Éditeur : EDITIONS DE L'OLIVIER
Date de parution : 18/02/10
Disponible en numérique, cliquez ici.
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Le quai de Ouistreham On ne se refait pas et le monde du travail est toujours quelque chose qui m'intéresse. L'expérience et le livre qui en découle, montrent un monde difficile, éprouvant, usant...Le travail se compte en heures faites à un bout de la ville le matin, à un autre bout le soir.Le lendemain, on ne sait pas trop, on se tient prêt pour un coup de fil qui offrira ces quelques heures de labeur essentielles à la vie de ces personnes.Cet essai, c'est plein de petites choses mises bout à bout qui donnent une sorte d'image instantanée d'une partie de notre société. Même si j'ai l'habitude du Pôle Emploi (et plus encore du monde du travail) et que j'ai quelques expériences édifiantes, j'ai la chance de savoir chercher un emploi par moi-même.Souvent je me suis demandé comment ceux qui ne le savaient pas pouvaient s'en sortir comte tenu de l'incompétence et la flemmingite de certains conseillers (pas tous, heureusement, et j'en profite pour dire un grand merci au dernier que j'ai eu !!!!).Ce livre m'a apporté quelques réponses pas très rassurantes. A la suite de ce livre, Florence Aubenas a été beaucoup critiquée mais aussi encensée. Je dirai juste que ça a le mérite d'être fait, ça permet d'ouvrir les yeux sur certaines choses qu'on s'obstine à ne pas voir. Livr-esse |
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Le quai de Ouistreham C'est un récit journalistique extraordinaire d'une plongée humaine dans l'univers des précaires, des travailleurs pauvres et plus particulièrement celui des femmes de ménage, malmenées par des horaires impossibles à tenir, des conditions de travail volontairement dégradées et dégradantes.J'ai apprécié les descriptions minutieuses des faits, pas de larmoyants récits, juste des anecdotes monstrueuses. Un écrit si juste et sincère, une forme d'humanité. |
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Le quai de Ouistreham Coup de coeur pour le témoignage de la journaliste Florence Aubenas, qui a décidé d'aller voir la réalité de la crise "ni comme sociologue, ni comme économiste, mais à hauteur d'hommes". Florence Aubenas, a pris une année de congé sabbatique pour enquêter et tenter de comprendre comment vit on aujourd'hui en France avec un salaire inférieur au minimum,voire avec pas de salaire du tout. Elle garde son identité mais refait son CV, s'invente une nouvelle vie, s'installe à Caen et s'inscr... Lire la suiteit au pôle emploi. Florence Aubenas n'est plus journaliste mais une femme anonyme âgée de 48 ans, sans enfant, séparé de son compagnon, le baccalauréat comme seul diplôme, très peu d'expérience professionnelle, à la recherche d'un emploi. Première surprise: il n'y a pas de travail pour elle, deuxième surprise: la crise touche tout le monde. Le seul emploi qu'elle arrive à trouver à force de persévérance est celui de femme de ménage. Mais cet emploi est précaire, ce n'est pas un temps complet, seulement quelques heures de travail par ci par là, payé une misère. Femme de ménage sur le ferry de Ouistreham, dans un camping, ou bien dans des bureaux, Florence Aubenas est au coeur de la réalité. Ce témoignage est poignant, bouleversant, drôle et d’une réalité cruelle. |
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Le quai de Ouistreham Il est difficile d’échapper à l’ouragan Aubenas: paru le 18 février dernier, « Le quai de Ouistreham » s’avère déjà comme LE phénomène éditorial de ce début d’année 2010.Et à juste titre ! Florence Aubenas, que tant de gens connaissent depuis son « aventure » d’otage en Irak, n’arrête pas de rebondir. Un grand reporter qui se lance dans le plus petit des mondes, celui des moins-que rien, celui des « invisibles », celui des innombrables tacherons de ce monde, qui, en France, naviguent entre sans-papier et RMI( pardon, RSA) , entre CDD et Pole emploi, entre frigo vide et assistante sociale. Ils sont des millions a faire une, deux heures de route pour a peine autant de temps de travail, au SMIC. Bref, Florence est allé là ou était allé naguère Günther Wallraff, cet autre journaliste de l’indicible, Turc en Allemagne. Et elle en a ramené un récit qui ne se parcourt pas, mais qui se lit de bout en bout avec émotion, avec rage, avec consternation. Oui, c’est en France, c’est aujourd’hui, et c’est le quotidien de milliers de femmes de ménage.Pendant six mois Florence est allée en Normandie, avec un CV « sans qualification », une identité de femme larguée, chercher du travail, n’importe quel travail, du travail de quoi vivre un peu. Et elle raconte : la galère, pole emploi, les collègues, le travail, le regard des autres. Regard sur une caste invisible à défaut d’être intouchable, les prolétaires de notre temps.Florence Aubenas ne dénonce pas sur le mode revendicatif. le constat nous est laissé à faire : il est triste, réaliste, sans grand espoir. Le livre de Florence Aubenas est autre-chose qu’un reportage. C’est une oeuvre. Ne fût-ce la criante actualité, on dirait : un roman, tant la fiction parfois dépeint mieux le réel que le récit. Il y a du Zola chez cette femme-là, et ce succès de librairie est de bon aloi pour notre époque. Se pourrait-il que nous soyons capables de réveil ? Pouvons nous percevoir, au-delà de la commisération, l’enjeu fondamental que soulève l’existence, aujourd’hui comme il y a un siècle, d’un Lumpenproletariat dont se nourrit quasiment voracement la société qui se montre.De ce livre, des images fortes restent en tête. Et le moindre mérite de Florence Aubenas n’est pas d’avoir su faire oublier, dans ces six mois de vie clandestine comme dans son écriture alerte et sensible la journaliste vedette qu’elle est. On ne sent pas la parisienne, on ne sent pas la star. Et les innombrables interviews qu’on lit, entend et voit en ce moment dans la promotion du livre confirment un sentiment diffus que la lecture a semé : cette femme n’est ni une sainte ni une esbroufeuse. Elle est nous, elle a vécu , elle nous aide à voir avec les yeux et avec le cœur.Dans les semaines qui viennent parait d’ailleurs, à La Découverte, un autre ouvrage de la même veine : de Günther Wallraff, précisément, « Parmi les perdants du meilleur des mondes » , un recueil de 8 reportages dont le titre aurait bien pu faire le sous-titre de celui d’Aubenas…On est peut-être seule dans la misère, mais on n’est plus seuls pour en parler…. |
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Le quai de Ouistreham J'ai pu faire deux bonds dans le passé de ma vie personnelle avec cette lecture qui n'est absolument pas un roman, mais bel et bien un compte rendu journalistique d'une immersion en situation réelle. Un travail d'investigation à grande échelle et qui implique fortement la journaliste puisqu'elle "mouille" vraiment sa chemise comme on dit par chez moi. Elle va payer de sa personne et le résultat final est à la hauteur.Oui, j'ai eu l'impression de revivre très clairement des souvenirs très vivaces de mon histoire personnelle grâce à ce livre (ebook en l'occurrence puisque je l'ai lu sur mon KOBO - ma liseuse). Cette expérience vécue par Florence Aubenas est assez récente puisqu'elle remonte à 2010, mais ce qui touche à mon expérience est plus ancien : entre 1999 et 2005. Cela signifie hélas que la situation ne s'est donc pas amélioré puisque l'on évoque des situations de fortes précarités. D'ailleurs, l'actualité dans les différents médias n'est que trop rarement porteuse de bonnes nouvelles dans ce domaine.Je tiens à vous rassurer, je n'ai jamais connu une telle précarité, mais je l'ai vu, je l'ai connu et je l'ai hélas côtoyé pour des raisons professionnelles.Entre 1999 et 2001, j'ai vécu dans les Ardennes. Je puis vous assurer que la fermeture des industries dans le département déjà assez pauvre n'avait fait qu'aggraver une situation économique préoccupante. J'y ai vu des familles dignes, mais dans une réelle détresse. J'y ai vu aussi des comportements surprenants, éloigné de toute logique, mais découlant juste de ce manque de stabilité financière des ménages. La misère pousse à tout, même parfois à l'impensable !Entre 2001 et 2005, j'ai vécu dans les Bouches du Rhône. Autre lieu, autre région, autre problématique de l'emploi à peine différente, mais j'étais employée alors à l'ANPE (l'une des deux administrations qui ont fusionné - avec les ASSEDIC- pour donner naissance à l'actuel Pôle Emploi) : le chômage, c'était mon gagne pain ! Hélas.Les expériences, les situations, les inquiétudes que Florence Aubenas va raconter dans son ouvrage me sont donc familières à plus d'un titre.Vous aussi, vous verrez, cela vous sera familier car c'est du vu et revu dans pas mal de reportages ou tout bêtement autour de soi avec des proches. Le passage à l'écrit fait que cela marque peut-être plus les esprits car on s'y attarde un peu plus longuement. On est galamment moins passif, on est plus acteur puisque nous devons fournir déjà l'effort de lire.Parfois, quand même, on se dit qu'elle exagère, que les gens que Florence Aubenas a côtoyé n'ont pas pu dire ou faire cela ou ne pas se révolter contre telle ou telle injustice. Mais pourtant, je puis vous assurer qu'hélas, c'est bien ainsi que cela se passe dans la réalité. C'est sans doute ce qui fait que l'on sort de cette lecture, non pas résigné, mais encore plus indigné que jamais.Mon expérience remonte au plus tôt en 2005, celle de Florence Aubenas à 2010. Nous sommes en 2012 et rien n'a changé, c'est même pire. Mes anciens collègues me le disent bien et voilà aussi l'une des raisons qui a fait que je n'ai jamais repris mon poste ou un similaire. Faire du social ok, mais du chiffre et de l'abattement, non merci. Je veux pouvoir me regarder en face dans un miroir, donc j'assume mon choix de n'avoir pas replongé (j'ai aussi eu l'opportunité de me le permettre même si les fins de mois ne sont pas glorieuses).L'indignation, c'est très bien, c'est à la mode (voir "Indignez-vous" de Stéphane Hessel). On se demande à quoi elle peut servir… Elle n'apporte pas grand chose, parfois même que des ennuis, mais se taire serait quand même pire encore, donc pour ma part, je vais le dire haut et fort : il est indigne de notre pays, de n'importe quelle nation d'ailleurs de traiter des personnes, des familles entières de la sorte ! Des solutions sont toujours possibles, envisageables, même si elles peuvent être longues et difficiles à mettre en place. On ne peut pas laisser des êtres humains dans une telle détresse, une situation de pauvreté économique qui conduit à une pauvreté plus générale : celle de l'âme ensuite.Je ne puis que vous recommander de lire ce livre qui ne vous apprendra peut-être pas grand chose, car justement on sait fort bien que cela ne va pas bien dans notre pays au niveau de l'emploi, mais faire comme si cela n'existait pas, ou faire comme si cela était presque normal, non !Lire n'a jamais eu autant de sens.Lire, c'est s'informer. Florence Aubenas a tenter cette expérience pour justement nous donner des informations depuis l'intérieur, depuis le front de la survie des précaires. A nous de les digérer et de faire en sorte que les choses bougent. Nous entrons bien en période électorale ? Notre pouvoir est dans notre bulletin de vote par exemple. Ne dîtes pas que l'on ne peut rien faire. Ne dîtes pas que vous ne saviez pas !L'écriture est journalistique, cela se lit aisément, ce n'est pas de la grande littérature, mais justement, c'est peut-être une qualité plutôt qu'un défaut dans ce cas précis. C'est comme un immense reportage. Même ceux qui ne lisent pas de livres d'ordinaire peuvent très bien se lancer.La réalité dépasse hélas de loin la fiction.N'oublions pas qu'il ne s'agit pas de personnages fictifs cette fois, ces hommes et ces femmes existent bel et bien. Rendons leur hommage et leur dignité en parlant de leur quotidien.L'enfer est peut-être, même surement déjà sur Terre. http://espace-temps-libre.blogspot.com/ |
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Le quai de Ouistreham Ce livre ayant à la fois été encensé ou au contraire décrié, j'ai voulu me faire ma propre opinion , une fois le battage médiatique retombé.J'ai été touchée par le style de Florence Aubenas qui arrive par petites touches à nous faire rentrer dans cet univers hallucinant du travail précaire et de la réalité des conditions de travail à Pole Emploi; cela ne sent pas le "coup médiatique"; les pages se teintent au contraire d'une réelle empathie d'une femme pour d'autres femmes dont elle partage la galère.C'est réellement une belle découverte. |
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Le quai de Ouistreham En 2009, Florence Aubenas, journaliste, décide de se mettre dans la peau d'une demandeuse d'emploi et de vivre au quotidien l'enfer des emplois précaires. Incognito, Florence Aubenas s'est installée dans une chambre meublée à Caen et s'est inscrite à Pôle emploi. Sa seule limite : arrêter le jour où on lui propose un CDI. Le quai de Ouistreham raconte sa quête qui a duré presque six mois.Ce livre n'est pas un roman, mais un reportage : les situations et les personnages sont réels. L'écriture de Florence Aubenas est pourtant romancée, et agréable à lire : il y a peu ou pas d'analyse sur le chômage et sur la "crise" de 2009, mais des faits concrets dans la vie de demandeurs d'emplois que l'on entend et que l'on voit peu habituellement. Comme Florence Aubenas, on est immergés dans la quête d'un emploi, les rendez-vous à Pôle emploi, les ateliers "Rédiger un CV", les stages "propreté" et surtout les ménages dans les bureaux et sur le ferry de Ouistreham. On y découvre la solidarité, le courage et l'entraide, mais aussi la mesquinerie et la méchanceté. On y trouve également des éléments intéressants sur l'histoire du syndicalisme et des fermetures de grandes entreprises françaises en Normandie (Société Métallurgique de Normandie, Moulinex...)., ce qui rajoute un contexte important à l'histoire des personnes que Florence Aubenas rencontre. Parfois un peu brouillon, il m'est arrivé de me perdre dans la masse d'hommes, et surtout de femmes, que Florence Aubenas rencontre et dont elle trace un rapide portrait (sous couvert d'anonymat). J'ai aimé trouvé dans ce texte un témoignage de la précarité et non pas une analyse détaillée du chômage en France. Même si Le quai de Oustreham n'apporte rien de nouveau à ce que l'on connaît, ou que l'on imagine, c'est un document social qui laisse un arrière-goût amer d'injustice et une envie de révolte.Un extrait :Quand les gens du ménage parlent de cette quête du travail, tous disent la même chose. Le pire, c'est cette première fois, ou plutôt ces premières fois, se lever dans la ville endormie, rouler la nuit vers des endroits inconnus en se demandant où on va tomber. Ce serait exagérer de parler de peur, un pincement plutôt, qui vient s'ajouter à ce fond de fatigue, impossible à résorber. On tient aux nerfs et à l'espoir, celui d'arriver enfin quelque part, mais le but paraît toujours plus lointain.Merci aux éditions Points et à Libfly pour l'opération "Un poche, un mordu, une critique" ! http://leschroniquesassidues.blogspot.com/ |
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Le quai de Ouistreham Si Mme Aubenas cherche un emploi en début d'immersion, elle va très vite se rendre compte que sans aucune qualification, elle ne pourra prétendre qu'à "des heures". Par-çi, par-là, toujours à l'autre bout de la ville et toujours mal payées.Heureusement, la solidarité fonctionne à fond, ainsi trouve-t-elle une voiture, amicalement baptisée "le tracteur".Et puis son immersion se situe en pleine restructuration de Pôle Emplois, avec des travailleurs sociaux qui n'en ont plus que le nom ; impuissants, eux, à aider les personnes en recherche d'emploi. C'est cet aspect là du livre que j'ai trouvé, finalement, le plus intéressant.Car dans le cercle que fréquente la journaliste, tout le monde court après "les heures", son dossier sous le bras, jonglant parfois avec les horaires des enfants.De son "emploi", l'auteure parle très peu. Au détour d'une phrase, on devine que le métier casse le dos et les bras ; qu'il faut se faire invisible et surtout faire le travail parfaitement en un minimum de temps. Certaines entreprises sont plus "faciles" que d'autres (celles des chauffeurs routiers, par exemple). Mais de la pénibilité du travail, il est fort peu question.6 mois pour décrocher un CDI, surtout quand on saccage pas mal le travail (la journaliste le reconnait elle-même), finalement, ce n'est pas long. Mais il est vrai qu'elle ne se plaint pas.Au final, j'ai trouvé cette histoire très "parisienne" et sans réel enjeu majeur, si ce n'est de nous écrire ce que l'on connait déjà (ou que l'on a connu), malheureusement.L'image que je retiendrai :Celle de la pause-café possible dans certaine entreprise, et pas dans d'autres, faute de temps. Alex-Mot-à-Mots |
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Le quai de Ouistreham Ayant lu «Tête de turc » et «Dans la peau d’un chinois », il était intéressant pour moi de découvrir ce livre.Non pas pour comparer car les situations sont malgré tout différentes, mais pour avoir une fois encore, un regard de « l’intérieur » sur des faits que nous ne pouvons ignorer …Florence Aubenas a donc glissé ses pieds, ses mains, ses bras et tout son corps dans la peau des techniciennes de surface, femmes de ménage ou autres appellations ….Elle a pris sur elle pour vivre leur quotidien, avec les difficultés qui y sont liées : logement, alimentation, transport mais aussi les bons côtés: la solidarité, l’écoute, le partage …Elle a rencontré les employés de Pôle Emploi pour qui elle était « le fond de la casserole », les files d’attente interminables, les personnes qui vous écoutent à peine.Elle a connu les matins où au bout de 2h 30 de nettoyage, elle avait l’impression d’avoir une journée complète dans les jambes. Elle été humiliée, critiquée, de ne pas aller assez vite, de ne pas faire correctement mais elle a également rencontré des êtres humains, certainement plus humains que quelques grands patrons …Etre transparente, avoir l’impression de n’être que le prolongement d’un aspirateur (une des scènes est édifiante, elle est là avec son appareil mais on ne la voit pas, on ne l’entend pas, elle fait partie du décor) …. Tout cela, elle l’a découvert, ressenti au plus profond d’elle-même et elle a su le transmettre d’une écriture simple et régulière à travers une galerie de portraits et de situations diverses.Je crois qu’au-delà de la souffrance physique, des horaires malaisés, des dos et des nuques raides, ce qui est le plus ardu à vivre, c’est la peur du lendemain.Ne pas pouvoir refuser deux heures de labeur, à l’autre bout du département parce que « si tu dis non une fois, on t’oublie et c’est fini. », ne pas être sûre d’être reprise pour une autre mission parce qu’on ne va pas assez vite, parce que ça ne brille pas assez ….Et là, Florence Aubenas sans pathos, sans misérabilisme a su parfaitement être la porte parole de ces femmes.Il y aura forcément des esprits chagrins qui feront remarquer qu’après, elle a retrouvé sa vie de femme aisée, n’ayant pas de problème d’argent …. D’autres qui diront «Qu’est ce que ce que ça a changé d’avoir écrit ce livre ? »Je répondrai simplement :Peut-être rien pour les uns …Peut-être tout pour d’autres …. Un immense merci à Libfly et aux éditions Points pour m'avoir offert le plaisir de cette lecture. |
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Le quai de Ouistreham Voyage au coeur de la précarité Voici le résultat d’un véritable travail de journaliste en immersion. Florence Aubenas a passé 6 mois à la recherche d’un emploi, se disant sans expérience, sans diplôme. Elle passera du Pôle Emploi à l’interim ainsi qu’à de courts contrats à durée déterminée. Pas de misérabilisme mais beaucoup de pudeur et d’humanisme à travers ce récit au sein des « travailleurs pauvres » et de la précarité. |
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Le quai de Ouistreham Le sujet de ce livre est connu. Alors, je vais faire bref. En 2009, pendant six mois, Florence Aubenas, 48 ans, a laissé son emploi de journaliste pour s’immerger dans un autre monde. Six mois de terrain à faire des heures comme femme de ménage. Je suis un peu agacée avec ce livre. Alors, non, je n’irai pas applaudir Florence Aubenas pour avoir vécu six mois de petits boulots. Six mois de précarité. Non. Pourquoi ? Parce que je préfère garder mon estime pour ceux qui le font toute leur vie ( ceux de mon entourage et ceux que j'ai pu rencontrés).L’auteure parle de la crise de 2008 et y associe la précarité. Et là je dis stop ! Bien avant la crise de 2008, le précarité existait mais elle a évolué. Les CCD, les missions d'intérim sont devenus des heures de travail. Je n’ai rien appris avec ce livre. Il suffit de sortir de chez soi, d’écouter les gens pour comprendre et de constater qu’à partir du vingt du mois, certains supermarchés dits de hard discount sont pratiquement vides. Et là, je vais encore une fois de plus parler de ma propre expérience. Si vous voulez, vous avez le droit de zapper et de vous rendre au paragraphe en gras. Roscoff dans le Finistère : connu pour ses choux-fleurs mais aussi pour ses ferrys. Ma sœur y a travaillé plusieurs été durant ces études comme femme de ménage. Oui, tout est chronométré : tant de minutes pour nettoyer une cabine entre débarquement et embarquement. Pendant ce temps là, j’étais à l’usine en 2/8 sur une chaîne de congélation. Cadence à suivre, 3 paires de chaussettes et des gants pour essayer de ne pas avoir froid. Debout tout le temps. Et à la pause, remplir le seau d’eau chaude pour pouvoir y tremper ses bottes. Cinq étés puis les aléas de vie ont fait que je me suis retrouvée moi-même malgré mes diplômes en situation précaire quelques mois. Compter les centimes, se ronger les sangs quand une facture tombe et la solidarité qui existe entre personnes de galères… Florence Aubenas le raconte, je suis entièrement d’accord.Sans oublier Pôle emploi et certaines aberrations.Mais, par moments, j’ai eu l’impression qu’elle découvrait cette vie. Comme si avant elle ne savait pas que c’était aussi dur pour certaines personnes. Voilà ce qui m’a agacée et choquée… Par contre, ce livre a le mérite d'exister et de décrire parfaitement la vie de millions de français. Un petit rappel : 8 millions de français survivent ( et le terme ne convient pas) avec 954 Euros par mois... http://fibromaman.blogspot.com/ |
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Le quai de Ouistreham Florence Aubenas, grand reporter au Nouvel Observateur, quitte son emploi et sa famille pour mener incognito une expérience de « chercheuse d’emploi »... |
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Le quai de Ouistreham Avis et commentaires :A la fois essai, véritable oeuvre de journaliste, Florence Aubenas a voulu, à travers ve livre, vivre concrètement ce que signifait la crise pour celles et ceux, au bas de l'échelle, les moyens de survivre, les astuces courantes, la solidarité dans le malheur quotidien, non sur une petite période, le temps d'un article mais en prenant un congé sabbatique, s'installer dans la région de Caen comme tout à chacun.Pour cela, elle endosse la personnalité d'une femme ayant toujours vécu sur le salaire de son mari mais que ce dernier vient de quitter pour une femme plus jeune et abandonner. On suit son installation dans un tout petit appartement et son parcours entre Pôle Emploi, les agences d'intérim, les différents échanges entre chacune des officines en charge de l'aide à trouver un emploi à celles et ceux qui n'en ont pas. Ce livre, coup de poing, ne doit pas laisser insensible ses lecteurs (ceux qui ont connu cette période sombre de sans emploi, ceux qui ne le connaissent pas encore et ceux qui vont le connaître...) mais dont on espérerait que les pouvoirs publics et nos hommes politiques pourraitent s'inspirer.C'est une étude au scalpel et un roman tout à la fois, on suit à la trace cette quête d'un emploi ou plutôt des heures pour la survie au quotidien. Tout est sordide mais hélas vrai, de l'inutilité des personnes de Pôle Emploi comme des formations bidons, de la vacuité et de l'exploitation du malheur par les agences d'interim, par les employeurs des équipes de nettoyage. Heureusement les relations entre ces nouveaux mineurs de fond, l'entente ouvrière, la sympathie et l'affection de ces exploités sont là pour l'espoir. Il y a aussi un peu d'espoir dans la gentillesse de certains des employeurs à vraiment Cette immersion totale de Florence Aubenas semble vraiment être totale et on veut croire qu'elle a vraiment oublié ce qu'elle est par ailleurs, sa vraie vie.Bouleversant mais quelle claque. |
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Le quai de Ouistreham Voici une enquête passionnante menée par Florence Aubenas dans les milieux défavorisés de Caen. Investie jusqu'aux os dans son nouveau rôle de femme de ménage à la recherche d'un (enfin de plusieurs) emploi(s), cette femme courageuse nous fait découvrir la difficulté d'une telle vie, les dessous de la recherche d'emploi quand on a aucune qualification ni expérience. |
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Le quai de Ouistreham L'intrigue du livre peut être résumée très rapidement : une journaliste connue prend une année sabbatique pour réaliser une enquête sur les conditions de vie des chercheurs d'emploi inscrits à Pôle Emploi. La méthode d'investigation qu'elle choisit est de se mêler incognito à la population de la ville de Caen en se présentant comme n'ayant aucune qualification.Même si on sait déjà que l'histoire est romancée, on s'attend tout de même de la part de l'auteur, un récit aux élans de reportage, voir un certain ton journalistique. Il n'en est rien, bien au contraire.On peut même, comme moi, se trouver décontenancer aux premières pages, juste après l'introduction où l'auteur explique sa démarche. En effet, le style est très simple, voir simpliste. L'accent est mis sur la description des sentiments et les habitudes de vie d'autochtones qui ont croisés la route de l'auteur, dès le tout début, et puis ensuite très régulièrement tout au long du livre. Je m'en suis étonné au début, légèrement déçu sans doute, m'attendant à un reportage classique, pour finalement comprendre que les détails anecdotiques de la vie des gens devaient être la meilleure façon de révéler l'essence même de leurs vies. De faire ressentir, ce que les gens traversent au quotidien, et comment cela les atteint. Et finalement, tout le but de l'histoire doit être là, non pas une description exhaustive du système, mais une révélation humaine, avec du caractère, celle des gens couchés sur les pages du livre.Un très bon livre avec une belle histoire, émouvante. A lire, sans aucun doute !!Note : je reste tout de même surpris de la façon dont l'auteur a choisie de relater ses propres échanges avec des personnes qu'elle a rencontré. Ce style prête une grande naïveté à la journaliste qu'on ne lui soupçonne pas. Même devant une conseillère d'un cabinet de reclassement ou devant une cliente de mauvaise foi, elle se décrit comme complètement effacée. Cela me paraît parfois nuire à la crédibilité du récit. Mais c'est sans doute un choix réfléchi de l'auteur afin de ne pas écraser la personnalité des autres personnages. |
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Le quai de Ouistreham Florence Aubenas nous entraine dans le monde des défavorisés , des laisser pour compte , de ceux qui n'interessent personne , de ces anonymes qui baissent la tête. A l'heure où on critique les faux chômeurs , on découvre la vie des vrais et on a honte de les avoir quelquefois dénigrés |
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Le quai de Ouistreham Le quai de Ouistreham Florence Aubenas s’est fait passer pour une chômeuse et s’est inscrite à Pôle Emploi qui lui propose de devenir agent de nettoyage.Entre les stages obligatoires de Pôle Emploi, pour ne pas être radiée, les files d’attente pour avoir accès aux ordinateurs, les contrats de 2 ou 3 heures par jour dès 5 heures du matin, les temps de transport, elle court sans cesse d’autant que le temps accordé pour faire le travail est rarement suffisant, les heures supplémentaires ne sont pas payées. Elle découvre aussi la solidarité : on lui prête une voiture pour qu’elle puisse aller travailler sur les ferries à Ouistreham. Ce monde des agents de nettoyage est un monde à part à cause des horaires décalés et du peu de considération des employés qui prennent leur poste alors que ces femmes de ménage quittent les lieux.Comme Günter Wallraff dans Tête de turc, ce récit permet de découvrir un monde du travail particulièrement difficile et méconnu. |
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Le quai de Ouistreham **-** Livre intéressant avec toutefois quelques réserves : il apparaît peu crédible que cette journaliste n’ait pas été reconnue (une seule fois, lor... |
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