Le montespan

TEULE, JEAN

EDITEUR : POCKET
DATE DE PARUTION : 05/03/09
LES NOTES :

à partir de
6,95 €
nos libraires ont adoré le montespan

SYNOPSIS :

Tout le monde connaît La Montespan, illustre favorite de Louis XIV. Mais son mari, personnage pourtant haut en couleur, est trop longtemps resté dans l'ombre. D'époux comblé, le Montespan devient la risée des courtisans lorsque le roi prend sa femme

pour maîtresse. Il n'aura de cesse de braver l'autorité de Louis XIV et d'exiger de lui qu'il lui rende sa femme. Il fut en cela l'une des premières figures historiques à oser contester la légitimité de la monarchie absolue de droit divin.

Jean Teulé rend hommage à ce personnage méconnu mais tellement drôle avec beaucoup de talent.
Divertissement garanti!
Dorothée (Maubeuge)
38 personnes en parlent

Je n'ai pas beaucoup apprécié ce livre. Je trouve que Jean Teulé se complait trop dans les détails dégueulasses de la cour de Louis XIV, comme dans beaucoup de ses livres, ici j'avais l'impression qu'il n'y a que ça qui l'intéresse. Le personnage est pathétique et grotesque et il ne m'a pas touché.Pour avoir lu d'autres livres de Teulé, je comprends toutefis ce qui a intéressé l'auteur. Heureusement que la verve et le savoir-faire de l'auteur sauve son histoire, un peu creuse, un peu répétitive.

faberis
11/04/09

«Louis-Henri, être cocu, c'est la chance de votre vie.»Ce Louis-Henri-là, c'est Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan, époux de LA Montespan, célébrissime favorite de ce coureur de jupons de Louis XIV. Pour Louis-Henri, quelle chance ! Car au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque est un privilège ! Sauf que Louis-Henri ne l'entend pas ainsi. Car Louis-Henri est passionnément amoureux de sa Françoise voyez-vous, et il ne consent pas à la partager, serait-ce avec le Roi ! Il défie donc l'autorité royale, refuse les honneurs et prébendes, est indifférent aux menaces et procès, aux emprisonnements, à la ruine et aux tentatives d'assassinat : pour récupérer sa femme, il brave l'homme le plus puissant de la planète. Il fait repeindre son carrosse en noir et l'orne d'énormes ramures de cerf, il s'introduit de nuit dans la chambre de la reine afin de lui faire ce que le Roi se permet de faire à son épouse, il organise les funérailles de son amour défunt... Bref, il magnifie son état de cocu !Truffé d'anecdotes aussi rocambolesques que croustillantes, navigant entre véracité historique, expressions d'époques et plume très contemporaine au style cru et sec (quoique le trait soit parfois un peu forcé), ce roman, ni vraiment historique, ni réellement romanesque, est drôle et atypique. Car la révolte du marquis cornu contre le fait du prince est désopilante ! Cet homme dont l'infortune n'a eu d'égale que son opiniâtreté à tenter de préserver son honneur, cet homme plein de panache, prêt à tout plutôt qu'à renoncer, est un personnage à la fois pathétique et grandiose, un héro excessif et superbe, ridicule et touchant. Un personnage extravagant, un naïf au cœur pur, en décalage avec la société dans laquelle il vit où l'on trompe sans états d'âme et trahit sans vergogne, à l'image de leur maître à tous, Louis XIV, le roi des dépravés.Bref, une bien jolie farce !

Kara
14/01/09
 

Le marquis passionné... Le portrait d’un homme au caractère particulier par la plume d’un romancier à nul autre pareil, ainsi pourrait-on résumer l’ouvrage. Au-delà de la narration de la vie d’un homme trompé par son épouse, c’est toute la puissance du sentiment amoureux qui est ici exprimée, sous des traits forts et uniques, car c’est bien la peine de cœur et l’amour interminable du marquis de Montespan pour Françoise de Mortemart qui tissent l’histoire.Après quatre années de passion, le couple Montespan commence à se détruire, la marquise devenant la maîtresse du Roi-Soleil. Ruiné, l’époux pourrait tirer un profit considérable du rôle de sa femme mais il est parfaitement incapable de faire taire sa jalousie. Retiré sur ses terres, le marquis de Montespan fait tout pour récupérer sa femme et jusqu’à son dernier jour, il continue d’espérer son retour. Tout le temps qu’il lui reste à vivre, l’ancienne maîtresse de Louis XIV, tombée en disgrâce, ne reçoit plus aucune marque d’affection aussi sincère et puissante que le furent celles de son époux. Et lorsque la mort l’emporte en 1707, personne, pas même son fils légitime, le duc d’Antin, ne souhaite s’occuper de sa sépulture. Ainsi, la dépouille de celle qui vécut dans les fastes de la Cour fut-elle lamentablement traitée…

Intéressant de centrer ce roman sur un personnage que les livres d'histoire ignorent, de découvrir avec toujours plus de détails (trop en fait) les dessous de la vie au XVIIe. Mais comme toujours, Jean Teulé en fait un peu trop dans le voyeurisme, le cru, le sale. C'est historique, certes, mais nos estomacs normalisés et XXe siècle ne sont plus guère habitués à tant de vulgarités.

Praline
27/04/11
 

Chacun de nous, qui a encore quelques souvenirs de son histoire de France, se souvient de La Montespan, illustre favorite de Louis XIV. Mais personne n'a jamais, avant d'ouvrir ce nouvel ouvrage de Jean Teulé, entendu parler de son mari...Cet homme tout d'abord comblé par son mariage avec Françoise de Rochechouart est devenu le cocu le plus célèbre de l'histoire, quand son épouse bien aimée, attirée par le pouvoir et le rayonnement du roi soleil, le luxe et la vie facile, lassée de leur vie désargentée, en est devenue la maîtresse en titre, adulée, enviée, jalousée puis détestée par les courtisants. Un régal que cette lecture ! Monsieur de Montespan, le plus célèbre cocu de France, drapé dans sa fierté d'homme trompé, enhardi par son amour inaltérable pour son épouse infidèle est un personnage haut en couleurs. N'acceptant pas de se soumettre au désir royal, refusant les cadeaux achetant son silence et sa bénédiction à un adultère dont rêvaient pourtant les autres courtisants pour leur propre épouse, il a, sa vie durant, au mépris des conventions de l'époque, risquant sa vie même, perdant sa fortune, tout fait pour ne pas perdre au moins son honneur et croire encore que son épouse lui reviendrait un jour. Il y a du Don Quichotte en cet homme, qui se bat contre le pouvoir et jamais ne renonce. Son sang gascon ne connaît que la révolte, assortie de beaucoup d'humour, de courage, d'opiniâtreté, mais aussi de folie...Suite sur Les lectures de Lili Liliba

liliba
22/12/09
 

Alors que j'aime cette époque, les fastes et les outrance de la Cour de Louis XIV et que je suis fascinée par Madame de Montespan depuis L'Allée du Roi (et Angélique Marquise des anges, aussi...), je dois dire que j'ai été très déçue de ce livre dont j'attendais beaucoup puisqu'il m'avait été conseillé plusieurs fois. J'ai trouvé le livre vulgaire et ai eu du mal à le finir. Je me souviens également, (mais qui remonte maintenant à plusieurs mois), avoir noté lors de ma lecture certaines invraisemblances historiques. À la décharge de l'auteur toutefois, son style enlevé.

mlejteferaisdire
11/08/09
 

« Louis-Antoine, tu parles fort bien pour ton âge, mais je me demande si tu ne serais pas un petit individu vraiment révoltant. » "Epoux séparé quoique inséparable"C'était un brave marquis qui avait épousé la femme qu'il aimait. Ils étaient désargentés, mais heureux... pendant quatre ans. Puis sa Françoise est devenue Athénaïs, Madame de Montespan, maitresse de Louis XIV faisant la pluie et le beau temps à la cour. Et c'est alors la déchéance d'un mari trompé, humilié, rejeté, harcelé, qui ne manquera jamais de panache et se battra pour une cause désespérée.Ah quelle partie de plaisir que ce roman ! Ca démarre immédiatement, c'est vivant, bruissant, ça pétarade et c'est du tout bon. Pourtant je n'étais pas du tout adepte des précédents «O Verlaine » et « Je, François Villon », et n'ai jamais goûté les romans historiques. Mais la plume de Jean Teulé est une magicienne qui plane très au-dessus d'un quelconque genre, et se met entièrement au service du lecteur : je suis conquise.Eclats de rire tonitruants pendant tout le chapitre 39, Montespan en visite chez le dauphin espagnol, hilarant. Petits chocs en continu, lorsque sont évoquées les moeurs et habitudes de l'époque : ils étaient hyper cracra, voire dégueulasses, et la truculence de la narration offre presque en trois dimensions chaque épisode. Coeur qui bat devant la pureté de l'amour, jugement qui condamne la scélératesse d'une belle ****, apitoiement devant la détresse d'un père, on passe par toutes les émotions, et ce que c'est bon, de retrouver ça dans un roman....Un personnage très attachant, ce Montespan. http://cuneipage.wordpress.com

SagnesSy
28/10/15
 

On se serait battu sous le règne du Roi Soleil pour avoir l’honneur que son épouse soit remarquée par le souverain, car c’était la garantie d’être comblé d’honneurs et de privilèges très enviés à la Cour. Pour cela, il suffisait d’un rien, juste de se conformer au désir royal et de faire bonne figure dans le monde. Il faut dire que les mariages étant arrangés en fonction d’intérêts très matériels, les époux ainsi trompés prêtaient volontiers leur digne moitié au roi de droit de divin.Le Marquis de Montespan s’est montré un peu plus chatouilleux sur le chapitre de l’honneur conjugal. Il faut dire qu’il était très épris de la jolie Françoise, autorebaptisée Athénaïs pour faire plus chic. Son honneur de Gascon foulé aux pieds, il n’aura de cesse que de résister à toutes les intimidations ou entreprises de corruption menées par le fidèle Lauzun au nom du monarque. Portant son cocufiage comme un étendard, il orne de cors de cerf les armoiries peintes sur son château ainsi que le toit de son carrosse. Réduit à la gêne voire à la pauvreté, moqué de tous à commencer par Molière dans son Amphitryon Montespan sombre dans une douce folie , imprudent parfois dans sa lutte pour ses droits et n’échappant que de peu à la vindicte royale.Jean Teulé raconte cette histoire pathétique avec drôlerie, truculence à l’occasion (ah ! les détails croustillants sur la vie intime de l’époque !) et fait une sorte de chronique de la petite histoire au sein de la grande; Un livre agréable, documenté, bien écrit. Hebelín

hebelin
14/10/15
 

Quand j'ai commencé à lire ce livre, j'étais persuadée que je n'allais pas aimé. Mes craintes se sont confirmées car je n'ai pas aimé le début. En effet je trouvais le style d'écriture de Teulé trop crue, trop sexuel et cela me dérangeait beaucoup mais petit à petit ça c'est amélioré. Il faut dire que l'histoire est passionnante ! Dans le Moyen-Age il était rare de se marier par amour et encore plus de rester amoureux et fidèle de sa femme ; et bien c'est ce qu'il arrive au Marquis de Montespan qui rencontra sa femme dans une situation assez particulière et qui l'aimera toute sa vie. Tout le monde connait la célèbre maitresse de Louis XIV, La Montespan mais personne ou du moins peu de personnes connaissent son mari et j'ai trouvé qu'il était vraiment intéressant de faire un livre sur l'amour du marquis de Montespan pour sa femme et de ce qu'il a fait pour que le roi lui rende sa femme.J'ai trouvé ce marquis très courageux, il était rare de braver un roi en ce temps-là et encore plus de ne pas être content de son sort car avoir sa femme dans le lit du roi était une promesse de richesse et de réussite sociale. Vous pouvez donc imaginer que la cour du roi fut surprise et peut-être même choqué que quelqu'un se plaigne... De plus il m'a beaucoup ému et attendrit car toute sa vie il a espéré que le roi lui rende sa femme mais d'un autre côté il m'a un peu exaspéré dans certaine situation. Il arrivera un malheur à sa fille et La Montespan ne viendra même pas au chevet du lit de sa fille trop occupé à tailler des pipes au roi (je vous jure ça se passe vraiment dans le livre et c'est dit comme ça...) alors que sa fille ne vivait que pour elle car la petite aimait énormément sa mère et j'ai eu l'impression qu'elle est décédé de tristesse de ne plus la voir, cela m'a énormément ému mais aussi révolté contre cette femme ! Parlons donc de cette femme, la plus célèbre maitresse de Louis XIV. Au début je l'aimais bien elle me faisait assez rire bien qu'elle était assez dévergondée mais quand elle a commencé à aller dans les salons tout s'est écroulé. En effet, à partir de ce moment elle ne vivait que pour le luxe et avait des ambitions démesurées alors que son mari n'était qu'un pauvre marquis ... A la fin du livre, elle était devenue une femme vénale totalement détestable qui criblait de dettes la France avec ses extravagances ... Il y a aussi d'autres personnages qui auront une certaine importance mais je ne peux parler de tout le monde même si j'ai adoré les domestiques du Montespan quand il est retiré dans son château.Venons-en au style de Teulé. Comme dis plus haut au début son style me dérangeait et cela m'a surprise car quand j'ai lu Le magasin des suicides son style n'était pas aussi cru même s'il est vrai ce n'était pas le même sujet. Je trouvais qu'il parlait trop de sexe et qu'il donnait des détails parfois déplacés mais petit à petit je m'y suis habitué si je puis dire et cela ne m'a plus dérangé. Il faut tout de même dire que Teulé à du talent. En effet il dépeint réellement bien la cour du roi de France, les mœurs et la misère et cela m'a énormément plus ! Appelez moi, Love ... Love-of-book :P

Loveofbook
03/11/14
 

Au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque était pour les nobles une source de privilèges inépuisable. Le jour où Louis XIV jeta son dévolu sur Mme de Montespan, chacun, à Versailles, félicita le mari de sa bonne fortune. C'était mal connaître Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan... Gascon fiévreux et passionnément amoureux de son épouse, Louis-Henri prit très mal la chose.Dès qu'il eut connaissance de son infortune, il orna son carrosse de cornes gigantesques et entreprit de mener une guerre impitoyable contre l'homme qui profanait une union si parfaite. Refusant les honneurs et les prébendes, indifférent aux menaces répétées, aux procès en tous genres, emprisonnements, ruine ou tentatives d'assassinat, il poursuivit de sa haine l'homme le plus puissant de la planète pour tenter de récupérer sa femme...Depuis ma plus tendre enfance j'ai toujours détesté les cours d'histoire ; hormis l'histoire de l'Egypte et de la Rome Antique qui étaient au programme des classes de 6e et de 5e. Les cours d'histoire de France m'ennuyaient profondément.Mais la manière dont Jean Teulé nous la raconte, ça me plait énormément. Alors, à l'âge de la retraite, je m'intéresse enfin à notre Histoire. Merci Jean Teulé !Patricia V.

La truculence et la richesse des autres livres de cet auteur, Jean TEULE, que j'ai pu lire "Je, François Villon" ou "Le Magasins des Suicides"et "O Verlaine" m'ont amené tout naturellement à lire ce livre.J'avais aussi par le passé et par intérêt de la vie de Louis XIV, lu le livre de Françoise Chandernagor "L'Allée du Roi" narrant le parcours de Mme de Maintenon qui succéda à Mme de Montespan dans le coeur et le lit du Roi Soleil. Le portrait de Mme de Montespan n'y était d'ailleurs pas tendre.Ainsi "Le Montespan" m'a permis de compléter ma connaissance romanesque et historique de cette époque. Inutile de dire que ce livre, à l'image de ceux lus, me conforte dans l'intérêt de l'oeuvre de Jean Teulé. Ecriture narrative, ciselée, imagée et brillante en tout point sur un thème à priori peu comique, celui d'un cocu. On découvre dans ce livre qu'à la base de tout l'entêtement de ce marquis à vouloir reconquérir son épouse, à l'opposé des moeurs de la noblesse de l'époque, repose sur une fantastique histoire d'amour à la fois sensuel et charnel de deux êtres profondément épris l'un de l'autre même si la Montespan a peu à peu lâché son amant magnifique pour Louis XIV par intérêt.Cet homme pathétique dans toutes les stratégies qu'il met en place pour assouvir sa vengeance et son besoin de reconquérir sa femme, quitte à totalement se ridiculiser et à se déshonorer. Trainant le deuil réel de son amour unique, tentant de donner mauvaise conscience au roi et à sa cour allant jusqu'au crime de lèse majesté, allant jusqu'à courir les prostituées les plus vérolées pour se venger de son épouse en essayant de contaminer la reine.C'est le portrait de la cour de France et de ses moeurs bassement matériels, où l'on est prêt à vendre son âme pour un seul regard ou cadeau royal, quitte à offrir sa femme au roi. Tous les honneurs sont à gagner par tous les moyens, seul ce gascon de Montespan va à l'encontre de cette quête effrénée.Un livre à dévorer d'une traite, bien sûr quelques passages sont plutôt crus mais s'intègrent parfaitement à l'histoire.

Achille49
03/09/14
 

Rencontre très sympathique avec "Le" Montespan, qui a resurgi des tréfonds de l'Histoire grâce à la plume mordante de Jean Teulé. Celui ci met à nu (et c'est le cas de le dire !) ses personnages, touchant de (très) loin ou de (très très) près à l'absolutisme ... J'ai adoré son style métaphorique "au poil", franchement cru, ainsi que ses transitions désopilantes super efficaces.A Versailles, je peux vous le dire, on déchante !

"Avoir une chance de cocu" Eh bien ce n'est pas le cas pour le marquis de Montespan.... Quand sa sublime femme est faite favorite du Roi, Louis-Henri le prends très mal... Il essaye par tous les moyens de récupérer sa femme et ruine, pas seulement sa fortune, mais aussi sa vie... J'ai bien aimé, mais je ne recommanderai pas forcément ce livre, parce que j'ai trouvé les scènes .. disons "déplacées" un peu trop décrites et explicites à mon goût. Sinon, j'ai bien aimé le côté historique, avec Racine, Louis XIV et tout ... Malgré tout, je ne le relierai pas une deuxième fois et je ne vais pas cacher que j'étais bien contente de le finir !

Plumange
15/05/14
 

L'histoire du con le plus flamboyant de l'Histoire de France est vraiment cocasse.Certes, la biographie est romancée mais question humour c'est super !!

BMJACOU
26/02/14
 

Dans l'imaginaire collectif, forcément lié en partie à l'enseignement de l'histoire à l'école, Louis XIV, c'est le Roi-Soleil, la magnificence, le raffinement, le mécène des arts (Racine, Boileau, La Fontaine, Molière, Lully, Le Brun, Le Nôtre, Le Vau...), le créateur de manufactures (Gobelins, Sèvres...), mais l'envers du décor est tout autre.La cour de Louis XIV, c'est aussi le règne de l'hypocrisie, de l'apparence, d'une monarchie absolue certes mais qui s'étend jusque dans la vie personnelle de ses sujets. Et Monsieur de Montespan en fut l'une des victimes. Jean Teulé retrace ici l'histoire de ce personnage oublié de l'Histoire, celle d'un homme qui aime sa femme au point d'affronter avec le courage du désespoir le pouvoir absolu de son époque. En effet, lorsqu'on évoque le nom de Montespan, on songe immédiatement à Madame de Montespan et à Louis XIV, mais jamais à son mari et à ses enfants.À cette époque, le mari cocufié par le roi devait s'estimer heureux lorsque ce dernier jetait son dévolu sur son épouse. À la clé : prestige, honneurs, promotions, argent... Mais Monsieur de Montespan aime véritablement et éperdument sa femme, d'un amour rare à cette époque, exclusif. Il ne supporte pas de la voir dans d'autres bras, même s'il s'agit de ceux du roi.Il va tout faire pour récupérer son épouse : après avoir tenté d'attraper la vérole auprès de prostituées, il entrera au château de Versailles déguisé en femme pour tenter de transmettre la maladie à sa femme dans le but qu'elle transmette elle-même la maladie au roi (mais il n'a pas la vérole), il dénoncera l'absolutisme du roi déclenchant un tapage inimaginable dans tout Paris, il se déplacera dans une berline peinte en noir, coiffée de gigantesques ramures de cerfs ainsi que des cornes dessinées sur les portières, il organisera le simulacre des funérailles de son amour (une tombe avec une simple croix en bois)... Mais ses tentatives se solderont par des échecs et lui vaudront d'être emprisonné à la prison de Fort-L'Êvêque (quai de la Mégisserie), puis exilé dans son château familial, croulant sous les dettes.Ce roman est si original et passionnant que j'aurais aimé qu'il soit plus long. Pourtant Jean Teulé a eu la bonne idée de ne pas se focaliser uniquement sur l'histoire de l'adultère, il nous raconte l'histoire de cet amour depuis le début, depuis la rencontre de Louis Henri de Pardaillan de Gondrin et de Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart à la suite d'un duel dans lequel le frère du marquis se retrouve décapité et le futur mari de Françoise en exil. Il nous présente les deux enfants nés de cet amour, Marie-Christine de Pardaillan de Gondrin (1663-1675, morte à 12 ans) et Louis Antoine de Pardaillan de Gondrin (1665-1736), futur duc d'Antin, et leur destin ; on assiste au début de leur vie de jeune couple...Le style de Jean Teulé, que certains lui reprochent parfois, fait ici merveille, car il n'en abuse pas. Langage cru, direct et parfois anachronique : j'aime cette modernité quand elle est présente à bonne escient, à la bonne dose et qu'elle sert l'histoire ! Le roman historique est vivant et actuel, il ne doit pas user jusqu'à la caricature d'un langage passéiste et poussiéreux. Tout est affaire d'équilibre et Jean Teulé l'a ici atteint.Oui, Versailles, c'est la splendeur, le raffinement, mais c'est aussi le mensonge, les complots, l'hypocrisie, les vilenies (un peu comme aujourd'hui !) et Jean Teulé restitue très bien cette Cour où personne n'ose élever la voix, contredire le roi, s'élever contre les inégalités et les injustices.Un roman passionnant donc et touchant, mais pas seulement en raison de Monsieur de Montespan et de son combat. On y voit aussi un autre personnage oublié de l'Histoire : Marie-Christine de Pardaillan de Gondrin qui meurt à l'âge de 12 ans, privée de la présence et de l'amour de sa mère...Un roman révoltant aussi parfois quand on voit le comportement hautain et méprisant du fils, Louis Antoine de Pardaillan de Gondrin... Juste un exemple extrait du roman : à la mort de sa mère, il refuse de s'occuper du corps, le roi de même... La marquise avait laissé des instructions pour qu'après son décès ses entrailles et son coeur soient légués au prieuré de Saint-Menoux. Les entrailles sont déposées dans une urne mal scellée et données à un homme, à charge pour lui de les porter au prieuré. En route, l'odeur émanant de l'urne l'écoeure tant qu'il en jette le contenu dans un fossé. Les cochons et les chiens se précipitent sur les entrailles de Madame de Montespan. Je pense que Jean Teulé s'est appuyé sur une documentation historique solide, mais je n'ai pas réussi à trouver d'informations à ce sujet à part le fait que Madame de Montespan est morte en 1707, lors d'une cure à Bourbon-l'Archambaul, et qu'elle est inhumée dans la chapelle des Cordeliers de Poitiers. J'essaierai d'approfondir cette histoire un jour...Pour finir sur une note un peu plus gaie, saviez-vous que la rue de la Chaussée d'Antin fut ainsi nommée par le roi en l'honneur de ce fameux fils : Louis Antoine de Pardaillan de Gondrin duc d'Antin ?

Hypatia
02/02/14
 

LHPG - rien à voir avec une série américaine , on se calme - , enfin Louis-Henri de Pardaillan de Gondrin , marquis de Montespan , est amoureux ! Oh oui , de cet amour qui vous nourrit , vous transcende , vous remplit . L'heureuse élue ? Françoise de Rochechouart de Mortemart , voluptueuse gourgandine décomplexée devenue La Montespan en moins de temps qu'il n'en faut pour se défaire de ses jupons qu'elle retirait savamment à l'envi .Mariés pour le meilleur et pour le pire ? Le meilleur fut de courte durée mais intense ! Au programme , galipettes , jeux d'argent , galipettes , faire bombance et ripailler , galipettes , fiers rejetons , gali...Tres vite désargenté , ce mari éperdu ne verra d'autres solutions que de taper dans l'oeil du roi Louis XIV , guerroyant en son nom afin de s'attirer ses faveurs pécunieres . Aussi compétent en stratégie qu'en gestion ( et budgetfacile.com , c'est pour les gueux ? ) , il récidivera cependant et échouera lamentablement , perdant et sa crédibilité , et sa frivole épouse un tantinet vénale et opportuniste devenue alors la favorite de ce souverain polygame .Voici venu le temps des souffrances , le temps de la lutte ! A une époque ou devenir la favorite était fort prisé car gage d'aisance financiere, le Montespan , lui , personnage romanesque et à contre courant s'il en est , ne l'entend pas de cette oreille - contrairement à Beethoven ( non , pas le chien ) soupir - . Revolutionnaire avant l'heure , il se fait fort de récuperer sa belle par tous les moyens possibles et inimaginaux , tel un Don Quichotte se lançant à l'assaut d'une forteresse Royale que l'on devine imprenable !Ben moi , j'aime bien Teulé ! Je suis pas un fan de la premiere heure mais je sais qu'en ouvrant l'un de ses bouquins , les sourires devraient suivre dans la foulée ! Teulé est un conteur incontestable . Il le prouve une nouvelle fois avec ce Montespan , sujet révé pour cet écrivain amateur de personnages atypiques . Le ton est enlevé , paillard , caustique , absurde et ravit aussi bien les yeux que l'ame ! Vérité romancée ou roman vérité , peu importe ! L'on se délecte des tentatives maladroites et grotesques ( mention spéciale au passage sur les prostituées afin de choper le plus de maladies possibles et ainsi penser aller contaminer le roi en allant violer sa femme ! Ingénieux le bougre:) de ce marquis rebelle faisant fi de son rang pour aller faire la nique à l'ordre établi ! Cocu magnifique , souvent malhabile , toujours droit dans ses bottes et ses sentiments , le Montespan ne peut qu'attirer une sympathie bien légitime matinée d'un respect bienveillant . Au-delà de cette quete chevaleresque, Teulé dresse le portrait d'une époque , d'un monde perverti ou les courtisans débauchés et corrompus , vulgaires et bétifiants , n'avaient d'autres passe-temps que de hurler avec les loups , pensant ainsi s'arroger les faveurs d'un monarque à la triste figure ! Véritable récit frondeur , le Montespan interpelle par son imagination débridée, sa ténacité , son courage et , hélas , son aveuglement ! Multipliant les tentatives plus ingénues qu'ingénieuses pour récuperer une moitié qui ne le méritait certainement pas , ce Marquis insoumis , déchu et moqué de tous , procure au lecteur un contentement indéniable ! Le Montespan : preuve éclatante que l'amour rend aveugle... ! Qui a osé rajouter : " et con " , profitant lachement de mon empressement à refaire les lacets de mes tongs ?! C'est moche cette attitude...

TurnThePage
01/11/13
 

J'ai été transportée à la Cour du Roi Soleil. Pour la première fois, peut être, ce n'est pas le coté faste de la Cour que j'ai vu. Bien nous savons tous que la misère était plus que présente mais là, chapeau bas, c'est la misère d'âme qui m'est apparue.J'ai été touchée par l'amour de Mintespan pour cette femme qui le bafoue, mais aussi par cette femme qui finira seule délaissée de ses enfants

Muriel72
07/05/13
 

Vous connaissez certainement Mme de Montespan mais que savez-vous réellement de M. ?Nous faire découvrir cet homme, le plus grand cocu de l'histoire comme il se nomme lui même, c'est le pari réussi qu'a menée Jean Teulé.L'amour rend fou c'est bien connu, alors au diable le pouvoir absolu au diable Louis XIV, lui qui lui a volé sa femme !Il se rebelle, il assiège, il observe, il dérange et ... provocant fait mettre des cornes de cerfs à son carrosse et le repeint en noir...etc.La langue est imagé, vivante. C'est vraiment une excellente biographie romancé.

Lacazavent
02/05/13
 

Bibliothécaire Réseau Un livre très drôle sur la vie de M. de Montespan, mari de la maîtresse du roi Louis XIV, et de son refus de cocufiage par le roi. On y découvre la lente transformation de Mme de Montespan en maîtresse attitrée, les détails sordides de l’époque ainsi que les travers de la vie à la cour à Versailles. A lire absolument !

J'aime le style de jean Teulé, même si parfois il force le trait et se complaît dans le sordide...Comme souvent, j'ai lu ce livre à sa sortie, il y a quelques années...mais je me souviens d'avoir trouvé original de s'attarder sue LE Montespan plutôt que sur la célèbre maîtresse du roi. Je l'avais trouvé un peu ridicule mais très touchant ce cocu et son amour pour sa femme est étonnant de persévérance berthe

afbf
27/02/13
 

J'avais beaucoup entendu parler du Montespan avant de le lire. C'est assez tardivement que je le lis et que je fais ainsi connaissance avec Jean Teulé.   Roman se déroulant au temps de Louis XIV, je m'attendais à me retrouver dans une atmosphère à la Nicolas Le Floch. Teulé utilise bien un vocabulaire, des expressions propres à l'époque mais il n'hésite pas à introduire un langage attaché à notre époque (j'ai en tête le passage de la rencontre entre le Montespan et Charles II, futur roi d'Espagne). Je trouve ça dommage, ça ne permet pas à mes yeux d'en faire un roman historique.   D'un autre côté sa description des mœurs de la Cour est assez frappante : l'absence d'hygiène, le clientélisme, le comportement moutonnier. La ténacité du Montespan à vouloir le retour de sa femme reste impressionnant. Il aura tout fait pour provoquer, il aura enduré beaucoup de choses mais peut-il vraiment faire quelque chose contre le Roi-Soleil?

Chiwi
03/02/13
 

Voici le lecteur plongé dans la seconde moitié du XVIIe Siècle, période de construction du Château de Versailles, mais aussi période où la courtisanerie atteint des sommets. Cette description de la courtisanerie ne se fait néanmoins qu’en creux, puisque le personnage principal du roman, que nous suivrons au fil des pages, est le Marquis qui donne son titre à l’ouvrage.Le trait de caractère le plus frappant chez Louis-Henri est son amour pour sa femme. Lorsqu’ils vivent ensemble, ils profitent de chaque instant pour s’offrir un instant de plaisir. Ce qui donne lieu à des descriptions très imagées telles que Jean Teulé les affectionne. Par amour, et pour refuser la misère, il va tenter de gagner de l’argent lors de campagnes militaires, mais ses deux tentatives seront de lamentables échecs, qui le voient revenir plus pauvre qu’il n’était.C’est également un homme qui décide de braver la toute-puissance du roi. Son statut de mari trompé lui donne l’occasion de l’afficher au vu et au su de tous, puisqu’il décore son carrosse et ses armoiries de cornes. Il brave également le roi en s’introduisant chez la nourrice qui garde les enfants nés de l’union entre celui-ci et la Montespan. Ce qui lui vaut quelques jours de cachot, puis cet exil dans les Pyrénées, où il s’éloigne de la Cour mais continue à penser à sa femme.Sous couvert d’une aventure romanesque, Jean Teulé en profite pour faire entrer son lecteur dans la saleté de l’époque. Alors que l’image souvent véhiculée est celle des arts et du faste, il présente ici un monde sale, avec des prostituées malades, des cachots horribles et surtout une Cour où l’hygiène est loin d’être la première préoccupation. D’où un dégoût qui peut apparaître lorsque Teulé décrit certaines pratiques sexuelles du Roi, bien plus enclin à couvrir sa maitresse de bijoux que de prendre soin de son corps. Et que dire des courtisanes qui laissent derrière elles la trace de leurs déjections, puisqu'il est tellement simple de faire sous sa robe !Ce roman est également l’occasion de plonger dans le monde des aristocrates pauvres, comme l’est le marquis de Montespan. On assiste ainsi à la ruine de son château, qu’il est incapable de rénover. Et il dépeint également les mœurs de la Cour, avec ses faveurs, ses rejets, ses codes. Le tout avec l’humour qui caractérise l’écriture de Jean Teulé, et sa manière très enlevée de raconter des épisodes parfois peu glorieux.J’ai donc passé un bon moment avec ce marquis de Montespan, pitoyable et affectueux, qui refuse de céder au chantage mais qui perd tout ce qu’il possède, même sa femme et son fils, qui devient un courtisan dès son plus jeune âge (il obtiendra d’ailleurs par la suite une chaussée à son nom, la Chaussée d’Antin). Mais j’ai tout de même une nette préférence pour Je, François Villon, liée notamment au personnage hors norme du poète et à l’époque médiévale plus mystérieuse que cette seconde partie du XVIIe Siècle.

Yohan59
27/01/13
 

En bref, une redécouverte de l'auteur avec qui j'ai passé un très bon moment au siècle de Louis XIV. Une histoire triste mais sûrement maintes fois vécue à cette époque, des personnages touchants. Un bon roman historique écrit avec humour noir et cynisme !

RizDeuxZzZ
24/01/13
 

Tout le monde a entendu parlé de Madame de Montespan, la plus flamboyante des favorites de Louis XIV. Athénaïs, non content d’être parfaitement belle, est séduisante, sensuelle, intelligente, piquante, amusante et très ambitieuse. Les quatre premières années de son mariage avec le marquis de Montespan furent délicieuses quoiqu’un peu ternies par le manque d’argent du couple. Le jeune mari est subjugué par son épouse, ils ont deux enfants mais… Ce que le roi soleil veut, il le prend et le mari devrait en parfait gentilhomme fermer les yeux et ouvrir ses poches pour recevoir la royale manne financière. Or le marquis a une autre vision de l’honneur et de l’amour. Il n’aura de cesse de récupérer son épouse au risque de la ruine, de la solitude et de la relégation sur ses lointaines et pauvres terres. Pot de terre contre le pot de fer, il utilise toutes les ressources de son esprit et de son affection pour brandir avec un humour noir, qui ne cesse de mettre les rieurs de son côté, le déshonneur du roi ayant dérobé l’épouse ne lui appartenant pas. Mélange d’humour et de tristesse, ce roman est un véritable enchantement : un voyage dans le temps rendu possible par la truculence du style, les portraits subtils des personnages et la parfaire documentation. http://catalogue.bibliotheque.bm-lille.fr/alswww1.dll/APS_ZONES?fn=ViewNotice&q=535936 Retrouvez ce livre sur le catalogue de la Bibliothèque municipale de Lille

C'est le premier ouvrage de Jean Teulé que je lis et franchement je dois dire que c'est une réussite. Même si ce n'est pas un coup de coeur, c'est quand même LE livre qui a rompu ma période de panne de lecture !J'aime beaucoup l'histoire et les romans historiques. J'apprécie énormément l'époque du roi Soleil. Ce roman ne pouvait donc que me plaire.Dès le début, on se retrouve vraiment plongé à l'époque de Louis XIV. Le vocabulaire est là ; le décor, les costumes sont aussi vraiment riche de détails. Le style peut sembler cru et vulgaire pour certain mais en même temps je trouve que ça colle bien avec l'époque et ce genre de texte. Moi, en tous cas, ça ne m'a pas déranger.Louis-Henri est franchement le cocu le plus connu ! Malheureusement pour lui, il est tellement amoureux de sa femme qu'il ne supporte pas qu'elle partage la couche du roi (alors qu'il parait que beaucoup d'hommes auraient été flatter à sa place). Du coup, ce fait là, me le rend tout de suite attachant. Ben oui, moi ce genre d'homme vraiment amoureux, ça me touche. Donc forcément, j'ai été vraiment emballée par sa soif de vengeance, sa haine pour le roi Soleil essayant envers et contre tous de récupérer sa femme qui franchement, à mon avis, ne le mérite pas (elle, elle m'a tout de suite été exécrable).Jean Teulé maitrise, je pense, totalement son sujet. On le sent vraiment à l'aise et sa plume est franchement ensorcelante. Je dis ça car il m'a été difficile de lâcher le roman. Chaque fois que je devais le poser, je n'avais qu'une hâte le reprendre et m'y replonger, connaitre la suite. L'humour est là, on croirait que c'est le bouffon du roi qui nous raconte cette histoire, pour notre plus grand plaisir...Certes certains peuvent lui reprocher d'avoir prit des liberté avec l'histoire, mais n'oublions pas qu'il s'agit d'un roman inspiré de l'Histoire... En tous cas, moi, j'ai énormément apprécié cette lecture d'une histoire d'amour, une belle et triste histoire d'amour. Le marquis de Montespan m'a touchée, son amour immodéré pour sa femme est poignant. C'est un personnage qui, à mon avis, mérite d'être connu et reconnu...Maintenant, je dois vous dire que je n'ai qu'une envie, renouveler l'expérience et lire un autre roman de l'auteur. Je cherche également, sur le net, des interview de l'auteur, car son univers, son charisme me plaisent, m'interpèlent... trouvent écho en moi !

malorie
18/07/12
 

J'ai été un peu déçue.Il manquait un je ne sais quoi... la magie de la lecture qui fait que vous accrochez ! Je ne connaissais pas cette version de l'histoire...Par contre je vais lire d'autre livres de cet auteur pour voir ce que cela donne. http://ramettes.canalblog

ramettes
30/05/12
 

La lecture de ce livre est surtout un moment de repos, de détente où on n'a pas besoin de penser. Je dis bien "de penser" car il n'y a rien à retenir de ce livre qui ce dit "roman". Un style vite fait, vite dit. Les personnages sont grotesques, une parodie qui ne fait pas rire. On grimace plutôt devant ce manque évident de talent de conteur. L'auteur s'intéresse surtout à des détails qui se trouvent en dessous de la ceinture. Il dépeint un univers proche de "Closer", "Gala" et autres "papiers" sans valeur pour rester polie. J'ai vu, j'ai lu, j'ai oublié. Voilà. Victoire

tran
06/05/12
 

De Jean Teulé, je n’avais lu jusque là, que Le Magasin des suicides qui m’avait plu : un petit livre original avec un humour noir qui avait su me convaincre, malgré une fin un peu décevante. Le Montespan me tentait car je voulais découvrir l’auteur dans un autre registre - plus historique cette fois - et parce que ce nom « Montespan », me parlait. Merci donc à Jed’s Burdy qui m’a offert ce petit poche pour mon anniversaire il y a quelques mois !Je ne savais que peu de choses au sujet de la maîtresse de Louis XIV, la Montespan, mais j’avais très envie d’en apprendre plus car, figurez-vous que c’était une habituée des termes de Bourbon l’Archambault et qu’elle est morte dans ce petit village de l’Allier. Et ce petit village, en fait, c’est mon petit village. Là où je suis née, là où j’ai grandi… le village que je retrouve avec énormément de plaisir dès que je peux m’y rendre.Comme l’indique très justement la quatrième de couverture, ce roman n’offre pas l’histoire de la célèbre Montespan, mais celle de son mari, le marquis de Montespan. Epoux fou amoureux de sa femme Françoise - une beauté blonde surnommée Athénaïs - à une époque où mari et femme se choisissent par intérêt, il passe 25 ans de sa vie à tenter de l’arracher de Versailles et des griffes du roi Soleil, ce petit homme laid et qui n’a pris qu’un seul bain dans sa vie… Faisant fi des traditions et habitudes de l’époque, le cocu le plus connu de France ne recule devant rien, risquant tout, car on ne défie pas le grand monarque sans en subir les conséquences (plusieurs fois la prison et même la mort !) pour suivre les élans de son cœur. Refusant les compensations pécuniaires du roi en échange de sa femme, le marquis de Montespan se ridiculise aux yeux de tous… mais il l’aime sa Françoise !L’amour rend aveugle et idiot, la détermination inflexible de Montespan peut ainsi agacer ; mais j’ai tout de même aimé suivre l’évolution de sa vie. Ce petit marquis m’est apparu comme la seule personne honnête, sincère et intègre de l’histoire. Je ne sais pas jusqu’où l’on peut voir une vérité historique dans ce roman, mais si, ne serait-ce que la moitié des faits relatés sont véridiques, j’ai envie de dire : « Chapeau ! ». Montespan c’était en fait un vrai rebelle, aucunement intéressé par l’approbation du roi, ne voyant aucun intérêt à suivre bêtement les autres courtisans et à s’aplatir devant le monarque. Il faudrait qu’il se sente honoré d’être cocufié par le grand Louis XIV ? Oh que non ! Sa femme c’est sa femme et roi de France ou non, il ne renonce pas !Le ridicule de la situation de Montespan et de sa ténacité est accentué par la plume de Jean Teulé. L’ironie et le second degré que j’avais appréciés dans Le Magasin des suicides sont à nouveau présents ici, et ça m’a plu. En revanche, j’avoue que j’ai parfois tiqué en lisant quelques passages relativement crus. Bon, c’est assez en accord avec l’époque et ses habitants qui, apparemment, ne s’embarrassaient pas de manières (que ce soit en privé ou en public d’ailleurs) mais nous, lecteurs du XXIe siècle qui utilisons - normalement - des toilettes pour faire ce que nous avons à faire… Bref. C’est parfois cru mais c’est en accord avec le fond donc je n’ai pas été dérangée plus que ça.Sur 300 pages, Jean Teulé nous conte les aventures du Montespan. Environ 30 ans de la vie d’un homme sont contenus dans un livre de poche de 2 centimètres d’épaisseur. Vous vous doutez que les ellipses narratives sont nombreuses et fréquentes. Dans l’ensemble, elles sont assez bien traitées pour qu’on n’y fasse pas plus attention que ça, mais certaines m’ont un peu déstabilisée car la durée « sautée » n’est pas toujours explicitement annoncée, et moi j’aime bien savoir quand se passent les choses (il n’est pas rare que plusieurs années s’écoulent en deux chapitres).A noter que les chapitres sont courts - qui dit chapitres courts dit souvent rythme de lecture soutenu et donc livre rapidement avalé - et souvent illustrés par des dessins en noir et blanc évidemment ( des reproductions de tableaux de l’époque par exemple) pour accentuer les propos avancés par l’auteur (celui représentant les quatre « bâtards » du roi, conçus avec la Montespan, m’a particulièrement marquée).Alors, concrètement, ai-je aimé ou non Le Montespan ? Difficile à dire. Je n’ai pas adoré mais je n’ai pas non plus détesté. Je reconnais l’originalité et l’intérêt du texte, je concède que je l’ai lu très vite et sans difficulté et même que l’histoire a su me « captiver » à certains moments ; mais difficile de résumer ce ressenti par un simpliste « j’ai aimé ». Disons seulement que je ressors de cette lecture avec un sentiment plutôt positif.

DameMeli
16/01/12
 

Quand Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan rencontre Françoise de Rochechouart, c'est le coup de foudre et il l'épouse dans la semaine. Les jeunes mariés s'aiment passionnément et vivent heureux. Mais l'homme n'a pas les faveurs du roi et le couple vit chichement. Toutes les tentatives de Louis-Henri pour s'enrichir échouent lamentablement et Françoise finit par se lasser de sa vie de pauvresse. Quand l'occasion se présente de devenir dame de compagnie de la reine, elle saisit sa chance. A la cour, elle et remarquée par Louis XIV qui en fait sa maîtresse. Ce pourrait être une aubaine pour le marquis mais il ne l'entend pas de cette oreille. Trahi mais toujours amoureux, il va tout mettre en oeuvre et tout endurer pour récupérer sa belle. En vain...J'ai aimé ce livre sans restrictions. Certes, c'est parfois un peu vulgaire mais dans le contexte ça ne choque pas et ça fait partie de la verve de Jean TEULÉ. Il écrit pour choquer, faire rire, émouvoir et ça marche. Le Montespan m' a fait rire quand il imagine les stratagèmes les plus fous pour nuire au roi mais surtout il m'a touchée par son amour indéfectible, son refus de toute compromission et son jusqu'au-boutisme. C'est une très bonne idée d'avoir choisi ce personnage méconnu pour, à travers lui, décrire les moeurs sous Louis XIV. On prend une petite leçon d'Histoire tout en s'amusant mais surtout on fait la connaissance de ce gascon au grand coeur qui méritait bien un livre pour lui tout seul. A lire pour rire et pleurer avec le marquis.

un flyer
19/12/11

Le marquis de Montespan se fait voler sa femme par le roi :D, pas content d'être cocu, même si pour les autres voir sa femme coucher avec le roi c'est un honneur, il se battra bec et ongles pour essayer de récupérer la seule femme qu'il aime. Montespan est un type génial sérieux, il a de l'humour, du caractère, et puis surtout il aime sa femme envers et contre tous. Il l'aime au point de défier le roi Louis XIV lui même, ce qui n'est pas peu dire =D (surtout à cette époque) ! Par contre sa femme... C'est autre chose ^^', j'admire Montespan à continuer à être amoureux d'elle malgré tout ce qu'elle fait. Le roi était un batard ^^', j'étais déjà pas fan de Louis XIV mais alors là ça m'a pas aidé à le remonter dans mon estime. Les gens de la cours étaient dégueu (sérieux :D) ! La fin m'a arraché une larme. Très bon livre, tout en cynisme et humour.

lasurvolte
30/10/11
 

J'ai beaucoup aimé ce livre! Jean Teulé nous raconte l'histoire du mari de la célèbre "Madame de Montespan", avant qu'elle soit la maitresse de Louis XIV. Ce mari devient par la suite le cocu le plus raillé de l'époque. Amoureux de sa femme, il ne peut rien faire face au roi, et ne cesse de se ridiculiser. Jean Teulé nous livre ici un roman à la fois drôle, crue, tendre et émouvant! Une belle réussite!

seriephile
10/10/11
 

Après" le magasin des suicides" et" mangez le si vous voulez" , j'avais peur d'être déçue mais ce ne fut pas le cas . C'est une excellente idée que de faire découvrir la vie à la cour de Louis xiv à travers le marquis de Montespan.J'aimerais savoir quelle est la part de vérité dans cette histoire d'amour

nelson43
24/08/11
 

Jean Teulé a eu l’idée géniale de nous raconter la vie de la marquise de Montespan au travers de celle de son mari qui restera amoureux d’elle jusqu’à la mort. Une manière de rendre hommage à cet oublié de l’histoire.Au début du roman, les deux jeunes époux mènent une vie très pauvre heureusement compensée par l’amour passionné qu’ils se vouent l’un à l’autre. Malheureusement, cela ne va pas durer. Pour faire fortune, le marquis décide de partir à la guerre, mais du fait des ses échecs il est de plus en plus endetté. C'est pendant ses absences, qu’Athénaïs - nouveau nom que la Montespan qui rêve d’honneurs et d’argent s'est choisi – devient dame d'honneur à Versailles, puis favorite de Louis XIV. Revenant de la guerre au bout de onze mois, le marquis trouve sa femme enceinte du roi. Au lieu d’accepter les honneurs et avantages dus au cocu, ce qui lui aurait valu la fortune; Montespan déclenche un énorme vacarme dans tout Paris pour faire part de son infortune Toute la cour est indignée par son ingratitude, lui qui au contraire devrait être flatté par cet honneur !C’est alors que Molière écrit et fait jouer, Amphitryon, allégorie sur le cocufiage du mari. La coupe est pleine, Montespan humilié va jusqu’à orner son carrosse de gigantesques cornes de cerfs et va cumuler ses agissements contre le pouvoir…. Tout cela déclenche la fureur du roi.Sur fond de vérité historique, Jean Teulé nous raconte avec sa verve et son talent habituels ce qui arrive à celui qui s’oppose ouvertement au pouvoir absolu et poursuit de sa haine l’homme le plus puissant de la planète.Une manière cocasse de nous raconter l’histoire. Jubilatoire que ce roman drolatique, que j’ai même préféré au dernier de Jean Teulé, Charly IX. C’est dire…

Ludeca
03/08/11
 

Une lecture rafraichissante grâce au style léger de l'auteur. On le dévore ! De plus, le fait de prendre pour personnage principal M. de Montespan est tout à fait original. l'œuvre est très instructive ne serait-ce que sur le plan historique.

biduldoodle
01/08/11
 

Un roman historique qui m'a donné exactement ce que j'attendais, au vu de l'auteur, Jean Teulé, dont j'ai lu Le magasin des suicides mais surtout Mangez-le si vous voulez. Jean Teulé prend ici un fait historique, plus ou moins connu, du mari cocu à l'époque du roi Soleil. Et il rajoute une grosse dose d'humour, de vocabulaire salace comme il était d'usage à cette époque. Cela donne un récit burlesque, tendre et complètement débridé !On y apprend aussi les moeurs de l'époque en matière d'amour, quel qu'il soit : l'amour filiale (les relations de distance entre parents et enfants), l'amour charnel (le sexe débridé, à un niveau que l'on ne peut peut-être pas vraiment imaginer je crois) et le sentiment amoureux à une époque où il est presque ridicule d'éprouver de l'amour pour son conjoint ! Tous ces aspects sont traités parfaitement par l'auteur. Ainsi, c'est une lecture distrayante dont le côté historique est bien présent.Belle découverte, et il me tarde de continuer la découverte de cet auteur. Marylin

marylinm
11/05/11
 

Le Montespan de Teulé m’a déçu. L’histoire de cet homme qui s’accroche à son amour comme un fou, qui est prêt à tout perdre pour retrouver sa femme, qui se morfond d’un statut qui aurait flatté tout autre gentilhomme du royaume aurait pu être prétexte à une véritable histoire dramatique, à un roman grand, flamboyant, captivant mais Teulé en fait un bougon gaffeur, un pauvre ridicule, le Montespan nous fait pitié alors que nous devrions admirer sa bataille ! On en vient parfois à se dire qu’après tout il est bien obtus cet homme que le roi est prêt à rendre riche pour cette femme qui le fit succomber, une femme qui supplanta la Vallière, qui par ses « bons » mots jetai le ridicule sur un courtisan ou une courtisane, un femme qui donna de nombreux enfants au roi et celui-ci les reconnu. Mais non ! On devrait détester ce Roi qui tel le lion à droit de cuissage sur l’ensemble de la gente féminine, mais la façon dont Teulé nous raconte Montespan nous donnes envie de l’assimilé à Don Quichote se battant contre les moulins, un fou en quête d’un amour disparu mais dont la quête ressemblerait à une énorme farce. Et c’est bien dommage car le Montespan avait mit en place une véritable « stratégie de communication » (quelle expression affreuse !) pour discréditer le roi, et surtout il s’y est tenu jusqu’au bout, jamais il n’a cédé et il l’a payé tout sa vie !Il fait repeindre son carrosse en noir et y fait apposer des bois de cerf, il organise l’enterrement de son amour, il refuse tout offre financier du roi alors qu’il est dans une situation financière catastrophique. Seul le fin du livre nous le rend honorable lorsque Mme de Montespan exilé au couvent lui envoi un message lui demandant de la pardonner, il refuse alors de la revoir. Il mourra s’en jamais la revoir. On navigue dans le tragi-comique, l’histoire foisonne de détail qui en fait n’apporte pas grand-chose. Nous aimerions en savoir plus sur le fils qu’il a eu avec Athénais (leur premier fille meurt encore enfant), ce fils qui va devenir un courtisan sans beaucoup de scrupule. Je crois avoir placé trop d’espérance en ce roman, je m’attendais un grand livre, je suis tombé sur une petite histoire vite raconté. Un livre divertissant mais pas à la hauteur de son personnage. Une heure de lecture est le souverain remède contre les dégoûts de la vie. Montesquieuhttp://mespetitesidees.mabulle.com

Delph83
15/06/10
 

Il s'agit du deuxième roman de teulé que je lis donc son style ne me dérange pas. Je peux comprendre ceux qui sont choqués par les scènes très crues que l'auteur aime narrer. Peut être est ce parce que j'ai lu et apprécié Rabelais que finalement j'arrive à comprendre l'utilité de cette débauche littéraire. Pour ce qui est du Montespan , il ne faut pas le lire comme un roman historique. On part d'un fait réel et l'auteur laisse aller son imagination. Il y a semble-t-il beaucoup d'incohérences mais à mon sens le but de ce roman n'était pas d'être historique mais plutôt de reprendre un thème chère à la littérature "le cocu" et d'essayer de comprendre ce que peut être l'humiliation de celui qui n'arrive pas à oublier l'amour qu'il a pour sa femme qui est devenu la catin d'un autre.Et aux puristes je dirais que bien sûr il y a des incohérences mais les biographes auront du mal à faire un roman historique sur un fait divers qui date d'une époque lointaine et peu enclin à critiquer le roi en fonction

milca
08/03/10
 

Il est de ces hommes que rien n'effraie : pas même le courroux du Roi Soleil. Mais qui est donc ce marquis de Montespan, dont les frasques et les provocations amusent et dérangent tant la cour? Le plus grand cocu de France, pardi! Perruque de travers et carrosse cornu sont devenus son apanage. Pour récupérer son Athénaïs que Louis XIV lui a pris, ce anti-héros par excellence, ne démérite pas. Et si l'amour l'a rendu aveugle, c'est avec panache et ridicule que Louis-Henri de Pardaillan part à la reconquête de sa belle. Ce roman, truffé d'anecdotes cocasses et sordides, m'a fait découvrir, au travers d'un style adapté et pourtant cru à la fois, un univers peu ragoutant qui contraste avec les dorures et les collants de soie roses, qu'aiment tant arborer les courtisans de l'époque. Que l'on aime ou pas, ce récit ne laisse pas indifférent...

Alcapone
14/10/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.10 cm
  • Poids : 0.17 kg

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