Le nom sur le bout de la langue

QUIGNARD, PASCAL

livre le nom sur le bout de la langue
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 14/03/95
LES NOTES :

à partir de
4,80 €

SYNOPSIS :

Une jeune femme promet à un homme de retenir son nom. Un jour ce nom lui fait soudain défaut. Ce défaut lui brûle les lèvres. le désespoir la gagne.
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Pascal Quignard, connu notamment pour Tous les matins du monde adapté au cinéma par Alain Corneau, signe ici un petit livre autour d'un problème que tout le monde connaît : le phénomène du nom sur le bout de la langue. Qu'est-ce que c'est embêtant de ne pas se souvenir d'un nom dont on s'en sent qu'on se souvient, mais qui parvient pas à être formuler. Cette sensation désagréable sert donc de trame à ce livre.Ce livre est composé de trois parties : la partie centrale est un conte qui met en scène Colbrune, une jeune femme amoureuse d'un tailleur. Elle pourra épouser le tailleur à la seule condition de reproduire sa ceinture, une borderie d'une grande richesse. Elle désespère d'y parvenir jusqu'à ce qu'un cavalier se repose chez elle et lui offre une ceinture similaire. Mais ce don a une contrepartie : elle doit se souvenir de son nom lorsqu'il reviendra...Ce très joli conte, qui pourrait être raconté aux enfants, et qui fait parfois pensé à Alice au pays des merveilles, est encadré par deux autres textes. Le premier présente les raisons de l'écriture de ce texte, le troisième est une réflexion sur l'oubli et la mémoire. Autant le conte est très bien écrit et agréable, autant les réflexions de Quignard sur le conte sont beaucoup plus indigestes. Ce n'est pas qu'il y dit des choses inintéressantes, c'est qu'il les dit d'une manière tellement alambiquée qu'il est difficile de le suivre.Lors de la lecture de la troisième partie, j'ai failli lâcher le livre plusieurs fois, mais le faible nombre de pages m'a incité à poursuivre. Sa réflexion est intéressante :il y défend l'idée que le fait de ne pas se souvenir d'un nom montre bien que le langage n'est pas inné et qu'il est une construction. Il présente aussi l'angoisse qui nous saisit lors de l'oubli comme une peur de la mort, une crainte de ce qui se passera quand tout sera oublié. Mais que cela est dit de manière complexe ! Et c'est tellement complexe que j'ai du passer à coté d'un nombre innombrable de subtilités dans sa réflexion.Néanmoins, le conte central est tellement bien écrit que je vous en conseille la lecture, même vous ne lisez pas le reste !

Yohan59
22/01/13
 

Ce conte est un bonheur !Il se dévore d'un seul coup tel un conte pour enfant et l'on apprécie l'écriture simple et fluide. Puis il se déguste une deuxième fois, pour mieux appréhender la délicatesse du texte et la grande poésie qui s'en dégage.Il m'a donné envie d'attaquer "Tous les matins du monde" du même auteur.Merci pour ce moment de plaisir !

Argantel
21/12/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.09 kg

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