Le pays des tomates plates

COULONGES, GEORGES

livre le pays des tomates plates
EDITEUR : PRESSES DE LA CITE
DATE DE PARUTION : 01/03/02
LES NOTES :

à partir de
21,50 €

SYNOPSIS :

Cultivant la tomate plate (qui, comme chacun le sait, est un produit rare), les Cludiens vivent dans la quiétude d'une économie assurée. Cela excite les convoitises : diplômés de THEC (Très Hautes Etudes Commerciales), voire de EPHEC (Encore Plus Hautes Etudes Commerciales), les technocrates de Plastiquatom et de l'Hélicide Moderne, du Jet Rotatif et d'OGM Productions
s'abattent sur Clude. Dès lors, la lutte est rude entre ces marchands d'engrais et de pesticides et les Cludiens, qui les accusent de vouloir empoisonner leurs tomates, et même de les arrondir. Rude aussi dans le domaine de l'amour où, au plaisir frelaté, les Cludiens préfèrent les joies simples de la nature. Une satire féroce et savoureuse de notre société.
1 personne en parle

J'ai trouvé l'histoire de ce petit village réfractaire au profit et ouvert à l'amour d'un inintérêt total. Sur une histoire d'une banalité affligeante (la 4ème de couverture, qui parle d'un "réalisme ingénu à la Marcel Aymé" me faisait craindre le pire et j'avais bien raison : avez-vous remarqué comme plus on invoque de prestigieuses influences, plus le roman est mauvais ?), le lecteur d'abord incrédule puis de en plus affligé, voit défiler poncif sur cliché. Les habitants de Clude (toponyme qui donne lieu, tenez-vous bien à une invention in-cro-ya-ble : tous les habitants ont un nom qui commence par CL) (je vous avais dit que vous seriez épastouflés) sont des gens honnêtes et bons, qui ne mettent pas d'engrais dans leurs tomates, vivent en symbiose avec la nature, appliquent la démocratie et pratiquent l'amour libre. Comme vous le voyez, il s'agit de faits proprement révolutionnaires. La fable (car il paraît d'après toujours cette 4ème de couverture d'anthologie écrite manifestement par un génie sous acide de chez Pocket que c'en est une) est martelée à coup de gros sabots sans humour ni drôlerie, on nous raconte tout bien en détail au cas où le lecteur, aussi benêt qu'un cludien, n'aurait pas tout compris et la fin (à laquelle je suis parvenue à grands renforts de soupirs, de yeux au ciel et de pages lues en diagonale, j'avoue tout) réussit l'exploit d'être à la fois totalement attendue, complètement risible et atrocement niaise. Du grand art, qui prouve si besoin était que n'est pas Marcel Aymé qui veut.

fashiongeronimo
11/08/12
 

Format

  • Hauteur : 22.70 cm
  • Largeur : 14.20 cm
  • Poids : 0.34 kg