Le petit bonzi

CHALANDON, SORJ

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 05/09/07
LES NOTES :

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6,10 €
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Ebook

SYNOPSIS :

LE PETIT BONZI
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Le bégaiement n’est pas un thème facile à aborder, l’enfance non plus. Pourtant, en combinant les deux, Sorj Chalandon s’en sort plutôt bien. Le handicap est vu à travers un regard tendre et innocent, parfois drôle, souvent touchant. Dans tous les cas, “Le petit Bonzi” ne laisse pas indifférent. J’ai beaucoup aimé ce livre, très agréable à lire et qui m’a fait beaucoup penser à “Autobiographie d’une Courgette“ de Gilles Paris. Bon, malgré tout ce n’est pas un livre de référence, mais pour passer un moment de lecture agréable et touchant, il est parfait ! La version complète de ce commentaire est disponible sur mon site, rubrique littérature : http://art.souilleurs.free.fr

Artsouilleurs
18/01/09
 

Même si Le petit Bonzi est le premier roman de Chalandon, il s'agit déjà du quatrième que je lis de cet auteur (je les lis à peu près à rebours). Le thème abordé diffère de celui qu'il adoptera dans d'autres de ses ouvrages, puisqu'il choisit de parler du bégaiement et des difficultés qu'engendre ce handicap chez les enfants. Le protagoniste est un enfant d'une douzaine d'années qui, confronté à cette difficulté d'élocution, s'emmure dans une vie imaginaire et de mensonges en cascade. Si l'on devine déjà le style, chirurgical et poétique, que Chalandon adopte dans ses autres romans, je l'ai trouvé encore en-dessous (ce qui est normal, puisque je lis son premier roman après les autres). La fin en revanche m'a bien plu car la chute est inattendue. Bref, une petite déception pour quelques aspects mais cela ne change rien à mon admiration pour cet auteur.

Shirayukihime
14/09/14
 

Ce roman est le premier de Sorj Chalandon, déjà témoignage, récit d’une guerre et acte de résistance.S’il diffère par l’atmosphère et le rythme d’écriture des romans suivants, on y retrouve cette précision de la plume, le souci et le goût du mot juste, justement sobre et vrai, l’émotion brute, confiée. La confidence sous la pureté nette des phrases et des images.Lorsque j’ai lu ce livre, ce premier pour moi dernier, j’ai eu l’impression d’entendre parler Sorj Chalandon, ce qui peut paraître paradoxal pour un roman racontant la souffrance d’un enfant bègue. L’intime porté-emporté par le talent romanesque. Rien de ce que décrit ce livre sur le bégaiement qui prend l’enfant comme le lecteur aux tripes, sur la douleur autant physique qu’émotionnelle, n’aurait pu être inventé.Les sens et les sensations. C’est ce qui m’a le plus frappée lors de cette lecture. L’usage qu’en fait l’auteur est impressionnant. Il y a tous ces rituels que Jacques emploie, qui le raccroche à un monde concret dont il est coupé par ses difficultés d’élocution – à défaut de parler, il touche, il regarde, il écoute, il écrit, il goûte évidemment - ; il y a surtout ce ressenti physique du langage oral, la relation presque charnelle. Par moment, je me suis prise à lire à voix haute pour observer les mouvements dans ma bouche, la langue par rapport au palais, le rythme de ma respiration. Exactement, oui, comme prendre conscience que l’on respire, articuler en se demandant ce qui coince quand l’acte de parler est naturel. Ils partent de la poitrine, les mots, du coeur, puis ils remontent dans la gorge qui se sert, se serre…Les descriptions de ces mots qui s’emmêlent et se bousculent dans la bouche, comme des entités à dompter, à apprivoiser ou à amadouer, donnent envie de les cracher, ces sons mouillés qui pataugent, ces sons secs qui griffent et étouffent. Et les techniques de contournement, abandons, concessions, répétitions avec dictionnaire des synonymes. En attendant le miracle, la guérison de la » maladie honteuse « . En attendant réparations. Oui, réparations au pluriel, dans tous les sens du terme.Les mots d’un auteur racontant magnifiquement le suicide symbolique de l’enfant qui s’enfonce dans ses rêves éveillés parce qu’il ne parvient pas à communiquer, encore moins à dire sa souffrance. Sur un temps de narration à la fois distendu par les passages sans transition entre imaginaire et réalité, et resserré par le texte daté comme un journal, le récit s’étire, revient, des phrases courtes mais lentes, tout ce nominatif, ces répétitions comme des prières, des mantras. Une lecture comme un vertige. Au bord de l’abîme de cet enfant qui perd pied. Ce roman n’est pas celui de la pudeur, de l’émotion dense et fragile comme j’ai pu l’écrire pour les autres romans de Sorj Chalandon. Celui-ci est bouleversant, bien plus cru, éprouvant et » empoignant » que poignant. Rien d’attendrissant ou d’apitoyant. Pas de main tendue mais un poing qui bat contre la cuisse; le et la geste de la détresse. C’est terrifiant. Parce qu’il est terrifié ce gamin et tellement solitaire. Pas fragile, pire, vulnérable, il cherche et donne du sens puisque les mots, il ne peut que les garder pour lui. Il mène un combat qui n’est pas un jeu d’enfant, sa charge héroïque, telle celle que met en scène son esprit, mobilisant les ressources enfantines de l’imaginaire qui montent les barrières qui le rassurent et le préservent mais l’isolent et l’enferment toujours un peu plus loin des autres.Ce roman est celui d’une violence, la rage et les cicatrices avec lesquelles un homme a grandi, est devenu grand.

Marilire
03/11/12
 

Lyon, 1964, Jacques Rougeron a 12 ans, et souffre d'être bègue. Armé de sa solide imagination, il nous fait partager son quotidien, l'espace de 7 jours, pendant lesquels il passera d'herboriste amateur à mythomane complet, sous la houlette d'une langue enfantine et poétique.Le problème c'est qu'on n'y croit pas, que c'est plat, qu'on attend la guerre des boutons et qu'on a une sorte de Jules Vallès comprimé.De jolis portraits se dessinent pourtant, tel Manu l'instituteur, qui volera au secours de Jacques en se perdant lui-même, mais pour ma part j'ai trouvé ça longuet et convenu, désolée !Sorj Chalandon, 53 ans, est journaliste à Libzration depuis 1974. Il a reçu le prix Albert Londres en 1988 pour ses articles sur le procès Barbie et l'Irlande du Nord. Le petit Bonzi est son premier roman. Sylvie Sagnes

SagnesSy
20/07/12
 

L’émotion sans aventureLe premier roman de Sorj Chalandon, Le Petit Bonzi, sorti en 2005, est encore une fois un livre infiniment personnel et poétique. C’est l’histoire de Jacques Rougeron, un enfant des années 1960 qu’aurait pu être Sorj Chalandon qui vit à Lyon. Jacques est un enfant de douze ans comme les autres : il va à l’école tous les jours, se fait quelquefois frappé par son père, rêve souvent, pleure quelquefois. Seulement, il est bègue et son handicap est dur à vivre : il a du mal à communiquer, subit la moquerie ou l’incompréhension de ses camarades et s’enferme de plus en plus dans ses rêves...

constance93
22/04/11
 

Premier roman de Sorj Chalandon. Une ambiance plombée : le quotidien d'un enfant maltraité. Et déjà la question du mensonge, un mensonge d'enfant, énorme, insoutenable. Un mensonge qui vous piège, vous pousse jusqu'aux plus terribles limites. Heureusement, quelques adultes bienveillants entourent le personnage. Un roman sans fioritures, qui pose des questions essentielles et restitue des sentiments et des sensations d'enfance que chacun peut retrouver.

philit
17/03/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.14 kg

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