la Bibliothèque municipale de Lille

C'est le premier ouvrage de Jean Teulé que je lis et franchement je dois dire que c'est une réussite. Même si ce n'est pas un coup de coeur, c'est quand même LE livre qui a rompu ma période de panne de lecture !J'aime beaucoup l'histoire et les romans historiques. J'apprécie énormément l'époque du roi Soleil. Ce roman ne pouvait donc que me plaire.Dès le début, on se retrouve vraiment plongé à l'époque de Louis XIV. Le vocabulaire est là ; le décor, les costumes sont aussi vraiment riche de détails. Le style peut sembler cru et vulgaire pour certain mais en même temps je trouve que ça colle bien avec l'époque et ce genre de texte. Moi, en tous cas, ça ne m'a pas déranger.Louis-Henri est franchement le cocu le plus connu ! Malheureusement pour lui, il est tellement amoureux de sa femme qu'il ne supporte pas qu'elle partage la couche du roi (alors qu'il parait que beaucoup d'hommes auraient été flatter à sa place). Du coup, ce fait là, me le rend tout de suite attachant. Ben oui, moi ce genre d'homme vraiment amoureux, ça me touche. Donc forcément, j'ai été vraiment emballée par sa soif de vengeance, sa haine pour le roi Soleil essayant envers et contre tous de récupérer sa femme qui franchement, à mon avis, ne le mérite pas (elle, elle m'a tout de suite été exécrable).Jean Teulé maitrise, je pense, totalement son sujet. On le sent vraiment à l'aise et sa plume est franchement ensorcelante. Je dis ça car il m'a été difficile de lâcher le roman. Chaque fois que je devais le poser, je n'avais qu'une hâte le reprendre et m'y replonger, connaitre la suite. L'humour est là, on croirait que c'est le bouffon du roi qui nous raconte cette histoire, pour notre plus grand plaisir...Certes certains peuvent lui reprocher d'avoir prit des liberté avec l'histoire, mais n'oublions pas qu'il s'agit d'un roman inspiré de l'Histoire... En tous cas, moi, j'ai énormément apprécié cette lecture d'une histoire d'amour, une belle et triste histoire d'amour. Le marquis de Montespan m'a touchée, son amour immodéré pour sa femme est poignant. C'est un personnage qui, à mon avis, mérite d'être connu et reconnu...Maintenant, je dois vous dire que je n'ai qu'une envie, renouveler l'expérience et lire un autre roman de l'auteur. Je cherche également, sur le net, des interview de l'auteur, car son univers, son charisme me plaisent, m'interpèlent... trouvent écho en moi !

malorie
18/07/12
 

Il s'agit du deuxième roman de teulé que je lis donc son style ne me dérange pas. Je peux comprendre ceux qui sont choqués par les scènes très crues que l'auteur aime narrer. Peut être est ce parce que j'ai lu et apprécié Rabelais que finalement j'arrive à comprendre l'utilité de cette débauche littéraire. Pour ce qui est du Montespan , il ne faut pas le lire comme un roman historique. On part d'un fait réel et l'auteur laisse aller son imagination. Il y a semble-t-il beaucoup d'incohérences mais à mon sens le but de ce roman n'était pas d'être historique mais plutôt de reprendre un thème chère à la littérature "le cocu" et d'essayer de comprendre ce que peut être l'humiliation de celui qui n'arrive pas à oublier l'amour qu'il a pour sa femme qui est devenu la catin d'un autre.Et aux puristes je dirais que bien sûr il y a des incohérences mais les biographes auront du mal à faire un roman historique sur un fait divers qui date d'une époque lointaine et peu enclin à critiquer le roi en fonction

milca
08/03/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.10 cm
  • Poids : 0.17 kg