Le proces

KAFKA, FRANZ

EDITEUR : ACTES SUD
DATE DE PARUTION : 25/05/94
LES NOTES :

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0,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Comme un long cauchemar...un personnage sans nom k. Une arrestation sans motif. des juges inaccessibles. un avocat introuvable. des portes qui s'ouvrent sur des scènes interdites. un lent glissement des choses vers le néant, l'absurde. pour finir, une exécution inéluctable. Roman existentialiste avant
la lettre, roman de l'angoisse, de la culpabilité pour les uns, roman manifeste, roman symbole de la montée du totalitarisme pour les autres : " le procès " résiste à toutes les interprétations ! signe évident d'une oeuvre majeure qui traite de la condition humaine dans ce qu'elle a de plus essentiel.
4 personnes en parlent

J'ai vécu une arrestation sommaire. Je me balladais, mains dans les poches, cigarette au bec en direction de l'endroit où une pervenche ( toujours la même ) m'avait donné rendez-vous. Cette personne a la fâcheuse et néanmoins marrante habitude de donner des lieux de RDV assez flous : devant un pressing, une poubelle, un abribus, un Casino ou une vieille. Après, tu te retrouves comme Dujardin dans OSS quand un inconnu lui donne rendez-vous. Mais c'est un peu hors contexte.Je marchais donc et que vois-je ? Deux flics en train de me regarder bizarrement, peut être , me dis-je, n'ont-ils jamais vu un beau mec... Je pressens l'arrestation et je suis déjà en train de me demander : " dois-je tout avouer ? ". Je regrettais aussi de n'avoir pas lavé mon micro-ondes, comme ce pauvre Landru ma cuisinière pourrait me confondre...J'étais mentalement en prison quand mes papiers me sont réclamés mais bizarrement - comme Joseph K - pas une seule baffe, quasi pas de parole... Là, j'ai pris peur. Après une attente interminable ( 30/40 secondes ), ils me les rendent. Je me suis tout de suite douté que c'était un piège : une fois les mains tendues, CLAC, menottes, matraquage, sodomie...Il y a du avoir un malentendu puisque, à la surprise générale des badauds effarés, on me relâcha.Voilà pourquoi, désormais, la minable aventure de Joseph K me parait si dérisoire... La peur a dispersé les gens apeurés et moi, la mine heureuse du gracié, je m'en suis allé vers mon amante.

un flyer
07/01/16

J'avoue être un peu déçue après ma lecture de ce roman, et pour cause: pendant plusieurs années, j'ai entendu partout que Kafka, c'était excellent, une expérience de lecture hors du commun, bref, le top du top.Du coup, j'ai l'impression d'être complètement passée à côté de cet auteur: si j'ai beaucoup aimé la première moitié, qui correspond bien à l'esprit un peu absurde auquel je m'attendais, le reste du livre était trèèèèès long, j'ai trouvé que l'histoire tournait en rond et qu'il ne se passait plus grand chose... J'avoue ne pas avoir vraiment compris ce que l'auteur essayait de faire, et c'est donc sur bien mitigée que j'ai terminé, à grand peine, le roman.Cependant, le style de Kafka est séduisant, sa façon d'écrire me plaît tout comme ses personnages, donc je pense essayer un autre de ses ouvrages pour voir si je suis simplement mal tombée!

WarsawSnow
06/04/14

Lu dans le cadre du challenge Justice de Yuko, je dois avouer que je suis contente de n’avoir jamais eu à l’étudier à l’école.J’ai pourtant conscience de l’intérêt de l’analyse, mais ma lecture a été périlleuse et ne me pousse pas à aller plus avant dans le souhait d’en savoir plus.L’étrangeté des personnages, l’incohérence du récit, l’aspect onirique du décor ne m’ont pas touchés. J’aime trouver la logique dans les rêves, analyser pour comprendre, mais ici j’avais la sensation de ne pas pouvoir reprendre mon souffle, de n’avoir pas de bases saines pour avancer avec Joseph K. dans son procès. Au delà de la caricature de l’administration, je n’ai donc pas pris beaucoup de plaisir dans cette lecture, j’ai manqué de compréhension. Peut être une lecture à reprendre dans quelques années…

Metaphore
25/05/13
 

Un matin comme les autres, Joseph K. reçoit la visite de policiers qui lui annoncent qu'un procès a été intenté contre lui. Pourquoi ? Par qui ? Personne ne le lui dit. Mais Joseph, plutôt que de chercher les raisons de ce procès, lutte pour qu'il cesse immédiatement. Il découvre petit à petit le monde de la justice qui lui était inconnu, et qui se loge chez les avocats, dans les greniers, chez des peintres désargentés. Son optimiste de départ cède peu à peu la place à la fatalité, car les différentes rencontres qu'il fait ne l'incitent guère à espérer une issue positive à ce procès.Grand classique de la littérature, puisqu'il est à l'origine d'un adjectif aujourd'hui usuel, Le procès n'est pas un roman d'un abord facile. Les repères du lecteur sont mis à mal, en particulier dans le premier chapitre : la manière dont s'effectue l'annonce du procès à Joseph, le fait qu'il reste en liberté et qu'il puisse continuer son travail dans une banque sont assez inattendus pour un lecteur contemporain. Le plus troublant est que le monde dans lequel se débat Joseph K. est totalement abstrait : jamais de nom de lieux, rien qui puisse le localiser précisément. Tout y est tellement excessif qu'il est difficile de se figurer qu'un tel monde existe, de l'avocat mourant qui défend Joseph à ses relations professionnelles qui deviennent suspectes du fait de son procès.Le lecteur suit le héros du roman, de rencontre en rencontre, de lieu en lieu. Mais aucun rendez-vous n'est plus constructif qu'un autre. Les informations sont toujours mauvaises, qu'elles viennent de Block, un autre accusé dont le procès dure depuis cinq ans, ou du peintre officiel de la justice, qui lui expose les différentes méthodes d'acquittement, dont aucune n'assure d'être laissé en paix. La pression qui pèse sur Joseph K. est au fil des pages de plus en plus palpable, et l'étouffement physique qu'il ressent, notamment chez le peintre, gagne par moment le lecteur.L'ensemble, organisé en chapitres, forme un ensemble cohérent, marqué par une visite finale à la cathédrale qui se transforme pour l'accusé en sermon par un prêtre qui, par une parabole, lui présente son avenir, sombre et sans espoir. Un roman noir, sec, oppressant, et qui a bien mérité de figurer parmi les classiques de la littérature, même si son abord est déroutant.

Yohan59
16/11/12
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.90 cm
  • Poids : 0.53 kg
  • Langage original : ALLEMAND

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