Le pavillon des cancereux

SOLJENITSYNE, ALEXANDRE

livre le pavillon des cancereux
EDITEUR : FAYARD
DATE DE PARUTION : 28/03/07
LES NOTES :

à partir de
22,30 €

SYNOPSIS :

Le Pavillon des cancéreux, conçu en 1955, rédigé dix ans plus tard, est l'oeuvre la plus accessible d'Alexandre Soljénitsyne, celle où il est le plus fidèle à la grande tradition du réalisme russe du dix-neuvième siècle. Il situe le combat de l'homme face à la pensée de sa mort dans une salle d'hôpital, à Tachkent, la ville où lui-même fut soigné pour un cancer en 1955. La salle où il nous fait vivre l'angoisse par l'intérieur de chacun des sept personnages qui y sont enfermés, et nous fait voir chacun par les yeux de tous les autres, est un échantillonnage de la société russe au moment dit du
« dégel », c'est-à-dire juste après la mort de Staline. Par le moyen de l'épreuve à laquelle il soumet ses personnages, l'auteur a su donner des aspects shakespeariens au problème du mal qui ronge cette société. Véritable fable philosophique sur « ce qui fait vivre les hommes », ce long récit est aussi un poème dédié à l'énergie de vivre, un hymne à l'homme en tant que rescapé de la mort et de l'échec. " Par l'immensité du témoignage, la rigueur de son architecture, le souffle épique, la richesse de l'émotion, la force de l'ironie, Soljénitsyne nous a imposé sa marque. " (Georges Nivat)
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De prime à bord, l'ouvrage paraît austère : 430 pages qui traitent de tumeurs, sarcomes et autres mélanoblastomes, cela n'a rien d'engageant... Or, ce pavé se lit avec une étonnante facilité ! L'écriture recourt à tous les tons (l'ironie, la raillerie, l'humour, l'harangue, la méditation intérieure...) et les langages se mêlent avec autant de virtuosité que de puissance.Dans l'URSS des années 1950, au pavillon des cancéreux, la maladie, insensible aux différentiations sociales ou politiques, fait se côtoyer des individus que tout oppose. Filles de salles, médecins, patients, par les regards croisés des personnages aux passés divers et aux idéologies distinctes, Soljénitsyne expose un échantillonnage de la société russe à un moment charnière de son histoire : les prémices de la déstalinisation, juste après la mort du "petit père des peuples". Ainsi, le camarade Roussanov, communiste convaincu, fonctionnaire obtus maniant la dénonciation, est l'exemple type de l'exploitation sans vergogne du système. Avec ses aspirations bourgeoises, il incarne l'échec de l'idéologie communiste. Quant à Kostoglotov (personnage en grande partie autobiographique) après avoir vécu les purges staliniennes, la guerre, le goulag et la relégation, il incarne toutes les victimes d'un système perverti.Soljénitsyne multiplie les personnages, les points de vue, les détails des plus prosaïques aux plus métaphysiques, et démontre la multiplicité des destinées humaines mais leur unicité devant la mort. Face à un mal réputé incurable, chacun se dévoile, oscille entre peur, résignation, révolte, espérance... Et s'il est bien question de maladie, il y est aussi et surtout question d'humanité. Car à travers le microcosme d'une chambre d'hôpital, c'est de l'humanité entière dont Soljénitsyne nous parle, de ses rêves, de ses espoirs, de ses doutes, autour de la question obsédante de savoir « ce qui fait vivre les hommes ».Alors oui, les thèmes abordés sont graves et sombres, mais il se dégage de ses pages une bonhomie souriante des plus réjouissante !

Kara
09/03/09
 

Une lecture bien plus facile et accessible que je ne l'avais imaginé.Ce roman tourne autour d' un lieu, le pavillon où sont accueillis et soignés pour des cas de cancer des patients venus de toutes l' Union soviétique. L' histoire est faite de portraits croisés de ses occupants -si différents-, des soignants à travers eux on découvre par petite touche une époque, l' univers médical ainsi que des bribes de vies quotidienne.C' est une lecture que je trouve très difficile à commenter. Si j'ai aimé l' histoire, la construction, les non-dits, les incompréhensions, les personnalités, l' écriture je l'ai tout de même trouvé assez long avec des thèmes et des propos qui reviennent sans cesse au fil des pages.Un "classique" que je suis contente d'avoir lu mais que je ne pense pas relire avant très longtemps...

Lacazavent
03/09/13
 

Format

  • Hauteur : 23.50 cm
  • Largeur : 15.30 cm
  • Poids : 0.75 kg
  • Langage original : RUSSE

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