livre le proces
EDITEUR : FUTUROPOLIS
DATE DE PARUTION : 10/04/92
LES NOTES :

à partir de
20,50 €
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Lu dans le cadre du challenge Justice de Yuko, je dois avouer que je suis contente de n’avoir jamais eu à l’étudier à l’école.J’ai pourtant conscience de l’intérêt de l’analyse, mais ma lecture a été périlleuse et ne me pousse pas à aller plus avant dans le souhait d’en savoir plus.L’étrangeté des personnages, l’incohérence du récit, l’aspect onirique du décor ne m’ont pas touchés. J’aime trouver la logique dans les rêves, analyser pour comprendre, mais ici j’avais la sensation de ne pas pouvoir reprendre mon souffle, de n’avoir pas de bases saines pour avancer avec Joseph K. dans son procès. Au delà de la caricature de l’administration, je n’ai donc pas pris beaucoup de plaisir dans cette lecture, j’ai manqué de compréhension. Peut être une lecture à reprendre dans quelques années…

Metaphore
25/05/13
 

Un matin comme les autres, Joseph K. reçoit la visite de policiers qui lui annoncent qu'un procès a été intenté contre lui. Pourquoi ? Par qui ? Personne ne le lui dit. Mais Joseph, plutôt que de chercher les raisons de ce procès, lutte pour qu'il cesse immédiatement. Il découvre petit à petit le monde de la justice qui lui était inconnu, et qui se loge chez les avocats, dans les greniers, chez des peintres désargentés. Son optimiste de départ cède peu à peu la place à la fatalité, car les différentes rencontres qu'il fait ne l'incitent guère à espérer une issue positive à ce procès.Grand classique de la littérature, puisqu'il est à l'origine d'un adjectif aujourd'hui usuel, Le procès n'est pas un roman d'un abord facile. Les repères du lecteur sont mis à mal, en particulier dans le premier chapitre : la manière dont s'effectue l'annonce du procès à Joseph, le fait qu'il reste en liberté et qu'il puisse continuer son travail dans une banque sont assez inattendus pour un lecteur contemporain. Le plus troublant est que le monde dans lequel se débat Joseph K. est totalement abstrait : jamais de nom de lieux, rien qui puisse le localiser précisément. Tout y est tellement excessif qu'il est difficile de se figurer qu'un tel monde existe, de l'avocat mourant qui défend Joseph à ses relations professionnelles qui deviennent suspectes du fait de son procès.Le lecteur suit le héros du roman, de rencontre en rencontre, de lieu en lieu. Mais aucun rendez-vous n'est plus constructif qu'un autre. Les informations sont toujours mauvaises, qu'elles viennent de Block, un autre accusé dont le procès dure depuis cinq ans, ou du peintre officiel de la justice, qui lui expose les différentes méthodes d'acquittement, dont aucune n'assure d'être laissé en paix. La pression qui pèse sur Joseph K. est au fil des pages de plus en plus palpable, et l'étouffement physique qu'il ressent, notamment chez le peintre, gagne par moment le lecteur.L'ensemble, organisé en chapitres, forme un ensemble cohérent, marqué par une visite finale à la cathédrale qui se transforme pour l'accusé en sermon par un prêtre qui, par une parabole, lui présente son avenir, sombre et sans espoir. Un roman noir, sec, oppressant, et qui a bien mérité de figurer parmi les classiques de la littérature, même si son abord est déroutant.

Yohan59
16/11/12
 

Format

  • Hauteur : 29.70 cm
  • Largeur : 22.00 cm
  • Poids : 0.85 kg
  • Langage original : ALLEMAND