Le pont de ran-mositar

PAVLOFF, FRANCK

EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 24/08/05
LES NOTES :

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6,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

« Si les femmes de la guerre avaient le devoir de crier, les cris seraient de vengeance. » Dans l'après-guerre d'une guerre civile, un homme qui se dit forestier et charpentier descend vers le port principal où réfugiés, trafiquants et même vacanciers se côtoient sans se voir. Il est à la recherche d'un autre homme et sa quête prend l'allure d'un absolu tandis qu'il atteint le pont en ruines de Ran-Mositar et offre
ses services pour sa reconstruction. Roman terrible, magnifique et lumineux, d'une rare émotion, sur les blessures de l'après-guerre. Quand le pardon semble impossible. Franck Pavloff, l'auteur de Matin brun, y décrit, dans une langue tour à tour épique et poétique, toujours étonnamment évocatrice, la tragédie et la souffrance d'hommes et de femmes au coeur brûlé, qui doivent réapprendre à vivre et à aimer.
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Le Pont de Ran-Mositar Quelque part, un pays qui ressemble à la Bosnie, un pont, à celui de Mostar, détruits. Des humains, détruits par la guerre à peine finie où chacun(e) se méfie des questions et des groupes, si facilement dangereux. Des femmes, déjà mortes d’avoir été violées, courageuses bien qu’épuisées. Des hommes au passé trouble ou à taire par prudence, à la recherche de travail, de trafic. Des Occidentaux accourus pour reconstruire ou s’amuser. Une fiction écrite comme un scénario en succession de plans aux temps simplement juxtaposés. Un style qui bannit le pathos, et pourtant quelle émotion !

beraud@archimed.fr
13/12/15
 

Il n'est pas évident au premier abord de deviner que Franck Pavloff parle de l'ex-Yougoslavie dans ce roman. En tout état de cause, ne pas décrypter les premières allusions n'est pas rédhibitoire pour la poursuite de la lecture. Au contraire, le lecteur est peut-être plus sensible à la portée universelle de ce récit symbolique, proche de la fable : ce léger glissement, perceptible dans les sonorités des noms de lieux, du réel à la fiction, le met dans de meilleures dispositions pour suivre la quête d'un homme à la recherche d'un autre homme. Le récit est articulé autour de cette quête, et du pont de Ran-Mositar, qui sans conteste, est celui de Mostar, en Bosnie, détruit et reconstruit quasiment dans les circonstances racontées par Franck Pavloff. Une des idées fortes du roman , c'est qu'avec de l'argent, des architectes, de la main d'oeuvre, on peut toujours reconstruire des ouvrages d'art, des bâtiments, tout ce qui est « matériel » ; pour les humains, victimes des guerres, surtout à caractère ethnique, il en va tout autrement : comment se reconstruire soi-même, individuellement, mais aussi collectivement, après tant de haines, tant de tortures, tant de massacres, tant de viols : on ne remet pas à neuf les individus comme les ponts... Ou bien cela prend beaucoup plus de temps, avec des résultats incertains. Les protagonistes du roman en sont toujours à se définir selon leur origine : le Nord, le Sud, l'Est, l'Ouest : les feux ne sont pas complètement éteints... Franck Pavloff décrit très bien cette atmosphère d'immédiate après-guerre, qui conduit des ex-belligérants de bords autrefois farouchement opposés à se côtoyer, soit à visages découverts, soit dissimulés sous des identités inventées ou floues, leurs rancoeurs toujours vives. Certains de ses personnages, surtout les femmes, qui pour vivre, se prostituent et couchent avec ceux qui ont tué leur mari ou leur famille il y a peu de temps, sont totalement désespérés. D'autres, comme Schwara, dont la bonté et l'attention portée aux autres sont flagrantes, sèment auprès de ceux qu'ils rencontrent sur leur passage, des petites bribes d'espérance. Malgré d'indéniables qualités (des images fortes au lyrisme certain, une recherche de l'épure) ce roman n'a pas emporté une franche adhésion. Serait-ce la superficialité de la psychologie des personnages, qui interdit toute empathie, voire toute émotion, ou une écriture très narrative, « factuelle », qui reste aussi un peu à la surface des événements ? C'est difficile à dire, d'autant que ce roman n'a pas bénéficié de beaucoup de lectures au sein du Comité de lecture, pas suffisamment peut-être pour se faire une opinion très claire. NB : ce roman a reçu le Prix Roman France Télévision 2005, décerné par un jury de vingt-six téléspectateurs et présidé par Bernard Pivot, qui a fait une critique pour une bonne part élogieuse de ce roman dans le « Journal du dimanche » du 25/09/2005. - Retrouvez tous les titres du comité d'octobre 2005 Comité romans adultes, bibliothèque municipale de Brest

Le Pont de Ran-Mositar Quelque part, un pays qui ressemble à la Bosnie, un pont, à celui de Mostar, détruits. Des humains, détruits par la guerre à peine finie où chacun(e) se méfie des questions et des groupes, si facilement dangereux. Des femmes, déjà mortes d’avoir été violées, courageuses bien qu’épuisées. Des hommes au passé trouble ou à taire par prudence, à la recherche de travail, de trafic. Des Occidentaux accourus pour reconstruire ou s’amuser. Une fiction écrite comme un scénario en succession de plans aux temps simplement juxtaposés. Un style qui bannit le pathos, et pourtant quelle émotion !

Format

  • Poids : 0.31 kg

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