Prince (le)

MACHIAVEL

livre prince (le)
EDITEUR : BELLES LETTRES
DATE DE PARUTION : 06/02/08
LES NOTES :

à partir de
35,50 €

SYNOPSIS :

Parmi les royaumes bien organisés et gouvernés de notre temps, il y a celui de France, où l'on trouve une infinité de bonnes institutions, dont dépendent la liberté et la sécurité du roi ; au premier rang desquelles figure le parlement avec son autorité. Parce que celui qui institua ce royaume, connaissant l'ambition des puissants et leur insolence et jugeant nécessaire qu'ils aient dans la bouche un frein pour les corriger, sachant d'autre part fondée sur la peur la haine du populaire envers les grands et voulant rassurer ces derniers, ne voulut pas que ce fût là une attribution particulière du roi, pour lui épargner les éventuels griefs des grands s'il favorisait le populaire
et ceux du populaire s'il favorisait les grands ; c'est pourquoi il institua un tiers juge chargé, sans qu'on en fît grief au roi, de battre les grands et favoriser les petits ; institution, celle-ci, qui ne pouvait être ni meilleure ni plus prudente, ni une plus grande source de sécurité pour le roi et le royaume. D'où l'on peut tirer un autre enseignement digne d'être noté, à savoir que les princes doivent faire en sorte que soient administrées par d'autres les choses qui sont matière à griefs, et par eux-mêmes celles qui sont matière à gratitude. Et je conclus une nouvelle fois qu'un prince doit faire cas des grands, mais ne pas se faire haïr du peuple. (Le Prince, ch. XIX)
4 personnes en parlent

Intéressant livre de stratégie ... politique. Bien qu'il a pu être taxé, apparemment, de livre des tyrans, j'ai trouvé que c'était surtout une œuvre éclairés sur les rouages de la politique, qui n'ont pas beaucoup changés si on sait faire la transposition. De plus les nombreux exemples cités par Machiavel donnent bizarrement envie d'en savoir plus sur la période.

fzilbermann
13/01/09
 

Avant de commencer ce livre, j'ai lu quelques critiques, certaines très négatives et d'autres très positives. A mon avis, il faut que je donne raison aux deux partis. Cette lecture m'a au début semblé très chiante : elle me donnait envie de dormir, car tous les mots se ressemblaient et je n'accrochais pas au thème. Après quelques efforts, j'ai enfin réussi à m'intéresser à ma lecture et je dois reconnaître que l'auteur a fait un travail de stratégie et d'observation impressionnant pour écrire cet ouvrage. Je ne sais pas si, comme certains commentaires le disent, il est encore utilisé aujourd'hui, mais les réflexions construites par Machiavel donnent matière à réfléchir. Par contre, je ne sais pas exactement quoi penser de sa manière de juger les choses, j'avais parfois l'impression qu'il se contredisait et ça m'a perturbé tout au long de ma lecture... La première lecture de cet ouvrage n'est pas facile, un peu ennuyante même. Je pense cependant que l'étudier en cours de philo sera assez intéressant, si nous avons l'occasion de l'aborder ! Ninon !

nilale
17/06/15
 

La première partie du récit est dédiée à la situation politique de l’Europe et à la situation de l’Italie dans ces conflits. Après la lumière apportée par Laurent de Médicis, l’Italie est de nouveau retombée dans l’obscurité et les luttes intestines. Nicolas Machiavel assiste à tous ces évènements et observe, profitant de sa position privilégiée en tant que légat du gouvernement florentin. Un nouvel homme arrive, Caesar Borgia, dont s’inspirera Machiavel pour son personnage historique du « Prince »… Un récit très intéressant et qui permet de découvrir d’une façon plus simple et plus concrète l’œuvre de Machiavel qui est essentiellement une œuvre politique longuement réfléchie ! Les graphismes sont fins et expressifs, très réussis ! Une nouvelle façon de découvrir un écrit toujours d’actualité !

madoka
19/02/13
 

J’ai le plaisir et l’honneur de vous présenter aujourd’hui Le Prince de Nicolas de Machiavel, un ouvrage de fonds en sciences humaines que j’avais déjà eu l’occasion, et que je continue, de mettre en avant à la librairie, jusqu’ici chez Pocket et dorénavant dans cette toute dernière (et désormais meilleure) traduction parue le 25 octobre dernier aux éditions du Nouveau Monde dont la devise est de contribuer à « comprendre le monde d’hier, d’aujourd’hui et de demain ».Ce volume, conçu par des érudits, accessible, passionnant, superbement illustré, constitue une grande réussite et vous propose une plongée dans l’univers de l’auteur, des principautés, et de la Renaissance. Le propos est accompagné d'un fonds iconographique choisi par Antonella Fenech Kroke, historienne de l’art dont les travaux portent sur « l’efficacité politique des productions artistiques » - des œuvres de maîtres comme Michel-Ange, Léonard de Vinci ou encore Giorgio Vasari qui reflètent la richesse mais aussi la violente et farouche ingéniosité de l’époque dans tous les domaines - et précédé d’une longue introduction qui retrace l’élaboration, la réception, les traductions du chef-d’œuvre de Machiavel.Autodidacte, fils d’un petit notable passionné par les lettres, puisant son instruction chez les auteurs romains plutôt que chez les grecs, Nicolas Machiavel entre en politique après la chute des Médicis. Messager des grands il apprend alors auprès d’eux « l’art de l’Etat ». Fort de ce savoir et de cette expérience Machiavel rédige son ouvrage dans l’urgence, en 1513 - après avoir subi la prison, la torture, et échappé à l’exécution suite au retour des Médicis - dans l'espoir d’un souverain qui par sa virtù saura triompher de la fortune et restaurer la grandeur de l’Italie mais surtout les valeurs de la République, ce qui explique que Le Prince s’intitulait initialement De principatibus, et portait sur le maintient des Etats plutôt que sur la figure du chef comme l’on tendrait trop aisément à le présupposer. Une œuvre et un auteur qui par conséquent ne peuvent être que mal lus sous l’angle de la morale, et justifier toutes les extrémités en l’absence de celle-ci, à l’instar du Par-delà bien et mal de Nietzsche qui cité très justement en exergue et évoquant Machiavel, partage avec lui ce contraste : « une pensée soutenue, difficile, dure, dangereuse et un rythme galopant, d’une bonne humeur endiablée ». A ce titre la présente traduction, brillante et inédite, œuvre de Jacqueline Risset qui s’était déjà penché sur La Divine Comédie de Dante, restitue à merveille la langue de l’auteur, son rythme et sa fulgurance. Surtout elle réintroduit le terme de principat – présente sous le terme de principauté dans la traduction de Paul Veyne chez Folio et de monarchie dans celles de Christian Bec chez Pocket et d’Yves Lévy chez Gallimard – et la notion de virtù, absente de toutes. Aux vingt-six parties originellement choisies par Machiavel, cette édition ajoute des entrées, au nombre de douze, qui balisent, introduisent, éclairent celles-ci, parmi lesquelles Typologie des Etats, Vertus princières ou encore Bons et mauvais conseillers. Au reste le contenu demeure le même, qui traite des moyens sans jamais en faire une fin, de la force comme pis aller, de la valeur du prince et de l’amour qu’il doit inspirer, de ce qu’il faudrait dans l’absolu et de ce que l’on doit bien souvent en réalité. Ainsi n’est-il « ni le bréviaire de la tyrannie, ni le manifeste crypté des républicains » mais s’adresse-t-il simplement au souverain éclairé, soucieux du bien commun et conscient de sa responsabilité mais, de ce fait, capable de faire montre de virtuosité plutôt que de vertu, quitte à sacrifier cette dernière en cas de nécessité. Une leçon magistrale qui, 500 ans après sa rédaction, continue d’éclairer l’actualité et d’inspirer les puissants comme leurs adversaires, ou du moins le devrait. Ainsi des mercenaires dont il faut se garder, faute de les voir se livrer à maintes exactions (les Balkans et l'Afghanistan l'ont prouvés récemment). Un livre qui pose également la question de la reproduction, de la diffusion et de la postérité des œuvres culturelles puisqu’il fut mis à l’Index dès 1559 par l’Inquisition et ne survécu que grâce à la copie et au marché noir. En somme un livre indispensable, tout simplement, à (re)découvrir et à offrir sans modération à l’occasion des fêtes et pour bien commencer l'année. http://ericdarsan.blogspot.fr

Darsan
03/02/13
 

Format

  • Hauteur : 19.30 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.72 kg
  • Langage original : ITALIEN
  • Traducteur : PAUL LARIVAILLE

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