Nageur (le)

BANK, ZSUZSA

livre nageur (le)
EDITEUR : POINTS
DATE DE PARUTION : 11/03/05
LES NOTES :

à partir de
7,10 €

SYNOPSIS :

hongrie, 1956 : sans un mot d'explication, katalin quitte sa famille et se réfugie à l'ouest. son mari, kalman, vend sa maison et s'en va avec ses deux enfants, kata - la narratrice - et isti. pendant des mois, des années peut-être, ils évoluent ainsi hors du temps et du monde, dans un univers glacial, chaleureux, irréel. isti est un enfant mystérieux,
rêveur, capable d'entendre parler la neige et les pierres, amoureux fou de l'eau, qui devient peu à peu son milieu naturel, celui de leur seul bonheur - mais aussi celui de la mort qui guette. le nageur fait résonner en nous avec pudeur une musique venue d'un temps oú, enfants, nous avions nous aussi le bonheur de ne pas comprendre le monde autour de nous.
2 personnes en parlent

Ce regard d'enfance émouvant et naïf n'en demeure pas moins d'une grande acuité. Sauf qu'il ne prend pas forcément en considération les mêmes éléments que les adultes qui "font" l'histoire... Un grand moment de bonheur que ce roman. Pourtant le thème abordé n'a rien de gai, mais la sobriété de l'écriture, la pudeur des sentiments créent une atmosphère très particulière. J'ai beaucoup aimé cette forme de désespoir non pas noir, mais presque naïf. L'enfance comme une sorte d'univers filtrant les rayons de la vie à travers une succession de prismes. Vraiment très belle évocation du décalage qui peut exister entre ce que vivent les "grands" et ce que perçoivent les "petits". Et la perception la plus "juste" n'est pas focément celle que l'on croit. La présence de l'élément liquide n'est pas sans rappeler la quête de la mère partie à l'Ouest sans explications.Consultez le commentaire complet sur www.mondalire.com

un flyer
29/10/08

Ce roman est magnifique ! Suite au départ de la mère, le père et ses enfants vont voyager à travers la Hongrie, allant chez des amis, de la famille, pour des durées indéterminées. Le temps s'estompe, les saisons passent et se ressemblent au point de donner une intemporalité qui rappelle celle de l'enfance car la notion du temps est une invention des adultes semble nous dire l'auteur. Elle nous invite dans un univers à la limite de l'irréalité. L'histoire est pleine de fraîcheur et l'auteur s'arrête sur les petits plaisirs de l'enfance alors qu'elle aurait pu choisir une optique triste et mélancolique. Car, après tout, ces deux gamins ont été abandonnés par leur mère et leur père ne s'occupe pas beaucoup d'eux, du moins en apparence. Mais les enfants s'adaptent à cette vie faite d'incertitudes et des liens d'affection forts se tisseront entre eux et les divers adultes chez qui ils logeront. J'ai particulièrement aimé le rapport à la nature développé par l'auteur, cette vie un peu sauvage. Ouvrir ce livre, c'est plonger dans le monde de Zsuzsa Bank, c'est entrer dans une bulle : j'ai couru et plongé dans le lac avec les enfants, j'ai eu chaud en été et froid en hiver. le reste du monde n'existait plus. Pourtant, au-delà de cette description de l'enfance idéale, le drame couve et les jours insouciants ont une fin. Les enfants, au-delà des apparences, portent en eux une certaine inquiétude qui ne dit pas son nom. Pour les enfants, ne pas comprendre précisément le monde qui les entoure est à la fois source d'insouciance et de craintes… Un premier roman abouti.

mycupoftea
13/11/12
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.16 kg
  • Langage original : ALLEMAND

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition

Dans la même catégorie