Le nom de la rose

ECO, UMBERTO

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 02/11/83
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Umberto Eco Le Nom de la rose Rien ne va plus dans la chrétienté. Rebelles à toute autorité, des bandes d'hérétiques sillonnent les royaumes et servent à leur insu le jeu impitoyable des pouvoirs. En arrivant dans le havre de sérénité et de neutralité qu'est l'abbaye située entre Provence et Ligurie, en l'an de grâce et de disgrâce 1327, l'ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire, se voit prié par l'abbé de découvrir qui a poussé un des moines à se fracasser les os au pied des vénérables murailles. Crimes, stupre, vice, hérésie, tout va alors advenir en l'espace de sept
jours. Le Nom de la rose, c'est d'abord un grand roman policier pour amateurs de criminels hors pair qui ne se découvrent qu'à l'ultime rebondissement d'une enquête allant un train d'enfer entre humour et cruauté, malice et séductions érotiques. C'est aussi une épopée de nos crimes quotidiens qu'un triste savoir nourrit. « ... sous sa forme amusante de roman policier et savante de devinette érudite, un vibrant plaidoyer pour la liberté, pour la mesure, pour la sagesse menacées de tous côtés par les forces de la déraison et de la nuit. » Dominique Fernandez, L'Express. Prix Médicis étranger 1982.
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An de grâce 1327 : la chrétienté est en crise, divisée entre l'autorité du pape avignonnais Jean XXII et l'empereur d'Allemagne, Louis de Bavière, qui cherche à étendre son règne. Guillaume de Baskerville, moine franciscain, ex-inquisiteur et représentant du Saint-Empire doit organiser une rencontre pour réconcilier les instances religieuses qui soutiennent l'un ou l'autre des partis. Cette rencontre doit se dérouler dans une abbaye bénédictine isolée sur les contreforts d'une montagne, havre de sérénité et de neutralité, célèbre pour la science de ses moines et la richesse de sa bibliothèque où s'amasse, en milliers de volumes et de manuscrits, la somme du savoir humain. Mais dès son arrivée, accompagné de son secrétaire le jeune novice Adso de Melk, Guillaume de Baskerville se voit prier par l'Abbé d'enquêter sur la mort d'un moine, retrouvé écrasé aux pieds des murailles. C'est la première des sept morts suspectes qui vont égrener les sept journées et les sept chapitres de se récit, la clef de ces morts inexplicables semblant devoir être cherchée du côté de la mystérieuse et labyrinthique bibliothèque...En apparence, "Le nom de la rose" est donc une chronique médiévale articulée sur une intrigue policière. En effet Umberto Eco livre ici un prodigieux document sur l'histoire du début du XIVe siècle, ses conflits et enjeux intellectuels, religieux et politiques. De plus il parsème son récit de ses propres réflexions sur l'époque médiévale, le rôle de l'Eglise, l'objectivité scientifique contre la subjectivité de la foi religieuse, l'art, la sémiologie... Il livre aussi un vrai et grand polar habilement mené, avec suspens savamment dosé, crimes en série, criminel hors pair qui ne se découvre qu'à l'ultime rebondissement d'une enquête haletante qui mêle réflexion, malice et cruauté. Enfin, il multiplie les références à la littérature, la plus transparente étant l'hommage rendu à Conan Doyle et son héros Sherlock Holmes dont Guillaume de Baskerville est le double. Le roman d'Umberto Eco est en lui-même une bibliothèque, où l'on se régale de reconnaître ici un passage de "Zadig" de Voltaire, de croiser là une évocation de "Notre-Dame de Paris" de Victor Hugo, et sans doute bien d'autres références encore, que je n'ai pas su relever ! Énigmes dans l'énigme, ces références sont si adroitement glissées qu'elles ne nuisent jamais à l'agilité de l'intrigue."Le nom de la rose", sous sa forme amusante de roman policier et savante de devinette érudite, est au final un formidable plaidoyer contre l'obscurantisme, et pour la diffusion des savoirs et la liberté. Le tout porté par une érudition à aucun moment prétentieuse mais au contraire qui coule en phrases claires et précises, dans une écriture limpide.

Kara
14/01/09
 

Ce livre est un éblouissement, de culture, de suspens. Une telle envergure qu'il semble difficile quand on le referme de lire autre chose. Pourtant, il y a toujours un nouveau livre. Mais pas toujours une telle sensation d'achèvement, de plénitude, de réussite totale.Consultez le commentaire complet sur www.mondalire.com

un flyer
29/10/08

Un très grand livre, premier roman d'Umberto Eco et réussite qui dépasse les cadres du simple polar historique. Bourré de considérations théologiques mais aussi réflexion sur le signe, sur le cryptage et la manière de lire le monde en général (je rappelle que l'auteur est avant tout sémiologue), sur le livre également et la bibliothèque, le récit est palpitant, intelligent, donne au lecteur à réfléchir tout en s'amusant.Et Eco trouve en quelque sorte, tout en lui rendant hommage, un ancêtre au Sherlock Holmes de Conan Doyle par l'intermédiaire de son héros, Guillaume de Baskerville. Il s'agit également pour une part d'un roman d'initiation et d'apprentissage, celui du jeune Adso, narrateur de l'histoire. Et quelle évocation du Moyen Age et de l'Inquisition...Un chef-d'oeuvre porté à l'écran en 1986 par Jean-Jacques Annaud, adaptation réussie qui perd malgré tout beaucoup par rapport à la portée du roman. Maltese

Maltese
11/03/09
 

J’ai vu l’adaptation cinématographique du roman par Jean-Jacques Annaud peu de temps après sa sortie en 1986. Depuis je voulais lire le roman mais le courage m’a manqué pendant toutes ces années. Aujourd’hui c’est fait mais la tâche fut ardue ! Le roman est en effet beaucoup plus riche et plus foisonnant que le film qui s’intéressait essentiellement à la vie de l’abbaye et à l’enquête de Guillaume de Baskerville (magnifiquement joué par Sean Connery) sur les morts mystérieuses des moines.Le roman, lui, est une somme de connaissances sur l’église catholique du XIVe siècle, période de l’Inquisition et des papes d’Avignon. Ainsi, une grande partie du roman est consacrée aux discussions théologiques et querelles sur la situation religieuse de l'époque. L’aspect policier en passe presqu’au second plan.Mais quelle érudition possède Umberto Eco ! Je ne cache pas que ce roman historique savant est d’une lecture difficile, surtout pour qui n’est pas initié à l’histoire du catholicisme de cette époque. De plus, les nombreuses citations latines déroutent les non latinistes comme moi.Reste que le mystère des meurtres est passionnant. Il faut lire le livre à son rythme et les presque 600 pages finiront par être avalées, mais pas forcément digérées, car j’avoue que certains aspects me sont restés obscurs.Mais le style riche d’Umberto Eco fait passer le tout et grâce à lui, la lecture n’est jamais ennuyeuse.Voir le film avant de lire le roman est cependant un avantage, ne serait-ce pour bien se représenter le cadre et les personnages.En conclusion, lecture difficile certes, mais quand on arrive au bout on est content d’avoir fait cet effort de lecture.

Ludeca
07/08/14
 

Gros gros pavé, une fois de plus, que ce "Nom de la Rose", dont j'avais vu le film de Jean-Jacques Annaud avec Sean Connery et Christian Slater et qui m'avait laissé un bon souvenir.La lecture de ce livre est un peu laborieuse, parce que certains passages sont en latin et je pense qu'ils auraient dû être traduits.Cependant, c'est un bon livre que j'ai lu avec plaisir, entrant sans problème dans la peau de Guillaume, à la recherche de la résolution de ces crimes. Accrobiblio

un flyer
07/08/13

Quel roman! L'histoire, se déroulant sur 7 jours rythmée par les prières, nous est contée par Adso de Melk, vieux moine bénédictin se remémorant un épisode mémorable de sa vie, en l'an de grâce 1327, dans une abbaye quelque part entre Provence et Ligurie. A cette époque, le jeune novice, venu de Basse-Autriche, est confié aux bons soins de Guillaume de Baskerville (!!), franciscain ayant pour mission de faciliter la rencontre des tenants du Pape Jean XXII et de l'Empereur germanique Louis. L'un traitant l'autre d'hérétique. Vous imaginez un peu l'ambiance. Arrivé sur les lieux, Guillaume bien connu pour ses talents d'enquêteur (il fut inquisiteur), se voit confier par l'Abbé l'enquête sur la mort de Frère Adelme. Suicide ou meurtre?Mais bientôt, les morts se multiplient dans des circonstances horribles. Pour Guillaume, aucun doute, la bibliothèque, et un livre en particulier, est au centre du mystère.Comme on pouvait s'y attendre, le livre est tellement foisonnant, dense, que le film a fait des impasses. Et parfois de grosses impasses. Et si la fin du film est plus "jouissive" que celle du livre (ah, la mort bien méritée de l'infâme Bernard Gui!!! - oui, je suis sanguinaire parfois.), le roman d'Eco est d'une richesse incomparable. Du point de vue de la seule intrigue, d'abord, complexe à souhait; du point de vue des personnages et des réflexions sur le monde de l'époque et ses croyances ensuite. Adso, jeune novice, est le personnage parfait pour mener le lecteur dans des réflexions et interrogations sur les grandes questions philosophiques, théologiques et finalement, humaines de l'époque. Et pour certaines toujours d'actualité. On apprend beaucoup sur les combats théologiques et plus bassement terre à terre auxquels se livraient les dirigeants de l'époque et les divers ordres monastiques entre eux.Si les 100 premières pages sont ardues, arides à la lecture (et c'est clairement ce que voulait Eco: faire mériter son roman), il faut s'accrocher, puis l'intrigue s'installe, l'atmosphère s'assombrit, s'alourdit de mystères, de mensonges et de turpitudes, prenant le lecteur dans ses filets.Je regrette que les passages en latin ne soient pas traduits. J'étais prévenue, mais quand même. C'est frustrant de ne pas savoir. J'ai fait du grec moi, mince, pas du latin. Roman policier, roman théologique mais avant tout roman humain, plaidoyer pour la liberté, la tolérance et contre l'obscurantisme, la folie de la pureté, le fanatisme, Le nom de la rose est un ouvrage qui s'apprécie d'autant plus qu'il se mérite.Erudit, dense, il professe, par la bouche de son Sherlock Holmes version franciscaine, des valeurs humanistes, l'amour des livres et la compassion pour les hommes. Et puis, pour ne rien gâcher, il y a de bons moments d'humour également...

Choupchoup
09/04/13
 

Je croyais que je n’en verrais jamais le bout, non seulement c’est un pavé écrit tout petit, mais en plus il est très difficile à lire. Il faut rester concentré sous peine de rater la moitié des trucs, et j’avoue que des fois je survolais un peu ce qui était écris parce que soit je comprenais rien, soit ça ne m’intéressait pas. J’ai même sauté des pages quand Adso décrit le portail de l’Eglise (ce qui lui prend 3-4 pages…)Cependant malgré la difficulté, j’ai bien accroché à ce livre, et j’ai apprécié l’enquête. Guillaume est intelligent, par certains côtés il m’a rappelé Sherlock Holmes (son orgueil par exemple, ou sa manière de résoudre ses enquêtes et d’observer et d’écouter). Adso qui l’accompagne et qui est le narrateur, est assez naïf et je l’ai apprécié la plupart du temps (même si des fois j’avais envie de le claquer pour qu’il arrête de se perdre dans sa narration).On assiste aussi à l’histoire de la religion à cet époque, la bagarre entre l’empereur et le pape, et les différentes « factions » qui existaient. La manière dont on brûlait un peu n’importe qui aussi, et comment les Inquisiteurs travaillaient (et profitaient de leur pouvoir).Il faut donc rester concentré en lisant ce livre, et si j’ai peiné j’ai tout lu et j’ai été très surprise par le dénouement, j’avais accusé à peu près tout le monde, et fait des suppositions, mais je ne pensais pas que c’était lui le coupable, ni même pour cette raison. J’ai trouvé la fin assez triste et elle laissait peu d’espoir (d’après moi).Bref un bon livre, avec une bonne enquête historique mais très difficile à lire et un peu prise de tête. A ne pas lire dans les moments où l’on veut juste se détendre.Par contre je me demande si c’est ma version ou si c’est comme ça dans toutes les éditions, mais il y a beaucoup de phrases en latin et rien n’est traduit (et c’est très rarement expliqué) alors des fois je restais un peu perplexe.

lasurvolte
28/12/12
 

C'est un livre magnifique mais heureusement que j'avais vu le film car il n'est pas franchement facile d'accès... J'aurais été plus jeune et n'aurais jamais vu Le nom de la rose, je me serais peut-être noyée dedans. Surtout que c'est un petit pavé de 550 pages écrites en tout petit (ça joue aussi).Bref tout ça pour dire que je savais dans quoi je me lançais et que quand je perdais le fil (avouez ! Ça vous arrive aussi de penser à autre chose quand vous lisez, hein ?) les quelques souvenirs que j'ai du film m'ont bien aidé ! Umberto Eco a vraiment fait un travail incroyable avec Le nom de la rose : les scènes et lieux sont très détaillés et du coup, on est véritablement projeté dans cette abbaye et à cette époque. C'est l'un des romans où j'ai été le plus transportée dans l'univers ! L'ambiance mystique et mystérieuse est vraiment extra'.Bon les passages en latins aident beaucoup (personnellement je n'ai même pas cherché à les comprendre) et grâce à l'enquête on s'intéresse tour à tour à chacun des religieux ce qui nous permet d'en apprendre beaucoup sur leur mode de vie. Je suis vraiment admirative du travail d'orfèvre qu'a du faire Umberto Eco. Personnellement je ne me suis pas attachée aux différents personnages, mais bon, c'était déjà le cas avec le film (désolée de parler tout le temps du film mais bon il m'a vraiment marqué et les comparaisons sont faciles à faire !).J'aime bien le narrateur parce qu'avec son âge et les questions que l'on se pose tous à 15 ans, il ne semble pas vraiment à sa place dans cet univers religieux. Mais bon, c'est bien le seul personnage qui ne me laisse pas indifférente.Bon Guillaume à l'air sympa, mais il est tout de même assez bizarre... Si vous avez l'occasion de le lire et surtout l'envie, n'hésitez pas !Ce livre est vraiment superbe :)

MademoiselleLuna
24/11/12
 

Ce n'est pas la première fois qu'on me recommande ce livre notamment en cours, j'étais donc très curieuse de le découvrir d'autant plus qu'il s'agit d'une enquête sur des crimes. Je m'attendais tout de même à un texte demandant une lecture très exigeante et beaucoup de concentration.Il est indéniable que ce livre soit un texte érudit voire même documentaire. Les indications historiques sont très précises et il est manifeste que l'auteur soit précisément un spécialiste de cette période. Ce livre demande donc beaucoup d'attention durant la lecture et effectivement il faut parfois s'immerger totalement dans l’œuvre pour ne pas être surpris d'y trouver des passages en latin sans traduction. J'ai la chance d'avoir étudié un peu la langue latine pour comprendre dans les grandes lignes ces insertions de texte cependant je suis certaine qu'il n'est pas nécessaire d'être familier des langues anciennes pour apprécier Le Nom de la Rose.Nous sommes donc face à un texte exigent et érudit mais ce livre tire aussi sa force de l'enquête sur les crimes que réalise Guillaume de Baskerville, autrefois inquisiteur. En effet, cette progression de l'enquête en seulement sept jours plonge le lecteur dans cette frénésie de lecture particulière qui nous entraînent littéralement dans le texte. Une fois l'intrigue mise en place : plus aucune chance de décrocher, on évolue de crimes en crimes, d'indices en indices avec une avidité certaine tellement pressés de connaître la suite.C'est cette alliance subtile de détails érudits sur les conflits religieux entre autre et d'intrigue criminelle qui fait l'efficacité du texte. N'importe quel lecteur, intéressé ou non par le Moyen-Âge pourra donc y trouver son compte!Mais Umberto Eco est également un amoureux du livre et de la langue qui a consacré une partie de ses études à analyser la relation auteur/lecteur. Ainsi il nous amène judicieusement à une réflexion sur la fonction du rire et du livre. En effet, le rire peut être subversif et remettre en cause les processus de domination d'autrui car il a une portée philosophique : si on peut rire de tout, on peut donc rire de Dieu et du Diable. Comment craindre alors craindre les Enfers? C'est cette faculté libératrice du rire qui inquiète car le rire peut se faire satirique et ironique. Umberto Eco conjugue la réflexion sur le rire et l'amour du livre grâce à l'exploitation du mystère qui entoure la seconde partie de La Poétique d'Aristote. Aristote a consacré un premier livre à la tragédie dans lequel il en prévoyait un second consacré à la comédie, mais ce texte-ci ne nous est pas parvenu. Cet élément nourrit le mystère de l'enquête criminelle tout en se rattachant aux problématiques historiques. J'ai trouvé très intéressante et géniale cette idée d'utiliser le second tome de La Poétique au cœur de l'intrigue.J'ai constaté que Le Nom de la rose a un grand cercle de farouches admirateurs dans les rangs desquels je me range mais également des lecteurs déçus qui se sont heurtés aux descriptions érudites et autres fameux passages en latin. Naturellement c'est une lecture qui demande au lecteur beaucoup d'attention mais à mon sens c'est un texte très riche, remarquablement construit et qui a su m’immerger dans une époque totalement différente de la mienne avec génie. Pour ces raisons je trouve dommage de ne pas tenter l’expérience et donc de passer à côté de quelque chose de grand. Je note à l'attention des intéressés qu'Umberto Eco vient de publier une nouvelle édition avec des corrections, des variantes et quelques suppressions notamment un allègement des citations latines comme l'indique Juliette Einhorn dans son article "Eco effeuille son Nom de la Rose" (Le Magazine Littéraire n° 516, Février 2012) : "[...] La révision du texte a été faite dans le sens d'un allègement des citations latines non traduites, qui, dans la version de 1980, pouvaient entraver la fluidité du récit." Avis donc aux lecteurs potentiellement découragés par la complexité du texte! Joyce Middleway de l'Enlivrée

JoyceMiddleway
16/05/12
 

COMMENTAIRES SUR L'EDITION "revue et corrigée"Voici donc la version "revue et corrigée" par Umberto Eco lui-même. Celle-la même dont l'annonce fit couler beaucoup d'encre lors de son annonce au printemps dernier.Pour commencer, une clarification : non, il ne s'agit pas d'une édition "Le Nom de la rose, pour les nuls". Presque toutes les citations latines sont laissées intactes et ne sont pas suivies d'une traduction intégrée dans les dialogues. Mais c'est le cas pour quelques passages, peu nombreux.Le seul passage réellement modifié se trouve au chapitre "Après Complies" du Troisième jour. Adso y évoque le souvenir de la mise mort de l'hérétique Michel à Florence. La version de 1982 contient deux longues citations en latin, celles de l'acte de condamnation à mort. Dans la version 2012, les deux longs passages en latin ont purement et simplement disparu.Pour le reste, Eco a profité de cette nouvelle édition pour un "lissage stylistique", une répétition corrigée de-ci de-là, et pour rectifier quelques errata, erreurs de classifications botaniques, détails historiques anachroniques qui ont dû pour la plupart échappé au lecteur non spécialiste.Alors, bilan de cette édition "revue et corrigée"... Beaucoup de bruit pour rien ? Coup de publicité pour une réédition du roman ? Peu probable : Umberto Eco est au-dessus de ces considérations, il n'a plus besoin de vendre ses livres ni de faire parler de lui.Peut-être cette nouvelle édition se justifie-t-elle précisément par la double nature de ce roman unique et de cet auteur. Récit policier à l'intrigue parfaitement réglée, Le Nom de la rose est aussi une oeuvre de médiéviste et de philologue passionné. A cet égard, il est bien compréhensible qu'Umberto Eco ait souhaité parfaire son travail. Revenir sur son grand oeuvre, à l'aune de ses 80 ans. En offrir, en somme, une édition définitive.Pour un tel chef-d'oeuvre, cela se justifie parfaitement.L'occasion rêvée pour (re)découvrir ce fascinant ouvrage. A la fois enquête policière et livre philosophique. Julian Morrow

julianmorrow
20/02/12
 

Une enquête qui se révèle tourner autour d'un mystère littéraire. le suspens est maintenu jusqu'au bout. Un vrai délice dont le film ne rend que partiellement.

biduldoodle
31/07/11
 

Voilà une oeuvre qui demande beaucoup de silence et de concentration. Si l'enquête menée par Guillaume et son novice est le nerf central de l'oeuvre, Umberto Eco développe longuement l'atmosphère pesante de ce siècle où de violents débats politiques et théologiques ont lieu. Revenant sur l'inquisition, Eco, par le biais de Guillaume de Baskerville, nous pousse à réfléchir à la liberté de croyance et la place de l'Eglise dans cette foi. En choisissant un novice pour narrateur, Umberto Eco parvient à donner l'illusion de cette naïveté à la découverte de la vie et notamment de la vie religieuse confrontée aux choses de la vie réelle. Au niveau de la construction, chaque chapitre correspond à une heure dans la vie monacale. Tout comme de nombreuses oeuvres de l'époque (Umberto Eco laissant croire qu'il a trouvé un manuscrit, comme le fit Cervantès pour Don Quichotte), chaque début de chapitre est surmonté par un court résumé de trois lignes.Il ne s'agit pas d'un livre que l'on dévore, tout du moins, je ne l'ai pas dévoré. Impossible de le lire dans un lieu bruyant, impossible de le lire en étant fatiguée. La première partie du roman pourrait décourager, et l'auteur s'en félicite :"Après avoir lu le manuscrit, mes amis de la maison d'édition me suggérèrent de raccourcir les cent premières pages qu'ils trouvaient trop absorbantes et fatigantes. Je n'eus aucune hésitation, je refusai. Je soutenais que si quelqu'un voulait entrer dans l'abbaye et y vivre sept jours, il devait en accepter le rythme. S'il n'y arrivait pas, il ne réussirait jamais à lire le livre dans son entier. Donc les cent premières pages avaient une fonction pénitentielle et initiatique. Tant pis pour qui n'aimerait pas : il resterait sur le flanc de la colline." Umberto Eco, extrait d'Apostille au Nom de la rosePour couronner le tout Umberto Eco a pris un malin plaisir à ne pas traduire les passages en latin, nombreux au début du récit.Mais tout cela ne retire rien au plaisir de lire ce livre d'une grande richesse, comportant plusieurs niveaux de lecture. Il s'agirait même d'un livre à relire. L'apostille située en fin de l'ouvrage est un petit bijou pour les amoureux de la littérature, Eco y dévoile le processus d'écriture du roman, le travail d'un écrivain.

LecturesHumaines
15/06/11
 

C'est d'abord un roman policier avec toutes les ficelles du genre : crime, enquête, suspense, rebondissements. Le tout patiné d'érudition, d'histoire, de religion...Tout simplement magnifique ! il ne faut pas passer à côté.

Rudie
12/03/11
 

Umberto Eco, non content d'être un philosophe et un sémiologue de renom, est également un brillant écrivain qui nous entraîne au Moyen-Âge dans un monde en plein conflit religieux et politique.Bien que j'ai énormément apprécié ce roman, j'émettrais plusieurs réserves, notamment sur son accessibilité au grand public. En effet, les nombreux passages en latin, bien que ne remettant pas en cause la compréhension générale de l'ouvrage, coupent le texte pour qui ne maîtrise pas cette langue morte. Par ailleurs, pour qui garde de mauvais souvenirs des longues descriptions de Zola ou de Proust, nombre de pages risqueront d'être sautées, ce qui fut mon cas, hélàs, plus intéressée que j'étais pas l'évolution de l'enquête, ou même par les enjeux politiques cachés derrière les dogmes des différents ordres religieux, que par les descriptions, malgré tout fort intéressantes, des différents lieux, décors, ou même pensées des personnages. Miss Alfie, croqueuse de livres

MissAlfie
22/02/11
 

’ai passé un bon moment de lecture. Mais je ne conseillerai pas sa lecture à tout le monde, car beaucoup risque de prendre cette lecture pour un calvaire. Il faut pouvoir s’accrocher, être un minimum concentré et un minimum curieux d’Histoire pour pouvoir l’apprécier, car les détails et les digressions sont en grand nombre. Mais dès lors que vous aurez rempli ces conditions, vous vous rendrez comptes que vous avez lu un chef d’oeuvre de la littérature de genre policier et historique.

xxAlexielxx
27/08/10
 

Une enquête policiére au moyen Age,je doit avouez que j'ai eu du mal à m'y mettre, mais une fois que le premier pas est fait on ne peut faire autre chose que de dévorer ce roman.J'ai aimez cette ambiance mélant rationalisme et suspens avec cette petite pointe de fantastique.Ahh !!! et cette bibliothéque que de livres.

Alban95
25/07/10
 

Et voilà, ce que je craignais est arrivé : je suis toujours incapable de lire ce roman ...J'avais déjà essayé il y a une dizaine d'années après avoir vu le film que j'adore. Mais non, rien n'y fait, je bloque complètement sur ce livre.Tout d'abord, l'utilisation très fréquente du Latin me perturbe car, bêtement, j'ai besoin de comprendre ce que je lis. Et je passe un temps fou à traduire ce qui est écrit. Je sais bien que je pourrais tout simplement sauter ces phrases et les ignorer mais j'ai essayé et je n'y arrive pas (y'a des choses pour lesquelles on ne se refait pas).A cela s'ajoute les discussions théologiques qui m'ennuient. Pourtant, je suis généralement assez ouverte à ce genre de réflexions mais là, ça ne passe pas. Je trouve le ton pontifiant et fatigant et j'ai la désagréable impression de ne pas être au niveau (impression très désagréable pour tout lecteur ! lol).Je ferme donc ce livre que je ne désespère pas de lire un jour car le film de Jean-Jacques Annaud reste un de mes préférés, je suis donc sûre que le livre finira bien un jour par me plaire !

Argantel
21/12/09
 

Je ne suis pas franchement enthousiaste face à ce livre pourtant encensé par la critique.Pourtant, un certain nombre d’aspects m’ont plu. Par exemple j’ai beaucoup apprécié cette ambiance de huis clos au sein du monastère, son climat hostile aussi bien du côté des protagonistes que de la météo. Sans jamais être angoissant c’est oppressant, on a l’impression qu’on ne pourra jamais sortir, que la lumière ne sera jamais faite. On avance, de mort en mort en sachant par avance ce qui nous attend sans pouvoir y échapper et sans jamais vraiment savoir sur qui ça va tomber.J’ai également beaucoup aimé l’énigme du labyrinthe qui constitue la bibliothèque et sa résolution ; d’ailleurs j’ai de façon générale aimé tout ce qui avait trait à la bibliothèque, sa description, les réflexions du narrateur sur les livres… Certains passages m’ont même vraiment plu. En particulier, le « dernier feuillet ».Quant à l’intrigue policière, elle n’est pas vraiment haletant comme le promet la quatrième de couverture, et l’on se doute très rapidement de la clé du mystère mais finalement ce n’est pas grave ; au contraire c’est même plutôt agréable de suivre le cheminement de la pensée de Guillaume de Baskerville et d’Adso, ainsi que le rythme, donné par les têtes de chapitres, de ces longues journées rythmées par la prière. Ajoutons à cela les quelques plans glissés par l’auteur ainsi que les longues descriptions des lieux et cela ne fait plus aucun doute, on est au monastère, parmi les moines.Notons tout de même un final spectaculaire, que je ne révèlerai pas ici mais qui, en tant que grande amoureuse des livres, m’a « traumatisée ».Enfin les personnages sont intéressants dans leur diversité, j’ai particulièrement aimé, outre nos deux personnages principaux, le botaniste et j’aurais aimé passer plus de temps en sa compagnie. J’ai également beaucoup aimé découvrir cette histoire sous la plume d’Adso, qui nous relat les faits tels qu’il s’en souvient plusieurs années après. Ses émotions sont encore vives et bien transmises au lecteur, et pourtant il conserve une rigueur et une méthode dans son récit fort appréciable pour ne pas se perdre au milieu de tous les détails relatés. Mais malgré cela, plusieurs choses m’ont profondément déplu dans ma lecture au point de me décourager parfois et de me faire pousser un soupir de soulagement une fois le livre refermé.Tout d’abord le style, profondément « imbuvable » par moments. Bien sûr je ne peux juger que la traduction mais tout de même. Et sur ce point j’ai plusieurs reproches à faire.Tout d’abord l’emploi récurrent de longues citations latines sans aucune note de traduction. Mes six années de latin m’ont permis d’en comprendre en gros le sens, mais c’était très désagréable de buter sans cesse sur ces passages. En outre, tout le monde n’a pas étudié le latin, donc je pense que si je m’étais trouvée dans cette situation, j’aurais directement zappé ces passages. Ce qui dommage car leur contenu apporte indéniablement un intérêt à l’ouvrage. J’ai eu l’impression, tout au long de cette lecture, d’un certain snobisme allant jusqu’au mépris de la part de l’auteur face au lecteur n’ayant pas les mêmes connaissances que lui.Cette impression a été renforcée par l’emploi d’un vocabulaire et d’une syntaxe très alambiqués, voulant se donner un petit côté médiéval, et avec parfois des phrases courant sur plusieurs pages. Le résultat final est quelque chose de lourd, surfait et incohérent vu que ce style n’est pas employé en continu.Je me répète, mais j’ai vraiment eu l’impression que monsieur Eco prenait le lecteur de haut, n’hésitant pas à laisser sur le bord du chemin celui qui n’arrive pas à suivre. Et je trouve très désagréable ce sentiment d’être méprisé par un auteur ; j’avais franchement parfois envie de lui renvoyer son livre au visage.Le deuxième gros reproche que j’ai à faire à ce livre réside dans la description du Moyen-Age qui nous est faite et qui finalement est le point principal de cet ouvrage, puisqu’on assiste à une véritable chronique de la vie quotidienne et des luttes de pouvoir de l’époque. Eh bien j’ai trouvé cette description pleine de clichés. Le Moyen-Age est ici décrit comme une époque à la culture totalement arriérée, misérable, totalement obscurantiste et refusant tout progrès. Et à l’ opposé Guillaume de Baskerville tient des propos beaucoup trop actuels, totalement anachroniques.Dernier reproche, que je fais à ce livre c’est la description qui est donnée de l’Eglise catholique. D’ailleurs, en cela, ce livre est plutôt d’actualité… Je sais bien que tout n’était pas très clean à l’époque, qu’il y a clairement eu des abus de pouvoirs, que tous les religieux ne l’étaient pas par vocation… Mais là on assiste à une description d’une chrétienté pourrie jusqu’au cœur par tous les vices imaginables. Et juste, quelle que soit la position du lecteur par rapport au catholicisme, un tel acharnement devient vite lassant. C’est vil, méchant, lourd, répétitif et gratuit. Au bout d’un moment, cela n’apporte même rien de plus à l’histoire. Trop c’est trop. L’ouvrage en perd même en crédibilité sur le plan historique.

un flyer
13/05/11

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.36 kg
  • Langage original : ITALIEN
  • Traducteur : MYRIEM BOUZAHER

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