Le portrait de madame charbuque

FORD, JEFFREY

livre le portrait de madame charbuque
EDITEUR : PYGMALION
DATE DE PARUTION : 01/04/04
LES NOTES :

STOCK : Sur commande, livré sous 10 jours ouvrés
Prix Papier
21€ 50

SYNOPSIS :

Le Portrait de Madame CharbuqueC'est un véritable défi qu'accepte de relever le peintre à succès, Piambo, à la fin du dix-neuvième siècle : faire le portrait d'une femme qu'il ne verra jamais mais qui lui parlera d'elle, cachée derrière un paravent. Au fil des séances, naît alors une atmosphère étrange. Par le récit de son enfance où elle découvre ses dons de voyante à l'aide de deux flocons de neige, par les mystérieuses et épouvantables
révélations qu'elle làche par bribes, madame Charbuque envoûte inexorablement l'artiste. Obsédé par ce modèle invisible qui détruit lentement sa vie, son talent se paralyse, à la grande frayeur de la femme qu'il aime. Qui est donc cette magicienne énigmatique et malfaisante et quel but poursuit-elle ? Le lecteur va peu à peu apprendre le terrible secret qu'elle dissimule. Un secret lourd, oppressant dont personne ne peut sortir indemne.
5 personnes en parlent

J’ai bien aimé ce livre.Les évènements s’enchaînent et un suspense s’instaure progressivement. Chaque page amène la suivante et il est bien difficile de s’en détacher. J’ai trouvé que Piambo et son amie Samantha étaient attachants, tout comme le pauvre Shenz, encore plus tourmenté. Madame Charbuque, au contraire, reste énigmatique et distante, ce qui se comprend, puisque pour le lecteur aussi, elle reste derrière son paravent. J'ai également apprécié qu'il y ait des titres aux chapitres. Il me semble que cela se perd et qu'on n'en voit de moins en moins dans les romans. Soit le chapitre est numéroté, soit il se présente à la suite du précédent sans indication. Cela fait peut-être vieux jeu, mais j'aime bien que l'auteur annonce à sa façon ce qu'il va se passer. J’ai lu sur quelques blogs que la fin était rapide et attendue. C’est vrai, mais cela ne m’a pas tant choqué. Le paroxisme du roman est passé, et on attend le dénouement qui arrivera très logiquement. Je n’en avais deviné qu’une partie !J’ai aimé aussi l’épilogue, mais je suis très fleure bleue…La thématique du peintre tourmenté est aussi une de mes préférées. Chez Zola, le roman que je préfère est L’œuvre et j’affectionne particulièrement les romans qui parlent de peinture, de peintre ou d’artiste. Je ne compare pas ce roman à L’œuvre de Zola, mais je trouve qu’il complète bien mon panel personnel :L’œuvre, le Portrait de Dorian Gray, Le Chef d’œuvre inconnu, le Peintre de batailles…

Estellecalim
09/07/12
 

Ce livre est un peu un hasard, pour moi. Choisi pour sa couverture qui m’a intriguée et sa 4e de couverture mystérieuse, j’avoue avoir eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire.Ouvert une première fois puis reposé au profit d’un autre ouvrage, j’ai de nouveau tenté sa lecture quelques jours plus tard… et j’ai de nouveau baissé les bras pour lire Harry Potter.Mais ce livre est un partenariat… je me devais donc de m’accrocher, ne fut-ce que pour pouvoir expliquer la raison de mes difficultés à “entrer dedans”.Donc je me suis accrochée et, heureusement, après 75 pages laborieuses, j’ai enfin réussi à entrer dans l’ouvrage (et du coup à le terminer en quelques heures!)

Lalou
03/11/10
 

New-York, fin du 19eme siècle, Piambo portraitiste à succès mais ne se sentant pas réellement « artiste » car trop engoncé dans la relation commerciale du portrait sur commande ne lui permettant pas d’exprimer réellement son art va se voir proposer un marché hors du commun.Le premier chapitre du livre sur la présentation d’un portrait d’une femme de la bourgeoisie à ses amis lors d’un cocktail est particulièrement savoureux ! En rentrant de cette soirée Piambo rencontre un aveugle mystérieux l’invitant à venir rencontrer sa patronne qui souhaite s’offrir ses services. Piambo va ainsi découvrir une femme, Mme Charbuque, masquée derrière un paravent qui lui propose, contre une très importante somme d’argent, de faire son portrait sans jamais la voir, seulement en l’écoutant narrer sa vie. Elle lui propose même de doubler la mise si le portrait est très ressemblant. Piambo se trouve fasse à un dilemme mais s’il réussi son défi cela lui permettrai d’être artistiquement libre, de ne plus dépendre de commande qu’il peint par obligation et non par passion, cela sera en quelque sorte son dernier « contrat ». Piambo va se laisser happer par les révélations de Mme Charbuque, il aura parfois du mal (et nous aussi) à discerner le vrai du fantasme, le discours métaphorique de la réalité.Le livre alterne entre les témoignages tels des monologues de Mme Charbuque et l’analyse que tente d’en faire Piambo. Certains passages dans lesquels Piambo ne parvient pas à coucher sur le papier l’image qu’il se fait de sa mystérieuse cliente sont très bien écrit, on ressent profondément l’angoisse de l’artiste face au support restant vierge tel l’angoisse de la page blanche.A ce contexte se greffe un mystérieux mal faisant saigner les yeux des femmes frisant parfois le surnaturel mais tout compte fait un peu décevant.J’ai beaucoup aimé cette relation à huit-clos entre Piambo et Mme Charbuque même si la fin du roman m’a un peu déçue. L’auteur nous détaille également tres précisément les scènes quasiment de manière graphique. Un bémol toutefois, je n’aime pas les chapitres titrés je trouve que cela gâche parfois la surprise que peu apporter la lecture. Une heure de lecture est le souverain remède contre les dégoûts de la vie. Montesquieuhttp://mespetitesidees.mabulle.com

Delph83
08/10/10
 

New-York , fin XIX ème, Piambo est peintre.Ce peintre est à un tournant de sa vie : une relation amoureuse qui dure mais dans laquelle il n’ose pas s’engager formellement ; une carrière qui l’amène parmi le (beau) monde.Mais cette carrière si elle lui apporte une certaine reconnaissance et l’accès à la haute société est trompeuse ...lire la suite sur le blog.

skorpionnan
06/09/10
 

J'ai été moi aussi envoûtée par cette intrigue, dévorant ce livre en trois jours ! L'histoire de cette femme mystérieuse qui se dissimule derrière un paravent et que personne n'a le droit de voir m'a tout simplement fascinée.La plume de Jeffrey Ford est fluide, la traduction de l'américain ne comporte pas de lourdeurs et le lecteur est très vite transporté dans cette intrigue.Les similitudes avec Le portrait de Dorian Gray sont nombreuses, mais Jeffrey Ford a eu la bonne idée de désamorcer cette impression de déjà vu en évoquant le roman d'Oscar Wilde en l'évoquant dès la deuxième page de son roman.Les personnage sont peu nombreux car l'auteur a décidé de centrer sa narration sur son héros et sa relation avec Madame Charbuque. C'est un procédé narratif très intelligent car il permet au lecteur de se sentir tel un personnage dans ce simili huis-clos étouffant.La tension monte au fil des pages et le danger devient de plus en plus prégnant, obligeant le lecteur à lire vite pour en savoir plus.Une très bonne lecture en somme, malgré une fin peut-être un peu décevante...

soukee
05/09/10
 

Format

  • Hauteur : 24.00 cm
  • Largeur : 15.30 cm
  • Poids : 0.38 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : JACQUES GUIOD