Le parfum d'adam

RUFIN, JEAN-CHRISTOPHE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 22/05/08
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Juliette est une jeune militante écologiste, fragile et idéaliste. Elle participe à une opération commando pour libérer des animaux de laboratoire. Cette action apparemment innocente va l'entraîner au coeur d'un complot sans précédent qui, au nom de la planète, prend ni plus ni moins pour cible l'espèce humaine. L'agence de renseignements privée « Providence », aux États-Unis, est chargée de l'affaire. Elle recrute deux anciens agents, Paul et Kerry, qui ont quitté les services secrets pour reprendre des études, l'un de médecine, et l'autre de psychologie. Leur enquête va les plonger dans l'univers terrifiant
de l'écologie radicale et de ceux qui la manipulent. Car la défense de l'environnement n'a pas partout le visage sympathique qu'on lui connaît chez nous. La recherche d'un Paradis perdu, la nostalgie d'un temps où l'homme était en harmonie avec la nature peuvent conduire au fanatisme le plus meurtrier. Du Cap-Vert à la Pologne, du Colorado jusqu'aux métropoles brésiliennes, Le parfum d'Adam est un thriller planétaire haletant. Mais ce roman d'aventures est aussi un voyage littéraire, où l'on retrouve les portraits, les paysages et l'humour qui ont fait le succès de L'Abyssin ou de Rouge Brésil.
6 personnes en parlent

Pologne, printemps 2005. Juliette, jeune écolo française fragile et idéaliste, libère des animaux de laboratoire. Cette action militante apparemment relativement innocente va l'entraîner au coeur d'un complot sans précédent qui, au nom de la sauvegarde de la planète, prend pour cible l'espèce humaine. En parallèle deux ex-agents de la CIA passés dans le privé, Paul et Kerry, enquêtent sur un groupe d'écolo-terroristes baptisés les Nouveaux Prédateurs...En France, l'écologie est considérée comme une cause acquise et sympathique. Pourtant le FBI considère l'écologie radicale comme la deuxième source de terrorisme mondial, après le fondamentalisme musulman. Entendons-nous bien, nous parlons ici d'une forme dure d'écologie, la "deep ecology", encore méconnue en France. Cette idéologie considère l'être humain comme le "prédateur suprême" et envisage son éradication au nom de la sauvegarde de la planète. Le roman de Jean-Christophe Ruffin a donc le mérite de rappeler au lecteur français, généralement ignorant de ce phénomène, l'histoire des mouvements théoriciens et des groupes d'action se rattachant à ce mouvement. Jean-Christophe Rufin dévoile les paradoxes et les dérives d'une pensée écologique radicale qui irait jusqu'à l'extrême bout de sa logique. Rufin explore ainsi les nouvelles réalités contemporaines, au carrefour de l'écologie, de la médecine, de l'extrémisme, du terrorisme et de la politique internationale.Mais si je reconnais l'habileté de Rufin dans sa manière à la fois didactique et légère de faire comprendre les enjeux, j'avoue avoir trouvé le tout un brin longuet et pas vraiment haletant. En effet le livre à thèse affleure parfois de façon encombrante sous le roman d'espionnage. Et pour un roman qui se revendique "thriller", cela manque cruellement de souffle et de suspens. L'intrigue s'étire sur plus de 500 pages en une enquête effarante de facilité : les indices sont évidents, les intuitions des enquêteurs toujours exactes et, malgré la barbarie monstrueuse du complot, il est finalement déjoué sans trop de difficultés et sans une goutte de sang versée...Si le roman de Jean-Christophe Ruffin présente un intérêt documentaire indiscutable, les sept pages de postface auraient suffi à nous sensibiliser à la problématique développée dans ce "thriller" trop fade pour être crédible.

Kara
14/01/09
 

Mon avis est tout à fait conforme aux commentaires de KARA ! L'interêt ne repose que sur l'aspect "journalistique" qui met en lumière le danger des thèses fondamentalistes des écologistes radicaux. Le suspens est faible, l'intrigue souvent peu crédible, les personnages manquent terriblement de profondeur. Je ne conseille, en effet, que la lecture de la postface.

brucelit
22/01/09
 

C’est pour moi le troisième roman de Jean-Christophe Rufin que je lis, après les très célébres « Rouge Brésil » et « L’Abyssin », et je retrouve la plaisante singularité de cet auteur. Rufin nous emporte très loin, aux quatres coins du monde, dans une Terre qui est en proie à une proche épidémie ancestrale, nous fait voyager en compagnie de ses nombreux personnages, touchants et forts, dont on revêtit l’âme pour quelque chapitre, dans un roman qui amène à réfléchir sur fond d’écologie, de science, et de pittoresque.

Loach
13/06/11
 

J'ai été passablement déçue par ce roman sur lequel j'avais lu tant de louages. Ça manque de nerfs et même parfois de crédibilité. En tant que film d'action, ce serait sûrement très prenant surtout que les scènes sans intérêt seraient coupées, mais à lire ce fut long et parfois laborieux. Or il y a de bonnes idées, des réflexions intéressantes mais le bouquin manque d'envergure.

mycupoftea
29/01/13
 

Une jeune militante écolo participe au saccage d'un laboratoire en Pologne pratiquant des expériences sur des animaux et dérobe une fiole dont elle ignore le contenu. Deux anciens agents de la CIA sont recrutés par une agence de renseignements privé pour enquêter sur le saccage d'un laboratoire en Pologne. Ils vont alors être en contact de la frange écologiste la plus dure.   En France les écolos sont de gentils gusses qui s'écharpent fréquemment pour désigner leur patron au nom de la démocratie. Dans les pays anglo-saxons les militants écolos sont plus radicaux : la violence fait partie de leur action. Ils peuvent aller jusqu'au meurtre. C'est dans ce monde que Jean Christophe Rufin nous plonge et nous amène à réfléchir sur l'action écologique et ses limites. Doit elle aller jusqu' à détruire l'homme car il détruit la nature ? une autre réflexion est amenée, celle sur la croissance et le développement de la population humaine et de son impact sur la nature. Les populations riches doivent elles réduire leurs consommations et ainsi permettre aux pauvres de rattraper leur retard ? Les pauvres doivent- ils disparaître car il est inenvisageable qu'ils puissent avoir un comportement comme celui des populations riches ? Ce sont des sujets d'actualité qui sont abordés dans ce thriller et les questions posées nous permettent de réfléchir sur notre rapport de gens du Nord avec les pays du Sud.

Chiwi
31/12/12
 

Jean-Christophe Rufin est un des auteurs contemporains que j'aime le plus. Je raffole de ses romans sur fond historique ou ceux qui parle de son travail dans l'humanitaire. J'avais envie, via le challenge Jean-Christophe Rufin que j'organise, de tester Le parfum d'Adam, présenté comme un thriller. J'avoue que même si j'ai apprécié ce gros pavé, il m'a beaucoup moins emballé que ces précédents romans. Un cambriolage dans un laboratoire d'expérimentation, Juliette, une jeune écolo libère les animaux séquestrés et dérobe une fiole contenant un mystérieux produit. Elle doit le remettre à un commanditaire. Paul est un médecin. Il a ouvert une clinique. Kerry son amie, elle est psy. Tout deux sont des ex-agents de la CIA. Dix avant les faits ce déroulant dans le roman, ils s'étaient promis qu'au besoin, ils reprendraient leur activité d'agent. Aujourd'hui, Archie (leur ancien patron) fait appel à eux, dans le cadre de son agence privé. Paul et Kerry doivent enquêter sur le saccage d'un laboratoire où des animaux étaient capturés et gardés pour des expérimentation.Les deux amis se retrouvent à mener l'enquête et iront bien plus loin qu'ils ne se l'imaginaient... Avec ce roman, l'auteur nous fait voyager : Suisse, Autrich, Pologne, États-Unis et Brésil. On sent dès le départ que nous allons être balader. Du coup, on s'attend à être sans cesse sur les charbons ardents, à l'affût mais par moment, j'avoue avoir trouver l'histoire longue, ennuyeuse. Heureusement, peut de temps après, l'histoire reprenait de plus belle.Le personnage qui m'a le plus intéressé a été celui de Juliette. Cette jeune femme naïve change au cours de ce récit, elle évolue, elle est plus réfléchie. C'est un personnage d'une grande richesse très agréable à suivre. La relation de Paul et Kerry, ex-amant/partenaire, est assez intrigante. Une tension existe entre eux, ils se cherchent constamment, se fond de l’œil... Mais une fois que l'on prend un de ces personnages seul, je trouve qu'ils ont moins de contenance, moins d'attrait. Ils deviennent plus fade. J'ai apprécié découvrir plusieurs pays au court du roman, notamment le Brésil. J'ai aussi beaucoup apprécié cette immersion dans les organisations écologiques. L'écologie est aujourd'hui très présent et voir ce côté-ci de la chose était intéressant.En conclusion, même si ce n'est pas mon préféré de l'auteur, j'ai quand même passé un très bon moment avec ce roman.

malorie
18/07/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.37 kg