Le protocole compassionnel

GUIBERT, HERVE

livre le protocole compassionnel
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 21/02/91
LES NOTES :

à partir de
14,70 €

SYNOPSIS :

C'est tout bonnement la suite de à l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie : exactement ce que j'avais dit que je ne ferais jamais. Un an et demi a séparé ces deux livres. le temps de la renonciation à l'écriture, celui de l'expérience. on retrouve les mêmes personnages : hervé guibert, écrivain malade du sida, ses proches, la communauté des malades et de leurs soignants. claudette dumouchel, jeune médecin de vingt-huit ans, entre en scène. une étrange relation va s'inventer à chaque examen entre cette femme très belle et le narrateur. Une relation peut-être proche de l'amour, on ne sait jamais. Un nouveau médicament, aussi, est apparu, très difficile à obtenir et incertain, encore au stade de l'expérimentation, le ddi. aux etats-unis, il a déjà tué trois cents
personnes qui se l'étaient procuré au marché noir et l'avaient utilisé sans connaître les doses, sans surveillance médicale, aveuglément, désespérément. en france, pour l'instant, on le délivre aux malades qui sont à la dernière extrémité, dans un protocole qualifié de " compassionnel " par les médecins. C'est ce nouveau médicament qui m'a permis de surmonter mon épuisement, et d'écrire. Si à l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie racontait la prise de conscience de la maladie et son travail sur le corps et sur l'âme, le protocole compassionnel raconte l'étonnement et la douleur, la rage et la tristesse d'un homme de trente-cinq ans dans lequel s'est greffé le corps d'un vieillard. mais le bonheur d'une rémission fait une incursion dans le malheur.
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"Le sida microscopique et virulent, mange l'homme, ce géant." Hervé Guibert, au moment où il écrit le protocole compassionnel, est en mauvaise santé. Homme de trente cinq ans enfermé dans un corps de vieillard, ses journées sont rythmées par les prises de sang, les examens médicaux plus ou moins humiliants, et les visites au Docteur Claudette Dumouchelle dont l'allure et le comportement le fascinent. De sa vie passée, il ne reste rien, sauf ses intimes. Ainsi, Jules, lui aussi infecté, lui trouve illégalement du DDI, remède américain révolutionnaire mais dont le dosage reste flou. Il refuse de voir Hervé malade, car c'est un peu son avenir qu'il voit devant lui. Les autres continuent de lui rendre visite...Inexorablement, le sida remplit son travail de sape sur le corps et le moral. L'auteur s'accroche, il est prêt à tout pour une rémission improbable, d'où son voyage éclair au Maroc à la rencontre d'un magnétiseur. Le lecteur suit les phases de désespoir et d'espérance d'un homme qui ne se reconnaît plus dans un miroir: "j'ai l'impression d'être un éléphant ligoté, j'ai l'impression que le duvet m'écrase et que mes membres sont en acier, même le repos est devenu un cauchemar, et je n'ai plus d'autre expérience de vie que ce cauchemar là."Tout comme dans "à l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie", Hervé Guibert trouve refuge dans l'écriture: "c'est quand j'écris que je me sens le plus vivant. Les mots sont beaux, les mots sont justes, les mots sont victorieux." Même lorsque l'insomnie l'assaille et ne le lâche plus, penser au livre lui permet d'être patient: "j'écris un livre, dans le vide, je le bâtis, le rééquilibre, pense à son rythme général et aux brisures de ses articulations, à ses ruptures et à ses continuités, à l'entrebâillement de ses trames, à sa vivacité, j'écris mon livre sans papier ni stylo (...) jusqu'à l'oubli."Cependant, l'auteur reste lucide quant à l'issue de sa maladie. Ce n'est plus qu'une question de temps, d'ailleurs il a déjà réglé les formalités de son inhumation...Lire Guibert, c'est lire le sida au jour le jour, c'est lire le récit d'un homme vivant avec depuis si longtemps qu'il ne se souvient plus très bien lorsqu'il vivait sans. Enfin, lire Guibert, c'est apprécier les changements de rythme en fonction de ce qui est traité, s'émouvoir d'une jeune fille croisée dans un bus, compatir à la complexité des relations familiales, et surtout aimer la vie malgré la maladie. vivi

vivicroqueusedelivres
30/04/12
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.28 kg

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