Le peintre de batailles

PEREZ-REVERTE, ARTURO

livre le peintre de batailles
EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 04/01/07
LES NOTES :

à partir de
22,30 €

SYNOPSIS :

Faulques, célèbre photographe de guerre qui a couvert presque tous les conflits pendant une trentaine d'années et a reçu de nombreux prix internationaux, vit retiré dans une ancienne tour de garde dans le sud de l'Espagne, au bord de la mer. Sa seule activité consiste à peindre sur le mur circulaire intérieur de la tour une grande fresque représentant la guerre de l'antiquité à nos jours. Il cherche à représenter ce qu'aucun appareil photo n'a jamais pu capter, une sorte de vérité ultime sur la guerre et donc la nature humaine. Un jour un homme se présente à la tour. C'est un Croate que Faulques a photographié pendant la guerre en Yougoslavie. La photo a fait la une de tous les magazines et a valu au Croate Ivo Markovic d'être emprisonné pendant trois ans et torturé. Sa femme a été violée et tuée et son fils assassiné. Depuis sa libération, Markovic n'a cessé de traquer Faulques. L'ayant enfin trouvé, il lui déclare qu'il est venu pour le tuer. Le livre devient alors une
sorte de huis clos. Pendant plusieurs jours, les deux hommes vont évoquer leur passé (pour Faulkes, il y a une femme, Olvido Ferrara, photographe comme lui et morte sous ses yeux en Bosnie), tenter de trouver un ordre au chaos du monde et peu à peu s'interroger sur la part de responsabilité qui incombe à chaque être humain. Avec ce roman inattendu, très dur et très pessimiste et résolument moderne, Pérez-Reverte a pris un véritable risque et c'est tout à son honneur. A partir du rôle des journalistes dans la guerre, il s'agit d'une réflexion formidablement bien romancée s'appuyant sur la théorie du chaos et le célèbre " effet papillon ". Il n'y a ni cause à défendre, ni de témoignage qui vaille, et aucune place pour la compassion. Simplement, nous dit Pérez-Reverte, toute action humaine, si minime soit-elle, que l'on soit d'un côté de la caméra ou de l'autre, que l'on soit témoin ou victime, participe à l'ordre inexorable d'un monde qui n'est que chaos et destruction.
6 personnes en parlent

Après Le hussard avec lequel j'ai redécouvert Arturo Perez-Reverte, Le peintre des batailles me laisse un avis plutôt mitigé.J'ai aimé l'écriture, simple, franche et pourtant qui ouvre la porte à tant de sujet de réflexion sur la responsabilité des hommes. C'est une partie du roman que j' ai trouvé vraiment très intéressante. Par contre j'ai eu l'impression qu' Arturo Perez-Reverte, laisse son lecteur s' empêtrer dans un flot de question, sans vraiment se mouiller; son propos ne va guère plus loin que de soulever des interrogations, certes pertinente. De plus, certains passages s'étirent, l' écriture manque de rythme et tourne parfois en rond. Une lecture en demi teinte.

Lacazavent
01/05/13
 

Le peintre de batailles, de l'écrivain espagnol Arturo Pérez-Reverte, est un roman philosophique à la construction éblouissante. La réflexion n'est pas nouvelle mais la manière dont l'auteur la conduit s'avère profondément originale.Sa pensée se porte, en effet, sur trois niveaux de réflexion qui s'enrichissent l'un l'autre, naviguant de la réalité de la guerre à la peinture des batailles, en passant par la photograhie de guerre, les deux dernières strates donnant, de plus, à l'auteur l'opportunité d'une approche photographique et picturale, technique et artistique, et d'une analyse critique passionnantes. C'est un roman haletant et fascinant, une oeuvre profondément visuelle, associant le lecteur à la peinture de la dernière bataille que livre le héros dans l'intimité de son atelier. Faulques, photojournaliste de guerre atteint par la maladie, abandonne ses appareils et s'isole dans une tour pour fixer la mémoire d'une vie, passée à parcourir les champs de batailles, sur une immense fresque, circulaire . Il tente de s'y délivrer de sa nostalgie et de son angoisse et de s'exonérer de sa responsabilité et de sa culpabilité en cherchant à révéler la «géométrie» de ce chaos humain, oeuvre ambitieuse et d'autant plus difficile qu'une fissure apparaît sur le mur dont il doit intégrer la progression, imprévisible et inévitable... Critique complète sur: http://l-or-des-livres-blog-de-critique-litteraire.over-blog.com/ 

ECaminade
06/12/09
 

Un livre qui se deguste lentement; au fil de cette opposition , on decouvre petit a petit que la souffrance est le point commun des deux heros animes par la haine pour l un , par le besoin de laisser la trace de son passage pour l autre ;un final qui laisse un gout d amertume dans la bouche ; on ne peut pas reecrire autrement ce qu on a vecu , encore faut il le souhaiter le meilleur livre que j ai lu en 2008

philippe1984
19/11/08
 

Photographe de guerre pendant 30 ans, Faulques s'est retiré dans une vieille tour et entreprend de peindre une fresque universelle de la guerre, une somme de son vécu, de ce qu'il a lu et vu dans les musées (on croise Ucello, Brueghel, Goya, eux aussi peintres de batailles). Un homme vient rompre sa solitude : Ivo Markovic, un ancien soldat fugacement croisé et photographié lors de la guerre en ex-Yougoslavie ; la photo a fait le tour du monde, a valu à Faulques de l'argent et une renommée mais a détruit la vie de Markovic : après l'avoir cherché pendant 10 ans, il vient donc pour tuer un bourreau qui s'ignore. Sur quelques jours, les 2 hommes engagent une longue conservation ; ils parlent essentiellement d'art mais Faulques évoque ses souvenirs, les histoires qui entourent certaines images, en pensées il retrouve Olvido Ferrara, la femme aimée, morte en Bosnie. Le roman est prétexte à la réflexion (l'essai pointe son nez sous l'intrigue). La fresque est une "conclusion scientifique" qui n'exprime ni douleur, ni remord, une représentation froide de la guerre, considérant qu'elle est unique, une Troie toujours recommencée, un seul temps, le temps de la guerre, un seul lieu, le lieu de la guerre. Faulques réfute le terme « artistique » pour évoquer son travail, il préfère aussi le terme « amoral » à « immoral », ses images veulent refléter une réalité et les photos icôniques représentent LA réalité : la photo de Markovic est iconique car elle est devenue « le symbole de tous les soldats de toutes les guerres » (p. 30). Le récit s'interroge sur la responsabilité de l'art, ici de la photographie : le photographe est-il seulement un témoin ou a-t-il une responsabilité, est-il complice ? Les notions de choix, de hasard sont au centre d'un questionnement auquel Perez-Reverte apporte des réponses sans ambiguïtés (mais il donne aussi au lecteur les arguments pour le contrer) : « Il savait qu'aucune photographie n'était inerte ou passive. Elles excerçaient toutes une action sur ce qui les entourait, sur les gens qui y figuraient » (p. 252). Ses questions sont passionnantes je me suis malheureusement perdue vers la moitié du texte, dans un récit devenu trop conceptuel, heureusement après quelques passages obscurs (pour moi), Pérez-Reverte raccroche son lecteur et le dernier tiers du livre est assez brillant. A noter que c'est un livre sombre et ne laisse aucun espoir quant à la nature humaine, le Mal, pour Faulques, est constitutif de l'homme : "Le Mal échappant au contrôle de la raison, véritable instinct naturel de l'homme" (p. 242)

fabula
02/06/14
 

Comme on l’imagine, il ne se passe pas grand-chose dans ce roman. Les jours se succèdent dans l’attente ou la réflexion, ce qui donne lieu au développement de différents thèmes.L’importance de l’image de soi est ainsi abordée, de même que la différence entre la peinture et la photographie, et bien évidemment la question de l’origine du mal puisque l’auteur évoque différents conflits et guerres.Mais la question centrale, il me semble, est celle du statut et de l’action induite du photographe. Dans un conflit, au cours d’un reportage, lors d’une prise de vue, le photographe influe sur la situation et peut provoquer les évènements. Quelle doit être sa position s’il tient compte de ce facteur ?Si on aime la peinture et la photographie, ce livre est intéressant, il pose des questions au lecteur.Si on a envie d’action, il faut passer à autre chose.Je garde un avis mitigé.

Estellecalim
29/11/11
 

Arturo Pérez-Reverte, dont je connaissais Le club Dumas et Le tableau du maître flamand, a sorti récemment un livre assez dérangeant. Au travers de l'histoire d'un photographe devenu peintre, il évoque les conflits des dernières années, particulièrement en Bosnie. Les descriptions sont parfois intenables et la froideur de l'oeil du photographe plus encore.

Praline
23/09/10
 

Format

  • Hauteur : 22.00 cm
  • Largeur : 14.50 cm
  • Poids : 0.40 kg
  • Langage original : ESPAGNOL
  • Traducteur : FRANCOIS MASPERO

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