Le petit meaulnes

FOURNIER, JEAN-LOUIS

EDITEUR : STOCK
DATE DE PARUTION : 05/02/03
LES NOTES :

à partir de
5,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Comme je m'appelle Fournier, on me demande quelquefois si ce n'est pas moi qui ai écrit Le Grand Meaulnes. Je suis bien obligé de répondre non, et chaque fois je sens que je déçois. Pour cette raison j'ai décidé d'écrire Le Petit Meaulnes. Maintenant, je peux répondre : « Je n'ai peut-être pas écrit Le Grand Meaulnes, mais j'ai écrit Le Petit Meaulnes. » Quand on lit le titre : Petit Meaulnes, on croit d'abord à une énorme faute d'impression, un lapsus d'imprimeur ou, pire, un jeu de mots provocateur destiné à faire rire. Ce n'est pas le cas. Le Petit Meaulnes existe, je l'ai rencontré. La première fois c'était à la page 11 du Grand Meaulnes en édition de poche. Il y fait un passage éclair. On a tout juste le temps d'apprendre qu'il s'appelle Antoine, qu'il est le cadet du Grand Meaulnes et qu'il est mort jeune. La seconde fois c'était beaucoup plus tard, après sa mort, dans les souvenirs qu'il a laissés. Parce qu'il n'est pas mort si jeune que ça, le petit Meaulnes. « C'est jamais drôle d'être le petit, à cause du grand qui est au-dessus », écrit le petit Meaulnes. Il a passé son enfance avec un grand frère surdoué, parfois surestimé, qui l'a physiquement et moralement étouffé. « Quand il arrivait,
j'avais l'impression de ne plus exister. Pourtant moi aussi j'avais des choses intéressantes à dire. » Le petit Meaulnes s'en est sorti parce qu'il avait une bonne nature. Il a compris qu'il ne pourrait s'épanouir qu'en quittant une famille où il n'était ni accepté ni aimé, sauf par son serin : « ... le seul qui a l'air content quand je rentre à la maison... » Cruel et tendre à la fois, comme savent être les enfants, le petit Meaulnes nous livre ses souvenirs. Si le Grand Meaulnes n'en sort pas indemne ce n'est pas une vengeance. « Il ne faudrait pas croire que j'ai envie de me venger, parce que je l'aimais bien quand même. » Son récit apporte un éclairage nouveau sur le personnage du Grand Meaulnes. Son déséquilibre mental, enfin révélé, nous le rend pathétique et encore plus proche. Et puis, surtout, nous qui avons quitté le Grand Meaulnes jeune, partant pour de nouvelles aventures, nous avons l'extraordinaire surprise de le retrouver quinquagénaire. La révélation tragique de la fin de l'ouvrage nous oblige malgré tout à juger très sévèrement le petit Meaulnes. Pourquoi a-t-il fait ça ? Mais peut-être que nous serons quelques-uns à penser que le Grand Meaulnes ne l'a pas volé. Jean-Louis Fournier
3 personnes en parlent

N’ayant lu qu’une cinquantaine de pages du Grand Meaulnes avant de mourir d’ennuie et d’aller voir ailleurs si je trouvais mieux, j’ai lu ce livre à l’aveuglette. Je ne sais pas à quel point il fait référence au Grand Meaulnes, ni de quoi il se moque, mais j’ai bien aimé quand même. Parce que le grand Meaulnes est fou, parce que les deux aiment bien se lancer quelques sobriquets (éhé), et parce que j’ai pas mal apprécié la fin. L’écriture de Jean-Louis Fournier est facilement reconnaissable, petites phrases, petits chapitres. Cependant, est-ce parce que ce n’était pas autobiographique cette fois-ci? J’ai été beaucoup moins transporté que pour les autres. Je suis un peu resté au bord du chemin, à lire les aventures d’Augustin à travers les yeux de son petit frère. Peut-être parce qu’il était trop méchant ce grand frère, trop fou, trop égoïste, trop aimé par rapport au petit, parce qu’il était désagréable et qu’on a pas envie de l’apprécier. Et qu’on est bien content de la fin. Moi j’aurais aimé en savoir un peu plus sur le petit, même s’il ne fait pas grand chose, et que ses poèmes ne sont pas illustres. J’aurais aimé qu’il puisse raconter un peu plus sur lui même que sur ce grand frère enquiquinant. C’est peut-être pour ça que j’ai moins accroché, mais tant pis ça m’a tout de même fait passer un bon moment.

lasurvolte
26/12/11
 

Moi qui ne connais pas le Grand Meaulnes, et qui ait déjà lu l'histoire du Petit, l'ait relu pour la seconde fois. Et j'ai vu l'histoire différemment. Le grand Meaulnes est cruel, je le déteste, je l'ai détesté tout le long, il est imbu de lui même et narcissique, et fou. Surtout fou. Alors que le petit, lui, il doit tout supporter, il doit paraître inexistant. C'est triste. Ce livre se lit en quelques minutes, même pas une heure, et est amusant puisque le Grand Meaulnes est tourné en dérision, et j'ai envie de dire que c'est bien fait pour lui. J'adore le petit Meaulnes, que ce soit le personnage ou le livre.

yuukichanbaka
14/12/11
 

Comique Un petit livre sympathique et amusant, cruel parfois...

Format

  • Hauteur : 18.50 cm
  • Largeur : 12.00 cm
  • Poids : 0.17 kg