Le portrait de dorian gray

WILDE, OSCAR

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 19/12/72
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Collection « Classiques » dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety Oscar Wilde Le Portrait de Dorian Gray «Au centre de la pièce, fixé à un chevalet droit, se dressait le portrait en pied d'un jeune homme d'une extraordinaire beauté physique, devant lequel, à peu de distance, se tenait assis le peintre lui-même, Basil Hallward, celui dont, il y a quelques années, la disparition soudaine a, sur le moment, tant ému le public et donné lieu à d'étranges conjectures.» Or Dorian Gray, jeune dandy séducteur et mondain, a fait ce voeu insensé : garder toujours l'éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et de fait,
seul vieillit le portrait où se peint l'âme noire de Dorian qui, bien plus tard, dira au peintre : «Chacun de nous porte en soi le ciel et l'enfer.» Et ce livre lui-même est double : il nous conduit dans un Londres lugubre et louche, noyé dans le brouillard et les vapeurs d'opium, mais nous ouvre également la comédie de salon des beaux quartiers. Lorsqu'il parut, en 1890, il fut considéré comme immoral. Mais sa singularité, bien plutôt, est d'être un roman réaliste, tout ensemble, et un roman d'esthète - fascinants, l'un et l'autre, d'une étrangeté qui touche au fantastique. Nouvelle traduction de Vladimir Volkoff. Edition présentée et annotée par Jean-Pierre Naugrette.
22 personnes en parlent

Le portrait de Dorian Gray fait effectivement partie de ces livres qu’il faut avoir lu, ne serait-ce que par le fait qu’il s’agit de l’unique roman d’Oscar Wilde et qu’il s’en tire plutôt bien. Bien que le style de l’œuvre puisse rebuter et paraitre un peu ampoulé, bien que de nombreuses références d’époque gênent la lecture, le portrait de Dorian Gray se lit très facilement comme un bon polar fantastique d’époque.

nymeria
09/02/11
 

Le portrait de Dorian Gray est un roman fantastique très moral qui montre la déchéance toujours plus grande d'un homme assuré que personne ne verra jamais quels abîmes de turpitude il a atteint. Le tableau est l'âme de Dorian, qui, séparé ainsi de sa conscience, agit sans se soucier des conséquences sur ceux qui croisent sa route. Homme superficiel, influençable et plus indifférent que véritablement immoral, il se livre à la débauche la plus totale en toute impunité, ce qui est évidemment suggéré, rien n'étant jamais clairement décrit ou écrit. Tout l'intérêt du roman réside dans l'évolution du personnage de Dorian, à la fois fasciné et horrifié par ce tableau au point de cesser de voyager pour ne pas le quitter, incapable d'arrêter la spirale infernale dans laquelle il s'est lui-même projeté, ne craignant pas de mourir mais effrayé par cette possibilité et capable pour se sauver des pires exactions. C'est un personnage ambigu, qui ne trouvera jamais le chemin de la rédemption en raison de sa trop grande lâcheté et qui sera au final miné par le poids du secret. La grande force du roman, ce sont les dialogues, brillantissimes, où s'expriment toute la verve et la férocité de Wilde, satiriste hors pair qui croque les travers de ses contemporains avec un brio et une concision jubilatoires. Il est moins à l'aise avec les descriptions et les ellipses narratives, tout le chapitre XI, par exemple, qui est censé combler une grosse quinzaine d'années est un peu longuet et à mon avis en grande partie dispensable.

fashiongeronimo
10/07/12
 

Premier roman que je lis de cet auteur (et le dernier, vu que c’est le seul qu’il ait écrit) et je suis sous le charme de cette plume incisive, ironique, et cruelle pour la société et les rapports humains. L’histoire – un homme qui souhaite conserver sa jeunesse éternellement et qui pour ça enferme son âme et sa vieillesse dans un tableau – est superbe mais ce qui m’a surtout touchée et séduite fût la façon dont l’auteur nous emporte dans le Londres du XIXème siècle grâce aux mots. Oscar Wilde nous livre ici des personnages haut en couleur, Lord Henry remporte de loin la palme du meilleur personnage pour moi ! Sa répartie et sa finesse sont à déguster sans modération. Un chef d’oeuvre !

Elinor
28/02/12
 

Bien qu’étant le personnage principal de l’histoire, nous ne faisons pas connaissance tout de suite avec Dorian Gray. Il faut attendre quelques pages avant que Bazil, peintre de son état, évoque le jeune homme. Oscar est un homme bien vu, idôlatré. Quelque part, ce début de narration m’a fait pensé à Gatsby. Cet homme dont on parle, mais dont on ne sait encore pas grand-chose. Mais la comparaison s’arrête là.Donc voilà. Nous avons un peintre qui selon lui a peint le chef d’œuvre de sa vie, et un homme si fière de sa beauté représentée sur le tableau qu’il se dit qu’après tout, si lui pouvait rester jeune toute sa vie, il n’en serait pas mécontent. Oui, Dorian Gray est beau. Mais il a aussi un égo surdimensionné. Bien sûr quand son vœu se réalise il est aux anges. Parce que sur le coup, il n’a pas pensé qu’il pouvait y avoir des conséquences…Le portrait de Dorian Gray, c’est l’histoire de l’ascension d’un homme du monde. D’un homme à qui tout réussit : la beauté, les femmes…. Un homme fier et arrogant. Tellement arrogant qu’il en devient mesquin avec sa fiancée et va même jusqu’à la pousser à se suicider. Un homme qui aime aussi la compagnie des hommes. Et notamment celle de Lord Henry Wotton, avec qui il va fréquenter les soirées mondaines, les bars… L’histoire d’une ascension, avant une grande descente aux enfers. Car ce portrait qu’a fait de lui Bazil va lui causer bien des soucis. Ou plus exactement il va absorber tous les travers du jeune homme. Il y a donc la crainte que ce tableau soit découvert par quelqu’un d’autre, la peur qu’il lui procure à ses propres yeux. Il y a toutes les mauvaises facettes de lui qu’il s’évertue à cacher au monde, et à lui-même en premier.Dans un sens, Dorian Gray n’est pas si différent de n’importe quel homme : La vieillesse, la mort lui font peur. Il a des rêves d’éternelle jeunesse, et cela est-il blâmable tant que ça reste à l’état de rêve ? Et oui, nous y voilà au problème ! Tant que ça reste à l’état de rêve….Pour sûr, le fond de l’histoire est des plus passionnant. Oscar Wilde aborde des thématiques universelles comme la beauté, la jeunesse, la peur de mourir. Mais également bien plus tabou pour l’époque, comme le démontre en quelque sorte ce triangle que forment Bazil, Henry et Dorian. Parce que oui, derrière cette envie de peindre le jeune homme, derrière ces invitations aux soirées, il n’est pas difficile de comprendre qu’il se cache plus qu’une simple envie d’amitié…En revanche, j’ai été moins séduite par la forme. Le roman se lit bien, même si comme moi tu n’as pas un super niveau d’anglais. Mais hélas j’ai trouvé qu’il y avait trop de descriptions parasites, et surtout que celles-ci s’étiraient bien plus que nécessaire. De même, si certaines discussions philosophiques sont intéressantes, je les ai trouvées malgré tout un peu trop longues. D’autant plus que certaines me sont apparues redondantes avec l’histoire de Dorian qui se jouait à côté.Finalement, je crois que j’aurais préféré avoir parfois plus de détails sur la relation entre Dorian et son portrait qu’entre Dorian et sa vie, sa philosophie, ses amis. Et puis, quelle déception cette fin qui arrive si vite ! Honnêtement, je m’attendais à ce que la mort du portrait soit mieux mise en scène, et non bouclée en 5 lignes. Parce que ce portrait c’est quand même le personnage principal du livre, et il méritait une meilleure sortie selon moi ! En conclusion, Le portrait de Dorian Gray m’a séduit et m’a déçu.Il m’a séduit pour son thème, pour son côté fantastique et métaphorique de la vie.Et m’a déçu par son style pas forcément difficile à lire mais un peu pompeux sur les bords, et surtout par cette fin trop tranchée à mon goût.Mais que cela ne vous empêche pas de le lire si ce n’est pas fait, car y a de quoi faire travailler ses méninges avec tous les thèmes abordés.

Nelcie
28/04/15
 

Ce livre offre une réflexion intéressante sur l'art, le rapport esthétique et éthique au monde et à soi-même. Par contre, la mention "dès 12 ans" me laisse dubitative : je me demande si la philosophie de cette oeuvre ne requiert pas pour l'apprécier d'être un peu plus âgé et d'être rôdé à la lecture dans un registre soutenu. J'ai moi-même survolé le passage sur les parures et ornements dont s'entoure Dorian Gray, mais j'ai beaucoup aimé découvrir le climat Dandyste en réaction au climat puritain. Enfin, je pense que le vrai plus, ce sont les illustrations de Tony Ross, elles appuient vraiment bien le récit !

Je le dis tout de suite pour que cela soit clair, je n'ai pas aimé. J'aime beaucoup l'idée de base et l'adaptation cinématographique vue il y a quelques années m'avait plu, mais dans le roman le charme n'y était pas, contrairement à l'ennui. Ce sera donc une courte chronique puisque je n'ai quasiment que des défauts à donner à ce livre, même si je comprends le point de vue des gens qui ont adoré ce roman. L'idée qu'un tableau retranscrive la noirceur de l'âme de quelqu'un, et que cette personne ne vieillisse pas est une très bonne image. L'intrigue est bonne, avec amour, meurtre et la situation finale magnifique. Mais. Là où je n'ai pas aimé, c'est les discours philosophiques entre Dorian et lord Harry, qui sont extrêmement cyniques et auxquels j'ai très vite décroché, ne voyant pas où lord Harry voulait en venir. De plus, les longueurs assez souvent présentes m'ont empêché de rester concentrée sur l'histoire, ma seule envie était de finir ce roman le plus vite possible. Je n'ai rien à dire non plus de particulier sur la manière d'écriture de l'auteurs, ni sur les personnages, auxquels je ne me suis pas attachée du fait de leur description peu... "attirante". Bref, une déception pour ce livre : idée extrêmement bonne mais qui a été dur à suivre, bien que le roman fasse seulement 300 pages. Si vous redoutez de lire ce roman pour les mêmes raisons qui font que je n'ai pas aimé, je vous conseille plutôt de regarder le film qui fait passer un très bon moment ! Cependant, il s'agit uniquement d'un avis personnel, et je connais plusieurs personnes qui ont beaucoup apprécié le portrait de Dorian Gray. Ninon !

nilale
27/12/14
 

J'avais très envie de me réconcilier avec la littérature classique en lisant Le Portrait de Dorian Gray mais celle-ci n'était apparemment pas prête de son côté car je ressors très déçue de cette lecture qui était pourtant très attendue. C'est un livre qui me tentait énormément par l'originalité de son intrigue et je voulais découvrir la « véritable » histoire de ce célèbre personnage qu'on peut retrouver dans des films (La Ligue des Gentlemen Extraordinaires) ou dans des séries (Penny Dreadful). L'intrigue n'a finalement pas été au-delà de mes attentes.En effet, celle-ci peine à se mettre en place, le début est extrêmement long et même lorsqu'on arrive au cœur de l'histoire, c'est toujours aussi lent. De plus, on est confronté à des protagonistes particuliers que j'ai trouvé narcissiques bien que je m'y suis habitué par la suite. J'avais très envie d'abandonner ma lecture surtout au moment de la description des passions artistiques de Dorian Gray qui était peu intéressante (pour ne pas dire pas du tout). Je décrochais rapidement et il me fallait demander un véritable effort de concentration pour ne pas perdre complètement le fil de l'histoire.Fort heureusement, la fin remonte plus ou moins le niveau, même si là aussi je reproche les questions sans réponses. Les dernières pages sont effectivement beaucoup plus captivantes. Je n'irais pas jusqu'à dire que je ne pouvais pas lâcher le livre mais c'était pas loin d'être le cas tout de même.Pour finir, je voudrais parler du personnage central de l'histoire, Dorian Gray, qui à l'inverse de cette dernière, a dépassé mes attentes. Même si je craignais au début d'être également déçu par Dorian, mes craintes se sont rapidement envolées en notant l'évolution de ce personnage au fil de l'histoire. Sans trop en dévoiler, il passe du personnage candide, au personnage énigmatique puis « vénéneux » (pour reprendre le terme utilisé dans le livre), cruel comme je l’espérais.Ce n'est pas que je n'ai pas aimé ce livre, mais je ne l'ai pas apprécié pour autant. L'histoire n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais. Elle m'a beaucoup déçue et me laisse un goût amer.

Meel
02/07/14
 

Très bon roman. Thème central de l'image et du miroir, de la jeunesse et de la beauté, de la recherche éperdue du plaisir au détriment de la conscience et de la morale. L'apparence de Dorian n'est pas affectée par l'âge ou le vice, mais il est quand même tourmenté. Le refus de sa conscience et du remords qui sont projetés sur le tableau ne permet pas l'équilibre vital et n'évite pas la souffrance. D'ailleurs sa mort est symbolique : en détruisant son image il se tue lui-même.

Loudev
24/06/13
 

Depuis le temps que j'entends du bien de ce livre, j'avais très envie de le découvrir. Et bien, c'est chose faite ! Et même si je ne l'ai pas autant apprécié que ce que je pensais, j'ai tout de même passé un très bon moment avec ce livre. J'ai beaucoup aimé cette histoire de portrait qui vieillit à la place de son "humain". J'ai trouvé très intéressant que celui-ci devienne peu à peu la vraie image de Dorian. Ça à un côté très magique qui m'a beaucoup plu, d'autant plus que par certain côté, le texte m'a rappelé La peau de chagrin de Balzac que j'avais également beaucoup apprécié.Par contre, j'ai trouvé que l'on ne retrouvait pas assez cette dualité tout au long du texte, que le portrait finalement, n'était pas très présent. J'aurais aimé le voir plus souvent.L'autre point qui m'a beaucoup plus, c'est que je n'ai pas retrouvé dans Le portrait de Dorian Gray ce qui m'agace habituellement dans la littérature anglaise. Je dois dire que ça m'inquiétait beaucoup de lire ce roman à cause de ça, mais finalement, le texte est passé comme une lettre à la poste ! Les différents personnages m'ont bien plu. Surtout Dorian : il n'est pas franchement sympathique, mais c'est un homme assez troublant et inquiétant, il a quelque chose de vraiment hypnotique. Les autres personnages sont assez envoûtés par lui et en tant que lectrice, j'ai également beaucoup perçu ce côté-là de Dorian. J'ai trouvé l'écriture d'Oscar Wilde très agréable. C'était le premier roman que je lisais de cet auteur et ce ne sera pas le dernier !Le portrait de Dorian Gray est une lecture des plus agréables.

MademoiselleLuna
02/06/13
 

J'avais adoré le personnage de Dorian Gray dans le film La Ligue des gentlemen extraordinaires, aussi j'ai décidé de lire son histoire. Le début est un peu niais, presque ennuyeux (surtout le personnage de Lord Henry, d'après moi). Ensuite, les évènements s'enchainent assez rapidement et on se prend à l'histoire, malgré quelques tirades assommantes de Lord Henry. La fin est celle qu'on attend, bien mais sans trop de suspense.Dans l'ensemble, je suis assez déçue, je pensais en apprendre beaucoup plus sur Dorian Gray qui voyagerait à travers les époques mais pas du tout.Les personnages sont bien travaillés sur le plan psychologique, mais c'est tout ce qui m'a plu.

Myaou
21/05/13
 

Dorian Gray, jeune homme d'une beauté extraordinaire fait un jour le voeu de ne jamais devenir vieux. A la place, il souhaiterait voir vieillir ce portrait de lui même peint par Basil Hallward, un de ses bons amis. Ce tableau est sans conteste un vrai chef d'oeuvre tant Basil a su capter toute la magnificence de son sujet.Un jour, Dorian se rend compte que son souhait est devenu réalité : le visage qui le représente sur la peinture se ride, vieillit et s'enlaidit alors que lui garde son éternelle jeunesse. Ce portrait est en fait le reflet de son âme qui, par ses actes vils se dénature de jour en jour. Ce roman est un classique de la littérature anglaise et il me tardait de le lire. Et c'est assez surprise que je termine ma lecture tant ce roman est intense et puissant. Un roman qui nous reste en tête comme une vieille chanson dont on ne parvient pas à se défaire.Jusqu'à la moitié du livre, on suit les vies de Basil, Dorian et Lord Henry, trois dandys très chics et bourgeois qui s'adonnent à leurs plaisirs quotidiens (réceptions, théâtre, repas, conversations, art). Ces hommes ne m'ont pas vraiment plu au premier abord (surtout Lord Henry qui est antipathique au possible), j'ai donc eu du mal à m'attacher à eux. Ensuite, au fil des pages, j'ai eu une affection particulière pour Basil, le peintre.Le roman bascule ensuite dans le fantastique lorsque l'on s'aperçoit (en même temps que Dorian) de la spécificité du portrait. Il vieillit et se défigure au fur et à mesure du temps. Cet élément central du roman est bien amené et donne un second souffle à l'histoire qui parfois perd un peu son lecteur dans Les Pensées philosophiques de ses personnages principaux.L'écriture d'Oscar Wilde est très sophistiquée, raffinée et même bourgeoise (à l'instar de ses personnages). C'est une écriture quelque peu empruntée et par moment un peu excessive à mon goût. Mais là encore, elle va de mise avec ses personnages... Ce qui m'a vraiment frappée, c'est l'intemporalité de cette histoire. Le portrait de Dorian Gray est une fable moderne qui traite de la beauté et de la jeunesse à tout prix et elle fait écho en chacun de nous encore aujourd'hui. le sujet est extrêmement bien amené et traité. On se laisse vraiment porter par cette histoire jusqu'au dénouement tragique inévitable.

beroune
20/12/12
 

Après avoir lu il y a quelque temps "le fantôme de Canterville" de cet auteur, je me suis attaquée à son seul roman considéré comme un chef-d’œuvre. L’histoire commence dans l’atelier du peintre Basil Hallward. Celui-ci se trouve en compagnie de son ami, Lord Henry. Basil parle de son nouveau tableau, le meilleur qu’il n’est jamais peint ; un portrait de son nouveau modèle : Dorian Gray.Basil Hallward explique sa rencontre bouleversante avec Dorian Gray « Quand nos yeux se rencontrèrent, je me sentis pâlir. Une étrange sensation de terreur m’envahit. Je sus que j’étais en face de quelqu’un dont la seule personnalité était si fascinante que, si je le permettais, elle s’emparerait de toute ma nature, de toute mon âme, de tout mon art lui-même ». Lorsqu’Henry le rencontre à son tour et tout comme son ami, il va voir un jeune homme d’une pureté d’esprit presque naïve, d’une beauté angélique. Il va vouloir le mettre sous son aile et lui apprendre les plaisirs de la vie. Quand le tableau fut achevé, Lord Henry fait comprendre à Dorian, qu’il faut profiter de sa jeunesse car bientôt, il deviendra ridé, vieux, alors que le tableau, lui renverrait toujours cette pureté angélique. Dorian se rend compte de la brièveté de la vie : « Comme c’est triste ! Je deviendrai vieux, horrible, hideux. Mais le portrait restera toujours jeune. Il ne sera jamais plus vieux qu’en ce jour de juin…Si seulement c’était le contraire ! Si c’était moi qui restais toujours jeune et que ce fût le portrait qui vieillît ! Pour cela…Pour cela je donnerais n’importe quoi. Je donnerais mon âme pour cela ! » Dorian en disant cela, ne pensait pas réellement ce qu’il prononça, et pourtant…Lord Henry, est un homme immoral et cynique. Il profite des plaisirs de la vie, sans se soucier des conséquences, car pour lui, bonne ou mauvaise, toute expérience est bonne à prendre. Il joue un rôle très important dans ce roman, c’est lui qui bouleverse la vision et les pensées de Dorian Gray. Alors que Lord Henry représente la tentation, les plaisirs futiles ; Basil Hallward espère naïvement à la bonté et la pureté de son modèle dont, semble-t-il en est tombé amoureux.On remarque tout de suite l’évolution déclinante dans le caractère de Dorian, il passe d’un jeune homme naïf et pur à un homme corrompu profitant de sa jeunesse, s'adonnant à tous les pêchés et vices possible. L’élève dépassera le maître ( lord Henry) dans ses propres domaines. Même si à la fin du livre, il essaye de changer de mode de vie, il n’y arrive pas, il est trop corrompu : « chassez le naturel, il revient au galop ».Malgré son antipathie, j’ai réussi à apprécier le personnage de Dorian Gray, que je considère plus comme la victime de son destin, un peu comme Œdipe.Oscar Wilde a incontestablement un très bon style, ce roman est riche et très bien écrit. L’auteur cherche à nous montrer dans son roman que les apparences sont trompeuses, mais on ne peut pas mentir à notre âme. Car même si Dorian arrive à rester intact physiquement, alors que normalement « le péché s’inscrit sur le visage de l’homme », sa monstruosité se voit sur le tableau qui renferme son âme. Le tableau est le visage de son âme.J'ai trouvé la vision de la femme décrite assez misogyne , après savoir si l'auteur s'exprimait à travers, je ne sais pas.En Conclusion,l'auteur nous conte une histoire fantastique aux thèmes plutôt sombres. C'est un livre qui fait réfléchir à la vie et à son caractère éphémère.J'ai regardé la dernière adaptation cinématographique "Dorian Gray", et je peux vous dire qu'elle n'est pas vraiment fidèle à l’œuvre, j'en sors plutôt déçue. Des éléments sont complètement modifiés, d'autres totalement inventés.

Enigma
19/08/12

Mon avis : Difficile de rédiger une critique sur une oeuvre qui est considérée comme l'un des plus grands classiques de la littérature britannique... et qui m'a déçue ! Ce roman m'a dérangée, pas tant par le fond lui-même, mais plus par la façon dont l'histoire est amenée.Je trouve que l'histoire aurait gagnée à être traitée avec davantage de simplicité. L'excès d'orgueil est-il le fait de Dorian Gray ou d'Oscar Wilde lui-même ?On y retrouve également un excès de descriptions sur des thèmes en tout genre qui apparaissent plus comme de la prétention pure, et qui à mon sens n'apportent rien.je suis consciente que me critique n'est pas très étayée, mes sentiments étant finalement assez confus vis à vis de ce livre.

anna44
01/12/11
 

« Le modèle n’est qu’un hasard, un prétexte. Ce n’est pas lui que le peintre révèle. Le peintre se révèle lui-même dans la toile qu’il a peinte. Je ne veux pas exposer ce portrait parce que j’ai peur d’y avoir livré le secret de mon âme.»« Parce que influencer quelqu’un c’est lui donner son âme. »Ce livre est un livre à lire pour qui veut se réconcilier avec les « classiques ». C’est très bien écrit et d’un style tout à fait abordable.L’histoire en elle-même, est « enlevée », les événements s’enchaînent avec, en filigrane, une subtile étude des personnages et des influences des uns et des autres ainsi qu’une bonne « peinture » de l’époque. Lord Henry, tentateur, dans un premier temps, vu ce qu’il suggère à Dorian par rapport à son portrait, se révèle aussi un vrai « corrupteur » de jeunesse sous prétexte d’initier aux plaisirs notre personnage principal.Dorian, c’est le beau gosse, sûr de plaire, sûr de lui et profitant de cette situation, parfois dédaigneux et rarement rattrapé par la culpabilité…L’angoisse finira par le ronger et l’évolution de son ressenti est très intéressante à suivre. Basil, c’est l’artiste type. Il ne vit que pour son art et met beaucoup de lui dans chacune de ses œuvres. Il aime les jeunes gens et n’arrive pas à assumer ce sentiment.Dès le début, certaines phrases, certains mots soigneusement choisis nous laissent à comprendre que la tragédie arrivera, et parallèlement, les deux premiers paragraphes nous parlent de parfums de roses et de papillons… Comme si l’auteur nous laissait un répit dans une ambiance champêtre avant de nous faire entrevoir que tout se brisera…J’ai vraiment apprécié ce livre, un coup de cœur pour l’ensemble : écriture finement ciselée et de qualité, longueur adaptée, originalité.A découvrir !!

Cassiopea
11/09/11
 

Les longs dialogues et la philosophie ne sont vraiment pas mes thèmes de prédilection en matière de lecture... Cependant, l'éloge de la beauté est très bien étudiée et décrite à travers les leçons de vie de Lord Henry ; peut-être même trop. En effet, à part la pseudo relation amoureuse entre Dorian gray et l'actrice Sybil Vane, la première moitié du livre est dépourvue d'action.

RizDeuxZzZ
24/05/11
 

Mondialement connu, Le portrait de Dorian Gray figurait depuis longtemps dans la wish'list. Bien décidée à le découvrir, je l'ai acheté il y a quelques mois. Commençons par ce qui m'a marquée au premier abord : l'écriture. C'est ici un style bien différent de celui du Fantôme de Canterville, conte léger pour les plus jeunes. Dans le Portrait de Dorian Gray, les phrases se font plus longues, plus poétiques, plus recherchées. C'est un style que j'aime beaucoup.Les dialogues sont terribles. Les répliques acerbes de Lord Harry - l'ami du jeune Dorian -, le machiavélisme de ses propos m'ont bluffée. En outre, les descriptions nous transportent dans cet univers de la fin du XIXe siècle. Je n'ai eu aucun mal à me représenter les lieux obscurs et brumeux, malsains ; tout comme les salons et diverses réunions des dandys. Le deuxième point positif réside dans les thèmes abordés. Au centre de l'histoire sont évoquées la beauté et la moralité. Tout part de ce portrait, ce chef d'œuvre de Basil Hallward, et des propos de Lord Harry qui entraînent une pris de conscience par le jeune et naïf Dorian de sa propre beauté. Celle-ci l'amène à désirer ne jamais vieillir. La beauté éternelle et le privilège de ne voir aucuns de ses vices se transmettre à son visage, voilà ce que Dorian se voit accorder. L'apparence, reflet de la moralité de l'individu ? C'est finalement une thématique très bien accueillie à l'époque qu'a choisi d'aborder l'auteur. Cette idée que les vices se reflètent sur le visage m'a rappelé mes cours d'histoire des mentalités & représentations - un très bon souvenir par ailleurs. En tous cas, j'ai été intriguée par le cheminement de Dorian. Du jeune homme innocent, protégé de Basil (finalement le seul personnage auquel il est possible de s'attacher) à l'homme qui libre de ses actions s'applique à goûter aux différents plaisirs de la vie. Ceci au détriment bien souvent de toute moralité. Sans trancher, Oscar Wilde nous propose plusieurs pistes de réflexion. Au delà de cela, il est aisé de comprendre pourquoi la société de l'époque s'est offusquée du récit d'Oscar Wilde. L'homosexualité implicite, les mœurs dissolues de ces aristocrates sont autant de sujets tabous. Ainsi malgré les personnages peu attachants et une intrigue peu présente, la découverte est plus que plaisante. Je me suis laissée prendre au jeu de cette histoire. C'est donc une très belle découverte à nouveau. Le mois de mai en est décidément riche ! Pour conclure en quelques mots : * Une jolie écriture. * Des personnages antipathiques mais intrigants. * Des thèmes de réflexion intéressants.

Lunasirius
21/05/11
 

Un chef d’œuvre selon moi !J’avais souvent entendu parler d’Oscar WILDE, mais je n’avais encore jamais rien lu de lui. Et puis, lors de ma dernière visite au Père Lachaise (je pourrais y trainer des heures, j’aime beaucoup de cimetière, ce parc je suis tentée de dire), une ciste m’a conduite sur sa tombe. J’ai alors eu envie de découvrir cet auteur.Ca me paraissait logique de débuter par Le Portrait De Dorian Gray, dans la mesure où c’est une œuvre très connue, et puis le résumé m’a vraiment attirée. J’ai passé des heures délicieuses en compagnie de ce livre. La langue est belle, le style envoutant, et l’histoire fascinante, effrayante, mais fascinante. J’ai adoré ! Et je me suis rendue compte à quel point un livre bien écrit est un régal pour l’esprit. Le style de ce livre, est pour moi, le symbole-même de la beauté recherchée dans l’intrigue.Dans ce livre l’auteur fait une analyse très fine, cruelle, mais très juste des rapports humains, de l’importance de l’apparence, de ce qui dirige la vie des hommes. J’ai trouvé ce roman très « moderne », ou pour être plus juste, intemporel, dans la mesure où ce genre de situation, l’influence de certaines personnes comme Lord Henry, je veux dire, existe encore de façon très similaire. Seul le cadre évolue, en fonction des époques.Mon coup de cœur de l’année pour l’instant, et je lirais certainement d’autres ouvrages d’Oscar WILDE.

un flyer
10/05/11

Cette œuvre majeure sur la recherche de la beauté et de la jeunesse éternelles semble préfigurer les dérives de la société contemporaine centrée sur le superficiel et l'artificiel, un livre essentiel !

sovane
12/06/10
 

Je sais que normalement il ne faut pas toucher aux livres appelés habituellement chef d'œuvre mais je dois avouer avoir été un peu déçue. Certes le style de Wilde est plein de poésie mais je suis malgré tout restée sur ma faim.

un flyer
27/04/10

Ce roman est une source de citations à méditer surtout grâce au cynique Lord Henry. Il traite du pouvoir de la beauté extérieure. Nous sommes ainsi .. peut-être un reste de l'évolution ... mais nous sommes atirés naturellement par un beau visage. Le Jeune Dorian Gray a tout pour lui ; le monde lui est acquis. Que va-t-il en faire ? telle est la question. Ce livre est atrocement pervers. Un ange de lumière au manière de démon recherche le plaisir et non le bonheur.

milca
05/04/10
 

Basil Hallward peint le portrait de son ami le jeune et beau Dorian Gray, portrait d'une incroyable finesse, parfaite reproduction du sujet, à tel point que Dorian en éprouvera de la jalousie et émettra le voeu qu'il vieillisse à sa place.C'est un véritable pacte avec le diable que passe Dorian Gray, vendant son âme en échange de la jeunesse éternelle, qui lui fera garder sa beauté.Le héros de Wilde se damnera ainsi, accordant une importance vitale pour lui à l'image extérieure, faisant fi de la beauté intérieure, de cette âme qui en lui se perd dans le péché et pourrit petit à petit.En plus d'une réflexion sur le passage du temps, Oscar Wilde s'interroge sur l'art et souligne bien son intérêt pour l'esthétisme.C'est également, comme cela sera avec le "Dr Jekyll et M. Hyde" de Stevenson, une charge portée envers la société victorinne bien pensante et puritaine, dont Wilde aura à affronter les foudres.Un des grands romans fantastiques de la littérature mondiale. Maltese

Maltese
17/12/09
 

Dorian, jeune anglais du 19ème siècle, fascine Basil par sa beauté. Se laissant peindre par l'artiste, Dorian fait le voeu secret de garder sa jeunesse en espérant que son portrait vieillisse à sa place. Quelle ne fût sa surprise lorsqu'il se rend compte que son souhait est exaucé. Commence alors une vie de débauche faite de vices et de luxure pour Dorian... Chaque péché commis vient enlaidir le portrait du jeune homme, qui refléte désormais l'image de son âme corrompue...Ce roman fantastique, écrit en 1890, est un grand classique de la littérature anglaise à ne pas manquer.

Alcapone
19/02/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.15 kg

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