Le passage des ephemeres

HARPMAN-J

EDITEUR : GRASSET ET FASQUELLE
DATE DE PARUTION : 07/01/04
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

« Et puis, les Mortels me font tellement pitié ! Leur vie est si courte et leur ambition si grande que chacun aurait besoin de plusieurs siècles pour la réaliser... Ils ont à peine le temps d'étudier une maigre partie du savoir humain que déjà la retraite les guette, ils regardent la mort qui arrive, ils écrivent leur testament et se nourrissent de médicaments. Moi, j'ai le temps. » Qui n'a pas rêvé de l'immortalité ? Adèle Salazine, l'héroïne de ce roman épistolaire de Jacqueline Harpman, a eu seize ans au seizième siècle. Ses traits pâles et blonds n'ont jamais changé depuis. Prostituée (« je baisais sans grossesse et buvais sans ivresse ») et infidèle, sautant d'un siècle à l'autre, d'un continent à l'autre, se dissimulant parmi les mortels, étudiante insatiable de tous les savoirs, parlant toutes les langues, la voici en 2001 réfugiée parmi une communauté d'astrophysiciens à l'Observatoire
de Bruxelles. Tout l'amuse. Surtout fouiller la correspondance électronique de ses compagnons scientifiques que l'irrationnel effraie. Cependant, elle ne peut se confier qu'à un autre immortel : seraient-ils à eux deux « le seul avenir de l'homme » ? Mais comment rester discrète quand on se tranche la gorge et qu'on cicatrise aussitôt ? Comment échapper à l'esprit étroit des hommes ? Comment ne pas s'émouvoir de leurs jeux, leurs amours brèves, leurs peurs sentimentales ? Faut-il mentir à cette femme vieillissante qu'on a vue il y a bien longtemps, il y a trop longtemps... A la fois roman épistolaire, « liaisons dangereuses » des Ephémères et des Immortels, fable contemporaine et féminine, traité sur la vanité de notre résistance au temps, ce livre d'un fantastique au quotidien nous fait voir drôlement nos propres vices, notre horreur de vieillir, notre place si précaire sous les étoiles.
2 personnes en parlent

Nous sommes en 2001. Clarisse, Johann sont des astrophysiciens passionnés par le ciel et son inconnu. Comme Delphine et Werner qui sont désormais à la retraite mais qui suivent de très près les travaux de la nouvelle génération. Et tout ce petit monde communique par mail. Une nouvelle venue à l'institut Adèle intrigue car elle paraît ne pas avoir plus de vingt ans. Car Adèle née au au seizième siècle a continuellement seize ans.Ce roman épistolaire est un ravissement, un vrai délice ! Si les astrophysiciens ont la tête dans le ciel, il n'en demeure pas moins que les joies et les peines du coeur les affectent, les passionnent, les enflamment ou les tourmentent. Et ils se confient par mail, échafaudent des plans sous l'oeil amusé d'Adèle. Adèle l'immortelle qui a connu tant de situations mais qui pour autant pourrait être encore surpris par la nature humaine des mortels, des simples éphémères.Bref, jetez vous sans tarder sur ce roman dont on se délecte du langage (un vrai bonheur), des intrigues et de la réflexion menée sur notre condition ! http://claraetlesmots.blogspot.com/

clarac
04/07/14
 

En préambule, un mystérieux expéditeur déclare envoyer la correspondance qui suivra après en avoir gommé tous les aspects qui auraient permis une reconnaissance, même fortuite, des personnes s’y exprimant; il a traduit tout ce qui était dans une langue différente et corrigé syntaxe et grammaire, donnant à tout le même style, et modifié les lieux et noms. Ceci étant établi, on plonge tout debout dans une pure merveille épistolaire qu’il serait criminel de déflorer ! Tout au plus peut-on en esquisser grossièrement les contours : nous sommes en 2001/2002 et communiquons par mail (mais le langage est châtié) (plus que ça même) (je rappelle qu’il est “corrigé"…), et nous sommes une bande d’astrophysiciens jouant quelque peu, malgré nous, aux liaisons dangereuses selon Choderlos de Laclos mais pas seulement, car parmi nous se dissimule de son mieux à nos regards quelqu’un qui n’est pas tout à fait comme nous…C’est le genre de roman qui donne envie de pousser continuellement des petits cris d’allégresse tant on a l’impression que les limites de notre plaisir sont perpétuellement repoussées, en tout cas tout ce que j’aime y est présent et je ne saurais exprimer la gratitude infinie que je ressens envers celle qui me l’a mis entre les mains ! Absolument et totalement excellent. http://cuneipage.wordpress.com

SagnesSy
16/09/13
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.29 kg

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