Le petit chose

DAUDET, ALPHONSE

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 16/05/72
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Daudet Le Petit Chose Cette première oeuvre d'Alphonse Daudet (1840-1897) puise largement sa matière dans la biographie de l'écrivain. C'est bien lui, ce Daniel Eyssette, enfant du Midi exilé dans la brume lyonnaise après la faillite paternelle, qu'un professeur appelle avec dédain « le petit Chose ». C'est lui encore, ce pion de collège terrorisé par ses élèves, puis ce jeune homme pauvre, partagé entre rêves de gloire et tentations féminines, errant sur le pavé de la capitale... De même, le terrible M. Viot, surveillant général, la malheureuse servante dite «
les yeux noirs », la négresse Coucou-Blanc ou le tendre frère aîné, surnommé « Mère Jacques », ont-ils le relief et la saveur de la vie. Proche à certains égards du naturalisme, sa peinture des collèges et de la bohème littéraire possède cependant la touche d'humour et de poésie qui a fait le succès des Lettres de mon moulin. Roman d'une enfance humiliée, porteur d'une vision sociale sombre et d'une morale ambiguë dont se souviendra Jules Vallès, Le Petit Chose demeure un classique, entre Dickens et Zola. Edition de Louis Forestier. Préface de Paul Guth.
5 personnes en parlent

L'écriture de ce roman est vraiment très attachante. Etrangement, après réflexion, on se rend compte qu'au fil des pages on ne s'attache pas spécialement au personnage principal car celui-ci agit de façon incorrecte souvent ou expose des avis que l'on ne peut partager et cependant, on s'intéresse de très près à cette histoire ; et c'est l'auteur lui-même, au travers de sa narration, qui en est la raison.A. Daudet s'immisce très régulièrement au fil des pages en exposant son avis sur les faits, en jugeant certains actes et en apposant ses commentaires personnels. Le récit saute régulièrement du style direct du personnage principal "quant à moi, j'avais compris que …" au style indirect du narrateur "Brave petite chose ! Je le vois en hiver …" le paragraphe suivant. Si au début ces permutations sont un peu déroutantes, au final, cela apporte beaucoup de charme et de sentiments au récit.L'histoire, quant à elle, est évidemment une histoire d'un autre temps, avec les mots d'époque ; charme toujours.On est impatient et heureux de connaître la fin de ces aventures (pour le moins rocambolesques) et on prend beaucoup de plaisir à les découvrir. Maylany

Maylany
25/09/11
 

Je suis retombée par hasard sur ce livre qui m'avait marquée dans mon enfance, et j'ai décidé de le relire. Avec le recul, il ne me fait plus du tout aussi grand effet et son fond moralisateur m'a parfois un peu gênée, même s'il est assez typique de son temps, et même si on sent malgré tout la sympathie de Daudet pour ce fameux "petit chose" qu'on suit sur les difficiles chemins de la vie. Mal armé, faible et crédule, Daniel traverse de nombreuses épreuves, dont certaines sont provoquées par son propre manque de maturité et de jugement. Mais il révèle cependant au fil des pages de véritables qualités de coeur, et ce sont ses défauts qui le rendent finalement si humain, si réel. Un roman d'apprentissage donc, qui malgré son ton volontiers moralisateur évoque aussi de façon douce-amère, parfois presque ironique, la perte des idéaux et les sacrifices imposés par les besoins de la vie et de la société.

murasaki
04/06/13
 

Ma plus grande difficulté pour donner mon modeste avis concernant ce livre est d’avoir lu le même mois un ouvrage ayant une construction similaire : un roman autobiographique, roman d’éducation, où le personnage grandit devant nos yeux, apprend de ses bonnes et mauvaises expériences jusqu’au monde adulte où nous le laissons vivre le reste de sa vie. Cet autre ouvrage n’est autre que David Copperfield, que j’ai préféré dans son humour et par l’attitude positive du personnage.Le Petit Chose, Daniel Eyssette, est un garçon joyeux dans son enfance, il rejoue sa lecture préférée dans l’endroit qui n’est autre que le témoignage du malheur de ses parents : la fabrique désormais fermée. Toute cette période, j’avais l’impression d’entendre l’accent du sud que l’on retrouve chez Pagnol.Après cet épisode merveilleux de l’enfance, Le Petit Chose sera le laissé pour compte, celui qui n’a pas d’argent au collège (d’où ce surnom), celui qui est trop petit adulte…Il a toujours quelque chose qui le tire vers le bas.Il restera un enfant toute sa vie. L’est-il parce qu’il n’a pas la volonté de changer, est-il limité ce qui ne le pousse pas à prendre des décisions réfléchies d’adulte ? ou encore est-il surprotégé par ses proches? J’ai eu la sensation de me retrouver devant la génération de Peter Pan actuels. Pas très distrayant me direz-vous !Petite appréciation personnelle : J’ai aimé parcourir le Lyon de l’époque, même si la description en est triste et glauque.Cela reste un livre très bien écrit, que j’ai pris plaisir à lire mais sans le petit plus que j’ai aimé dans le livre de Dickens.

Metaphore
25/05/13
 

C'est le genre de livre qu'on peut lire d'une traite et pourtant, qu'on lit lentement. Qu'on dévore et dont on ne se souvient pas. C'est l'histoire d'une vie, on ne peut tout retenir dans une vie.Sans trop savoir pourquoi, ce livre m'a touchée. Peut-être les épreuves à traverser, une certaine identification au personnage "Tu seras toujours un enfant". Et puis cette façon de raconter si particulière, si enfant et adulte à la fois. Très peu de caractéristiques sont données pour les personnages, et pourtant, on les imagine, on les voit. Les yeux noirs. Il n'y avait rien de plus à en dire. Des silences qui en disent long.J'ai particulièrement aimé le personnage de Rouget, bien qu'on ne le voit que très peu.

Myaou
21/05/13
 

Un classique à lire bien sûr, avec une morale bien amenée par Alphonse Daudet et ses personnages attachants et vrais. Cependant, l'action m'a un peu manqué... à ne pas lire (comme moi) après un thriller haletant ! =)

RizDeuxZzZ
12/06/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.18 kg