Le pont des soupirs

RUSSO, RICHARD

livre le pont des soupirs
EDITEUR : TABLE RONDE
DATE DE PARUTION : 04/09/08
LES NOTES :

à partir de
25,40 €

SYNOPSIS :

Louis C. Lynch, dit Lucy, a toujours vécu à Thomaston, une petite bourgade proche de New York. D'un père optimiste et d'une mère tyrannique, il a hérité un " empire " de petits commerces, qu'il s'apprête à léguer à son fils unique. Tandis que sa femme Sarah prépare leur premier vrai voyage, un séjour à Venise où ils espèrent retrouver leur plus vieil ami, Bobby Marconi,
devenu un peintre de renom, Lucy met la dernière touche à l'histoire de sa vie. Une existence marquée par un drame d'enfance qui le hante encore. Poids des origines, violence des désirs inassouvis, frustrations du couple, turpitudes de la vie provinciale, tels sont les thèmes qu'explore Richard Russo dans cet ample roman, où se rejoignent l'intime et l'universel.
3 personnes en parlent

Je ne suis vraiment pas branchée bookcrossing. Franchement, c’est un truc qui ne me vient pas à l’idée, et je ne ramasse pas non plus les bouquins que je trouve sur les bancs publics. Je suis snob, oui, je sais, mais je me soigne (ou pas). Je préfère les livres neufs, les livres offerts, les livres dont je sais pourquoi ils arrivent jusqu’à moi, et j’ai du mal à faire confiance à un bouquin abandonné dans la rue. Et ça, c’est pour ne rien dire d’à quel point je répugne à laisser mes propres bouquins dans la rue (nomého, mes bébés dans la rue dans le froid!). Le seul moment où je fais un équivalent de book crossing, c’est au retour des vacances d’été. L’été, je pars avec un bouquin et demi par jour. J’aime passer mes journées de vacances à lézarder et à bouquiner, c’est comme ça que je me ressource, chacun son truc. Et à la fin, j’ai tendance à ne pas ramener les bouquins que je n’ai pas plus aimés que ça, parce que je ne vois pas l’intérêt de les porter au retour. Trop lourd. Du coup, ceux qui passent derrière lisent la rentrée littéraire en avant première… Et des fois, rarement mais des fois, il y a des gens qui laissent aussi des bouquins et j’en trouve qui m’intéressent. Vraiment, c’est rare, mais à l’été 2012 c’est arrivé. En Croatie. Je suis tombée sur le Pont des soupirs.De Richard Russo j’avais lu le Déclin de l’empire Withing et j’avais vraiment beaucoup aimé. À la relecture de mon billet précédent, je me rends compte que c’est le même genre d’histoire douce amère sur la fin de l’american way of life, mais c’est agréable de se couler dans ces histoires déjà un peu connues, un peu aimées, dont on sait où elles vont nous amener et qui ne font pas peur. Donc j’ai eu beaucoup de plaisir à le lire, à me couler dans la vie de ce personnage trop gentil (ah tiens ? ) et de sa famille complètement dysfonctionnelle (trop gentils eux aussi, vous imaginez ? ).Une bonne lecture de piscine, donc, un de ces bouquins dans lesquels on aime plonger.

Readingintherain
14/09/13
 

Richard Russo est reconnaissable entre mille : Outre sa très américaine façon de disséquer chaque particule de pensée de ses personnages, il excelle à dépeindre les perdants magnifiques, les petites villes paumées, avec une tendresse remplie d'humour.Pourtant, "Le pont des soupirs" se démarque de ses précédents romans, il est délayé jusqu'à l'extrême limite (au risque de perdre par moment l'intérêt du lecteur), il est plus triste, aussi, assurément, et souvent très injuste.Nous sommes à Thomaston, petite bourgade polluée proche de New York. Louis Charles Lynch en est devenu le maire. Très attaché à sa ville, il y dirige plusieurs petites épiceries, en famille. La soixantaine venue, son épouse Sarah et lui sont sur le point de se rendre à Venise. Mais avant, Lou a entrepris d'écrire sur son enfance. Se mêlent alors ce qui fut et ce qui est, menaçant ce qui sera...C'est une galerie de portraits généreux, qui a la particularité de faire évoluer l'avis du lecteur sur ses personnages. Tessa, par exemple, la mère de Lou, apparaît de prime abord assez antipathique, avant qu'on n'en vienne à l'admirer puis à franchement la respecter. Loulou, le père, y est dépeint de bout en bout comme une pâte, une crème, un bon gros nounours qu'il est impossible de ne pas aimer; mais protéger les gens devient pourtant fatigant au bout d'un moment... Et notre héros, qui déteste tant qu'on l'appelle Lucy (Lou C.), lui-même, suscite quelque irritation.La construction est plutôt hachée, passant de l'un à l'autre et des souvenirs au présent, on peut être quelque peu déstabilisé par l'incursion fugace de Bobby au présent alors qu'on est immergé en plein dans son enfance, son ombre plane tellement tout au long du roman qu'on regrette de ne pas avoir son point de vue plus souvent ou longuement. Mais c'est bien Lou notre interlocuteur principal (même s'il cède la place aussi à Sarah de temps en temps), et il faut lui reconnaître une emprise certaine : j'ai souvent posé la main à plat sur le livre refermé, comme pour lui transmettre ma chaleur attentive, les yeux dans le vague, méditant tel ou tel point. Les petites vies remuent l'universel, y a pas à dire. Sylvie Sagnes

SagnesSy
05/07/12
 

Richard Russo parvient à faire de la description d'une vie quelconque passée en province une intrigue émouvante et poignante. A ne pas rater...

Bibliothecaire
18/02/09
 

Format

  • Hauteur : 22.00 cm
  • Largeur : 13.80 cm
  • Poids : 0.79 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : JEAN-LUC PININGRE